centre de cure ambulatoire en alcoologie l.m.
alimentary hygiene and alcohology centre
Structure en principe départementale, d'accueil, de soins et de prévention, ainsi dénommée depuis 1999, qui assure l'accompagnement ambulatoire, médical, relationnel et social, par une équipe pluridisciplinaire, des alcooliques.
Diversifiés, ces centres s'adaptent aux situations locales, soit en se limitant aux buts originels de dépistage et de traitement précoces des consommateurs à risque, soit en assumant également la prise en charge des sujets alcoolodépendants.
Financés par l'État, ils dépendent d'une gestion soit publique (DDASS, centres hospitaliers), soit privée (Association nationale de prévention de l'alcoolisme - ANPA - par l'intermédiaire de ses comités départementaux).
Des prestations banalisées et gratuites au sein des lieux de vie, des actions de prévention générale et spécifique auprès des sujets adressés par l'autorité publique au décours d'un dépistage d'alcoolémie, confèrent à ces centres un intérêt et une originalité particuliers.
Sigle CCAA
→ alcoolique (traitement de la maladie), alcoolisme (prévention de l')
[E,G3]
hygiène alimentaire l.f.
food hygiene
1) Partie de la médecine qui se consacre à la qualité sanitaire, microbiologique et toxicologique des aliments.
2) Ensemble des normes permettant d’assurer et de renforcer l’innocuité des aliments en vue de leur consommation par l’homme.
Elle s’intéresse à tous les aspects de la production à la consommation, en passant par la récolte, le traitement, le stockage, la distribution et la préparation. Elle porte également sur les causes possibles de toxicité (facteurs physiques, chimiques ou microbiologiques). Son contrôle est assuré par les services de l’Etat, les
directions départementales des affaires sanitaires et sociales, les services vétérinaires et le service de la répression des fraudes.
Étym. gr.Hugiéia : fille d’Asclépios
centre d'hygiène mentale l.m.
Etablissement public ne comportant pas d’hébergement destiné à la prévention, au diagnostic et au traitement des maladies mentales.
[E,H4]
abstinence en alcoologie l.f.
abstinence, teetotalism
Abstention volontaire de consommer les boissons contenant de l'alcool éthylique, par conviction religieuse, idéologique ou nécessité thérapeutique.
[G3,G4]
Édit. 2016
accompagnement en alcoologie n.m.
caring of the alcoholic
Action psychothérapique à long terme exercée par une personne sur un malade alcoolique, par une compréhension, un soutien et la présence du thérapeute dans l'univers du malade.
[G3,H4]
Édit. 2016
alcoologie n.f.
alcohology
« Discipline consacrée à tout ce qui a trait dans le monde à la relation de l'homme à l'éthanol : production, conservation, distribution, consommation, avec les implications de ce phénomène, soit au niveau collectif, national et international, social, économique, soit au niveau individuel, spirituel, psychologique et somatique ».
Cette discipline utilise les outils de connaissance des principales sciences humaines, économiques, juridiques et médicales" (P. Fouquet, médecin français, 1967). Elle fait l'objet d'enseignements universitaires et de formations dispensées par des organismes reconnus au titre de la formation continue. Le concept actuel, centré sur l'objet alcool, a conduit à la création de la Société française d'alcoologie en 1978.
Étym. arabe al -cohol : liquide distillé
[E1,G3,G4]
Édit. 2017
tolérance en alcoologie l.f.
tolerance and alcoology
Capacité constitutionnelle de l'organisme à supporter une certaine dose d'éthanol sans que n'apparaissent des troubles.
Variable selon les sujets, elle est aussi évolutive : chez l'alcoolique chronique, des doses de plus en plus élevées sont nécessaires à l'obtention du même effet.
→ accoutumance, dose-effet (relation), vulnérabilité à l'alcool
comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail l.m.
Présent dans les entreprises de cinquante salariés et plus, ce comité composé à parties égales de représentants de la direction et du personnel, délibère de toutes questions concernant l’hygiène des locaux, les horaires de travail et les mesures de sécurité propres à conserver la santé des personnes, la prévention des accidents et des maladies professionnelles, etc. L’employeur ou son représentant préside ce comité. Il est responsable de l’application des mesures qui y sont décidées.
Sigle CHSCT
[E2]
conseil départemental d'hygiène l.m.
- les demandes d’autorisation au titre de la loi sur l’eau,
- les questions intéressant la santé publique et la protection sanitaire de l’environnement.
