dépression majeure unipolaire (épisode de) l.m.
major unipolar depressive episode
Catégorie de troubles dépressifs proposée par le DSM IV américain, qui désigne un ou plusieurs épisodes dépressifs suffisamment caractérisés pour que leur nature pathologique ne puisse être mise en doute. Cette notion exclut tout présupposé étiopathogénique.
L'épisode dépressif majeur peut se présenter : avec ou sans éléments psychotiques (hallucinations ou idées délirantes congruentes ou non congruentes à l'humeur) ; avec ou sans éléments de mélancolie (définis par un niveau d'intensité suffisant et un aspect particulier du vécu). Même dans les cas légers, il doit y avoir une détresse notable ou des retentissements d'ordre social, occupationnel ou autres.
Cet épisode peut être isolé ou suivre une évolution récurrente unipolaire, sans période hypomaniaque ni maniaque, séparée par un ou des intervalles normothymiques. On parle de guérison lorsque la rémission complète a duré, selon certains, au moins huit semaines. L'état dépressif majeur peut évoluer vers la chronicisation si sa durée est égale ou supérieure à deux ans.
Cette affection constitue l'indication commune à tous les médicaments antidépresseurs.
Syn. dépression nerveuse, maladie dépressive
virage maniaque l.m.
manic switch
Passage, plus ou moins soudain, d’un état dépressif douloureux à un état d’excitation euphorique hypomaniaque ( maladie bipolaire de type 2 ) ou maniaque (maladie bipolaire de type 1).
Il peut être spontané, alors révélateur d’une maladie bipolaire très évolutive (cycles rapides). Le plus souvent, il est induit par un agent pharmacologique antidépresseur qui révèle ou confirme ainsi le terrain bipolaire de la personne. Dans ce cas il est d’usage de retenir le diagnostic de trouble bipolaire de type 3.
Étym. lat. mania : folie
→ dépression, hypomanie, manie, maladie bipolaire
[H3]
Édit. 2019
chlorpromazine n.f.
chlorpromazine
Corps chimique qui appartient à la famille des phénothiazines, répartie en trois groupes : les composés aliphatiques (chlorpromazine, lévomépromazine), les pipérazinés (thiopropérazine, fluphénazine) et les pipéridinés (thioridazine, propériciazine).
Premier médicament actif en thérapeutique psychiatrique, découvert en 1952) H. Laborit l'emploie en anesthésie et décrit un "état d'indifférence". L'école du Val de Grâce, avec J. Hamon et J. Paraire, l'utilise comme "potentialisateur" de l'électrochoc dans un cas de manie. Par la suite, de mai à juillet 1952, J. Delay et P. Deniker exposent dans six communications les principaux effets cliniques de la chlorpromazine : action sur l'agitation, l'excitation motrice, les états confusionnels, les affections psychotiques aiguës et chroniques.
H. Laborit, médecin militaire français, prix Lasker (1952) ; J.Delay et P. Deniker psychiatres français, membres de l’Académie de médecine (1957) ; J. Hamon et J. Paraire, neuropsychiatres militaires français (1952)
→ psychotropes, antipsychotique, neuroleptiques
[H3,G5 ]
Édit. 2017
chlorpromazine (équivalent) l.m. (CPZ)
chlorpromazine equivalent
La chlorpromazine a inauguré la classe des médicaments neuroleptiques ( ou antipsychotiques ) capables de réduire les symptomes psychotiques tels que hallucinations, délire ,autisme.
A partir de la découverte de l’action thérapeutique de cette molécule ( Delay et Deniker )plusieurs molécules neuroleptiques ont été synthétisées ayant toutes comme effet indésirable l’induction d’effets extrapyramidaux ( rigidité musculaire, tremblements ). Sur le plan pharmacologique ces molécules se sont en effet avérées être antagonistes dopaminergiques .
A partir des années 1970 certains auteurs notamment anglo saxons ont proposé de choisir comme étalon l’affinité de la CPZ pour le récepteur dopaminergique D2 : ainsi était il proposé une équivalence entre une dose de CPZ et une dose des autres molécules produisant le même antagonisme dopaminergique.
Cette notion d’équivalent CPZ a été utilisée dans des programmes de recherche faisant fi des spécificités de chaque molécule tant sur le plan pharmacologique ( ces produits n’agissent pas exclusivement sur le récepteur D2 )que thérapeutique, identifiées par les classifications distinguant notamment molécules sédatives versus désinhibitrices, hallucinolytiques versus anxiolytiques.
Delay, neuropsychiatre français , membre de l’Académie nationale de médecine ( 1952 ); P.Deniker , neuropsychiatre français, membre de l’Académie nationale de médecine ( 1952 ).
Syn. Largactil©
→ chlorpromazine, neuroleptiques
[G3, G5, H3]
Édit. 2020
équivalent chlorpromazine l.m.
[G3, H3]
Édit. 2020