Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

68 résultats 

post-mortem adj.

post-mortem
Qui suit la mort, par ex. une césarienne qui autrefois se pratiquait immédiatement après le décès de la mère.

caillot n.m.

clot

En biologie, produit de la coagulation du sang ou de la lymphe formé par la transformation du fibrinogène soluble en fibrine insoluble formant un réseau de fils qui enserre les éléments figurés (globules, plaquettes).
Formé dans un vaisseau, le caillot obstrue sa circulation et arrête la nutrition des tissus irrigués ou drainés, ce qui provoque la nécrose tissulaire si l’on ne perméabilise pas rapidement les vaisseaux (fibrinolyse).

Étym. lat. coagulum, déverbal de cogo : rassembler (cum : ensemble, ago : réunir)

→ caillot post mortem, caillot sanguin, fibrinolyse

[C,F4]

caillot postmortem l.m.

Après la mort, accumulation de matériaux sanguins, dans les veines et les cavités cardiaques.
Le caillot est élastique, lisse, n’adhère pas à la paroi, tantôt rouge avec quelques stries blanches, ressemblant à un caillot de conglutination, tantôt rouge dans sa partie déclive par la présence d’hématies et blanc-jaunâtre en superficie répondant à du plasma coagulé.

Étym. lat. coagulum, déverbal de cogo : rassembler (cum : ensemble, ago : réunir)

→ caillot

[F4,E3]

caillot sanguin l.m.

clot, coagulum

Réseau de fibrine insoluble contenant dans ses mailles des éléments figurés du sang.
Il se produit : in vitro, dans un tube à essai ; ou in vivo : hors des vaisseaux, lors d’un hématome ; dans la circulation sanguine artérielle, veineuse, capillaire, les cavités cardiaques où il est alors nommé thrombus, dont une partie détachée constitue l’embole.

Étym. lat. coagulare : cailler

Syn. coagulum

→ caillot

[F4]

rétraction du caillot l.f.

clot retraction.
Test de mesure fonctionnelle des relations entre les plaquettes sanguines et la fibrine au cours d'une coagulation en tube.
Elle est anormale dans les thrombasthénies type I.

artère post-centrale du nerf optique l.f.

Courte branche collatérale de l’artère centrale de la rétine, née immédiatement avant le point de pénétration de celle-ci dans le nerf optique.
Elle s’engage obliquement dans le nerf et se divise en deux branches à trajet axial, l’une dirigée en avant vers la lamina cribrosa de la sclère, l’autre, récurrente, vers le canal optique. Ce système artériel axial, d’où se détachent de fins rameaux radiaires, vascularise principalement le faisceau maculaire.

balanitis xerotica obliterans post operationem de Stuhmer l.f. (obsolète)

balanitis xerotica obliterans
Etat scléreux et synéchiant du prépuce et du gland. 
Il s'agit le plus souvent du stade avancé d'un lichen scléreux atrophique, bien que, très rarement, on puisse observer une fibrose ou des synéchies secondaires à d'autres maladies telles qu'une pemphigoïde cicatricielle ou une balanoposthite chronique non spécifique. Le Syn. balanite cicatricielle qui tend à remplacer cette ancienne appellation.

A. Stuhmer, dermatologiste allemand (1928)

Étym. gr. balanos : gland

→ balanite, lichen scléreux, pemphigoïde, balanoposthite

Édit. 2017

cécité corticale, retard mental et polydactylie post-axiale l.m.

cortical blindness, retardation and postaxial polydactyly

Association syndromique avec cécité d'origine corticale, retard mental et faciès caractéristique.
Cécité avec altération des PEV. Le retard mental est sévère, il s'y ajoute hypertonie, rigidité, spasticité et hyperréflexie. Il existe par ailleurs un nanisme, avec front proéminent, large et bosses frontales. Le philtrum est long, il y a un rétromicrognatisme et un palais ogival. La polydactylie touche les membres supérieurs et inférieurs. Le décès a lieu dans l'enfance. Une famille de trois enfants a été signalée. L’affection est autosomique récessive (MIM 218010).

