prolapsus mitral l.m.
mitral valve prolapse
Protrusion systolique d'un ou des deux feuillets de la valve mitrale vers la cavité de l’oreillette gauche.
Congénital ou acquis, le prolapsus mitral est provoqué par un excès d’étoffe valvulaire et/ou un allongement pathologique des cordages. Il est responsable d’un certain nombre d’insuffisances mitrales graves. Traité naguère par remplacement de la valve mitrale, il est aujourd’hui accessible à des techniques de chirurgie conservatrice.
prolapsus valvulaire mitral (PVM) l.m.
mitral valve prolapse
Anomalie fréquente, définie par la protrusion d'une ou des deux valves mitrales dans l'oreillette gauche au cours de la systole.
Le PVM est classiquement associé à la survenue d'accidents emboliques artériels périphériques et cérébraux ; toutefois, isolé, sans modification myxoïde des valves, il ne comporte qu'un risque extrêmement faible d'embolies. Des feuillets valvulaires épaissis, une régurgitation mitrale, un prolapsus tricuspidien ou aortique associé et, bien entendu, la survenue de complications telles qu'une arythmie auriculaire ou une endocardite infectieuse, augmentent le risque d'embolies systémiques.
avitaminose n.f.
vitamine deficiency
Syndrome à composante dermatologique éventuelle en rapport avec une ou des carences vitaminiques, par ex. scorbut, béribéri, pellagre.
avitaminose A n.f.
avitaminosis A
Carence en vitamine A, résultant d'un défaut d'apport en rétinol et en carotènes, ou d'une mauvaise résorption digestive.
Elle se manifeste par des signes oculaires : héméralopie, xérophtalmie, des troubles de la peau et des muqueuses, en particulier digestives, et des troubles de la croissance chez l'enfant.
avitaminose B1 l.f.
avitaminosis B1
avitaminose B2 n.f.
avitaminosis B2
avitaminose B6 n.f.
avitaminosis B6
avitaminose B12 n.f.
avitaminosis B12
avitaminose C l.f.
avitaminosis C
→ scorbut, Barlow (maladie de)
avitaminose D n.f.
avitaminosis D
avitaminose E n.f.
avitaminosis E
Carence en tocophérol, décelée chez l'animal par une azoospermie ou un trouble de la grossesse.
Cette avitaminose touche surtout le tissu musculaire et entraîne une intoxication par les radicaux libres.
avitaminose K n.f.
avitaminosis K
Carence en vitamine K, qui se manifeste par une hypoprothrombinémie, un allongement du temps de Quick et parfois par des hémorragies.
Étant donné le rôle de la flore intestinale dans l'approvisionnement en vitamine K, cette carence ne s'observe que lors de traitements par les antibiotiques, ou dans certaines maladies hépatiques, biliaires ou intestinales.
avitaminose PP n.f.
avitaminosis PP
→ pellagre
bronchopneumopathie du rétrécissement mitral l.f.
bronchopulmonary effect secondary mitral stenosis
Affection bronchopulmonaire chronique survenant chez des patients atteints de rétrécissement mitral habituellement sévère.
Une sténose mitrale assez serrée entraîne une stase pulmonaire, une élévation des pressions de la petite circulation et ces modifications hémodynamiques sont responsables d'altérations anatomiques des poumons, favorisant ainsi les bronchites à répétition. À la longue, s'installe une insuffisance respiratoire et parfois un emphysème pulmonaire. Ces bronchopneumopathies ne contrindiquent pas une chirurgie de la valve mitrale mais elles en augmentent le risque et en compromettent le résultat.
Édit. 2017
calcification de l'anneau mitral l.f.
mitral annulus calcifications
Calcifications observées essentiellement chez les sujets âgés de plus de 60 ans, et qui peuvent être massives.
Elles sont associées à un risque accru d’infarctus cérébral, leur présence étant corrélée avec l’âge, l’hypertension artérielle, l’athérosclérose, l’insuffisance cardiaque congestive et la fibrillation auriculaire.
Elles sont, en fait, davantage un marqueur d’une autre cardiopathie ou d’une arthériopathie cérébrale qu’une source directe d’embolies. En effet, elles se compliquent rarement d’embolies cérébrales ou rétiniennes calcaires, d’un dysfonctionnement de valves, d’une ulcération avec formation d’un thrombus, ou d’une endocardite.
[K2]
faciès mitral l.m.
mitral facies
Il s’exprime sous forme d’un érythème cyanique des pommettes et une cyanose des lèvres.
Il est en liaison avec un rétrécissement mitral, presque toujours secondaire à un rhumatisme articulaire aigu poststreptococcique.
→ rétrécissement mitral, rhumatisme articulaire aigu
[K2]
Édit. 2017
nanisme mitral l.m.
mitral dwarfism
Défaut de développement général observé chez des sujets atteints d’un rétrécissement mitral rhumatismal sévère apparu dans la petite enfance et évoluant au long cours sans traitement.
Il est devenu exceptionnel avec le dépistage et le traitement du rhumatisme articulaire aigu.
orifice mitral l.m.
→ orifice atrio-ventriculaire gauche
Édit. 2017
prolapsus n.m.
prolapse
Glissement anormal plus ou moins marqué d'un organe, d'une partie d'organe ou d'un revêtement muqueux en dehors de son site normal, du fait d'un relâchement ou d'une disparition de ses moyens de fixation.
Étym. lat. pro : en avant ; labor : tomber, glisser
prolapsus anal l.m.
anal prolapse
Prolapsus rectal incomplet, seule la muqueuse sortant par l'anus.
prolapsus colique l.m.
colonic prolapse
Issue à travers l'anus d'une invagination côlocolique.
prolapsus de l'utérus gravide l.m.
prolapse of the pregnant uterus
Chute ou abaissement de l’utérus gravide, dont le col atteint ou franchit l’orifice vulvaire.
Rare, aggravant ou révélant chez la multipare en début de grossesse un prolapsus méconnu, il est surtout constitué par un allongement hypertrophique du col, accentué par l’imbibition gravidique des tissus. Sa seule gravité est la gêne fonctionnelle qu’il procure. Il se traite classiquement par des bains de siège au sérum salé et régresse après l’accouchement.
prolapsus du rectum l.m.
rectal prolapse
Évagination à travers l'anus de la portion inférieure du rectum avec ses trois tuniques.
prolapsus génital l.m.
genital prolapse
Descente ou abaissement des organes génitaux, l’utérus (hystérocèle), les parois du vagin (colpocèle antérieure ou postérieure), éventuellement la vessie (cystocèle), et le rectum (rectocèle).
On le classe en stade 1, 2 ou 3 selon que la descente des organes pelviens s’arrête au-dessus, à hauteur ou en dessous de l’orifice vulvaire. Il est favorisé par le relâchement des ligaments et tissus de fixation des viscères pelviens après la ménopause, surtout en cas d’antécédent d’accouchement traumatique d’enfant de gros poids. Il s’accompagne souvent d’une incontinence urinaire à l’effort. Son traitement est chirurgical, par voie naturelle après la ménopause, par voie abdominale chez la femme jeune avec fixation au promontoire des viscères pelviens par des bandelettes de matériau synthétique.
J. von Halban, gynécologue et anatomiste autrichien (1870-1937)
prolapsus hémorroïdaire l.f.
Prolapsus anal des paquets hémorroïdaires.
Procidence hémorroïdaire non réductible par le malade.
Étym. lat.pro : en avant, labi : tomber ; gr. haïma : sang ; rhéô : je coule
→ hémorroïdes, procidence hémorroïdaire
[L1]