capacité totale des poumons l.f.
total capacity
Volume d'air dans les poumons et les voies aériennes en fin d'inspiration maximale.
[C2,K1]
artères des segments subsupérieurs de la pyramide basale des poumons l.f.p.
R. subapicalis (pars basalis-arteria pulmonis), R. subsuperius
Rameaux artériels destinés aux segments subapicaux, lorsqu'ils existent.
Il en est 2 types : les artères pour les segments subsupérieurs hauts et celles pour les subsupérieurs bas dont la présence est fonction du territoire bronchique subsupérieur correspondant.
inferior subapicalis artery (basal part-pulmonary artery)
Syn. anc. artères des segments subapicaux de la pyramide basale
[Terme retenu dans la Nomina Anatomica de 1955,éliminé ultérieurement]
diffusion (capacité de) des poumons l.f.
diffusion lungs capacity
Rapport entre le débit d'un gaz g et sa différence de pression partielle motrice entre l'alvéole et le capillaire pulmonaire (ou plus exactement l'intérieur de l'hématie).
Elle se mesure en mL/min/mm de Hg, on l'exprime aussi maintenant en mL/min/hPa .
La formule
valable pour un alvéole, a été généralisée à l'ensemble des poumons bien qu'elle soit alors très approximative étant donné l'inhomogénité de la ventilation et de la circulation pulmonaires. Elle est pourtant utile en clinique pour caractériser les troubles de diffusion des gaz lors de leur passage de l'air au sang. A côté des éléments correspondants à la surface et à l'épaisseur de la membrane alvéolaire, figurés par Dm, il faut encore tenir compte du volume Qc du sang capillaire pulmonaire dans lequel le gaz se fixe avec une vitesse de fixation de sorte qu'on a (par analogie avec un circuit électrique :
formule qui explicite le rôle des deux éléments.
En pratique, la capacité de diffusion de l'oxygène, DLO2, peut difficilement se mesurer en régime stable à partir de la PaO2 en utilisant la formule initiale (la PaO2 est un peu plus faible que celle des capillaires pulmonaires) et de la PAO2, mal représentée par l'air de fin d'expiration, de sorte que cette mesure très approximative et peu fidèle n'est pratiquement pas utilisée en clinique.
Mais la formule initiale se simplifie pour les gaz qui, à très faible concentration, ont une très grande affinité pour l'hémoglobine, tel le monoxyde de carbone, CO, parce que la PCO est alors quasi-nulle à l'intérieur des globules rouges et la vitesse de fixation sur l'hémoglobine est très grande. On peut alors écrire :
DLCO = V'CO/PA CO.
Par conséquent la détermination de la capacité de diffusion des poumons au CO, plus facile à mesurer et mieux définie que la capacité de diffusion des autres gaz, sert de méthode de référence.
La DLCO est d'environ 40 mL/min/hPa au repos et de 44 mL/min/hPa à l'exercice chez le sujet normal. Elle est augmentée dans les cardiopathies avec court-circuit gauche-droit, diminuée légèrement au cours de la grossesse et fortement dans les pneumopathies.
La mesure de la DLCO se fait principalement par la méthode en apnée (Marie Krogh, 1915) ou par celle d'équilibration.
En ce qui concerne les autres gaz, notamment les gaz anesthésiques l'on se base sur les propriétés physiques du gaz considéré : masse moléculaire, solubilité dans la membrane (pratiquement celle dans l'eau). La capacité de diffusion est proportionnelle au coefficient de solubilité et inversement proportionnelle à la racine carrée de la masse moléculaire du gaz. On utilise la capacité de diffusion du CO, de masse moléculaire 28 comme référence : la formule donnée à l'article «diffusion», ci-dessus, devient pour un gaz g, de masse moléculaire Mg,
avec α CO = 0,0217 g/L à 37°C :
Etant donné tout ce qu'a de conventionnel la notion de capacité de diffusion pulmonaire, la généralisation de cette formule aux autres gaz que le CO ne peut donner qu'un ordre de grandeur. Pour l'azote, de masse moléculaire 28, le coefficient de proportionnalité, rapport des coefficients de solubilité, est égal à 0,67 et le rapport sous la racine est égale à l'unité, on a donc :
DLN2 = O, 67 DLCO.
Etant donné la grande solubilité du dihydroxyde de carbone dans l'eau (1,0522 g/L, soit 600 mL/L à 37°C), le CO2 a une capacité de diffusion de l'ordre de DLCO2 = 1500 mL/min/hPa, elle est 20 fois plus grande que celle de l'oxygène. De ce fait l'écart alvéolocapillaire de pression partielle de CO2 est très faible : pour un débit de dihydroxyde de carbone normal au repos, V'CO2 = 130 mL/min, l'écart alvéolo-capillaire du CO2 est inférieur à 0,1 mm de Hg, c'est-à-dire de l'ordre de grandeur des erreurs de mesure, ce qui justifie l'hypothèse d'Enghoff : PACO2 = PaCO2 .