A. Hernández, médecin généticien mexicain (1985)

[P2,Q2]

centre de post-cure l.m.

post-cure centre

Structure destinée à prendre en charge des malades sortis de l'hôpital et en voie de guérison, en vue de compléter leur traitement et de les réadapter à la vie sociale, voire professionnelle.
Ces centres n'existent que sous la forme de foyers de postcure tels qu'ils ont été définis par l'arrêté du 14 mars 1986 relatif aux équipements et services de lutte contre les maladies mentales comportant des possibilités d'hébergement, et qui sont encore peu nombreux en France.
Recevant des malades pour la soirée et la nuit, ils comportent une équipe médicale et paramédicale réduite. Mais l'expérience montre qu'ils ont tendance à se remplir de malades chroniques peu mobilisables et que, paradoxalement, ils doivent assurer des soins plus importants que prévus. Car les malades chroniques purement déficitaires sont rares et ils traversent des périodes aigües.
La post-cure des malades mentaux est également assurée dans toutes les structures intermédiaires : centres médicopsychologiques avant tout, appartements thérapeutiques, hôpitaux de jour, etc., mais aussi dans les cabinets des psychiatres privés ou les maisons de repos spécialisées.

[E]

chéloïde post-cicatricielle l.f.

post cicatricial keloid

Variété de chéloïde apparaissant sur une cicatrice traumatique (incision opératoire ou rituelle, brûlure) ou lésionnelle (vaccination, lésions post-inflammatoires de l'acné), chez des sujets qui y sont prédisposés.
Elle se développe peu après la cicatrisation, régresse parfois en partie au cours de la première année, mais reste ensuite stationnaire.

[F5,J1]

cytostéatonécrose post-traumatique l.f.

posttraumatic nodular fat necrosis ou panniculitis

Panniculite aigüe caractérisée par une nécrose adipeuse, provoquée par un traumatisme et survenant généralement chez des sujets obèses, le plus souvent des femmes, et surtout dans la région mammaire.

[J1]

diabète post-transplantation l.m.

posttransplant diabetes

Il correspond à l’hyperglycémie chronique apparaissant de novo au décours d’environ 20% des greffes d’organe, constituant une cause de diabète secondaire, iatrogène.
La corticothérapie a longtemps représenté la principale médication immunosuppressive, utilisée à fortes doses, dont l’effet hyperglycémiant s’explique par la résistance à l’insuline et l’inhibition de sa sécrétion pancréatique. Les doses ont pu en être réduites avec l’utilisation de la ciclosporine A, médication inhibitrice de la calcineurine, qui apparaît comme la médication immunosuppressive la moins diabétogène. Le tacrolimus, un autre inhibiteur de la calcineurine, possède un pouvoir diabétogène dose-dépendant, par effet cytotoxique direct sur les cellules béta-langerhansiennes, une inhibition de la libération et de l’action de l’insuline. Le mycophénolate mofétil et le sirolimus ont aussi un pouvoir hyperglycémiant.
En dehors de la nature et de la dose de la médication immunosuppressive, interviennent aussi l’âge, le poids, l’infestation par le virus de l’hépatite C… dans le risque d’apparition du diabète.
Ce diabète posttransplantation impose des précautions diététiques, conduit souvent à l’introduction de médications orales : metformine, répaglinide, thiazolidinediones, sulfonylurées (en sachant que ces dernières médications majorent le taux de la cyclosporine). Le recours à l’insulinothérapie est parfois nécessaire.

