allergie à la chaleur l.f.
heat allergy
Type d'allergie qui est une des formes les plus fréquentes de l'hypersensibilité aux agents physiques.
La chaleur peut être responsable d'urticaire généralisée ou d'éruptions localisées. L'effort physique, la transpiration se combinent à la chaleur elle-même, parfois aussi à la prise simultanée d'un aliment déterminé.
Dénomination impropre.
[F3,N1,J1]
Édit. 2017
accident dû à la chaleur l.m.
accident due to the heat
[C2,G2]
Édit. 2016
bouffée de chaleur l.f.
hot flushes
Signe fonctionnel de la ménopause se manifestant par une bouffée vasomotrice d'apparition brutale.
Elle peut également survenir après une castration chirurgicale. Elle entraîne une sensation désagréable de chaleur au visage et à la partie supérieure du tronc et s'accompagne de sueurs profuses et d'une vasodilatation cutanée.
Chez l'homme elle se voit principalement après castration, qu'elle soit chirurgicale ou médicamenteuse.
Édit. 2017
coup de chaleur l.m.
heat stroke
Ensemble variable de manifestations occasionnées par une exposition à une chaleur excessive : céphalée intense, somnolence, vomissements, arrêt par déshydratation des sécrétions (salivaires, urinaires…), troubles neurologiques (hallucinations, délire, perte de connaissance…).
Le coup de chaleur peut être causé par une exposition prolongée au soleil, une chaleur ambiante excessive, une inadaptation climatique à une chaleur humide, une atmosphère professionnelle (foyer des chaudières à vapeur, repassage professionnel…). L’ensemble de ces désordres sont fréquemment mortels. Des manifestations similaires peuvent être induites par certains médicaments comme les neuroleptiques.
→ syndrome malin des neuroleptiques, hyperthermie maligne d'effort, coup de chaleur épidémique, coup de chaleur exogène
[C2,G2,G4,N1]
Édit. 2017
coup de chaleur d'exercice l.m.
→ hyperthermie maligne d'effort
[N1]
coup de chaleur épidémique l.m.
epidemic heatstroke
Coup de chaleur exogène frappant de nombreux individus dans une foule du fait de la fatigue et de la marche à la chaleur, se voit p. ex. à l'occasion du pélerinage à La Mecque.
→ coup de chaleur, hyperthermie maligne d'exercice
[N1]
coup de chaleur exogène l.m.
exogenous heatstroke
Hyperthermie causée par une exposition prolongée en ambiance chaude (ex. séjour prolongé dans une voiture fermée au soleil), même en l'absence de tout effort musculaire.
Le coup de chaleur frappe plus spécialement les âges extrêmes, les jeunes enfants surtout et dans une moindre mesure les vieillards.
La tolérance individuelle au stress thermique est réduite en cas de troubles qualitatifs et quantitatifs de la sudation (mucoviscidose, dysplasie ectodermique, ichtyose), ou de déficits constitutionnels des enzymes musculaires, aggravés par la prise de médicaments qui modifient la thermorégulation, la thermogénèse et la sudation.
→ coup de chaleur d'exercice, hyperthermie maligne, insolation
[N1]
échangeur de chaleur et d'humidité l.m.
heat and moisture exchanger
Dispositif utilisé en réanimation respiratoire, pour retenir à l'expiration la vapeur d'eau et l'énergie calorique dégagée par la condensation de la vapeur d'eau afin de les restituer lors de l'inspiration suivante.
Il a en outre l'avantage d'arrêter partiellement les aérosols porteurs de bactéries et de virus : il protège le patient des infections aéroportées contagieuses. Inversement il réduit la dissémination par voie aérienne des germes d'un patient contagieux vers les autres malades.
Utilisé initialement chez les trachéotomisés en ventilation spontanée pour éviter la dessiccation de la trachée et des bronches ce dispositif, appelé «nez artificiel», est employé en ventilation mécanique. Actuellement l'ancienne feuille d'aluminium est remplacée par une cartouche jetable de matériaux hydrophiles imprégnés de chlorure de calcium. Une superposition de deux couches, une couche spongieuse pour arrêter l'humidité à l'expiration et une membrane filtrante pour arrêter les aérosols dangereux à l'inspiration, est utilisée dans la cartouche. Certains filtres sont dotés d'une charge électrostatique permettant d'arrêter les particules ionisées.