August Krogh, prix Nobel de médecine en 1920 et Marie Krogh-Jørgensen, physiologistes danois (1910)
Syn. capacité de transfert pulmonaire, constante de diffusion pulmonaire
→ capacité, diffusion, diffusion pulmonaire (mesure de la), physiologie respiratoire (symboles de)
fissure surnuméraire des poumons l.f.
→ scissure surnuméraire des poumons
[A1]
Édit. 2018
scissures surnuméraires des poumons l.f.p.
supernumerary lung fissures
Fentes très incomplètes parfois seulement ébauchées tendant à isoler un, voire deux segments du territoire d'un lobe pulmonaire.
Du côté droit, la moins rare est une scissure transversale isolant incomplètement le segment supérieur du lobe inférieur. Exceptionnelle est une ébauche de scissure isolant en partie le segment basal médial.
À gauche, une ébauche de scissure horizontale tend parfois à isoler le culmen de la lingula. Elle s'observe dans 10% des cas. Son caractère complet est tout à fait exceptionnel. Des ébauches de scissures rares peuvent être observées, comme, à droite, au niveau du segment supérieur ou basal médial du lobe inférieur.
Syn. fissures surnuméraires
poumons de face l.m.p.
postero-anterior chest, p.a.chest x ray
En imagerie médicale, incidence projetant le thorax de face, dans la mesure du possible sur le sujet en position debout et en inspiration profonde, le tube à rayons X à une distance minimale de 1,80 m, ce qui justifie l'autre expression "téléthorax".
Expression passée dans le langage des demandes d'examens radiographique.
Chez un sujet adulte normal, l'inspiration profonde permet de voir au moins cinq arcs costaux antérieurs au-dessus de la coupole droite.
Cet examen, le plus fréquemment demandé, a servi jusqu'aux années 1980, au dépistage de masse de la tuberculose.
Suivant l'état du patient, on est parfois obligé de le réaliser en position assise, voire en décubitus dorsal, chez les insuffisants respiratoires, les opérés ou les malades de réanimation. Ces conditions d'examen ne sont pas optimales, mais permettent cependant des clichés interprétables.
absence totale de vision des couleurs et myopie forte l.f.
total colourblindness with myopia
[P2]
Édit. 2016
cataracte totale congénitale avec opacités des sutures postérieures chez les femmes vectrices l.f.
congenital total cataract with posterior sutural opacities in heterozygotes
Cataracte nucléaire donnant une altération sévère de la vision chez les garçons.
Les femmes vectrices présentent également des opacités nucléaires mais n'ont qu'une légère baisse d'acuité visuelle. Le gène est en Xp. L'affection est récessive, liée au sexe (MIM 302200).
F. B. Walsh et M.E. Wegman, ophtalmologistes américains (1937)
[P2,Q2]
achromatopsie congénitale totale incomplète l.f.
blue cone monochromacy
→ achromatopsie congénitale incomplète avec amblyopie
[P2,Q2]
Édit. 2017
aplasie utérine totale l.f.
congenital absence of the uterus
Absence congénitale d'utérus par aplasie totale des canaux de Müller.
Il en existe quatre types, les trois premiers étant des variétés létales :
- type 0 : sans organes génitaux ni organes urinaires,
- type 1 : sans voies génitales ni organes urinaires mais avec deux ovaires,
- type 2 : sans utérus ni vagin ni organes urinaires mais avec deux ovaires et deux ébauches de trompes,
- type 3 : sans utérus ni vagin, mais avec deux ovaires, deux trompes et d’un côté un appareil urinaire normal.
Étym. gr. a privatif ; plassein : façonner
capacité pulmonaire totale l.f.
total lung capacity (TLC)
Volume de gaz présent dans le thorax en fin d'inspiration complète, égal à la somme des volumes mobilisables et non mobilisables soit de la capacité vitale et du volume résiduel.
Les résultats s'expriment en valeur absolue, LBTPS, et en pourcentage de valeurs théoriques dépendant de l'âge, de la taille et du sexe du sujet.
Sigle CPT
[C2,K1]
capacité totale de fixation du fer l.f.
total iron binding capacity (TIBC)
Somme du fer sérique et de la quantité de fer que peut lier la transferrine, protéine porteuse.
La quantité de fer fixable sur sa protéine porteuse dépend de la concentration de cette transferrine qui est synthétisée par le foie.
Sigle CTFF
[C2,F1]
cataracte nucléaire totale l.f.
nuclear total cataract
Opacités du noyau embryonnaire et surtout fœtal, ponctuées denses ou confluantes aux limites irrégulières.
