Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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bronchopneumopathie chronique obstructive l.f.

chronic obstruent bronchopneumopathy, chronic obstructive pulmonary disease

Affection de longue durée caractérisée par des accès de toux productive survenant presque tous les jours au moins trois mois par an pendant au moins deux années consécutives.
Familièrement désigné comme "bronchite chronique", cet état s'accompagne d'inflammation diffuse au niveau du parenchyme pulmonaire. Selon le stade évolutif on constate des anomalies de la ventilation, des volumes pulmonaires, de la distribution et du transfert des gaz, de l'équilibre acidobasique et de la fonction cardiaque.
La distinction doit être faite avec la dilatation des bronches, l'insuffisance cardiaque, la tuberculose pulmonaire, qui peuvent s'exprimer selon une symptomatologie analogue.
Le tabagisme constitue un des principaux facteurs à l'origine de la maladie, à côté des facteurs environnementaux et professionnels. L'arrêt prolongé du tabagisme est capable de s'opposer à la progression de l'obstruction bronchique et de l'insuffisance respiratoire, ou à tout le moins de les ralentir fortement.

Sigle BPCO

Édit. 2017

bronchopathie obstructive d'inhalation l.f.

obstructive bronchopathy of inhalation

C. L. Mendelson, médecin cardiologue et obstétricien américain (1946)

Mendelson (syndrome de)

Édit. 2017

dyspnée obstructive

obstructive dyspnea

H. Heimlich, chirurgien américain (1974)

Heimlich (épreuve de), inhalation d'un corps étranger chez l'enfant

néphropathie obstructive l.f.

obstructive nephropathy

Atteinte du parenchyme rénal secondaire à une obstruction de la voie excrétrice urinaire supérieure ou inférieure.
Elle peut être la conséquence d'un obstacle congénital Par ex. hydronéphrose, maladie du col vésical ou d'une pathologie obstructive comme une lithiase, une fibrose rétro-péritonéale, une affection prostatique, une tumeur vésicale.
L'insuffisance rénale, conséquence de l'obstacle, peut être aigüe ou chronique, elle est souvent associée à une infection urinaire. Sa fréquence a considérablement diminué grâce au dépistage précoce et au traitement adéquat chez l'enfant comme chez l'adulte des obstacles de la voie excrétrice.

uropathie obstructive

pancréatite obstructive l.f.

obstructive pancreatitis

Lésion de pancréatite chronique en amont d'un obstacle sur le canal de Wirsung, en général lithiasique ou tumoral.

pancréatite agüe

uropathie obstructive l.f.

obstructive uropathy

Affection de la voie excrétrice urinaire créant un obstacle sur son cours.
L'obstruction peut se situer à tous les niveaux, de la tige calicielle au méat uréthral. Les étiologies en sont très variées et peuvent être acquises ou congénitales. Les conséquences d'une obstruction sur la voie excrétrice sont l'hyperpression et la dilatation des cavités d'amont, la détérioration progressive des parois de la voie excrétrice d'amont, le retentissement sur les cavités rénales et l'altération fonctionnelle du rein, pouvant aller jusqu'à sa destruction. Les complications les plus fréquentes sont liées à la stase urinaire : infection et lithiase.

infection urinaire, lithiase urinaire

uropathie obstructive congénitale l.f.

congenital obstructive uropathy

Affection liée à une obstruction chronique de la voie excrétrice urinaire en rapport avec une malformation congénitale anatomique ou fonctionnelle, créant sur son cours un obstacle avec ses conséquences fonctionnelles sur le parenchyme rénal en amont.
Les malformations obstructives les plus fréquentes sont pour le haut appareil l'hydronéphrose et le méga-uretère, pour le bas appareil les valvules de l'urèthre postérieur. Les modifications anatomiques et fonctionnelles de la voie excrétrice d'amont peuvent être particulièrement importantes en ce domaine, et le pronostic vital mis en jeu dans les malformations bilatérales ou du bas appareil.

hydronéphrose, méga-uretère, valvules de l'urèthre postérieur, uropathie obstructive

broncho-alvéolite n.f.

vesicular bronchiolitis

Inflammation simultanée des bronchioles les plus distales et des alvéoles pulmonaires adjacents.

