table de calcul des cotes et des risques
| Table de calcul des cotes et des risques | |||
| sujets exposés | sujets non exposés | Risques | |
| Nombre de sujets malades | a | B | rm = a/a+b |
| Nombre de sujets indemnes | c | D | ri = c/c+d |
| Cotes | Ca = a/c | Cb = b/d | |
| Rapport de cotes | OR = C a /Cb = ad/bc | ||
angle antérieur des côtes l.m.
[A1]
Édit. 2017
angle postérieur des côtes l.m.
[A1]
Édit. 2017
muscles courts élévateurs des côtes l.m.p.
musculi levatores costarum breves (TA)
levatores costarum breves
Douze petits muscles triangulaires situés dans la région postérieure du thorax, en arrière des muscles intercostaux externe.
Chacun d’eux s’insère sur un processus transverse et se termine sur la face externe de la côte sous-jacente.
muscles élévateurs des côtes l.m.p.
musculi levatores costarum (TA)
levatores costarum
Muscles subdivisés en muscles longs élévateurs des côtes et muscles courts élévateurs des côtes.
Tous agissent sur les côtes contribuant à l'extension, à l'inclinaison latérale et à la rotation de la colonne. Ils sont innervés par le rameau postérieur du huitième nerf spinal cervical et les rameaux postérieurs des nerfs spinaux thoraciques.
Syn. anc. muscles surcostaux, muscles suscostaux
muscles longs élévateurs des côtes l.m.p.
musculi. levatores costarum longi (TA)
levatores costarum longi
Muscles qui s'insèrent sur les processus transverses de la première et de la deuxième vertèbre thoracique. Ils se terminent respectivement sur la face externe de la troisième et de la quatrième côte.
Leur innervation est celle de tous les muscles élévateurs des côtes : les rameaux postérieurs du huitième nerf spinal cervical et du premier nerf spinal thoracique.
Syn. anc. muscles surcostaux longs
→ muscles élévateurs des côtes
rapport des cotes l.m.
odds ratio, OR
En épidémiologie, rapport d'une proportion définissant un évènement (cote) à son complément à l'unité (cote de l'évènement contraire).
Le calcul des probabilités est né de considérations sur les jeux de hasard (jeu de dés, de pile ou face, etc.). La notion de cote (p. ex. un cheval parié à 10 contre 1) offre une autre approche des probabilités, celle utilisée sur les champs de course.
Pour estimer le risque apporté par l'exposition à un germe infectieux, on compare un groupe de sujets non exposés à un groupe de malades, ce qui conduit à comparer 4 données : le nombre des malades exposés, a, et non exposés, b, celui des sujets indemnes exposés, c, et celui des indemnes non exposés, d.
À partir de là, on peut tirer des fréquences (prévalence de la maladie) ou des cotes. le rapport des cotes, OR = ad÷bc, est relié à la fréquence d'exposition des malades, risque subi par les malades, rm = a/(a+b) et à celle des sujets indemnes, risque subi par les indemnes, ri = c/(c+d), selon la relation
OR = rm/1-rm x 1-ri/ri.
Si la prévalence chez les sujets indemnes exposés est la même que celle de malades, rm = ri le rapport des cotes est égal à 1: il est alors peu probable que l'exposition intervienne dans la maladie : c'est l'hypothèse nulle, et le facteur de risque vaut rm/ri = 1.
Le rapport des cotes est un moyen simple pour évaluer la probabilité d'une cause (pollution, germe infectieux, etc) connaissant une population témoin, d'où l'emploi de cas-témoins.
Des tables numériques permettent de calculer la significativité du rapport des cotes. Le tableau ci-dessous fixe ces notions.
[E1]
artères ciliaires postérieures courtes l.f.p.
arteriae ciliares posteriors breves (TA)
short posterior ciliary arteries
Branches collatérales de l’artère ophtalmique.
Elles naissent par un à trois troncs se dirigeant vers le bulbe de l’œil en entourant le nerf optique. Elles perforent la sclère puis la choroïde où elles se ramifient jusqu’à l’ora serrata.
artères circonférencielles courtes de l'artère cérébrale postérieure l.f.p.
arteriae circonferentiales breves arteriae cerebri posterioris (TA)
short circumferential arteries of posterior cerebral arteri
Branches de l’artère basilaire et de l’artère cérébrale postérieure en amont de l’artère communicante postérieure.
Elles sont destinées à vasculariser la lame alaire du tronc cérébral.
artères gastriques courtes l.f.p.
arteriae gastricae breves (TA)
short gastric arteries
Collatérales courtes de l’artère splénique, au nombre de six à huit, aboutissant sur la face postérieure du fundus de l’estomac et sur la partie haute de la grande courbure.
