cellulite streptococcique du nouveau-né l.f.
neonatal streptococcal cellulitis, perianal streptococcal cellulitis in children
Infection dermo-épidermique infantile à streptocoque β-hémolytique du groupe A, caractérisée par la présence d'un érythème douloureux, et dont l'aspect le plus caractéristique est l'anite streptococcique avec un érythème à point de départ périanal, accompagné d'œdème, de fissures et d'une douleur à la défécation.
L'écouvillonnage de la région périanale identifie le streptocoque et permet de faire un antibiogramme.
Syn. anite streptococcique de l'enfant
[O1,D1]
anite streptococcique de l'enfant l.f.
streptococcal anusitis of the child
→ cellulite streptococcique du nouveau-né
[D1,L1,O1]
Édit. 2017
arthrite streptococcique l.f.
streptococcal arthritis
Arthrite résultant de la contamination d'une articulation par un streptocoque.
Il convient de distinguer les arthrites streptococciques suppurées qui sont à ranger dans le cadre des arthrites septiques à pyogènes, les rhumatismes streptococciques (rhumatisme articulaire aigu, rhumatisme scarlatin et arthralgies ou arthrites susceptibles d’accompagner les érythèmes noueux streptococciques) et les arthromyalgies survenant au cours de l’endocardite d’Osler à Streptococcus viridans.
Étym. gr. arthron : articulation, ite : inflammation
choc toxique streptococcique l.m.
septrococcic toxic shock
État de choc d'évolution fulminante survenant au cours d'une infection par des streptocoques du groupe Aβ hémolytique, de localisation variable (infection gynécologique, obstétricale, cutanée, des parties molles, angine), parfois favorisé par une varicelle.
Les symptômes sont : douleurs des extrémités, douleurs abdominales, myalgies, hyperthermie, frissons, diarrhée. Un rash éruptif n'est pas constant. La mortalité est élevée (30%).
→ choc septique, défaillance multiviscérale
[G1,D1]
gangrène streptococcique l.f.
streptococcal gangrene
Cellulite avec nécrose d'origine streptococcique.
glomérulonéphrite streptococcique l.f.
streptococcal glomerulonephritis
ostéite streptococcique l.f.
Ostéite d’allure aigüe qui, comme les ostéites pneumococciques, se rencontre surtout chez le nourrisson.
Édit. 2017
rhumatisme streptococcique l.m.
Rhumatisme poly-articulaire, le plus souvent aigu ou subaigu, dans lequel les atteintes articulaires sont inflammatoires mais jamais septiques et suppuratives, survenant le plus souvent au cours ou au décours d’une angine due à un streptocoque bêta hémolytique du groupe A.
Le plus commun des rhumatismes streptococciques est le rhumatisme articulaire aigu.
→ rhumatisme articulaire aigu, arthrite streptococcique, Bouillaud (maladie de), rhumatisme scarlatin
streptococcique adj.
streptococcal
Qui se rapporte aux streptocoques.
syndrome post-streptococcique l.m.
poststreptococcal syndrome
→ post streptococcique (syndrome)
cellulite n.f.
Inflammation du tissu cellulo-adipeux sous-cutané.
1/ En infectiologie, la cellulite bactérienne est une lésion infectieuse de pronostic redoutable
2/ En dermatologie, remaniement disgracieux de l’hypoderme et du tissu sous -cutané fréquent chez la femme sur les cuisses, les fesses et l’abdomen, qui donne à la peau un aspect capitonné en « peau d’orange », douloureux à la pression.
3/En dermatologie également, dermatose d'origine inconnue appelée cellulite à éosinophiles de Wells.
G. C. Wells, dermatologiste britannique (1971)
→ cellulite à éosinophiles de Wells, cellulite bactérienne, fasciite, cellulite nécrosante
[D1, J1]
Édit. 2019
cellulite à éosinophiles de Wells l.f.
