tumeurs bénignes des bronches l.f.p.
bronchial benign tumors.
→ bronches (tumeurs bénignes des)
bronches (tumeur bénignes des) l.f.p.
benign bronchial tumor
Affection liée à une prolifération tumorale intrabronchique sans critère de malignité.
Elles sont nombreuses mais beaucoup plus rares que les carcinomes bronchiques. La plupart sont de nature mésenchymateuse. La plus fréquente est l'hamartochondrome, de siège périphérique. Citons aussi, chondrome, lipome, tumeur à cellules granuleuses dite tumeur d'Abrikossoff, léiomyome, angiome, etc. C'est l'analyse d'un prélèvement histologique, endoscopique ou chirurgical, qui permet leur diagnostic. Leur traitement est habituellement chirurgical avec un excellent pronostic.
A. I. Abrikossoff, anatomopathologiste russe (1926)
→ hamartochondrome, chondrome trachéobronchique, Abrikossoff (tumeur d'), lipome bronchopulmonaire
Édit. 2017
convulsions néonatales familiales bénignes l.f.p.
benign familial neonatal convulsions
Épilepsie généralisée idiopathique familiale de transmission autosomique dominante à pénétrance incomplète.
Les crises sont de type apnéique et tonicoclonique, brèves, uni ou bilatérales. Elles sont observées chez le nouveau-né de quelques jours. La guérison survient habituellement dans les six mois sans séquelles, notamment psychomotrices. Seulement 15% de ces enfants auront une épilepsie durable.
La localisation génétique se situe sur le bras long du chromosome 20 ou sur le chromosome 8 ; il s'agit de gènes codant pour des canaux potassiques.
[H1,P1,Q2]
dilatations des bronches (causes des) l.f.p.
bronchiectasis etiology
Affection habituellement acquise et parfois congénitale.
Les formes congénitales correspondent à des formes diffuses qu'elles soient observées au cours d'une mucoviscidose, d'une polykystose rénale, d'un déficit immunitaire humorale ou cellulaire, ou d'un syndrome du cil immobile.
Les formes acquises secondaires sont localisées ou diffuses.
Les formes diffuses sont le plus souvent la conséquence d'une bronchopneumopathie sévère de l'enfance, telle une coqueluche, une rougeole, surtout une infection à virus respiratoire syncytial ou à adénovirus.
Les bronchectasies localisées sont des séquelles d'une sténose bronchique par traumatisme, corps étranger, tuberculose, ou de lésions infectieuses telles qu'abcès, mycoses, aspergilloses bronchiques.
Les dilatations des bronches doivent être distinguées de la bronchite chronique où l'inflammation des bronches ne s'accompagne pas de dilatations
dilatations des bronches (clinique et traitement des) l.f.p.
bronchiectasis (diagnosis and therapy)
Dans la forme diffuse, les symptômes sont ceux d'une suppuration bronchique chronique : expectoration purulente, abondante, facile, matutinale associée à des pics fébriles dès qu'elle n'est pas drainée, plus rarement hémoptoïque, simples crachats isolés ou associés au pus, parfois hémoptysie abondante.
Certaines dilatations sont silencieuses (forme "sèche" sans expectoration).
Soupçonné sur les symptômes cliniques, le diagnostic est confirmé par la tomodensitométrie, qui identifie désormais les lésions sans recourir à la bronchographie opaque. Ces lésions d'aspects variables (dilatations cylindriques ou kystiques) siègent sur les bronches terminales ou préterminales, avec des anomalies du parenchyme pulmonaire sous-jacent.
Lorsque les bronchectasies sont constituées, le traitement est représenté par le drainage bronchique qui consiste à évacuer les sécrétions, associé lors des poussées de surinfection à une antibiothérapie reposant sur l'antibiogramme. Mais l'antibiothérapie ne saurait prétendre à une éradication définitive de l'infection.
La chirurgie est contrindiquée dans les formes diffuses. Elle est indiquée dans les formes localisées, après vérification de son caractère limité. En cas d'hémoptysie grave, l'indication peut être urgente.
