Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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fibrinolyse n.f.

fibrinolysis

Processus enzymatique de dissolution de la fibrine pouvant être la cause d'hémorragies graves.
A l'état normal il n'y a guère de fibrinolyse. Elle participe avec l'hémostase primaire et la coagulation à l'homéostasie du sang par le maintien d'un équilibre entre coagulation et thrombose.
Le système fibrinolytique est régi par un équilibre entre activateurs et inhibiteurs. Il y a hyper- ou hypofibrinolyse si l'équilibre physiologique est rompu. L'hyperfibrinolyse résulte d'une activation anormale du système fibrinolytique due soit à une augmentation des activateurs tissulaires du plasminogène (libération, sécrétion ou injection d'activateurs du plasma), soit à une activation de la coagulation par des analogues enzymatiques et à la thrombinoformation par stimulation de la voie intrinsèque XII dépendante et diminution de facteurs inhibiteurs en particulier α2-antiplasmine.
La fibrinolyse anormale est rarement isolée (fibrinolyse primaire ou primitive de la chirurgie cardiaque ou portocave). Elle est en général secondaire (fibrinolyse réactionnelle) à une thrombose (participant à la lyse du caillot) ou surtout à une coagulopathie de consommation (CIVD).
Enfin la fibrinolyse peut être thérapeutique pour agir contre une thrombose aigüe, en général artérielle, p. ex. coronaire ou carotide, plus rarement veineuse. On utilise alors la streptokinase ou l'urokinase.
Le traitement d'une fibrinolyse fait appel aux antifibrinolytiques (aprotinine, acide épsilon-aminocaproïque, acide tranexamique). Le traitement des fibrinolyses secondaires, associées à une CIVD ou à des excès de traitement fibrinolytique, doit tenir compte du caractère réactionnel et éventuellement bénéfique de la lyse.

Étym. lat. fibra : filament ; gr. luein : dissoudre

fibrine, coagulopathie de consommation, facteurs de coagulation, CIVD, antiplasmine, antifibrinolytique

[C1,F1,F4]

Édit. 2018