Édit. 2017

cancer broncho-pulmonaire à petites cellules l.m. (CPC)

small cell lung carcinoma

Tumeur maligne primitive faite de cellules de petite taille, rondes ou fusiformes, dont l'origine neuro-endocrine est confirmée par la présence en immuno-histochimie de marqueurs spécifiques bien qu'inconstants (chromogranine, synaptophysine, CD56, NSE "neuron specific enolase). 
Les CPC constituent l'un des quatre principaux types  histologiques  des carcinomes broncho-pulmonaires  primitifs (environ 15% de l'ensemble). La nouvelle classification OMS 1999 n'en distingue plus que deux sous-types histologiques : les CPC purs, n'exprimant que les marqueurs des tumeurs neuroendocrines dont ils représentent la forme la plus indifférenciée et la plus maligne, et les CPC composites (associés à un autre contingent de type non à petites cellules), traduisant la fréquente hétérogénéité des carcinomes broncho-pulmonaires.
En clinique, les CPC se caractérisent très souvent par leur rapidité évolutive, leur siège habituellement proximal, avec extension médiastinale. Ils sont souvent d'emblée métastatiques. Une particularité est la présence fréquente de syndromes paranéoplasiques, notamment endocriniens.
Ils ne sont que rarement opérables mais bénéficient d'une très forte chimio- et radiosensibilité. Le pronostic est d'auntant plus sévère que le cancer est d'emblée disséminé. Leur étiologie est liée à l'intoxication tabagique

Syn. carcinome bronchique à petites cellules, carcinome broncho-pulmonaire à petites cellules

cancer broncho-pulmonaire primitif, CD56, chromagranine, neuron specific enolase,  synaptophysine, syndrome paranéoplasique, tumeurs broncho-pulmonaires neuro-endocrines

[A3, F2, K1]

Édit. 2020

carcinome broncho-pulmonaire indifférencié à grandes cellules l.m.

giant cells indifferencied bronchial carcinoma

Syn. cancer broncho-pulmoniare à grandes cellules

cancer bronchique à grandes cellules, cancer bronchique

[F2,K1]

carcinome neuro-endocrine broncho-pulmonaire l.m.

pulmonary neuroendocrine carcinoma

Syn. cancer neuro-endocrine broncho-pulmonaire

cancer neuro-endocrine broncho-pulmonaire, carcinoïde (tumeur), cancer bronchique à petites cellules

[F2,K1]

ligament broncho-péricardique l.m.

membrane broncho-péricardique

membrane broncho-péricardique l.f.

membrana bronchopericardiaca (TA)

bronchopericardial membrane

Ensemble des formations fibreuses qui unissent le péricarde aux bronches et à la trachée.
Elles sont une émanation des lames sagittales fibreuses décrites sous le nom de ligaments phrénico-péricardiques, dépendances du fascia endothoracique. Elles s’étendent également à l’œsophage.

Syn. anc. ligament broncho-péricardique, ligament trachéo-péricardique, ligament oesopéricardique

muscle broncho-œsophagien l.m.

musculus bronchooesophageus (TA)

broncho-oesophageus

Ensemble des expansions musculo-élastiques inconstantes de la gaine œsophagienne qui s’étendent des bords latéraux et de la face antérieure de l’œsophage à la paroi postérieure membraneuse des bronches principales droite et gauche.

rétrécissement broncho-aortique de l'œsophage l.m.

constrictio bronchoaortica oesophageae, constrictio partis thoracicae oesophageae (TA)

thoracic constriction of oesophagus, broncho-aortic constriction of oesophagus

œsophage

syndrome broncho-récurrentiel l.m.

broncho-recurrential syndrome

Anomalie comportant des troubles de la voix par compression du nerf laryngé récurrent gauche, associés à des troubles de compression bronchique.
Décrit par Sergent au cours des anévrismes de l'arc de l'aorte, ce syndrome s'observe actuellement dans les carcinomes de la bronche principale gauche avec atteinte du nerf laryngé récurrent, ou dans les volumineuses adénopathies tumorales comprimant la bronche principale gauche et le nerf laryngé récurrent gauche.

tronc artériel broncho-intercostal l.m.

Tronc formé par la réunion de l'artère bronchique droite et de la 4e artère intercostale droite (1ère artère intercostale aortique), observé 2 fois sur 3.
Il naît de la face postérieure de l'aorte thoracique descendante, près de son bord droit, passe derrière l'œsophage transversalement et se divise au contact du bord interne de la bronche principale droite en artère bronchique droite et 4e artère intercostale droite.

[Terme non retenu dans la Terminologia Anatomica]

tronc lymphatique broncho-médiastinal l.m.

truncus lymphaticus bronchomediastinalis (TA)

lymphatic bronchomediastinal trunk

Tronc collecteur lymphatique terminal de la base du cou.
Il reçoit la lymphe drainée par les troncs médiastinaux antérieurs, latéro-trachéal et médiastinal postérieur. Il est unique ou dédoublé et se jette dans le confluent veineux jugulo-subclavier ou dans l’une de ses branches, le plus souvent directement, parfois par l’intermédiaire du conduit thoracique droit à droite ou du conduit thoracique à gauche.

nœuds lymphatiques broncho-pulmonaires l.m.p.