Nez artificiel de Toremalm
N. G. Toremalm, otorhinolaryngologiste suédois (1960)
[G1 G5, K1]
Édit. 2019
fragilité globulaire à la chaleur (épreuve de) l.f.
erythrocyte fragility test
A 37°, l’hémolyse ne commence qu’à la 72ème heure alors qu’elle est plus rapide dans la maladie de Marchiafava-Micheli.
Epreuve obsolète, le diagnostic actuel de hémoglobinurie nocturne paroxystique repose sur des tests immunologiques.
→ Marchiafava-Micheli (maladie de), hémoglobinurie nocturne paroxystique
[F1]
Édit. 2019
quantité de chaleur l.f.
quantity of heat
Alors que la chaleur, mieux dénommée «énergie calorique», se mesurait en calories, on utilise maintenant le joule (unité d'énergie du système international), car la chaleur, due à l'agitation moléculaire, est l'énergie interne du milieu, mesurée par la température.
stérilisation par chaleur humide l.f.
moist heat sterilization
Procédé de stérilisation applicable à des matériels peu fragiles et peu encombrants.
Lorsqu’on soumet une suspension de micro-organismes à un traitement thermique, le nombre des survivants varie en raison inverse de la durée de chauffage et selon une relation logarithmique. Exprimée en minutes, pour un micro-organisme donné soumis à une température choisie, la durée de chauffage est donc une des grandeurs physiques de la stérilisation.
On appelle « valeur stérilisatrice » à la température T l’efficacité du traitement thermique pour un germe dont on a défini la durée de chauffage nécessaire pour diminuer de 90% la population des survivants. Température et pression sont mesurées indépendamment par enregistrement durant la stérilisation en vue du contrôle. La validation consiste à démontrer que le procédé permet d’atteindre l’état stérile désiré, en étudiant la distribution de la chaleur dans l’enceinte ainsi que la reproductibilité du procédé. En surveillance courante, on se contente de vérifier température, pression et durée en bénéficiant de la présence dans le milieu de témoins pour le contrôle de la température.
L’autoclave est utilisé pour la stérilisation des solutions aqueuses comme aussi des préparations et objets qui sont mouillés par l’eau et dont la composition ne subit pas de modification par la chaleur.
stérilisation par la chaleur sèche l.f.
dry heat sterilization
Stérilisation réalisée à 180°C pendant 45 minutes dans des étuves ou des fours (type Poupinel), applicable à la verrerie et aux instruments, en particulier chirurgicaux.
urticaire à la chaleur l.f.
heat urticaria
Variété d'urticaire déclenchée par la chaleur.
On en distingue deux formes : l'urticaire cholinergique, qui correspond à une urticaire réflexe étendue, et l'urticaire de contact à la chaleur, très rare.
→ urticaire, urticaire cholinergique
allergie n.f.
allergy
Ensemble des symptômes ou maladies créées par l'activation des mécanismes d'hypersensibilité.
Amplification des réactions d'un organisme sensibilisé antérieurement par une substance.
La substance à laquelle l’organisme a été antérieurement sensibilisé, génératrice de l’allergie est appelée allergène.
→ Gell et Coombs (classification modifiée de)
[F3]
Édit. 2017
allergie à la poussière de maison l.f.
house dust allergy
Ensemble des réactions d'hypersensibilité des voies aériennes (rhinite, asthme survenant lors de l'inhalation de poussière de maison chez des sujets atopiques sensibilisés.
Il s'agit de réactions d'hypersensibilité immédiate (type I). Ces troubles (rhinite, asthme) sont souvent provoqués par des allergènes produits par des acariens détriticoles comme Dermatophagoides pteronyssimus, mais d’autres sources d’allergènes peuvent intervenir : poils d’animaux domestiques (chats en particulier), débris d’insectes, moisissures, grains de pollen.
