hypomanie n.f.
hypomania
1. Disposition de la personnalité se traduisant par un état de subexcitation permanente avec activité et souvent créativité.
Il peut s'agir du premier signe d'un dérèglement thymique, se confirmant ultérieurement par la survenue d'accès dépressifs sévères (trouble bipolaire).
2. Épisode maniaque atténué, qui n'aboutit pas à un désordre des actes.
Certains auteurs proposent aujourd'hui la notion d'hypomanie brève récurrente. Ces états expansifs de quelques heures s'accompagnent d'une instabilité thymique qui peut justifier un traitement thymorégulateur.
Le taux de prévalence sur la vie entière, dans la population générale, de toutes les manifestations de type hypomaniaque confondues est de 3 à 10%.
Syn. tempérament hyperthymique
[H3]
tempérament et psychiatrie l.
temperament and psychiatry
Terme inspiré du concept très ancien d'unité du corps et de l'esprit, jusqu'à présent très peu utilisé en psychiatrie, qui a été défini par ex. comme l'expression et la contribution de la physiologie des gènes et de la constitution à la formation de la personnalité.
Le caractère serait le représentant des connaissances culturelles, des apprentissages, de l'histoire personnelle du sujet, et la personnalité proprement dite, le témoin et l'acteur de cette interaction entre inné et acquis.
C'est ainsi que rien ne permet d'exclure p. ex. l'existence d'un tempérament dépressif. Mais l'appréciation de la valeur opérationnelle de cette notion et de ses applications éventuelles pose toujours bien des questions.
J.C. Perry et G.E. Vaillant, psychiatres américains (1989)