L'artériographie bronchique est moins utilisée aujourd'hui par suite du risque d'obstruction de l'artère à destinée médullaire qui se complique de paraplégie. En cas d'hémoptysie massive, lorsque l'on hésite sur le territoire qui saigne, une artériographie bronchique est nécessaire complétée, si possible, par une embolisation de l'artère perfusant ce territoire.
dilatations des bronches (lésions anatomiques des) l.f.p.
bronchiectasis (pathology of)
Augmentation permanente et irréversible du calibre des bronches, associée à des remaniements importants de leurs parois, pouvant entraîner une hypersécrétion bronchique avec stase favorisant l'infection et une hypervascularisation artérielle bronchique, cause d'hémoptysies graves.
On sépare les dilatations bronchiques diffuses étendues à un vaste territoire ou à la totalité de l'arbre bronchique, des dilatations localisées n'intéressant qu'un territoire voire une seule bronche.
La dilatation affecte des bronches moyennes entre leur quatrième et huitième division. L'ampleur du territoire ainsi que la sévérité des lésions conditionnent symptômes, diagnostic et pronostic. On peut observer une insuffisance respiratoire grave si les territoires atteints sont très importants.
On distingue les bronchectasies cylindriques et fusiformes, les bronchectasies variqueuses ou moniliformes avec des dilatations irrégulières alternant avec des zones rétrécies et les dilatations sacciformes kystiques qui siègent au niveau des bronches proximales et se terminent en cul-de-sac au niveau des bronches de 5e génération. Dans cette forme, les constituants de la paroi bronchique sont remplacés par du tissu fibreux, la muqueuse bronchique est ulcérée et présente des zones de métaplasie faites de cellules épidermoïdes non ciliées.
Il est des formes localisées segmentaires, lobaires, voire plurilobaires. Les bronchectasies sont bilatérales dans 50% des cas. Habituellement elles siègent au niveau des segments basaux des lobes inférieurs. L'atteinte du lobe moyen ou de la lingula est rarement isolée sans atteinte du lobe inférieur correspondant. L'atteinte des lobes supérieurs est rare, souvent asymptomatique.
Les hémoptysies sont dues à l'hypervascularisation par le réseau des artères bronchiques des parois bronchiques anormalement épaissies, comme l'a montré l'angiographie bronchique sélective.
Le court-circuit vasculaire entre les circulations pulmonaires et bronchiques, évolue vers une hypoxémie sans hypercapnémie, qui peut à la longue se compliquer d'insuffisance respiratoire et d'un retentissement cardiaque droit.
Syn. bronchectasie
anomalies congénitales des bronches l.f.p.
congenital abnormalities of bronchi
Anomalies portant sur l'origine, la topographie, la taille, les éléments constituants et les connexions anormales des bronches.
L'anomalie d'origine peut être une bronche trachéale, une bronche préartérielle, une bronche surnuméraire, une bronche passant en pont d'un hémithorax à l'autre.
L'anomalie de taille ou des éléments constituants de la bronche est réalisée par une sténose ou une atrésie bronchique, une bronchectasie ou une bronchomalacie congénitales.
L'anomalie de connexion peut être une fistule broncho-œsophagienne, rarement bronchobiliaire.
Les kystes bronchogéniques appartiennent à ce type d'anomalies.
[K1,O2]
Édit. 2017
bronches (carcinome des) l.m.
bronchi (carcinoma of
Édit. 2017
carcinome des bronches l.m.
bronchogenic carcinoma
Syn. cancer bronchique
[F2, K1]
Édit. 2020
tunique muqueuse des bronches l.f.p.
tunica mucosa bronchorum l.f.
mucosa of bronchi, mucous membrane of bronchi
Muqueuse de revêtement profond des bronches caractérisée par la présence de glandes bronchiales.
classification internationale des tumeurs l.f.
[F2]
Marshall (classification des tumeurs vésicales) l.f.
Classification anatomoclinique des tumeurs de vessie, basée sur le degré d'extension en profondeur de la prolifération tumorale.
Très utilisée aux USA, elle est remplacée en Europe par la classification TNM.
V. F. Marshall, chirurgien urologue américain (1956) ; H. J. Jewett et G. H. Strong, anatomopathologistes américains (1946)
Syn. classification de Jewett-Strong-Marshall
[M2]
Édit. 2018
tumeurs cérébrales (troubles psychiques des) l.m.p.
psychic disorders of cerebral tumors
Symptomatologie psychiatrique fréquente (plus de 50% des cas), parfois psychiatrique pure, surtout dans les formes lentes et dans les localisations frontales ou intraventriculaires (méningiomes).
