morsure de chat l.f.
chien (morsure de) l.f.
dog bite
Morsure de chien pouvant produire des plaies profondes facilement infectées, mais surtout la salive de chien, comme celle des autres animaux à sang chaud, peut transmettre la rage.
Le diagnostic est confirmé par l'observation de l'animal qui doit être recherché et isolé ou autopsié. S'il y a un doute, la victime doit être vaccinée sans attendre les signes cliniques (contractures, hyperesthésie, spasmes du pharynx) ; l'incubation est de quelques jours à plusieurs mois.
[N2,D]
morsure de fourmis l.f.
bite of ants
Morsure de la fourmi commune avec ses pinces buccales, suivie du déversement de son venin par l'abdomen : sa piqure est peu douloureuse.
Par contre , la fourmi Myrmica (Nord et Centre de la France) possède un aiguillon qui rend sa piqûre douloureuse.
Étym. lat. formica : fourmi
[D4]
Édit. 2018
morsure d'araignée l.f.
spider’s bite
Morsure par certaines espèces d'araignées qui peut être mortelle.
- Ctènides (Amérique du Sud) : très dangereuses pouvant provoquer la mort en quelques heures.
- Épeire : peu dangereuse. La morsure de ces araignées est peu douloureuse sur le moment mais il apparait ensuite un œdème inflammatoire douloureux autour d’une tache cyanotique.
- Latrodectus : La morsure de la malmignatte (Latrodectus cimguttatus), espèce européenne, ou celle de la veuve noire (Latrodectus mactans), espèce américaine, provoque des troubles parfois graves (latrodectisme). Certaines morsures de L. mactans peuvent être mortelles.
- Loxoceles (Amérique) : signes graves et évolution parfois mortelle.
- Mygales : peu dangereuses et peu agressives.
- Ségestrie perfide (grande araignée des cavernes) morsure urticante et œdémateuse.
- Tégénaire (araignée domestique) : peu dangereuse.
Étym. gr. arachnê : araignée
Syn. aranéisme
morsure de chien l.f.
dog bite
Morsure de chien pouvant produire des plaies profondes facilement infectées, mais surtout la salive de chien, comme celle des autres animaux à sang chaud, peut transmettre la rage.
Le diagnostic est confirmé par l'observation de l'animal qui doit être recherché et isolé ou autopsié. S'il y a un doute, la victime doit être vaccinée sans attendre les signes cliniques (contractures, hyperesthésie, spasmes du pharynx) ; l'incubation est de quelques jours à plusieurs mois.
morsure de cobra l.f.
cobra bite
Morsure d'un serpent venimeux Elapidæ.
La morsure peu douloureuse détermine un œdème modéré. En une heure, le venin curarisant provoque malaise, nausées, sueurs profuses puis paralysie de la langue et du larynx, hoquet, troubles sphinctériens. La paralysie progressive du diaphragme entraîne une dyspnée de plus en plus intense. Enfin l'apnée provoque le coma et la mort, en l'absence de respiration artificielle. Le traitement est symptomatique en attendant l'effet du sérum antidote.
Étym. portugais, cobra de capelo : couleuvre à capuchon (=serpent à lunette) du lat. populaire colobra : couleuvre
Syn. serpent à lunette, naja (du néerlandais nagha, vient de l'hindi nag, serpent)
morsure de serpent l.f.
snake bite, snake envenomation
La morsure par un serpent venimeux peut être accompagnée d’injection de venin, entraînant alors une envenimation ophidienne.
Parmi toutes les morsures reçues, la moitié environ est suivie d’envenimation. L’appareil venimeux des serpents est constitué d’une glande à venin et de dents plus ou moins spécialisées (crochets) munies d’un sillon ou d’un canalicule permettant l’évacuation et l’inoculation du venin au cours de la morsure.
Les serpents venimeux appartiennent à deux ordres : protéroglyphes (à crochets mobiles), qui comprennent les Elapidae et les Hydrophidae, et scléroglyphes (à crochets fixes), comprenant les Crotalidae et les Viperidae.
Principaux serpents venimeux :
Hydrophidae : (serpents marins, tête ovoïde et queue plate) : Hydrophis, Laticauda, …
Elapidae : (tête ovoïde, plaques céphaliques très développées) : Acanthophis, Aspidelaps, Bungarus, Desmansia, Dendroaspis, Deesnisonia, Elaps, Hemachatus, Micrurus, Naja (cobra), Notechis, Pseudechis.
