chambre antérieure du bulbe de l'œil l.f.
camera anterior bulbi oculi (TA)
anterior chamber of eyeball
Espace compris entre l’iris et la cornée.
Il est rempli par l’humeur aqueuse. Il communique avec la chambre postérieure du bulbe de l’œil par l’intermédiaire de la pupille.
[A1,P2]
implant de chambre antérieure sur œil phaque l.m.
phakic angle-supported anterior chamber lens, anterior chamber intraocular lens
Technique de chirurgie réfractive destinée à corriger une amétropie en plaçant un implant de chambre antérieure sur un œil phaque (possédant son cristallin).
Il implique une fixation artificielle particulière (anses ouvertes, anses fermées, fixation irienne).
Étym. lat. plantare : ficher dans le sol
Sigle : ICA
chambre postérieure du bulbe de l'œil l.f.
camera posterior bulbi oculi (TA)
posterior chamber of eyeball
Espace compris entre en avant l’iris, en arrière le cristallin et le corps vitré dont le séparent les ligaments suspenseurs du cristallin ; la périphérie répond au corps ciliaire.
La chambre est remplie par l’humeur aqueuse.
[A1,P2]
chambre vitrée du bulbe de l'œil l.f.
camera postrema bulbi oculi ; camera vitrea bulbi oculi (TA)
postremal chamber of eyeball ; vitreous chamber of eyeball
Importante cavité du bulbe de l’œil comprise entre la surface postérieure du cristallin, le corps ciliaire et la zone ciliaire en avant, et la rétine en arrière.
La chambre est occupée par l’humeur vitrée, masse hyaline contenue dans une enveloppe transparente, la hyaloïde.
[A1,P2]
angle de la chambre antérieure l.m.
[A1,P2]
Édit. 2017
endothélium de la chambre antérieure l.m.
Syn. épithélium postérieur de la cornée
→ épithélium postérieur de la cornée
[A1, A2, P2]
Édit. 2020
syndrome du clivage de la chambre antérieure l.m.
Leucome congénital bilatéral des cornées par défaut de clivage des structures embryonnaires antérieures de l'œil.
La malformation est secondaire à une anomalie de migration des cellules de la crête neurale et à un mauvais développement des structures de la chambre antérieure. Elle est bilatérale dans 80% des cas. L'opacité cornéenne centrale est due à une perte de substance et à une synéchie iridocornéenne, soit complète du bord pupillaire, soit partielle avec brides, et à une absence de membrane de Descemet et de l’endothélium au niveau du leucome. On trouve également : un embryotoxon postérieur, un colobome ou une hypoplasie irienne, une proéminence de l'anneau de Schwalbe, une cataracte polaire antérieure, la persistance de l'artère hyaloïdienne et un glaucome. Parfois d'autres anomalies sont associées: nanisme, retard mental, anomalies dentaires, fente palatine, syndactylie, dysostose craniofaciale et anomalies du système nerveux ou cardiaque. L'affection peut accompagner un syndrome chromosomique ; elle est autosomique récessive ou dominante irrégulière (MIM 261540).
Le traitement du leucome cornéen congénital est chirurgical mais difficile: en effet, l'opacité cornéenne est souvent associée à un glaucome congénital par dysgénésie de l'angle irido-cornéen. Le plus urgent sera souvent d'opérer le glaucome pour ne pas obérer l'avenir visuel de cet œil. En cas de cataracte il faudra également l'opérer. Dans un temps ultérieur il faudra envisager une greffe de cornée, en sachant que cette chirurgie est toujours délicate et moins facile que chez l'adulte. Les résultats post-opératoires sont fonctions des lésions oculaires, du retentissement d'un éventuel glaucome et de la réussite de la greffe de cornée. L'acuité visuelle obtenue n'est jamais excellente, mais permet de gagner un peu de vision.
E. von Hippel (1897) et A. Peters, ophtalmologues allemands (1906) ; H. Saraux, ophtalmologiste français (1969 et 1973) ; Margaret Rutherfurd, médecin britannique (1931)
Syn. Peters (syndrome de), leucome congénital bilatéral des cornées
→ Peters plus, Saraux, Peters et nanisme, Rutherfurd (syndrome de)
Boyden (chambre de) l.f.
Boyden’s chamber
Dans les tests de chimiotactisme, système constitué par deux compartiments séparés par un filtre micropore.
Les cellules sont placées dans le compartiment supérieur et l'agent chimio-attractant dans le compartiment inférieur. Après incubation, le filtre est retiré, coloré, et la migration cellulaire, au travers du filtre, est mesurée au microscope.
S. Boyden, immunologiste australien (1962)
Édit. 2017
chambre à fils l.f.
wire chamber
Type de détecteur pour rayonnement X et γ, dont le principe valut le prix Nobel à Georges Charpak.
Le mécanisme repose sur des ionisations, aboutissant à des particules chargées captées par un réseau de conducteurs permettant de localiser chaque interaction et, ainsi, de conduire à une image numérique.
Ces dispositifs sont en cours d'expérimentation en imagerie médicale et devraient permettre d'abaisser les doses de rayons X distribuées.
G. Charpak, physicien français, membre de l’Académie de médecine, prix Nobel de physique en 1992 (1924-2010)
[F2,B1]
chambre de chasse du ventricule l.f.
outflow tract (right ventricular-; left ventricular-)
Segment du volume intraventriculaire situé sous la valvule aortique ou pulmonaire, dans lequel la vitesse d’éjection systolique devient maximale.
On distingue une chambre de chasse du ventricule droit et celle du ventricule gauche.