Sont observés : un tableau confusionnel, le plus fréquent, et/ou démentiel ; des formes apathiques, stuporeuses, dépressives ou agitées ; des troubles psychiques variables selon la localisation tumorale et ses retentissements possibles (œdème, compression)
Cependant, d'une part, si les tumeurs frontales peuvent avoir une symptomatologie psychique inaugurale évocatrice, celle-ci est parfois observée dans des néoformations siégeant à distance, p. ex. dans la fosse postérieure dès lors qu'elles ont provoqué une importante dilatation des cornes frontales. D'autre part, un tableau évocateur d’un syndrome korsakoffien » est possible dans des tumeurs de l'hypothalamus ou du trigone. Enfin, une corrélation entre l'hypertension intracrânienne et ces troubles psychiques n'est pas toujours établie puisque ceux-ci sont rares dans les tumeurs de la fosse postérieure et qu'ils précèdent très souvent la triade céphalées, vomissements et troubles oculaires.
La personnalité antérieure et ses anomalies peuvent également intervenir. À cet égard, en rester à un diagnostic d'hystérie peut constituer un "piège".
Malgré une sémiologie le plus souvent non caractéristique et parfois trompeuse, des signes tels qu'une fluctuation des troubles, une lenteur et une viscosité psychique sans rapport avec l'ensemble de la symptomatologie, des hallucinations souvent élémentaires, sans mode délirant proprement dit, enfin un examen neurologique soigneux, doivent inciter le clinicien à la mise en œuvre d'investigations complémentaires adaptées et spécialement de l'imagerie médicale.
Étym. lat. tumor : gonflement
→ Gayet -Wernicke-Korsakoff (encéphalopathie de)
tumeurs des parties molles de la paroi thoracique l.f.p.
Tumeurs bénignes ou tumeurs malignes, plus rarement tumeurs desmoïdes, les tumeurs des parties molles représentent les deux tiers des tumeurs de la paroi thoracique.
Les tumeurs bénignes les plus fréquentes sont les tumeurs nerveuses, isolées ou multiples, alors dans le cadre d'une maladie de Recklinghausen. Plus rares sont les lipomes ou les angiomes.
Parmi les tumeurs malignes, fibrosarcome, rhabdomyosarcome, liposarcome, histiocyto
Étym. lat. tumor : gonflement
bronches intrasegmentaires l.f.p.
bronchi intra segmentales
intrasegmental bronchi
Bronches de division des bronches segmentaires destinées aux soussegments.
Elles sont au nombre de 2 par bronche segmentaire, sauf pour la bronche du segment supérieur des lobes inférieurs qui se subdivisent en 3 bronches soussegmentaires.
Anc. dénom. bronches soussegmentaires
Édit. 2017
bronches n.f.p.
bronchi (TA)
bronchi
Conduits aériens situés entre la trachée et les alvéoles pulmonaires comportant des éléments cartilagineux tant que leur diamètre reste égal ou supérieur à 1 mm.
Édit. 2017
bronches lobaires l.f.p.
bronchi lobares
lobar bronchi
Bronches de division de chacune des 2 bronches principales, destinées à un lobe.
Elles se terminent en se divisant en bronches segmentaires puis soussegmentaires pour aboutir après 12 à 16 divisions, selon le mode dichotomique, à la bronche suslobulaire, dernière bronche à présenter des éléments cartilagineux.
Édit. 2017
bronches segmentaires l.f.p.
bronchi segmentales(TA)
segmental bronchi
Bronches de division des bronches lobaires, qui ventilent des zones délimitées de parenchyme de topographie constante : les segments.
Elles peuvent subir des glissements, des anomalies dans leur origine. Elles pénètrent leur segment par son sommet et se bifurquent après un trajet de 5 à 20 mm. Boyden avait numéroté les segments et leur bronche de I pour le segment apical du lobe supérieur, jusqu'à IX pour le segment basal postérieur du lobe inférieur, ce qui a été conservé dans la Nomina
Anatomica puis la Terminologia Anatomica.
E. A. Boyden, anatomiste américain (1955)
Édit. 2017
bronches segmentaires souscrâniales l.f.p.