Crotalidae : (tête lancéolée, avec présence d'une petite fossette, queue comportant un organe sonore : "serpents à sonnette") : Ancistrodon, Ancistrodon, Bothrops, Crotalus, Lachesis, Sistrurus, Trimesurus.
Viperidae : (tête lancéolée, sans fossette, pupille allongée verticalement et petites écailles céphaliques chez les espèces communes) (Vipera aspis, V. berus) : Atractaspis, Bitis, Causus, Cerastes, Echis, Vipera.
Les couleuvres, non-venimeuses, ont une pupille ronde et de grandes écailles céphaliques.
Répartition géographique :
Europe : Viperidae essentiellement, Hydrophidae et Ancistrodon. Les morsures de serpents exotiques sont assez courantes chez les collectionneurs (herpétologues).
Afrique du Nord et tropicale : Viperidae (Bitis, Cerastes, Echis, Vipera), Elapidae (Naja).
Afrique du Sud : Elapidae (Dendroaspis, Hemachatus).
Amérique du Nord et tropicale : Hydrophidae, Elapidae (Micrurus), Crotalidae (Ancistrodon, Crotalus).
Amérique du Sud et Centrale : Elapidae (Micrurus), Crotalidae (Ancistrodon, Bothrops, Crotalus, Lachesis).
Asie : Hydrophidae, Elapidae (Bungarus, Naja), Crotalidae (Ancistrodon, Trimesurus), Viperidae (Echis, Vipera).
Les venins des serpents sont des mélanges complexes d’enzymes (nécrosants, anticoagulants et fibrinolytiques, protéolytiques), de toxines (glycoprotéines, polypeptides) et d’ions métalliques, variables selon les espèces : selon les cas, les troubles engendrés résultent de processus neurotoxiques, d’une action dépressive de la fonction circulatoire, d’une atteinte de l’hémostase (CIVD, syndrome de défibrination, thrombolyse,…) et de nécrose tissulaire.
Les atteintes de l’hémostase résultent de troubles de la perméabilité capillaire et de l’adhésion plaquettaire ; souvent accompagnées d’œdème et de nécrose, elles se manifestent par des hémorragies et parfois par un syndrome de choc. Elles sont surtout le fait de Vipéridés d’Afrique ou du Moyen-Orient principalement (Cerastes, Bitis, Echis, Vipera, Daboia…), de Crotalidés américains ou asiatiques (Crotalus, Ancistrodon, Bothrops, Trimeresurus…), d’Elapidés australiens (Pseudonaja, Notechis, Oxyuranus, Pseudechis …) ou d’un Colubridé africain (Dispholidus typus). Ces envenimations sont généralement graves : le pronostic peut être réservé en l’absence de traitement rapide.
Les syndomes neurotoxiques résultent d’un blocage pré- ou post-synaptique de l’influx nerveux ; ils sont surtout caractérisés par l’apparition progressive de paralysies et s’accompagnent d’œdème local et d’engourdissement, de nausées et vomissements, d’hypotension. La mort peut survenir par paralysie des muscles respiratoires. Les principaux serpents responsables sont des Elapidés : mambas africains (Dendroaspis), cobras d’Afrique et d’Asie (Naja, Ophiophagus, Bungarus) ainsi que les serpents cracheurs (Sepedon, Hemachatus), Elapidés d’Australie (Acanthophis).
Surtout fréquentes dans les pays tropicaux, les envenimations ophidiennes sont souvent liées aux activités professionnelles (travaux agricoles, chasse,…). Leur nombre serait de l’ordre de 2,5 à 3 millions par an (125 000 décès). Selon les régions, les incidences annuelles des envenimations varient de 0,1 à 600 p. 100 000 habitants ; la fréquence des décès varie de 0,1 à plus de 50% des envenimations (elle dépend de l’espèce en cause et des capacités thérapeutiques locales).
En France, où les vipères sont les seuls serpents dangereux, la plupart des envenimations sont bénignes : les syndromes hémorragiques sont rares, mais il est possible d’observer, dans le Sud-Ouest et en Provence, des signes neurotoxiques discrets (ptosis, troubles de la déglutition ou de la phonation) à la suite de morsures par Vipera aspis.
Les envenimations ophidiennes graves sont des urgences médicales. Aux côtés des thérapeutiques symptomatiques de la douleur et de l’œdème, de l’hypotension, des détresses respiratoires, des syndromes hémorragiques, l’immunothérapie précoce, à l’aide d’un sérum antivenimeux, constitue, lorsque ce dernier existe, le seul traitement spécifique des envenimations ophidiennes.