nodi lymphoidei bronchopulmonales (TA)

bronchopulmonary lymph nodes

Nœuds lymphatiques intrathoraciques viscéraux situés au niveau des ramifications broncho-vasculaires intrapulmonaires, à proximité du hile ou sous la plèvre pulmonaire.
On distingue donc les nœuds intrapulmonaires proprement dits et les nœuds sous-pleuraux. Ils reçoivent les lymphatiques du poumon homologue. Ils se drainent dans les nœuds lymphatiques trachéo-bronchiques supérieurs homologues et dans les nœuds lymphatiques trachéo-bronchiques inférieurs.
Dans la classification internationale des tumeurs malignes broncho-pulmonaires, l’atteinte tumorale isolée des nœuds lymphatiques hilaires est classée N1. L’atteinte des nœuds lymphatiques médiastinaux associée ou isolée est par contre classée N2.

Syn. anc. ganglions lymphatiques intrapulmonaires, ganglions lymphatiques hilaires, ganglions lymphatiques des pédicules pulmonaires

cancer broncho-pumoniare l.m.

lung cancer

Affection maligne liée à une prolifération cellulaire épithéliale anormale développée au sein du parenchyme pulmonaire ou du tissu bronchique.
Il peut s’agir d’une tumeur primitive développée au sein du tissu bronchique, plus rarement au niveau des alvéoles pulmonaires, ou d’une tumeur secondaire fréquente métastase d’un cancer primitif situé ailleurs dans l’organisme.

Syn. cancer du poumon, carcinome broncho-pulmonaire

cancer broncho-pulmonaire primitif, métastase pulmonaire

[A2, A3, F2, K1]

Édit. 2020

cancer broncho-pulmonaire primitif l.m.

primary bronchopulmonary carcinoma, primary bronchopulmonary cancer

Affection maligne liée à une prolifération cellulaire épithéliale anormale développée au sein du tissu bronchique plus rarement au niveau des alvéoles pulmonaires. 
Ce terme correspond à plusieurs maladies distinctes souvent regroupées sous le terme courant mais erroné de "cancer du poumon".  Ce cancer doit être distingué d’une atteinte métastatique (dite encore secondaire) souvent d’origine digestive. Les cancers broncho-pulmonaires primitifs sont essentiellement de quatre types histologiques : épidermoïde, glandulaire ou adénocarcinome, indifférencié à grandes cellules (ces trois premiers types souvent réunis sous le terme de "cancers bronchiques non à petites cellules" (CBNPC) et représentent près de 85% des cas), et carcinome à petites cellules. Quelle que soit leur forme histologique, leur principal facteur étiologique est l'intoxication tabagique, mais d’autres facteurs peuvent en être en cause : amiante, cannabis, rayons X ou gamma...
Le cancer bronchique primitif est l'un des cancers les plus fréquents.  En France, son incidence annuelle est de 46 000 cas  (67% masculins). Si elle a tendance à diminuer chez l’homme, elle augmente régulièrement chez la femme en raison de son tabagisme. C’est la première cause de mortalité par cancer en France responsable de 33 000 décès annuels. Son évolution, très sévère, est marquée par un développement intra-thoracique et par des métastases (cérébrales, hépatiques, osseuses…).
Son diagnostic et le plus souvent fait devant une symptomatologie broncho-pulmonaire (toux, hémoptysie..)  et repose à la suite de l’imagerie sur une biopsie réalisée lors d’une endoscopie.
Les indications thérapeutiques se fondent sur le type histologique précis, essentiellement distinction entre CBNPC et cancers à petites cellules. La classification de l’O.M.S. de 2015, est un guide du traitement et un élément pronostique. Dans les CBNPC, il est idéalement chirurgical complété ou non par la radiothérapie et/ou la chimiothérapie ; certaines caractéristiques moléculaires, en particulier certaines mutations, observées dans près de la moitié des cas, vont peser sur l’indication des thérapeutiques médicamenteuses, thérapies ciblées entre autres contre l’expression de facteurs de croissance et/ou immunothérapie. Les cancers à petites cellules relèvent surtout de la radiothérapie et de la chimiothérapie.
Le pronostic dépend en très grande partie de l'extension (précisée par la classification TNM), de l'état général et la fonction respiratoire. Il reste très réservé dans les formes non opérables, avec environ 5% de survivants à 5 ans, d’autant que le diagnostic se fait le plus souvent (70% des cas) à un stade évolué lorsque la tumeur n’est plus opérable. Cependant, les thérapies ciblées et/ou l’immunothérapie permettent des rémissions inattendues avant leur utilisation dans certains cas de CBNPC, même évolués. A côté des formes invasives, il existe dans les CBNPC, des formes in situ de bon pronostic.