→ greffe d'organe, diabète cortisonique, ciclosporine, tacrolimus, mycophénolate mofétil, sirolimus, calcineurine, metformine, répaglinide, sulfonylurées

[R1,M3,L1]

Édit. 2017

maculopathie post éclipse solaire l.f.

sun eclipse maculopathy

Atteinte rétinienne consécutive à l’observation d’une éclipse solaire, sans verres protecteurs.
Cette maculopathie est la conséquence d’une brûlure centrofovéolaire qui se traduit par une tache jaunâtre avec un halo brun rougeâtre, un aspect de pseudo-trou fovéolaire, des microfuites à l’angiographie fluorescéïnique et un effondrement de la sensibilité fovéolaire.
La gravité de l’atteinte est indépendante de la durée d’exposition. Le traitement curatif (par cortisone à haute dose), doit être précoce L’électrorétinogramme multifocal permet de mettre en évidence des déficits séquellaires, indétectables par les autres méthodes.
La prévention de la maculopathie repose sur l’utilisation de verres filtrants.

→ phototraumatisme rétinien

[P2]

Édit. 2019

extinction de gène post transcriptionnelle n.f.

post transcriptional gene silencing

Dégradation d’un ARNm cible par l’introduction dans la cellule d’ARN non codant ou d’ADN simple ou double brin, de séquence courte (12-25 nucléotides) bloquant ainsi la synthèse de la protéine correspondante.
Plusieurs méthodes ont été proposées dont trois fréquemment utilisées sont les suivantes : l’ARN interférence par des siARN (petits ARN interférents ou « small interfering ARN »), l’ARN interférence par des shARN (petits ARN en épingle à cheveu ou « small hairpin ARN »), la dégradation de l’ARNm par des ASO (oligonucléotides antisens ou « allele-specific oligonucleotide »). Les deux premières techniques utilisent des micro ARN interférents. Les siARN sont des petites séquences d’ARN simple ou double brin. Introduits dans la cellule, ils sont reconnus par le complexe RISC (« RNA-induced silencing complex »), complexe de protéines les incorporant et permettant ainsi leur hybridation avec l’ARNm cible et, en conséquence sa dégradation et l’arrêt de la traduction. Les ASO sont des courtes séquences d’ADN simple brin qui se lient à l’ARNm cible. L’hybridation est suivie du clivage du complexe ARN-ADN et de la dégradation de l’ARNm par une enzyme endogène, la RNase H.

[Q1]

Édit. 2018  

facilitation post-tétanique l.m.

posttetanic facilitation

→ monitorage de la curarisation

[F3]

Édit. 2017

fœtus post-mature l.m.

post-mature fetus, post-term fœtus

Fœtus dont l’âge gestationnel est supérieur à 41 semaines et 4 jours d’aménorrhée et qui risque, du fait de la sénescence placentaire une souffrance aigüe en cours de travail ou une mort in utero.
Le terme de la grossesse est une donnée statistique qui peut pour une minorité de femmes être dépassée sans complication. Les signes cliniques de la post-maturité, peau sèche sans vernix, desquamation palmoplantaire, s’apprécient facilement à la naissance.

Étym. lat. fetus grossesse, qui porte le fruit de la fécondation

[O3,O6]

Édit. 2018

hamartoblastome hypothalamique, hypopituitarisme, imperforation anale et polydactylie post-axiale l.m.

hypothalamic hamartoblastoma, hypopituitarism, imperforate anus, and postaxil polydactylie

P. D. Pallister pédiatre et généticien américain et Judith Goslin Hall, médecin généticienne américaine (1980)

→ Pallister-Hall (syndrome de)

[O1,Q2]

Édit. 2015

hémiplégie post-critique l.f.

postictal hemiplegia

R. B. Todd, physiologiste britannique (1849)

→ Todd (paralysie de)

[H1]

Édit. 2015

hexadactylie post axiale l.f.