→ envenimation, venin, sérum antivenimeux, vipère
morsure de vipère l.f.
viper bite
Étym. lat. vipera : vipère
morsure (infection transmise par une) l.f.
bite (infection after)
Infection secondaire à une morsure animale, d’espèces variées, telles que le rat (sodoku, haverhilliose) le chien ou le chat (infections à staphylocoques, à streptocoques, à bactéries anaérobies, pasteurelloses).
La rage (rage sauvage des carnassiers, rage canine, rage des chiroptères) se transmet aussi par morsure. On peut citer aussi les morsures de tiques, à l’origine de la maladie de Lyme, de la fièvre boutonneuse méditerranéenne, de certaines encéphalites virales.
myriapode venimeux (morsure de) l.f.
venomous myriapod bite
L'une des 42 espèces de scolopendres ou mille-pattes auteurs de piqûres peu douloureuses mais sans gravité.
Étym. gr. murios : dix mille, innombrable ; pous : pied
plan de morsure molaire l.m.
occlusal plane
Sur une téléradiographie de profil, plan utilisé en céphalométrie, passant aussi près que possible de la surface occlusale des premières molaires permanentes et des molaires temporaires ou des prémolaires.
punaise (morsure de) l.f.
bug bite
Piqûres de punaise siègeant surtout aux parties découvertes, et produisant une papule rouge, dure, centrée sur un point hémorragique, prolongée d'une coulée d'œdème.
Des phénomènes anaphylactiques graves (rares) ont été observés.
Étym. lat. pop. : déverbal de puteo : puer ; nascus : nez : punaise : qui peu du nez
vipère (morsure de) l.f..
viper bite
Serpent à tête triangulaire large et aplatie en arrière, à pupille verticale qui, en France, vit dans les terrains broussailleux ensoleillés et possède deux dents reliées à une glande à venin (crochets).
Un quart d'heure après la morsure apparaît un œdème dur, douloureux où les traces des deux crochets sont visibles (deux points distants de 6 à 8 mm) et laissent sourdre une sérosité sanglante. Après six heures, l'œdème s'étend à tout le membre et on observe des plaques cyanotiques et ischémiques. Après douze heures, apparaissent des taches livides, des phlyctènes puis des escarres, qui peuvent se surinfecter, des hémorragies secondaires et un état de choc. Il existe des formes atténuées si la quantité de venin inoculée a été faible : elles se limitent à un œdème local. L'inoculation du venin dans une artère ou une grosse veine entraîne une tachycardie avec un collapsus brutal provoquant la mort en quelques minutes. Le sérum antivenimeux spécifique est le seul traitement efficace.
Les Viperidae (reptiles ophidiens solénoglyphes) ont plusieurs représentants en France : V. aspis (aspic) et ses différentes sous-espèces (V. a. aspis, V. a. atra, V. a. zinnikeri), V. berus, V. ursinii.
Dans d'autres régions, notamment tropicales, d'autres espèces de cette famille sont particulièrement redoutables, comme les Cerastes, les Bitis, les Echis, les Causus.
Étym. lat. vipera : vipère
→ envenimation, serpent (morsure de), venin
chat n.m.
morsure de chat, griffure de chat
cri du chat (maladie du) l.f.
cat cry disease, Lejeune's syndrome
Affection chromosomique humaine caractérisée par un cri aigu et plaintif comparé à un miaulement et une arriération mentale.
Dû à une réduction du larynx, ce signe pathognomonique, constaté chez le nourrisson, disparaîtra vers trois ans, mais la voix conservera un registre aigu. S'y associe un syndrome dysmorphique : microcéphalie, hypertélorisme, micrognathie, repli épicanthique, obliquité descendante des fentes palpébrales, strabisme divergent. L'arriération mentale est constante et profonde (QI entre 20 et 50).
La maladie apparaît le plus souvent de novo. Elle est liée à une délétion totale ou partielle du bras court du chromosome 5 plus ou moins importante, généralement simple, en 5q15.2, La gravité de la maladie est fonction de l’importance de la délétion. Elle emporte le gène TERT (Telomerase Reverse Transcriptase) codant pour la sous-unité transcriptase inverse qui assure, avec l’autre sous-unité TERC (Telomerase RNA Component) la réparation du télomère.