La plus fréquente des cataractes congénitales sévères avec mauvaise acuité visuelle. La transmission récessive est très rare. L’affection est autosomique dominante (MIM 116400).
A. L. Brown, ophtalmologiste américain (1924)
[P2,Q2]
cataracte totale congénitale l.f.
cataract, total congenital
Cataracte dense, visible à la naissance.
Observée dans une translocation 3p-4p.
L’affection est autosomique dominante (MIM 116700).
M. Meissner, ophtalmologiste autrichien (1933)
[P2,Q2]
cécité totale aux couleurs l.f.
colour blindness total
[P2,Q2]
cellulectomie pelvienne totale l.f.
extended hysterectomy
Colpohystérectomie chirurgicale élargie avec lymphadénectomie et colpectomie large et exérèse étendue des ailerons sus et sous-urétéraux.
M. Dargent, membre de l'Académie de médecine et G. Guillemin, chirurgiens français (1950)
[N2]
colectomie totale l.f.
total colectomy
Exérèse totale du cadre colique, depuis la fin de l'iléon jusqu'à l'ampoule rectale, rétablissant l'évacuation fécale, soit par le maintien de la fonction anale, soit par un anus cutané définitif.
Les indications de cette intervention majeure sont la rectocolite ulcérohémorragique diffuse, ou une polypose généralisée.
[L2]
colpohystérectomie totale élargie l.f.
extended total hysterectomy
Hystérectomie avec annexectomie, élargie à une exérèse des paramètres après dissection des uretères, complétée par une exérèse plus ou moins étendue du vagin, pratiquée dans les cancers du col de l’utérus.
E. Wertheim, gynécologue autrichien (1900)
Syn. opération de Wertheim
[O3]
cystectomie totale l.f.
total cystectomy
Ablation chirurgicale de la totalité du réservoir vésical, adaptée au traitement des lésions bénignes diffuses de la paroi vésicale (petites vessies scléreuses, papillomatose vésicale).
Elle enlève le trigone mais respecte le col vésical. Elle nécessite une entérocystoplastie de remplacement avec réimplantation urétérale bilatérale, ou une dérivation urinaire définitive.
→ dérivation urinaire, entérocystoplastie
[M2]
cystectomie totale élargie l.f.
radical cystectomy
Ablation totale de la vessie à visée carcinologique, adaptée au cancer infiltrant de vessie : elle enlève également le tissu cellulaire périvésical et le péritoine sus-vésical, est associée à une lymphadénectomie pelvienne bilatérale et souvent une prostatectomie totale.
Chez la femme elle comporte une hystérectomie totale élargie avec colpectomie antérieure, réalisant une pelvectomie antérieure. Dans les deux sexes elle peut être associée à une uréthrectomie totale. Elle est suivie d'une entérocystoplastie de remplacement si la localisation et l'exérèse de la tumeur le permettent, et dans le cas contraire une dérivation urinaire définitive.
→ prostatocystectomie totale, pelvectomie antérieure, entérocystoplastie, uréthrectomie
[M2]
fer (capacité totale de fixation du) l.f.
total iron binding capacity (TIBC)
Sigle CTFF
→ capacité totale de fixation du fer
[C2,F1]
Édit. 2018
flèche totale l.f.
overall sagitta
Distance mesurée le long de l'axe de symétrie du pôle postérieur de la zone centrale au plan tangent au bord.
[I2]
Édit. 2018
flore totale l.f.
total cell count, viable cell count
1) Ensemble des microorganismes, en général unicellulaires, présents dans un volume donné d'un échantillon, et dénombrés par examen microscopique direct, par filtration sur membrane ou à l'aide d'un compteur de cellules.
2) Ensemble des microorganismes revivifiables présents dans un échantillon, dénombrés indirectement par culture.
Le milieu de culture ayant une composition donnée et les conditions d'incubation étant déterminées, on ne peut prétendre obtenir le développement de la totalité des germes. Il est préférable de préciser : coliformes totaux, flore aérobie mésophile totale, etc.
[B3,D1]
Édit. 2018
gastrectomie totale l.f.
Ablation de la totalité de l'estomac, indiquée dans les cancers gastriques intéressant le cardia ou le fundus, avec association de curage ganglionnaire des pédicules vasculaires de l'estomac.
Une autre indication est représentée par le syndrome de Zollinger-Ellison, afin de supprimer la sécrétion acide stimulée par le gastrinome. Le rétablissement de la continuité digestive se fait par anastomose œso-duodénale ; la splénectomie est parfois associée.
R. M. Zollinger, membre de l'Académie de médecine et E. H. Ellison, chirurgiens américains (1955)
hauteur totale de la face l.f.
total height of the face
Hauteur de la face avec la mandibule; elle se mesure du nasion au gnathion.
[A1]
Édit. 2015