postaxial hexadactyly

Malformation congénitale de la main comportant la présence d’un sixième doigt sur le bord postaxial de la main (partie ulnaire, postérieure par rapport à l’axe de la main).
L’aspect du segment surnuméraire est très variable : tantôt doigt bien formé avec son métacarpien, plus souvent ébauche digitale et, au minimum, ébauche digitiforme sessile ou relié par un pédicule plus ou moins fin, sans squelette osseux. Une hexadactylie du pied peut lui être associée. L’existence d’autres malformations est fréquente et certaines héxadactylies post axiales font partie d’un syndrome malformatif avec souvent des anomalies cardiaques et urogénitales : syndromes de Bardet-Bield, de Meckel-Gruber, D’Ellis-Van Creveld, de Fanconi, de McKusisck- Kaufman, de Smith-Lemli-Opitz, etc.
Une forme isolée héréditaire est liée à une mutation en 7q13, locus codant pour le facteur de transcription CGI3 ou à une mutation en 13q21.

G. L. Bardet, médecin français (1920) ; A. Biedl, anatomopathologiste et endrocrinologue hongrois (1922) ; J. F. Meckel, anatomiste allemand (1822) ; G. B. Gruber, anatomopathologiste allemand (1934) ; R. W. Ellis, pédiatre britannique et S. Van Crefeld, pédiatre néerlandais (1940) ; G. Fanconi, pédiatre suisse, membre de l’Académie de médecine (1951) ; V. A McKusick, membre de l’Académie de médecine (1964) et R. L Kaufman (1982) médecins généticiens américains ; D. W. Smith, pédiatre américain, L. Lemli, pédiatre belge, J. M. Opitz , pédiatre et généticien américain (1964)

Étym. gr. hex : six ; daktulos : doigt

→ Polydactylie, Bardet-Bield (syndrome de), Meckel-Gruber (syndrome de), Ellis-Van Creveld (syndrome de), Fanconi(syndrome de), McKusisck- Kaufman (syndrome de), Smith-Lemli-Opitz (syndrome de)

[A1]

Édit. 2015

kératalgie post-traumatique l.f.

traumatic keratalgia

Érosion épithéliale, le plus souvent linéaire, provoquée par un coup d'ongle, une page de livre, une feuille d'arbre.
La guérison se fait en quelques heures avec réapparition possible de l'érosion à rythme variable, généralement le matin au réveil. Il y aurait un défaut d'adhérence de l'épithélium cornéen réparé à la cornée par reconstitution incomplète des hémidesmosomes.

maladies lympho-prolifératives post transplantation d'organes (PTLD) l.f.p.

→ tumeurs à cellules B matures, T matures, NK, histiocytaires, et maladie de Hodgkin (classification OMS juin 2016)

nécrose cérébrale post-radiothéraphique l.f.

post-radiotherapeutic cerebral necrosis

→ radiothérapie (complications nerveuses de la)

névrose post-traumatique l.f.

posttraumatic neurosis

→ traumatisme somatique et névrose

nodule post-opératoire à cellules fusiformes l.m.

postoperative spindle cell nodule

Lésion réactionnelle pseudonéoplasique survenant dans la région génitale ou la cavité buccale, mais également sur la peau, après un traumatisme ou une intervention chirurgicale, et histologiquement apparentée à la fasciite nodulaire.
Elle est constituée de faisceaux de cellules fusiformes entrelacés situés dans un stroma myxoïde richement vascularisé ; les mitoses y sont relativement nombreuses mais non atypiques ; les cellules expriment la vimentine et parfois la desmine et l’actine musculaire spécifique ; elles ne contiennent pas de kératine. Lésion bénigne, son traitement est chirurgical.

C. M. Manson, histopathologiste britannique (1995)

nodule post-scabieux l.m.

scabetic nodule

Papulonodule prurigineux observé au cours de la gale, en particulier sur les coudes, les organes génitaux et dans les aisselles, correspondant à des réactions inflammatoires lymphocytaires autour de parasites morts, pouvant persister plusieurs semaines ou mois après traitement.

Syn. nodule scabieux

→ nodule scabieux, gale

| /3 | page suivante