accès aux informations à caractère médical l.m.
acces to medical information
Le droit de toute personne d’obtenir un accès direct à son dossier comportant des informations à caractère médical, concernant uniquement sa santé, est établi par la Loi du 4 mars 2002.
Ces informations, détenues par des professionnels et établissements de santé, sont formalisées ou ont fait l’objet d’échanges écrits entre professionnels de santé (alinéa 1 er de l’article L.1117-7 du Code de la santé publique).
Selon le Décret du 26 décembre 2016, toute personne ou structure, publique ou privée, à but lucratif ou non, peut sous certaines conditions, accéder aux données du Système national des données de santé (SNDS), après autorisation de la CNIL.
Le patient peut confier l’accès direct à ces données de santé à un médecin ou à toute personne de son choix, par exemple un avocat, disposant d’un mandat de l’intéressé. S’il s’agit d’un mineur le droit à l’accès des données est confié à la personne ayant l’autorité parentale. Dans le cas d’une tutelle, c’est le tuteur qui exerce le droit d’accès au nom de la personne. Dans le cas d’une curatelle, le patient peut avoir un accès direct aux données le concernant. Si la personne est décédée, les ayants droits peuvent avoir accès aux données, à condition que la personne décédée ne se soit pas de son vivant, opposée à cette communication, que le demandeur ait qualité d’ayant droit et que la demande soit motivée par une ou plusieurs des justifications suivantes : connaitre les causes de la mort, défendre la mémoire du défunt, faire valoir ses droits. La communication doit être faite au plus tard dans les huit jours suivant la demande et au plus tôt dans les 48 heures. Ce délai est de 2 mois, lorsque le dossier a plus de 5 ans.
Le décret d’autorisation de l’accès aux données du SNDS précise les institutions dotées « d’un accès permanent » et celles bénéficiant d’un accès ponctuel, sur autorisation de la CNIL. Le texte autorise la Caisse nationale des travailleurs salariés à contractualiser avec l'Institut national de la santé et de la recherche médicale) en tant que "coordinateur national d'infrastructures de recherche utilisant des données de santé". Un deuxième décret publié le 28 décembre, fixe "les modalités de demande d'autorisation de traitement de données à caractère personnel ayant pour fin la recherche, les études et les évaluations dans le domaine de la santé".
→ caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés, système national des données de santé
[E3]
Édit. 2018
caractère n.m.
character
1) En biologie : propriété morphologique, physiologique, écologique ou comportementale propre à un organisme donné.
Certains caractères sont innés, transmis génétiquement, d'autres sont acquis, résultant généralement de l'action de l'environnement. Un caractère peut être propre à une cellule, à un individu, à une population, à une espèce (caractère spécifique) ou à un groupe d'espèces et servir ainsi à sa reconnaissance taxinomique (caractérisation) ou encore traduire un état pathologique (ex.: caractères d'une cellule cancéreuse).
2) En génétique: trait particulier transmis génétiquement, sur un mode dominant ou récessif.
3) En Psychologie: manière habituelle et stable d’être, de sentir, de penser, d’agir et de réagir dans certains types de situations ou vis-à-vis de certains objets, propre à un individu ou à un groupe.
Ce mode relationnel et visible de la structure représenterait la composante affective, dynamique et psychogénétique de l’individu. Depuis les « caractères » de J. de La Bruyère, il s’agit aussi de l’aspect expressif du sujet tel qu’il est perçu par les autres.
→ personnalité, tempérament, caractère (troubles du), caractériel
[C,Q,H4]
caractère anal l.m.
prédomine le stade de développement libidinal anal et que se constituent des formations
réactionnelles destinées à lutter contre les exigences pulsionnelles liées à ce stade.
Les principaux traits sont l’avarice (déplacement sur l’argent du plaisir de la rétention fécale), l’amour de l’ordre et de la propreté (réaction contre le plaisir de souiller) et l’obstination (reproduction du plaisir de s’opposer). Le caractère anal est souvent dit sadique-anal pour souligner le rôle que jouent dans sa constitution l’agressivité et le plaisir de dominer autrui. Il existe une parenté certaine entre le caractère pathologique et la névrose de caractère obsessionnelle.
[H4]
caractère quantitatif l.m.
quantitative character, quantitative trait
Caractère génétique que l’on peut mesurer et dont la valeur est contrôlée par plusieurs gènes en interaction avec l’environnement.
L’activité métabolique, la taille, les concentrations de métabolites sont des exemples de caractères quantitatifs.
→ locus à caractère quantitatif
[Q1]
Édit. 2019
caractère génétique l.m.
genetic character
Caractère transmis d’une génération à l’autre selon les lois de l’hérédité.
G. Mendel, moine et naturaliste tchèque (1822-1884)
→ génotype, Mendel (lois de), phénotype
[Q1]
caractère génique l.m.
Caractère héritable dont on a établi le lien avec un ou plusieurs gènes par l’étude de sa
transmissibilité au travers de croisements et d’analyses de descendance.
On parle de caractère monogénique lorsqu’il résulte de l’expression d’un seul gène,
de caractère di- ou oligogénique quand deux ou un petit nombre de gènes sont impliqués;
les caractères polygéniques, ou multigéniques dépendent de l’expression de plusieurs gènes
dont les effets cumulatifs ne peuvent être identifiés individuellement.