Wells’ syndrome, eosinophilic cellulitis
Dermatose d'étiologie inconnue caractérisée par un tableau clinique ressemblant à une cellulite infectieuse avec des placards érythémato-œdémateux, et par un aspect histologique comportant un œdème et un infiltrat éosinophilique du derme avec une image évocatrice en « flamme »; l'évolution se fait par poussées récidivantes de deux à six semaines et, sous corticothérapie générale, la guérison totale est la règle après une phase d'induration transitoire.
Histologiquement, l'image de « flamme » ou « flammèche » correspond à des dépôts amorphes de collagène entourés de leucocytes et de débris d'éosinophiles, notamment de leur protéine basique majeure (MBP) ainsi que d'histiocytes et de cellules géantes. Quoique très évocatrices du diagnostic de cellulite de Wells, des "flammes" peuvent être retrouvées dans d'autres maladies éosinophiliques.
G. C. Wells, dermatologiste britannique (1971)
Syn. syndrome de Wells
[J1]
cellulite bactérienne l.f.
bacterial cellulitis, necrotizing fasciitis
Infection bactérienne étendue du derme profond, de l'hypoderme, des fascias superficiels et des tissus cellulaires sous-cutanés, secondaire à une porte d'entrée locorégionale, principalement due au streptocoque A, plus rarement à d'autres bactéries telles que staphylocoques, anaérobies, Haemophilus, bacilles à gram négatif.
Elle touche le plus souvent la jambe, réalisant le tableau d'un érysipèle qui « tourne mal » du fait d'un terrain fragile, d'un streptocoque très virulent ou d'un traitement par antiinflammatoires non stéroïdiens. Les signes d'alarme sont, sur un placard d'érysipèle, l'apparition de lésions purpuriques, d'une coloration bleuâtre, d'une hypoesthésie, dans un contexte de fièvre élevée et d'altération de l'état général. L'évolution se fait vers la nécrose, c'est-à-dire une gangrène, pouvant s'étendre jusqu'au muscle. Le traitement doit comporter une exérèse chirurgicale large de tous les tissus nécrosés et une antibiothérapie parentérale du type antistreptococcique ou à plus large spectre. La mortalité est élevée et les séquelles sont fréquentes.
Syn. fasciite (ou fascéite), cellulite allant jusqu'aux fascias, cellulite nécrosante, cellulite gangréneuse, cellulite avec nécrose tissulaire
[J1,D1]
cellulite cervicale l.f
cervical cellulitis
Diffusion de micro-organismes dans le tissu cellulaire (ou tissu conjonctif cellulo-adipeux de soutien) du cou, entraînant une nécrose étendue.
Elle se produit lorsque les mécanismes de défense ne sont pas parvenus à contenir une infection bactérienne locale, ici surtout bucco-dentaire, mais aussi cutanée, ganglionnaire, pharyngée, d’origine traumatique ou non traumatique. Elle est favorisée par les traitements anti-inflammatoires non stéroïdiens. Elle peut succéder aussi à une cellulite commune localisée périmandibulaire ou péri-maxillaire. Il s’agit d’une inflammation extensive du tissu conjonctif cervical (on parle de cellulite diffuse) dont on redoute la diffusion médiastinale (cellulite cervico-médiastinale).
La flore en cause est variable avec des associations possibles de germes anaérobies et aérobies impliquant surtout des streptocoques. Cliniquement des signes généraux intenses s’associent à une dysphagie, un trismus, une dyspnée, des douleurs cervicales et dans les cas d’évolution rapide, d’emphysème cervico-facial et thoracique. La forme suppurée est aussi appelée phlegmon du cou.
Syn. fasciite (ou fascéite), cellulite nécrosante, cellulite gangréneuse, cellulite avec nécrose tissulaire
→ cellulite cervico-médiastinale
[J1,D1]
cellulite cervico-médiastinale l.f.
cervicomediastinal cellulitis
Forme étendue de cellulite cervicale qui diffuse vers le médiastin par les espaces rétroviscéraux ou péritrachéaux ou le fascia périvasculaire.
