antipsychotique n.m.
antipsychotic
Terme de plus en plus utilisé à la place du terme neuroleptique ( initialement choisi par J. Delay et P. Deniker en 1955 lors de la découverte de cette classe de médicaments ) pour désigner les molécules capables de réduire les symptômes caractéristiques d’un trouble psychotique : symptômes dits positifs ( parceque n’existant pas chez l’individu sain : hallucinations, idées délirantes, agitation...), symptômes de désorganisation
psychocomportementale ( incohérence des idées,des propos, des actes ) et symptomes dits négatifs ou déficitaires autisme, apragmatisme,i ndifférence affective....).
A l’exception de la clozapine (indiquée dans les formes chimiorésistantes de schizophrénie ) aucune des molécules de deuxième génération ( olanzapine, rispéridone, amisulpride, quiétapine ....) n’a démontré de supériorité par rapport aux molécules de première génération ( halopéridol,chlorpromazine...) .
Les antipsychotiques de deuxième génération induisent peu d’effets extrapyramidaux ce qui constitue un avantage par rapport aux neuroleptiques de première génération : pour désigner cette meilleure tolérance neurologique on utilise aussi les termes "antipsychotique atypique" ou "neuroleptique atypique". L’usage de ces médicaments a fait découvrir d’autres effets indésirables de l’ensemble de la classe, en particulier syndrome métabolique et diabète sucré.
Certains antipsychotiques de deuxième génération (olanzapine,rispéridone ) ont apporté la preuve d’un effet antimaniaque et thymorégulateur. La quiétapine a démontré un effet antidépresseur dans les cas d’accès dépressif bipolaire. Ces médicaments sont donc indiqués pour le traitement du trouble bipolaire.
Sur le plan pharmacologique les antipsychotiques de première et de deuxième génération ont en commun d’agir sur le système dopaminergique notamment par un effet antagoniste sur le récepteur D2. Une corrélation entre l’ampleur de cet antagonisme et la puissance d’effet sur les symptômes psychotiques dits positifs a été montrée. Aucune de ces molécules n’agit exclusivement sur ce récepteur. En pharmacologie, la notion d’atypicité signifie multitude de neuromédiateurs impactés : sérotonine, histamine, acétylcholine, glutamate ...ce qui est une autre justification d’emploi des termes antipsychotique atypique ou neuroleptique atypique.
→ neuroleptique, psychose (caractères cliniques généraux d'une), clozapine, olanzapine, rispéridone, amisulpride, quiétapine, chlorpromazine maniaque (épisode), thymorégulateur, maladie bipolaire,dopamine
[G5, H3, ]
Édit. 2019