Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

12 résultats 

cassure d'un brin d'ADN l.f.

nick

Coupure d’une liaison phosphodiester entre deux nucléotides adjacents sur un des deux
brins d’acide nucléique.

Syn. césure, coupure d’un brin, cassure d'un brin d'ADN

nucléotide, acide nucléique

[Q1]

Édit. 2019

modèle biopsychosocial l.m.

biopsychosocial model

Modèle qui s'est éloigné des paradigmes psychologiques ou biologiques, considérés comme réductionnistes avec leur causalité linéaire, leur dualisme et leur analyse factorielle, au profit d'une approche holistique, probabiliste et analogique associant notamment, dans l'approche étiologique, la neurobiologie, la neuropsychologie et l'environnement (1).
Le fonctionnement psychique est en permanence l'expression des interactions entre le niveau biologique, c'est-à-dire moléculaire, le niveau psychologique et relationnel, et le niveau sociologique et culturel. Chacun de ces niveaux subit la contrainte des autres et exerce également sur les autres ses propres contraintes. De plus, comme pour tout système complexe, l'appareil psychique est sensible aux conditions initiales de son fonctionnement et à leurs modifications. Si bien que la maladie mentale ne peut être comprise que dans une perspective diachronique (2)
Une grande partie de ces concepts s'est aussi inspirée du monde de la physique, en particulier de la théorie de la relativité (3), de la loi de l'indétermination (4) et de la théorie des quantas (5). Quel que soit leur intérêt, ce sont plutôt des juxtapositions que des liens indiscutables qui établissent jusqu'à présent ces rapprochements. Il est en tout cas possible que le modèle psychosocial, la physique moderne et des considérations humaines s'interpénètrent de telle façon que se fassent jour de nouveaux modes de pensée contribuant à une meilleure compréhension psychologique et psychiatrique.

(1) G. L. Engel, psychiatre américain (1977, 1980) ; (2) M. Reynaud et J. A. Malarewicz, psychiatres français (1996) ; (3) A. Einstein, physicien allemand, prix Nobel de physique en 1921(1916) ; (4) W. Heisenberg, physicien allemand (1927) ; (5) M. Planck, physicien allemand, prix Nobel de physique en 1918 (1900)

[H3]

Édit. 2018

hasards proportionnels (modèle des) l.m.

proportional hasard model

Se dit d’une variable censurée dont la probabilité de survenue est la même à chaque instant de l’étude.
Cette hypothèse est généralement admise, mais rarement vérifiée. P. ex. elle est sous-tendue dans le modèle de Cox.
modèle de Cox

Jastreboff (modèle de) l.m.

Jastreboff’s pattern

Ce modèle neurophysiologique est actuellement largement utilisé pour expliquer l’origine et la physiologie des acouphènes.

P. F. Jastreboff, otorhinolaryngologiste américain (1990)

acouphène

[P1]

Édit. 2018

mini mental state examination (modèle d'interrogatoire) l.f.

 Orientation
10 questions à poser pour apprécier comment fonctionne la mémoire. Les unes sont très simples, les autres un peu moins.
Quelle est la date complète d’aujourd’hui ?
Si la réponse est incorrecte ou incomplète, posées les questions restées sans réponse, dans l’ordre suivant :
1. en quelle année sommes-nous ?
2. en quelle saison ?
3. en quel mois ?
4. quel jour du mois ?
5. quel jour de la semaine ?
Je vais vous poser maintenant quelques questions sur l’endroit où nous trouvons :
6. quel est le nom de l’hôpital où nous sommes ?
7. dans quelle ville se trouve-t-il ?
8. quel est le nom du département dans lequel est située cette ville ?
9. dans quelle province ou région est situé ce département ?
10. A quel étage sommes-nous ?
Apprentissage /3
Je vais vous dire trois mots ; je vous voudrais que vous me les répétiez et que vous essayiez de les retenir car je vous les redemanderai tout à l’heure :
11. cigare citron fauteuil,
12. fleur clé tulipe,
13. porte ballon canard.
Répéter les 3 mots.
Attention et calcul / 5
Voulez-vous compter à partir de 100 en retirant 7 à chaque fois ?
14. 93------15. 86------16. 79------17. 72------18. 65
Pour tous les sujets, même pour ceux qui ont obtenu le maximum de points, demander : voulez-vous épeler le mot MONDE à l’envers ?
Rappel / 3
Pouvez-vous me dire quels étaient les 3 mots que je vous ai demandés de répéter et de retenir tout à l’heure ?
11. Cigare citron fauteuil,
12. fleur clé tulipe,
13. porte ballon canard.
Langage / 8
22. Montrer un crayon.  Quel est le nom de cet objet ?
23. Montrer votre montre.  Quel est le nom de cet objet ?
24. Ecoutez bien et répétez après moi : « PAS DE MAIS-DE SI-NI DE ET »
Poser une feuille de papier sur le bureau, la montrer au sujet en lui disant : Ecoutez bien et faites ce que je vais vous dire :
25. Prenez cette feuille de papier avec votre main droite,
26. pliée la en deux,
27. et jetez-la par terre.
28. Tendre au sujet une feuille de papier sur laquelle est écrit en gros caractère : « FERMEZ LES YEUX » et dire au sujet : Faites ce qui est écrit.
29. Tendre au sujet une feuille de papier et un stylo, en disant : voulez-vous m’écrire une phrase, ce que vous voulez, mais une phrase entière.
Praxies constructives / 1
30. Tendre au sujet une feuille de papier et lui demander: voulez-vous recopier ce dessin en fermant les yeux ?
(Un dessin simple : deux rectangles prolongés par un triangle et se croisant à angle droit). Selon une recommandation de l'ANAES, un score (1 point par question) rendu en fin de test inférieur ou égal à 24 points permet d'évoquer un état de conscience altéré et d'orienter vers le diagnostic de la démence. Le score est modulé et pondéré en fonction d'une grille de points correspondants à l'origine socio-culturelle de la personne, son niveau d'étude et à la durée totale de l'examen. En fonction des sous-scores de chacune des parties, le type de démence peut être précisé : les troubles mnésiques orientent davantage sur le diagnostic de démence type Alzheimer, alors que les déficits de l'attention orientent sur le diagnostic d'une démence sous-corticale, un syndrome frontal ou encore une démence vasculaire.