[A1,K1]
chambre d'ionisation l.f.
ionization chamber
Partie détectrice du dosimètre à ionisation, constituée d'une petite cavité, de quelques mm3 ou cm3, le plus souvent remplie d'air, et dont la paroi est généralement équivalent-air.
Les ions qui y sont produits par un rayonnement sont collectés en appliquant une différence de potentiel - de quelques centaines de volts - entre la paroi et une électrode axiale pour les chambres cylindriques et entre les faces pour une chambre plate.
Des chambres volumineuses sont utilisées en radioprotection pour la détection de faibles débits de dose.
[F2,B1]
chambre intervilleuse l.f.
intervillous space
Chacun des lacs sanguins maternels, creusés par le trophoblaste dans la muqueuse utérine décidualisée et alimentés à un débit de 600 ml par minute par les branches hélicines des artères utérines.
Elles baignent les villosités choriales qui contiennent les vaisseaux capillaires fœtaux, permettant les échanges fœto-maternels, notamment d'oxygène.
Syn. espace lacunaire
[A4,O3,O6]
chambre protégée l.f.
shielding room
Chambre d'hospitalisation réservée aux patients porteurs de sources radioactives solides (ex. 192Ir pour les tumeurs en ORL ou en gynécologie) ou de sources non scellées (radiothérapie métabolique; (ex. 131I dans les affections thyroïdiennes).
Ses parois comportent des matériaux absorbants. L'accès y est réglementé (zone contrôlée) : interdit aux femmes enceintes et aux enfants; limité aux personnes porteuses de dosimètre.
Lors des soins, de la distribution des repas ou du nettoyage, les sources scellées regagnent automatiquement, par télécommande, leur coffre plombé de stockage; elles sont ensuite remises en place dans la cavité traitée, toujours par commande à distance.
[F2]
chambre puits l.f.
well type chamber
Chambre d’ionisation dans laquelle le volume de détection est un manchon cylindrique entourant une cavité coaxiale.
Elle est destinée à mesurer l’activité d’une source placée dans la cavité, par l’ionisation que produisent les γ dans le volume de détection.
Les sources de faible activité sont mesurées sur le même principe dans les compteurs-puits.
[B1]
chambre pulpaire l.f.
[A1,P3]
implant de chambre postérieure l.m.
posterior chamber intra-ocular lens
Implant placé en chambre postérieure de l'œil.
Il peut être disposé sur le plan capsulaire postérieur (dans le sac capsulaire), sur le plan capsulaire antérieur (sulcus ciliaire) ou fixé secondairement à la sclère en l'absence de plan capsulaire.
Sigle : ICP
Étym. lat. plantare : ficher dans le sol
stimulateur cardiaque à double chambre l.m.
double chamber pacemaker
Stimulateur cardiaque stimulant, au moyen de deux sondes, l'oreillette droite et le vendricule droit.
Par convention internationale, les sigles suivants définissent le mode de fonctionnement des stimulateurs double chambre :
- mode DDD : écoutant et stimulant les deux cavités en mode synchronisé ;
- mode DDDR : écoutant et stimulant les deux cavités en mode synchronisé et comportant un mode d'asservissement à partir de l'activité physique du porteur ;
- modes DDI et DDIR : écoutant et stimulant la cavité ventriculaire en mode sentinelle (inhibé) ;
- modes VVI, VVIR : écoutant et stimulant la cavité ventriculaire en mode sentinelle (R = avec capteur d'activité) ;
- mode AAIR : écoutant et stimulant la cavité auriculaire en mode sentinelle (R = avec capteur d'activité).
Le stimulateur à double chambre exige la persistance ou la récupération d’un rythme sinusal. Dans ces conditions il améliore sensiblement la performance cardiaque. Ses inconvénients sont un prix de revient plus élevé et la possibilité de déclencher certains rythmes réciproques.
rameaux de la substance perforée antérieure de l'artère choroïdienne antérieure l.m.p.
rami substanciae perforatae anterioris arteriae choroideae anterioris (TA)
→ artère choroïdienne antérieure
aileron externe du muscle droit externe de l'œil l.m.
→ expansion fibreuse du muscle droit latéral du bulbe de l'œil
[A1]
Édit. 2015
aileron ligamenteux externe du muscle droit externe de l'œil l.m.
→ expansion fibreuse du muscle droit latéral du bulbe de l'œil
[A1]
Édit. 2015
angle nasal de l'œil l.m.
[A1,P2]
Édit. 2017
angle temporal de l'œil l.m.
[A1,P2]
Édit. 2017
axe externe du bulbe de l'œil l.m.
axis externus bulbi oculi (TA)
external axis of eyeball
axe géométrique de l'œil l.m.
Ligne théorique reliant le pôle antérieur (sommet de la cornée) au pôle postérieur de l’œil à la fovea et passant par le centre de rotation du globe oculaire.
L’axe géométrique de l’œil forme avec l’axe visuel un angle d’environ 4 à 5° dans le plan horizontal et d’un peu plus de 1° dans le plan vertical. Sa longueur est en moyenne de 22,1mm si on le mesure de la surface interne de la cornée à la surface interne de la rétine (axe interne du bulbe de l’œil), et de 24,1mm si on le mesure de la surface externe de la cornée à la surface externe de la sclère (axe externe du bulbe de l’œil). On convient généralement d’adopter une longueur moyenne de 22,2mm.
P. Broca, anatomiste, anthropologiste et chirurgien français (1824-1880) ; A. Fick, physiologiste allemand (1829-1901)
Syn. anc. axe optique anatomique, axe de l’œil
→ axe de fixation, axe optique, axe visuel de Broca, axes de Fick
axe interne du bulbe de l'œil l.m.
axis internus bulbi oculi (TA)
internal axis of eyeball