→ caractère qualitatif, caractère quantitatif, locus quantitatif
[Q1]
caractère héréditaire l.m.
hereditary character
Terme déconseillé.
[Q1]
caractère indépendant l.m.
independent character
[Q1]
caractère lié l.m.
linked character
→ gène lié
[Q1]
caractère lié au sexe l.m.
sex linked character
Caractère génique non sexuel contrôlé par un ou plusieurs gènes portés par les chromosomes sexuels; son expression est donc variable en fonction du sexe de l’individu.
→ caractère sexuel, hétérochromosome, hétérosome
[Q1]
caractère mendélien l.m.
mendelian character
Caractère dont l’expression dépend de gènes portés par les chromosomes, et qui s’hérite selon les lois de Mendel.
→ caractère qualitatif, caractère quantitatif, locus quantitatif
[Q1]
caractère monogénique l.m.
monogenic character
[Q1]
caractère (névrose de) l.f.
character neurosis
[H3,H4]
caractère oligogénique l.m.
oligogenic character
[Q1]
caractère oral l.m.
oral character
Caractère défini par la persistance, chez un individu, après la première enfance, de traits qui reproduiraient ceux que l’on observerait chez le nourrisson, lorsque prédomine le stade de développement oral.
On y retrouverait un intérêt particulier pour ce qui concerne la zone buccale (succion, tabagisme) et la prise alimentaire (boulimie, réaction anorexique, gourmandise, alcoolisme).
Seraient rencontrés également des traits liés à ce que fut le style de relation du bébé avec son entourage: dépendance, avidité, égocentrisme, besoin continu d’amour inconditionnel.
Largement pris en compte dans les premiers travaux psychanalytiques, ce concept semble moins utilisé actuellement, quoiqu’il serve à définir une forme de caractère bien individualisée.
[H4]
caractère phallique l.m.
phallic character
Ensemble de traits de type paranoïaque : ambition, soif de l'autorité, intolérance à la critique, mais sans méfiance excessive (terme peu usité).
Le sujet fonctionne davantage dans la séduction que dans la persécution. Il s'agirait, selon certains, de la persistance, après la première enfance, d'une reproduction du sentiment de supériorité et de l'attachement narcissique à cette représentation de soi, lors de la découverte par le jeune garçon de la différence des sexes et de son rapport œdipien à la mère. D'où l'usage, également, du terme "phallique-narcissique " pour désigner aussi bien le stade de développement que le caractère qui lui fait suite.
D'autres auteurs retiennent surtout des défenses contre la dépression, analogues à celles des organisations limites.
W. Reich, psychiatre américain (1933)
[H4]
caractère phénotypique l.m.
phenotypic character
Élément de description du phénotype d’un être vivant, plus ou moins arbitrairement délimité par l’observateur.
[Q1]
caractère polygénique l.m.
polygenic character
[Q1]
caractère sexuel l.m.
sex character
Caractère génétique propre au phénotype sexuel d'un individu.
On distingue les caractères sexuels primaires liés aux organes de reproduction et les caractères sexuels secondaires qui sont sous l’influence des hormones sexuelles et qui concernent des particularités anatomiques (comme la stature, le développement de l'appareil musculaire, les phanères…), physiologiques et comportementales.
→ sexe
[Q1]
caractère sexuel primaire l.m.
primary sex character
[Q1]
caractère sexuel secondaire l.m.
secondary sex character
[Q1]
caractère (troubles du) chez l'adolescent l.m.
adolescent with character disorders
→ troubles du caractère chez l'adolescent
[H4]
caractère (troubles du) chez l'enfant l.m.
child with character disorders
E. Dupré, psychologue et psychiatre français, membre de l'Académie de médecine (1862-1921)
→ troubles du caractère chez l'enfant
[H4]
centre aéré à caractère sanitaire l.m.
Etablissement assurant l’hébergement d’enfants qui relèvent d’une affection nécessitant une convalescence, dont l’état général est atteint, ou qui doivent être soustraits à la contamination et séparés de leur milieu familial.
Ils assurent en régime d’internat, sous surveillance médicale, une cure hygiéno-diététique avec aération continue et une cure de repos associée à l’entraînement physique et intellectuel.
[E,O1]
névrose de caractère l.f.
character neurosis
Groupe nosologique discuté, d’ordre psychodynamique, dans lequel les symptômes névrotiques sont remplacés par des traits de caractère répétitifs et fixes qui, comme les symptômes, traduisent le conflit défensif.
Ces traits correspondent: soit à une des grandes organisations névrotiques symptomatiques (formes - ou "caractères", par abréviation - orale, phobique, obsessionnelle, paranoïaque, etc.); soit à une fixation à une étape du développement libidinal (oral, urétral, phallique).
Le caractère est alors une formation réactionnelle stable, qui protège le sujet contre l’angoisse mais irréalise et touche ses relations à l’autre, perçu a priori comme une menace. En fait, des symptômes mineurs peuvent se rencontrer, de même qu’un certain degré d’angoisse libre.
Les névroses de caractère sont souvent difficilement accessibles à une psychothérapie car les anomalies sont profondément inscrites dans la personnalité. Les formes graves peuvent évoquer un état limite.
[H3,H4]