Les groupes inférieur et moyen naissent des branches de division de l’artère liénale, au niveau du hile de la rate. Le groupe le plus élevé, une à deux artères destinées à la face postérieure du fundus, naît soit de la terminaison du tronc de l’artère liénale (c’est l’artère gastrique postérieure ascendante de Rio Branco), soit de l’artère polaire supérieure de la rate.
fibres d'association courtes du télencéphale l.f.
fibrae associationis breves telencephali (TA)
short association fibres of telencephalon
→ fibres d'association du télencéphale
[A2,H5]
Édit. 2018
syndrome d'anomalies digitales-fentes palpébrales courtes-atrésie oesophagienne ou duodénale
[A4,O6,Q2]
veines gastriques courtes l.f.p.
venae gastricae breves (TA)
short gastric veins
Veines satellites des artères gastriques courtes.
Elles drainent la face postérieure du fundus de l’estomac et la partie haute de la grande courbure gastrique. Elles gagnent, par le ligament gastro-liénal, les branches d’origine de la veine splénique au niveau du hile de la rate.
[A1 ]
Édit. 2019
côtes flottantes l.f.p.
costae fluctuantes (TA)
floating ribs
Onzième et douzième côtes dont l’extrémité antérieure distale libre ne s’articule pas avec les cartilages costaux.
[A1]
Édit. 2015
côtes sternales l.f.p.
[A1]
Édit. 2015
côtes vraies l.f.p.
costae verae (TA)
true ribs
Sept premières côtes dont le cartilage distal s’insère de façon indépendante au bord latéral du sternum.
Syn. vraies côtes
[A1]
Édit. 2015
fausses côtes l.f.p.
costae spuriae (TA)
false ribs
Côtes des 8ème, 9ème et 10ème paires dont l’extrémité antérieure est reliée au cartilage costal immédiatement supérieur.
Elles s'unissent par l'extrémité antérieure de leur cartilage au cartilage costal commun sus-jacent et par son intermédiaire à l’appendice xiphoïde et à la partie basse du sternum. Elles sont intermédiaires entre les côtes vraies (1 à 7) et les côtes flottantes (11 et 12)
Syn. côtes asternales
[A1]
Édit. 2018
fracture de côtes l.f.
rib fracture
vraies côtes l.f.p.
rapports de cotes l.m.p.
odds ratio
Cette mesure approche de façon correcte le risque relatif dont l’utilisation n’est motivée que pour des raisons mathématiques.
[E1]
Édit. 2020
aspirinoïdes (syndromes) l.m.p.
aspirin-like syndromes
Thrombopathies constitutionnelles, le plus souvent de transmission autosomique récessive qui reproduisent in vitro les anomalies de réponse des plaquettes à certains inducteurs d'agrégation et de sécrétion.
Elles sont liées à un défaut de l'un des enzymes plaquettaires intervenant dans la production de thromboxane A2 (cyclo-oxygénase ou thromboxane-synthétase).
bulbaires au long cours (syndromes) l.m.p.
long course bulbar syndromes
Groupe évolutif comportant des affections majeures du système nerveux, parfois relativement rapides.
Dans cette seconde catégorie entrent surtout : la sclérose latérale amyotrophique, où l'atteinte bulbaire est constante et le plus souvent à l'origine de la mort ; la paralysie bulbaire de Duchenne, associée ou non à une sclérose latérale amyotrophique, avec une composante pseudobulbaire associée parfois prédominante ; la sclérose latérale primaire, dont l'authenticité est parfois discutée ; diverses tumeurs bulbaires de type surtout astrocytaire, d'origine souvent protubérantielle, avec troubles de la marche d'origine pyramidale et cérébelleuse.
Parmi les syndromes bulbaires chroniques, seront citées : les syringobulbies, avec notamment atteinte vestibulaire et névralgie faciale ; les atteintes bulbaires dans les amyotrophies spinales progressives (maladie de Werdnig-Hoffmann, syndrome de Kugelberg-Welander, etc.) ; les paralysies bulbaires progressives de l'enfant (maladies de Fazio-Londe, Markand et Daly, van Laere) ; les paralysies bulbaires de l'adulte, à longue évolution, rarement pures, alors à rapprocher sans doute de certains cas adultes de la maladie de Fazio-Londe.