→ bronches segmentaires subsupérieures du lobe inférieur
Édit. 2017
bronches segmentaires subapicales l.f.p.
→ bronches segmentaires subsupérieures du lobe inférieur
Édit. 2017
bronches segmentaires subsupérieures du lobe inférieur l.f.p.
bronchi segmentali subapicali (subsuperiores)
subapical segmental bronchi, subsuperior segmental bronchi
Bronches qui ventilent les segments subsupérieurs hauts et bas.
Ce sont toutes des bronches postérieures, nées au-dessous de la bronche segmentaire supérieure du lobe inférieur. Leur direction est parallèle à celle-ci. Elles passent en dedans et en arrière de l'artère lobaire inférieure. On en trouve tant à droite qu'à gauche, mais à droite au nombre de 1 à 3, à gauche, il s'agit le plus souvent de bronches subsupérieures basses.
Les bronches subsupérieures hautes naissent entre l'origine de la bronche basale médiale et de la bronche basale latérale. Les bronches subsupérieures basses naissent de la face postérieure de la bronche segmentaire basale postérieure.
Retenues dans la Nomina Anatomica (1955), elles sont éliminées de la terminologie internationale.
Syn. bronches segmentaires souscrâniales, bronches segmentaires sousapicales
Édit. 2017
bronches soussegmentaires l.f.p.
Édit. 2017
angle pontocérébelleux (tumeurs de l') l.f.p.
pontocerebellar angle tumors
Groupe de néoformations variées, dominé par le neurinome de l'acoustique, lequel représente 80 à 95% de celles-ci.
Facilité si les signes cochléovestibulaires sont mineurs ou absents et si l'image radiologique du conduit auditif est normale, le diagnostic différentiel avec le neurinome doit être porté devant les affections suivantes : méningiome, anévrisme, neurinome de la Vèmepaire ou d'un nerf mixte, cholestéatome dit aussi kyste épidermoïde. Ce dernier, relevé principalement chez l'adulte jeune, peut être situé dans d'autres régions (supra- ou rétrosellaire, ventriculaires).
Ce diagnostic est aidé notamment par la notion d'une localisation légèrement différente par rapport au conduit auditif interne, confirmée par l'imagerie. Il peut surtout hésiter au cas d'un méningiome qui, cependant, se distingue surtout par une survenue tardive de la surdité, l'absence d'élargissement du conduit auditif interne et par des calcifications anormales ou des images de condensation du rocher.
[H1,H5]
Édit. 2017
APUD (tumeurs) acr. angl l.f. p. pour Amine Precursor Uptake Decarboxylation l.f.p.
APUD tumors
Ancienne dénomination des tumeurs neuroendocrines.
Les tumeurs neuroendocrines broncho-pulmonaires ont été autrefois rattachées au groupe des tumeurs du système APUD. Cette dénomination n'est plus justifiée puisque les études embryogénétiques modernes ont démontré que ces tumeurs étaient, au niveau bronchique, d'origine endodermique et ne dérivaient pas de la crête neurale.
fosse postérieure (tumeurs de la) l.f.p.
tumors of the posterior cranial fossa
Néoformations associant sur un mode variable une hypertension intracrânienne souvent précoce à des signes cérébelleux, d'atteinte des paires crâniennes et des voies longues.
Généralement infiltrantes et mal limitées, les tumeurs du tronc cérébral se traduisent par une symptomatologie complexe, difficilement systématisable, dominée par l'atteinte des nerfs crâniens.
Les tumeurs cérébelleuses comportent un syndrome cérébelleux homolatéral si elles se latéralisent dans un lobe, et un syndrome statique dominant, avec surtout des troubles de l'équilibre, si elles sont vermiennes.
Constituées essentiellement de neurinomes de l'acoustique, les tumeurs de l'angle pontocérébelleux se développent très lentement, avec une phase otologique initiale (surdité de perception progressive et acouphènes), puis des atteintes du nerf facial et du trijumeau. Celles-ci seront suivies de signes davantage péjoratifs : syndrome cérébelleux, signes de souffrance du tronc cérébral, etc. Les données de l'imagerie sont devenues majeures.
→ astrocytome, glioblastome, gliome, hypertension intracrânienne, neurinome de l'acoustique, syndrome cérébelleux
[H2]
Édit. 2018