J. Lejeune, R. Turpin, médecins français, membres de l'Académie de médecine (1963)
[Q2]
Édit. 2015
griffes de chat (maladie des) l.f.
cat-scratch disease
Syn. maladie des griffures de chat
→ griffures de chat (maladie des)
[D1]
griffure de chat l.f.
cat scratch disease, benign lymphoreticulosis
Morsure ou griffure de chat, généralement peu profonde mais pouvant s'infecter et réaliser alors une maladie infectieuse zoonotique.
→ griffures de chat (maladie des)
[D1]
griffures de chat (maladie des) l.f.
cat scratch disease, benign lymphoreticulosis
Maladie infectieuse zoonotique contractée à l'occasion d'une griffure ou d'une morsure de chat.
La lésion cutanée située au point d'inoculation, surtout sur un membre supérieur, est une papule ou un petit nodule rougeâtre, qui peut régresser spontanément ou s'ulcérer et suppurer, accompagnée d'une lymphadénopathie régionale. Le patient présente souvent une fièvre, des céphalées, une asthénie, parfois une splénomégalie. Dans la plupart des cas, l'évolution est spontanément favorable, les adénopathies régressant en 1 à 4 mois. Des formes compliquées ou chroniques, rares, ont été décrites (endocardites, atteintes neurologiques, ostéo-articulaires, …). Une conjonctivite de Parinaud, unilatérale, est parfois observée en cas de contamination par voie conjonctivale. La maladie des griffures de chat est principalement due à la bactérie Bartonella henselae, qui entraîne, chez le chat, une bactériémie asymptomatique et prolongée. Plus rarement, la maladie des griffures de chat pourrait aussi être due à Afipia felis (famille des Bradyrhizobiaceae), voire à Bartonella clarridgeiae. La maladie peut être familiale, le même chat ayant griffé plusieurs personnes. Il semble que les puces ou des tiques puissent également inoculer la maladie. Les piqûres d'épine pourraient aussi transmettre la maladie.
Les principaux antibiotiques actifs sont les aminoglycosides, les tétracyclines, les macrolides.
Les griffures ou morsures de chat peuvent encore transmettre une borréliose qui produit une suppuration au voisinage de la porte d'entrée s'accompagnant rapidement d'adénopathies satellites. Le diagnostic est bactériologique.
P. Mollaret, médecin interniste français (1950) ; R. Debré, pédiatre français, membre de l’Académie de médecine (1950)
Syn. lymphoréticulose bénigne d'inoculation, maladie des griffes du chat
→ Afipia felis, Bartonella henselae, Bartonella clarridgeiae, Parinaud (conjonctivite de)
[D1]
maladie du cri du chat l.f.
cat cry disease, Lejeune's syndrome
Affection chromosomique humaine caractérisée par un cri aigu et plaintif comparé à un miaulement et une arriération mentale.
Dû à une réduction du larynx, ce signe pathognomonique, constaté chez le nourrisson, disparaîtra vers trois ans, mais la voix conservera un registre aigu. S'y associe un syndrome dysmorphique : microcéphalie, hypertélorisme, micrognathie, repli épicanthique, obliquité descendante des fentes palpébrales, strabisme divergent. L'arriération mentale est constante et profonde (QI entre 20 et 50).
La maladie apparaît le plus souvent de novo. Elle est liée à une délétion totale ou partielle du bras court du chromosome 5 plus ou moins importante, généralement simple, en 5q15.2, La gravité de la maladie est fonction de l’importance de la délétion. Elle emporte le gène TERT (Telomerase Reverse Transcriptase) codant pour la sous-unité transcriptase inverse qui assure, avec l’autre sous-unité TERC (Telomerase RNA Component) la réparation du télomère.
J. Lejeune, R. Turpin, pédiatres et généticiens français, membres de l'Académie de médecine (1963)
[Q2]
moustaches de chat (dépôts cornéens en) l.m.p.
whiskers's corneal deposits
→ dystrophie de cornée tourbillonnante
œil de chat amaurotique l.m.
amaurotic cat’s eye syndrome
Édit. 2017
œil de chat (syndrome de l') l.m.
Gertrud Schachenmann, pédiatre suisse (1965)
Édit. 2017
œil de chat amaurotique (syndrome de l') l.m.
amaurotic cat’s eye syndrome
Édit. 2017
syndrome de l'œil de chat l.m.
[A4,O6,Q2]
syndrome de l'œil de chat amaurotique l.m.
amaurotic cat’s eye syndrome