Le Conseil départemental d’hygiène est présidé par le préfet du département et siège dans une formation comprenant des représentants de l’État, des collectivités territoriales, des usagers et des personnalités choisies pour leurs compétences.
Sigle CDH
[E]
conseil supérieur d'hygiène publique de France l.m.
Organisme consultatif institué auprès du ministre chargé de la Santé.
Il informe le ministre, propose des décisions administratives et peut de sa propre initiative entreprendre des études sur les questions d’hygiène susceptibles d’intéresser la santé de la collectivité.
Il comporte des sections de l’alimentation, de prophylaxie des maladies, de l’eau, de l’habitat, de l’évaluation des risques de l’environnement sur la santé. En raison de la diversité de ces domaines, il comprend de nombreux experts et des représentants des départements ministériels concernés.
[E]
hygiène n.f.
hygiene
Discipline qui traite du maintien de la santé et de la prévention des maladies.
Elle prend une place importante en médecine, tant sur le plan individuel que collectif (hôpital, lieux publics).
Étym. gr.Hugiéia : fille d’Asclépios
hygiène du milieu l.f.
environmental hygiene
Ensemble des mesures qui assurent aux milieux de vie des populations, des niveaux de qualité (notamment sanitaire) aptes à prévenir les risques de dégradation de l’état de santé.
Le ministère chargé de la santé s’appuie désormais sur des services d’hygiène du milieu départementaux et régionaux pour assumer les obligations de l’Etat en la matière. La définition de la politique et la coordination de ces services sont assumées par la Direction générale de la santé.
Étym. gr.Hugiéia : fille d’Asclépios
hygiène du travail l.f.
work hygiene
Ensemble des règles destinées à éviter aux travailleurs les nuisances provenant de leur activité, des matières premières, des matériaux et des outils utilisés sur le lieu de travail.
L’expression s’entend pour toutes les activités, qu’elles s’exercent aux champs, en atelier ou en mer.
Étym. gr.Hugiéia : fille d’Asclépios
hygiène hospitalière l.f.
hospital hygiene
Hygiène qui concerne la prévention des infections transmissibles en milieu hospitalier, selon des règles établies et devant être appliquées par l’ensemble des personnels.
Étym. gr.Hugiéia : fille d’Asclépios
hygiène industrielle l.f.
industrial hygiene
Partie de la médecine qui se consacre à l’étude des conditions d’environnement optimales pour l’homme dans ses activités industrielles, pour la conservation de sa bonne santé et la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles.
Étym. gr.Hugiéia : fille d’Asclépios
hygiène mentale l.f.
mental hygiene
Ensemble des procédés d'ordre préventif qui sont mis en œuvre pour protéger et promouvoir la santé mentale.
Dans la meilleure hypothèse, elle permet d'allier le maintien, voire l'amélioration de l'équilibre psychique individuel, avec le fonctionnement harmonieux des groupes étendus ou restreints qui composent une collectivité. En cela, elle facilite indirectement l'adaptation du sujet à son milieu, encore qu'un certain aspect d'inadaptation puisse être considéré comme représentant une forme de maturité (J. Favez-Boutonnier).
Juliette Favez-Boutonnier, psychologue et psychanalyste française (1903-1994)
Étym. gr.Hugiéia : fille d’Asclépios
hygiène publique l.f.
public hygiene
Ensemble des pratiques collectives qui visent à la conservation de la santé de la population.
L’hygiène publique concerne la prévention et la lutte contre les maladies transmissibles et les maladies dont les facteurs de risque sont reliés à des environnements ou des comportements défavorables à la santé des populations.
Étym. gr.Hugiéia : fille d’Asclépios
hygiène sociale l.f.
social hygiene
Partie de l’hygiène qui vise à rompre le lien causal entre certaines conditions du milieu de la vie sociale et des maladies.
Cette locution désormais peu usitée qualifiait les pratiques prophylactiques relatives aux fléaux sociaux qu’ont représenté la tuberculose et les maladies sexuellement transmissibles.
Étym. gr.Hugiéia : fille d’Asclépios
service communal d'hygiène et santé l.m.
Service placé sous l’autorité du maire et chargé de la protection générale de la santé dans les domaines de la prophylaxie des maladies transmissibles et de l’hygiène du milieu : eau, air, habitat, etc.