→ Gell et Coombs (classification modifiée de)
[F3]
Édit. 2017
allergie alimentaire à la banane l.f.
food allergy to banana
Allergie due à une fraction allergénique contenue dans la banane, détruite par le chauffage.
Des IgE spécifiques antibananes ont pu être mis en évidence. L'allergie à la banane peut être rencontrée chez des sujets allergiques au latex.
→ Gell et Coombs (classification modifiée de)
[F3,R2]
Édit. 2017
allergie alimentaire à l'œuf l.f.
hen egg allergy
Allergie à l’un des éléments constitutifs de l’œuf, essentiellement à l’ovalbumine du blanc d'œuf, un antigène majeur partiellement dénaturé par le chauffage.
Elle constitue la plus fréquente des allergies de l’enfant de moins de 3 ans, toucherait 1-2% des enfants d’âge préscolaire, commence à disparaître dans plus de la moitié des cas entre 3 à 5 ans, mais peut persister au-delà et jusqu’à l’âge adulte. Elle se manifeste surtout sous forme d’une dermatite eczémateuse ou urticarienne, parfois de troubles digestifs, d’œdème de Quincke voire d’un choc anaphylactique ; des signes respiratoires (rhinite, asthme) sont possibles, particulièrement chez les enfants plus âgés.
L’ovalbumine (186 aminoacides) qui constitue 64% du blanc de l’œuf est la protéine la plus fréquemment en cause, mais d’autres protéines du blanc (ovomucoïde...) et même du jaune, peuvent expliquer l’allergie. Celle-ci est ordinairement croisée entre œuf de poule et œuf de caille mais non avec l’œuf de cane. La tolérance de l’œuf cuit est possible. Des tests cutanés et les dosages d’IgE spécifiques peuvent être utiles au diagnostic et l’évaluation pronostique lors de l’évolution.
Il n’y a plus de contre-indication aux vaccinations courantes (rougeole, oreillons, rubéole..) du fait de l’éviction des protéines de l’œuf dans la préparation des vaccins, au moins en France. En principe l’œuf de poule doit être exclu de l’alimentation, en sachant qu’il est présent dans de nombreuses préparations alimentaires industrielles (la mention en est obligatoire sur les emballages). En milieu spécialisé et sous surveillance existent des possibilités d’immunothérapie par voie orale.
[F3,R2]
Édit. 2017
allergie à l'iode l.f.
iodine allergy
C'est un mauvais terme, car en tant que telle, l'allergie à l'iode n'existe pas.
Il y a souvent confusion entre l'allergie aux fruits de mer (à certaines protéines des crustacés), l'allergie aux antiseptiques cutanés (à la polyvidone de la bétadine) et l'allergie aux complexes moléculaires qui accompagnent les molécules iodées des produits de contraste radiologiques, donc qui dépendent du type de ceux-ci. Ces trois phénomènes ont des déterminismes différents et il n'y a pas d'allergie croisée entre eux.
S'il n'y a pas d'allergie à l'iode, il existe en revanche une allergie aux produits de contraste iodés qui peut survenir avec tous les produits de contraste, même après une prémédication, même en cas de première injection ou, inversement, même en cas de nième injection sans problème antérieur.
Ces réactions d'hypersensibilité peuvent être immédiates, soit de nature allergique (IgE dépendante, par le biais d'une libération d'histamine et de tryptase par les basophiles et les mastocytes), soit de nature non allergique (non IgE dépendante), ou être retardées (par un mécanisme cellulaire).
Les réactions immédiates surviennent dans la minute ou les minutes qui suivent une injection intravasculaire, beaucoup plus rarement une injection locale. Elles peuvent être :
- bénignes (5% des cas : nausée, vomissement, éternuement, toux, vertige, prurit, urticaire localisé, angoisse, céphalée...) ne nécessitant pas de traitement particulier.
- modérées (0,5% des cas : urticaire géant, vomissements répétés, palpitations, dyspnée, douleurs thoracique ou abdominale, céphalées sévères, oedème laryngé, crise d'asthme), nécessitant un traitement ambulatoire.