Le pronostic est réservé du fait de l’atteinte médiastinale. L’extension médiastinale est souvent associée à des atteintes pleuro-pulmonaires et péricardiques.
[J1,D1]
cellulite disséquante du cuir chevelu l.f.
→ folliculite disséquante du cuir chevelu
[J1,D1]
cellulite gangréneuse l.f.
cellulitis, anaerobic cellulitis and myonecrosis
→ cellulite bactérienne, gangrène gazeuse
[J1,D1]
cellulite nécrosante l.f.
[J1,D1]
cellulite néoplasique rétro-péritonéale l.f.
retroperitoneal neoplastic cellulitis
Envahissement de l'espace rétro-péritonéal par une coulée de cellules néoplasiques, par extension ou métastase d'un cancer régional ou à distance, susceptible d'envahir et comprimer les structures de cet espace, notamment les uretères.
Les cancers primitifs les plus fréquents sont le sein, la prostate, le pancréas et l'estomac, les cancers gynécologiques. L'affection peut simuler au début une fibrose rétro-péritonéale idiopathique, mais l'évolution néoplasique ne se limite pas à un processus de compression et elle envahit la paroi des organes. Les biopsies chirurgicales sériées du tissu rétro-péritonéal sont souvent nécessaires au diagnostic. Chimiothérapie ou hormonothérapie en sont les seules thérapeutiques. Le pronostic en est très péjoratif.
→ fibrose rétropéritonéale, périurétérite
[J1,F2]
cellulite orbitaire l.f.
orbital cellulitis
Inflammation de l'orbite, le plus souvent infectieuse, consécutive à une sinusite, une plaie ou un corps étranger de l'orbite, une infection oculaire ou une septicémie.
Elle se manifeste souvent comme une affection fébrile aigüe avec exophtalmie douloureuse unilatérale, œdème palpébral, chémosis, baisse d'acuité visuelle, atteinte oculomotrice et parfois œdème papillaire.
[J1,P2,D1]
cellulite pelvienne l.f.
pelvicellulitis
[D1]
cellulite sclérodermiforme extensive bénigne de Touraine, Golé et Soulignac l.f.
Infiltration diffuse du tissu sous-cutané, effaçant les plis et les reliefs musculaires, donnant au visage et au cou un aspect bouffi et une consistance dense, comme injecté de paraffine.
Réunion sous un même nom de deux syndromes, la sclérodermie œdémateuse de Hardy et le sclérœdème de Buschke, dont la distinction est en fait souvent très difficile.
L'évolution se fait rapidement selon une progression descendante s'étendant vers les membres supérieurs et respectant habituellement les mains, puis en général vers la guérison sans séquelles. Certaines formes peuvent être associées à un diabète, d'autres à une gammapathie monoclonale IgG kappa.
A. Touraine et L. Golé, dermatologues français, membres de l'Académie de médecine (1935 et 1937) ; A. Buschke, dermatologue allemand (1900) ; A. Hardy, dermatologue français, membre de l'Académie de médecine (1877)
[J1]
cellulite sous-cutanée l.f.
cellulitis
[J1,D1]
Touraine, Golé et Soulignac (cellulite sclérodermiforme extensive bénigne de) l.f.
A. Touraine et L. Golé, membres de l'Académie de médecine et R. Soulignac, dermatologues français (1935 et 1937) ; A. Buschke, dermatologue allemand (1900) ; A. Hardy, dermatologue français, membre de l'Académie de médecine (1877)
→ cellulite sclérodermiforme extensive bénigne de Touraine, Golé et Soulignac
[J1]
Wells (cellulite à éosinophiles de) l.f.
Wells’ syndrome, eosinophilic cellulitis
G.C. Wells, dermatologiste britannique (1971)
Syn. : cellulite à éosinophiles de Wells
→ cellulite à éosinophiles de Wells
[J1]