Syn. cancer bronchique, cancer des bronches, cancer du poumon, carcinome bronchique, carcinome broncho-pumonaire, carcinome pulmonaire

adénocarcinome broncho-pulmonaire primitif, cancer bronchique adénosquameux, cancer bronchique à grandes cellules, cancer bronchique à petites cellules, cancer broncho-pulmonaire in situ, cancer épidermoïde bronchique primitif, classification TNM

[A2, A3, B2, F2, K1, K3]

Édit. 2020

adénocarcinome broncho-pulmonaire primitif l.m.

bronchial adenocarcinoma

Cancer broncho-pulmonaire primitif différencié de type glandulaire.
C'est l'un des quatre types histologiques fréquents des carcinomes bronchiques. Il représente environ 25 % de cet ensemble en France mais son incidence paraît croissante notamment au Japon et aux États-Unis. Il atteint la femme autant que l'homme et, bien que lié à l'intoxication tabagique, il l'est à un taux moindre que les autres types (environ 70 % de fumeurs ou anciens fumeurs). Macroscopiquement, il se manifeste par une tumeur à développement distal, parenchymateux, plus rarement il s’agit de masses bronchiques proximales. On individualise des formes lépidiques, acineuses, papillaires, micropapillaires, massives avec ou sans formation de mucus et une forme bronchioloalvéolaire. Par l'analyse immuno-histochimique, à l'aide du marqueur TTF1 (Thyroid Transcription Factor 1) exprimé dans 85% des adénocarcinomes pulmonaires primitifs, on le différencie des métastases, notamment d'origine digestive, qui ne l’expriment pas à l'exception de certaines formes de cancers thyroïdiens. Son traitement est celui des cancers bronchiques non à petites cellules quel qu’en soit le sous-type histologiquement. Il est idéalement chirurgical, mais il peut aussi bénéficier de radiothérapie et/ou de chimiothérapie et/ou en présence de certaines caractéristiques de son génome de thérapies ciblées et/ou d’immunothérapie. Son pronostic reste très réservé. En revanche le pronostic  des formes pré-invasives ou à invasion minime, traitées, est excellent.

Étym. Étym. gr. adên : glande ; karkinos : crabe

Syn. adénocarcinome bronchique

cancer broncho-pulmonaire primitif

[A2, A3, B2, F2, K1, K3 ]

Édit. 2020

cancer broncho-pumonaire adénosquameux l.m.

A2, A3, B2, F2, K1, K32020

adenosquamous lung carcinoma

Carcinome composite fait d'éléments épidermoïdes et glandulaires.
Son évolution clinique le rapproche des adénocarcinomes. À ne pas confondre avec les carcinomes muco-épidermoïdes.

Syn. carcinome bronchique adénosquameux

adénocarcinome broncho-pulmonaire primitif, cancer épidermoïde broncho-pulmonaire primitif, cancer broncho-pulmonaire in situ

[A2, A3, B2, F2, K1, K3 ]

Édit. 2020

cancer épidermoïde broncho-pulmonaire primitif l.m.

squamous lung cancer

Classiquement, le plus fréquent des cancers bronchiques, le plus souvent de siège central, sur les bronches principales, lobaires et segmentaires.
On en distingue des sous-types kératinisant ou non et basaloïde. Certaines formes ont un développement endobronchique prédominant. Le tabagisme est son facteur étiologique principal. Le traitement, peut associer chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie, et/ou en présence de certaines caractéristiques du génome de thérapies ciblées et/ou d’immunothérapies. Il dépend de l'extension précisé par la classification TNM, de la fonction respiratoire, de l'état général, des caractéristiques moléculaires.  Son pronostic reste très réservé. Les cancers épidermoïdes peu différenciés auraient une évolution plus sévère. En revanche, les formes « in situ » ont un excellent pronostic.

Syn. carcinome épidermoïde bronchique

cancer broncho-pulmonaire primitif, cancer in situ

[ A2, A3, F2, K1]

Édit. 2020

cancer épidermoïde broncho-pulmonaire primitif l.m.

squamous lung cancer

Classiquement, le plus fréquent des cancers bronchiques, le plus souvent de siège central, sur les bronches principales, lobaires et segmentaires.
On en distingue des sous-types kératinisant ou non et basaloïde. Certaines formes ont un développement endobronchique prédominant. Le tabagisme est son facteur étiologique principal. Le traitement, pouvant associer chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie, et/ou en présence de certaines caractéristiques de son génome de thérapies ciblées et/ou d’immunothérapies dépend de l'extension précisé par la classification TNM, la fonction respiratoire, l'état général, les caractéristiques moléculaires Son pronostic reste très réservé. Les cancers épidermoïdes peu différenciés auraient une évolution plus sévère.
En revanche, les formes « in situ » traitées ont un excellent pronostic.

Syn. carcinome épidermoïde bronchique

cancer broncho-pulmonaire primitif, broncho-pulmonaire in situ

[A2, A3, B2, F2, K1]

Édit. 2020

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