- graves (0,05% des cas : oedème laryngé obstructif, hypotension prolongée, infarctus, troubles du rythme, arrêt cardiaque, oedème pulmonaire aigü, convulsions...), nécessitant une prise en charge en réanimation.
- voire létales (0,0005% = 1/200.000 cas).
Après une réaction d'hypersensibilité à un produit de contraste iodé, des dosages répétés d'histamine et de tryptase doivent être réalisés, ainsi que des tests cutanés (après quelques semaines à mois) pour essayer de faire le diagnostic de la nature allergique on non de l'incident, dans un but pronostique au cas où une autre injection serait nécessaire.
- Si celui-ci est reconnu comme non allergique (les plus fréquents, en général moins graves, non spécifiques d'un produit de contraste iodé particulier, avec une tryptase non augmentée, une histamine subnormale), on pourra utiliser une prémédication anti-H1.
- S'il est reconnu comme de nature allergique (potentiellemnt plus sévère), il y a une très forte probabilité de récurrence, en plus sévère, si le même produit de contraste iodé est utilisé : il convient donc de le bannir définitivement. La prémédicatio est inutile, mais l'injection d'un produit de contraste iodé différent sera éventuellement possible.
[F3,G3, G4 ,B2 ]
Édit. 2020
allergie au chrome l.f.
Allergie aux sels de chrome et au métal lui-même qui détermine une réaction de contact de type eczémateux.
Le ciment est la source principale de sensibilisation au chrome. Autres sources possibles : le jaune de chrome (colorant jaune, rouge ou vert), les allumettes, les sels de chrome utilisés dans les opérations de dégraissage métallique et dans le mélange sulfochromique destiné au nettoyage de la verrerie de laboratoire, les chromates présents dans les cendres de bois, etc. (Tableau des maladies professionnelles n°11bis et 37 bis).
[E2,F3,N1]
Édit. 2017
allergie au coton l.f.
[N1]
Édit. 2017
allergie au mercure l.f.
mercury allergy
Allergie due au mercure ainsi qu’à ses sels, chlorure et amidochlorure ainsi qu’au lactate de phénylmercure.
Les amalgames dentaires à base de mercure peuvent entraîner un eczéma péribuccal, des réactions inflammatoires en regard de la dent obturée, pouvant prendre l'aspect d'un lichen plan oral.
Des eczémas de contact sont reconnus comme maladie professionnelle (tableau 2 du régime général de l’assurance maladie)-chez les personnes manipulant du mercure dans le cadre de leur activité professionnelle.
[E2,F3,C1]
Édit. 2017
allergie à un agent physique l.f.
physic condition allergy
Phénomène allergique pouvant être déclenché par l'exposition à des agents physiques : froid, chaleur, lumière, etc.
Il s'agit par ex. d'urticaire déclenchée par la chaleur ou par le froid. Les expressions allergie au froid, à la chaleur, à la lumière, sont incorrectes : ce sont des réactions déclenchant des phénomènes allergiques.
Étym. lat. agens, de agere : agir
→ réaction
[G2,F3]
Édit. 2017
allergie au persulfate l.f.
[C1,F3]
Édit. 2017
allergie au pollen l.f.
pollen hypersensitivity
Hypersensibilité immédiate (de type I) observée le plus souvent chez les sujets atopiques après inhalation de certains pollens.
→ Gell et Coombs (classification modifiée de)
[F3]
Édit. 2017
allergie aux corticoïdes l.f.
allergy to steroids
Ensemble des accidents d'hypersensibilité aux corticostéroïdes, qu'ils soient administrés per os ou plus souvent après une injection intra-articulaire, intraveineuse ou intramusculaire.
L'accident peut se présenter comme une urticaire, des éruptions diverses et même comme un œdème angioneurotique. On pratique dans ces cas des tests cutanés en prick à la solution pure avec une solution diluée au 1/10 de corticostéroïdes. Si la plupart des incidents relevés relèvent des excipients ou des conservateurs, il existe des incidents dus au produit lui-même.
→ prick test, Gell et Coombs (classification modifiée de)
[F3,G5,N1]
Édit. 2017