Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

36 résultats 

athérosclérose (classification des lésions) l.f.

Classification la plus généralement adoptée proposée en 1989 par Hubert Stary, qui recouvrait 8 types de lésions.
Une telle classification est nécessaire pour identifier le stade évolutif, car la plaque d'athérosclérose humaine est le fruit d'une lente métamorphose de l'intima artérielle qui se déroule sur plusieurs décennies, de la naissance à l'âge adulte.
La structure de départ sur laquelle se développent ces modifications est un épaississement fibromusculaire de l'intima présent chez tous les individus dès la naissance en certains points du réseau artériel par adaptations épaississantes de l'intima.
Type I. Lésion initiale avec présence de cellules spumeuses éparses dans l'intima.
Type II. Stries et ponctuations graisseuses avec regroupement de cellules spumeuses en amas, devenant visible à l'œil nu.
Type III. Pré-athérome avec apparition d'un dépôt extracellulaire de lipides.
Type IV. Athérome avec délimitation du cœur lipidique.
Type V. Fibro-athérome ou plaque mûre non compliquée, avec définition nette de la chape fibreuse enchâssant le cœur lipidique.
Type VI. Fibro-athérome compliqué avec rupture de plaque ; selon la nature de la complication se distinguent les types VIa (plaque avec thrombus et hématome), VIb (plaque avec thrombus) et VIc (plaque avec hématome).
Type VII. Lésion calcifiée avec un dépôt calcique important dans l'intima.
Type VIII. Lésion fibreuse avec prédominance marquée de la sclérose sur le dépôt lipidique qui peut être tout à fait absent.
Les types I et II sont les lésions précoces, III est la lésion intermédiaire, IV à VIII sont les lésions avancées.
La classification adoptée par le Committee on Vascular Lesions du Council on Arteriosclerosis de l'American Heart Association (1992-1995) adhère de très près à la nomenclature de Stary. Simplement, les types V, VII et VIII de Stary y sont regroupés en un unique type V décliné en Va (type V de Stary), Vb (type VII de Stary) et Vc (type VIII de Stary).

Étym. gr. athêrê : bouillie, nécrose ; scleros : dur

Marshall (classification des lésions cérébrales post-traumatiques)

Classification par le scanner de l’importance des lésions  cérébrales initiales après un traumatisme crânien permettant de porter un pronostic et d’orienter les indications opératoires.
Quatre degrés principaux sont décrits :
- I -  pas de traduction radiologique ;
- II -hématome sous ou extradural de moins de 25ml avec un déplacement des structures médianes de  moins de 5 mm ;
- III – hématome de plus de 25 ml, déplacement de 0 à 5 mm, compression des ventricules latéraux ;
- IV – hématome de plus de 25ml et déplacement des structures médianes de plus de 5mm.
Deux autres degrés sont notés selon que la lésion a été évacuée ou non. La mortalité est d’autant plus importante que le degrès est plus élevé et l’intervention est indiquée en cas de  volume de l’hématome de plus de 25ml et de déplacement de plus de 5 mm des structures internes. Cette classification est intégrée dans le score de Glasgow.

L. F. Marshall et S. B. Marschall, neurologues américains (1992 et 2000 voir Juul)

échelle du coma de Glasgow, hématome sousdural, hématome extradural

[H2]

Édit. 2018

dilatations des bronches (lésions anatomiques des) l.f.p.

bronchiectasis (pathology of)

Augmentation permanente et irréversible du calibre des bronches, associée à des remaniements importants de leurs parois, pouvant entraîner une hypersécrétion bronchique avec stase favorisant l'infection et une hypervascularisation artérielle bronchique, cause d'hémoptysies graves.
On sépare les dilatations bronchiques diffuses étendues à un vaste territoire ou à la totalité de l'arbre bronchique, des dilatations localisées n'intéressant qu'un territoire voire une seule bronche.
La dilatation affecte des bronches moyennes entre leur quatrième et huitième division. L'ampleur du territoire ainsi que la sévérité des lésions conditionnent symptômes, diagnostic et pronostic. On peut observer une insuffisance respiratoire grave si les territoires atteints sont très importants.
On distingue les bronchectasies cylindriques et fusiformes, les bronchectasies variqueuses ou moniliformes avec des dilatations irrégulières alternant avec des zones rétrécies et les dilatations sacciformes kystiques qui siègent au niveau des bronches proximales et se terminent en cul-de-sac au niveau des bronches de 5e génération. Dans cette forme, les constituants de la paroi bronchique sont remplacés par du tissu fibreux, la muqueuse bronchique est ulcérée et présente des zones de métaplasie faites de cellules épidermoïdes non ciliées.
Il est des formes localisées segmentaires, lobaires, voire plurilobaires. Les bronchectasies sont bilatérales dans 50% des cas. Habituellement elles siègent au niveau des segments basaux des lobes inférieurs. L'atteinte du lobe moyen ou de la lingula est rarement isolée sans atteinte du lobe inférieur correspondant. L'atteinte des lobes supérieurs est rare, souvent asymptomatique.
Les hémoptysies sont dues à l'hypervascularisation par le réseau des artères bronchiques des parois bronchiques anormalement épaissies, comme l'a montré l'angiographie bronchique sélective.
Le court-circuit vasculaire entre les circulations pulmonaires et bronchiques, évolue vers une hypoxémie sans hypercapnémie, qui peut à la longue se compliquer d'insuffisance respiratoire et d'un retentissement cardiaque droit.