Réf. version consensuelle du GRECO (Groupe de Réflexion sur les Evaluations Cognitives)

Folstein (minimental test de), ANAES, Alzheimer (maladie d'), démence sous-corticale, syndrome frontal, démence vasculaire

[H1, H3]

Édit. 2018

modèle n.m.

model

Représentation imagée d’un système ou mécanisme dont la nature n’est pas rigoureusement établie, p. par exemple modèle atomique, modèle de mort cellulaire.
Il rend compte des faits observés sans prétendre représenter la réalité. Il peut guider des recherches pour approcher celle-ci. Il permet éventuellement d’élaborer des formules mathématiques qui se prêtent à des calculs prévisionnels.

Étym. lat. modulus : modèle

modèle animal l.m.

animal model

Etat pathologique d'origine génétique ou induit expérimentalement qui, dans une espèce animale, présente des homologies plus ou moins étendues avec un état pathologique rencontré chez l'Homme.
On distingue les modèles homologues, dans lesquels les pathologies observées chez l'Homme et chez l'animal sont la conséquence d'un déterminisme génétique et de mécanismes physiopathologiques identiques, et les modèles analogues dans lesquels les mécanismes responsables sont différents mais conduisent à un état pathologique et une symptomatologie comparables.

modèle atomique l.m.

atomic model

Représentation imagée de la structure de l’atome.
Au XIXe siècle, l'atome est considéré comme une petite boule de matière insécable, susceptible d’entrer en réaction chimique avec d’autres, de nature différente. En 1902 Thomson propose un modèle statique, agrégat de protons et d’électrons. En 1911 Rutherford élabore un modèle dynamique, avec un noyau très concentré, contenant la quasi-totalité de la masse, chargé positivement, et autour duquel gravitent des électrons. Ce modèle, perfectionné par Bohr (1913) avec la quantification des couches électroniques et Sommerfeld (1916) avec l’introduction des nombres quantiques, reste le plus courant. Des modèles plus perfectionnés dans la structure du noyau, les forces intranucléaires et leurs vecteurs, ont été développés par les spécialistes de la physique nucléaire et de la mécanique ondulatoire.

J. J. Thomson, Sir, physicien britannique (1856-1940) prix Nobel de physique en 1906 ; 
E. Rutherford, Sir, physicien britannique (1871-1937) prix Nobel de chimie en 1908 ;
N. Bohr, physicien danois (1885-1962), prix Nobel de physique en 1922; A. Sommerfeld, physicien allemand (1868-1951)

Cox (modèle de) l.m.

Cox model

Méthode d’analyse multifactorielle pour des variables censurées.
Les résultats s’expriment sous forme de risque relatif instantané avec leurs intervalles de confiance.

R. T. Cox, physicien américain (1946) ; D. Cox, Sir, mathématicien, statisticien britannique (1972)

variable censurée, risque relatif, intervalle de confiance

[E1]

Édit. 2020

modèle du choix de la copie l.m.

copy-choice model

Modèle moléculaire de recombinaison génétique de l'ADN selon lequel, lors de la réplication, l'ADN polymérase passerait d'un brin d'une molécule à un brin d'une autre molécule et produirait ainsi un nouveau brin recombiné.

cassure-et-réunion (modèle de la)

modèle moléculaire boules-bâtonnets l.m.

balls-sticks molecular model

Construction d’une molécule dans l’espace, les atomes étant représentés par des boules et les liaisons chimiques par des bâtonnets.

[C1]

Édit. 2019

risques proportionnels (modèle de) l.m.

proportional hasard model

Hypothèse nécessaire à l’utilisation du modèle de Cox pour les données censurées.

Cox (modèle de)

[E1]

Édit. 2020