Ce service conduit des actions de prévention et de contrôle dans les domaines précités. En matière de contrôle, les services créés postérieurement à 1984 agissent grâce au seul pouvoir de police du maire ; ceux créés avant 1984 disposent également, pour partie d’un pouvoir de police exercé au nom de l’Etat. Seules 200 communes disposent d’un tel service, anciennement dénommé bureau municipal d’hygiène, les SCHS ont à leur tête un médecin.
Sigle SCHS
aide alimentaire l.f.
food aid
A l’intérieur d’un système de protection sociale, secours alimentaire qu’une collectivité territoriale, une organisation privée assurent aux personnes dénuées de ressources.
Dans les relations internationales, secours planifié ou non, rémunéré ou non, qu’un pays accorde pour une durée plus ou moins longue, à un autre privé de ressources alimentaires suffisantes du fait d’une circonstance exceptionnelle : séisme, sécheresse, etc.
[E1]
Édit. 2017
allergie alimentaire à la banane l.f.
food allergy to banana
Allergie due à une fraction allergénique contenue dans la banane, détruite par le chauffage.
Des IgE spécifiques antibananes ont pu être mis en évidence. L'allergie à la banane peut être rencontrée chez des sujets allergiques au latex.
→ Gell et Coombs (classification modifiée de)
[F3,R2]
Édit. 2017
allergie alimentaire à l'œuf l.f.
hen egg allergy
Allergie à l’un des éléments constitutifs de l’œuf, essentiellement à l’ovalbumine du blanc d'œuf, un antigène majeur partiellement dénaturé par le chauffage.
Elle constitue la plus fréquente des allergies de l’enfant de moins de 3 ans, toucherait 1-2% des enfants d’âge préscolaire, commence à disparaître dans plus de la moitié des cas entre 3 à 5 ans, mais peut persister au-delà et jusqu’à l’âge adulte. Elle se manifeste surtout sous forme d’une dermatite eczémateuse ou urticarienne, parfois de troubles digestifs, d’œdème de Quincke voire d’un choc anaphylactique ; des signes respiratoires (rhinite, asthme) sont possibles, particulièrement chez les enfants plus âgés.
L’ovalbumine (186 aminoacides) qui constitue 64% du blanc de l’œuf est la protéine la plus fréquemment en cause, mais d’autres protéines du blanc (ovomucoïde...) et même du jaune, peuvent expliquer l’allergie. Celle-ci est ordinairement croisée entre œuf de poule et œuf de caille mais non avec l’œuf de cane. La tolérance de l’œuf cuit est possible. Des tests cutanés et les dosages d’IgE spécifiques peuvent être utiles au diagnostic et l’évaluation pronostique lors de l’évolution.
Il n’y a plus de contre-indication aux vaccinations courantes (rougeole, oreillons, rubéole..) du fait de l’éviction des protéines de l’œuf dans la préparation des vaccins, au moins en France. En principe l’œuf de poule doit être exclu de l’alimentation, en sachant qu’il est présent dans de nombreuses préparations alimentaires industrielles (la mention en est obligatoire sur les emballages). En milieu spécialisé et sous surveillance existent des possibilités d’immunothérapie par voie orale.
[F3,R2]
Édit. 2017
bol alimentaire l.m.
alimentary bolus, food bolus
Masse, grossièrement sphérique, de substance molle résultant de l’agglutination par la langue et la salive des particules alimentaires, produites par la mastication et prête à être déglutie.
→ bol
Édit. 2017
chaîne alimentaire l.f.
Succession d’espèces végétales et animales dont chacune se nourrit de la précédente.
Par exemple, herbe, vache et homme constituent une chaine alimentaire.
L’une des caractéristiques de ces chaines peut être la bioaccumulation qui fait que d’espèces en espèces, certains toxiques qui ne sont pas éliminés, se transmettent et se concentrent jusqu’à atteindre des taux dangereux pour la santé.
[E]
colorant alimentaire l.m.
food dye
Substance colorante introduite dans de nombreuses denrées alimentaires pour les rendre plus conformes aux habitudes, plus attractives et plus appétissantes.
Les colorants naturels et surtout les colorants de synthèse jouent un rôle important aussi bien en allergie alimentaire que dans certains accidents médicamenteux. L'industrie alimentaire consomme par ex. plus de 100 tonnes par an de tartrazine. Les colorants alimentaires peuvent être allergisants. Ils pourraient jouer un rôle dans 3 à 10% des urticaires chroniques.
[G3]