G. Werdnig, neurologue autrichien (1891) ; J. Hoffmann, neurologue allemand (1891, 1893); E. Kugelberg et L. Welander neurologues suédois (1956) ; E. Fazio, anatomopathologiste italien (1892) ; P. Londe, neurologue français (1893) ; O. N. Markand et D. D. Daly, neurologues américains (1971) ; J. van Laere, neurologue belge (1966)
Édit. 2017
bulbaires latéraux (syndromes) l.m.p.
lateral bulbar syndromes
→ Babinski-Nageotte, Wallenberg (syndromes de)
Édit. 2017
cutanéovasculaires (syndromes) l.m.p.
cutaneous and vascular syndromes
Expression qui regroupe les diverses malformations cutanées associées à des accidents vasculaires cérébraux ischémiques ou hémorragiques.
Le syndrome de Sturge-Weber-Krabbe ou angiomatose encéphalotrigéminée, associe à un angiome plan ou tubéreux de la face une malformation angiomateuse leptoméningée et des calcifications parenchymateuses se manifestant par des crises comitiales, des ischémies corticales et/ou des hémorragies sous-arachnoïdiennes.
Le syndrome d'Ehlers-Danlos, affection héréditaire autosomique dominante caractérisée par une anomalie de synthèse du collagène, associe une hyperlaxité articulaire, une hyperélasticité de la peau et des hémorragies sous-arachnoïdiennes par rupture d'anévrismes, ou des ischémies par dissection des artères extra- et intracrâniennes.
La maladie de Fabry, ou angiokératose corporelle diffuse, est une maladie lysosomique héréditaire liée au sexe, avec réduction de l'activité de l'enzyme α-galactosidase A. Elle associe des lésions cutanées (papules pourpres, disséminées sur le tronc et l'abdomen), oculaires, rénales et neurologiques : accidents ischémiques, secondaires à l'accumulation de glycolipides dans la couche musculaire lisse des artérioles, conduisant à leur obstruction progressive, et plus rarement hémorragiques, secondaires à l'hypertension artérielle liée à l'atteinte rénale.
Le syndrome de Grönblad-Stranberg, ou pseudoxanthome élastique, est une maladie systémique héréditaire du tissu conjonctif liée à une anomalie de la synthèse du collagène avec dépôts de mucopolysaccharides. Il est caractérisé par des lésions cutanées (papules jaunes disséminées), oculaires et neurologiques secondaires à la thrombose des artères de moyen et gros calibre, consécutive à la prolifération de la lame élastique.
Le syndrome de Rendu-Osler-Weber, ou télangiectasie héréditaire hémorragique, est une affection autosomique dominante caractérisée par des télangiectasies disséminées des muqueuses, du derme et des viscères, responsables d'hémorragies souvent occultes et de malformations multiples, dont les fistules artérioveineuses pulmonaires. Celles-ci peuvent être la cause d'embolies cérébrales paradoxales et même d'embolies gazeuses.
W. A. Sturge (1879), F. P. Weber (1904), médecins britanniques ; K. H. Krabbe, neurologiste danois (1934) ; E. L. Ehlers, dermatologiste danois (1901) ; H. A. Danlos, dermatologiste français (1908) ; J. Fabry, dermatologiste allemand (1915) ; Ester Elizabeth Grönblad, ophtalmologiste suédoise (1929) ; J. Stranberg, dermatologiste suédois (1929) ; H. Rendu, médecin français, membre de l’Académie nationale de Médecine (1896) ; W. B. Osler, Sir, médecin canadien, membre de l’Académie nationale de Médecine (1901)
[Q2,J1,H1]
Foville (syndromes de) l.m.
Foville syndromes
Syndromes alternes habituellement dus à l'occlusion d'artères paramédianes, branches du tronc basilaire.
Le plus classique mais rare, du moins en pathologie ischémique, le syndrome de Foville protubérantiel bas associe une paralysie de la latéralité du regard et une paralysie faciale périphérique du côté de la lésion, à un déficit sensitivomoteur controlatéral qui n'atteint pas la face. Une paralysie homolatérale de la VIème paire crânienne est parfois associée.
Le syndrome de Foville protubérantiel haut associe une paralysie de la latéralité du côté de la lésion à un déficit sensitivomoteur controlatéral intéressant la face (paralysie faciale de type central par atteinte du faisceau corticonucléaire destiné au noyau du nerf). Comme dans la variété précédente, le patient regarde son déficit.
Dans le syndrome de Foville pédonculaire, la paralysie de la latéralité est croisée par rapport à la lésion.
Souvent liée à un infarctus par occlusion du tronc basilaire, une atteinte bilatérale de ce territoire, peut être responsable d'un "locked-in syndrome".
A. L. F. Foville, neurologue français (1859)
Syn. syndrome de Foville-Brücken, paralysie alterne de type Foville
→ artère basilaire, paralysie faciale périphérique, paralysie de la latéralité du regard, nerfs crâniens, paralysie faciale, locked-in syndrome
[H1]
Édit. 2018