Syn. bronchectasie

athérosclérose n. f.

atherosclerosis

Maladie se présentant, selon la définition de l’OMS en 1958, comme « une association variable de remaniements de l’intima des grosses et moyennes artères, consistant en une accumulation segmentaire de lipides, de glucides complexes, de sang et de produits sanguins, de tissu fibreux et de dépôts calcaires, le tout accompagné de modifications de la média ».
Les lésions fibreuses comme les plaques, et les dépôts lipidiques comme l’athérome, sont les témoins d’une maladie dystrophique des artères élastiques de gros et moyen calibre et de certaines artères musculaires, en particulier coronaires, très répandue à partir de la cinquantaine principalement chez l’homme. Elles représentent un processus de dégénérescence métabolique plus ou moins évolutive dont les lésions passent par trois stades successifs :
1) la plaque lipidique, susceptible de régression thérapeutique,
2) la plaque fibreuse athéromateuse, encore anatomiquement limitée mais pouvant se calcifier,
3) la plaque ulcérée dans la lumière artérielle, génératrice d’embolies et de thromboses.
Les ramifications intraviscérales des artères, celles des membres supérieurs et des jambes sont, en général, respectées. Cette maladie s’installe à bas bruit, parfois très précocement. Son évolution est lente, par à-coups, peut se stabiliser, reprendre à tout moment et souvent se révéler par une complication : dilatations anévrismales, surtout rétrécissement progressif de l’artère malade, soit par hypertrophie de la paroi pathologique, soit par oblitération thrombotique. L’athérosclérose représente, dans le monde actuel, la plus grande cause de mortalité.

Étym. gr. athêrê : bouillie, nécrose ; scleros : dur

athérogénèse, maladie athéroscléreuse, athéromatose

plaque d'athérosclérose l.f.

atherosclerotic plaque

Lésion de la maladie athéroscléreuse comportant des lésions équivalentes de fibrose et de dépôts lipidiques.

Syn. plaque fibrolipidique, plaque de Peyer

Peyer (plaque de)

Stades de l'endométriose degré de sévérité Score AFS (total des lésions 1 à 4)

Stade I endométriose minime 1 - 5
Stade II endométriose modérée 6 - 15
Stade III endométriose moyenne 16 - 40
Stade IV endométriose sévère > 41

endométriose (classification de la Société américaine de stérilité)

[A3,O3]

Édit. 2017 

dépistage des lésions du col de l’utérus l.m.

cervical cancer screening

Il a pour but de dépister les lésions pré-cancéreuses du col de l’utérus et également les cancers à un stade de curabilité. 
Le dépistage concerne essentiellement les femmes de 25 à 65 ans. Il existe actuellement  deux moyens recommandés : le frottis cervico-utérin qui permet l’analyse des cellules prélevées sur le col utérin (à réaliser  tous les trois ans) et , chez les femmes de 35 à 70 ans,  la recherche des virus HPV (Human Papilloma Virus) oncogènes (tous les 5 ans ), suivie de frottis pour les cas positifs.
Un programme national de dépistage organisé du cancer du col utérin utilisant, selon des critères définis l’un ou l’autre de ces tests, est  en cours de mise en place par l’INCa  (2018). Les tests utilisés font l’objet d’un contrôle de qualité.

cancer du col de l’utérus, frottis cervico-utérin, INCa, papillomavirus

[E1, F2, O3]

Édit. 2020

lésions osseuses de l'acidose tubulaire chronique l.f.p.

primary renal tubular acidosis, Butler-Albright Syndrome of tubular nephropathy, renal tubular osteomalacia

Affection observée au cours de l'acidose tubulaire distale primitive, découverte le plus souvent dans l'enfance : retard de croissance et de maturation osseuse avec ostéoporose ou rachitisme, ou chez l'adulte, ostéomalacie avec fissures.

R. Lightwood, pédiatre britannique (1935); A.M. Butler, pédiatre américain (1936) ; F. Albright, médecin endocrinologue américain (1940)

[C2, I1, M1, O1]

Édit. 2020

glomérulonéphrite à lésions glomérulaires minimes l.f.

minimal change disease

Néphropathie qui s'observe plus particulièrement chez le jeune enfant mais qui peut atteindre l'adulte, même de plus de 60 ans, se traduisant cliniquement par un syndrome néphrotique pur (sans hématurie, hypertension ni atteinte fonctionnelle rénale), parfois très intense.
L'évolution est généralement favorable soit spontanément soit plus souvent sous l'effet des corticoïdes. Des rechutes ainsi que  l’apparition ultérieure de lésions de type de « hyalinose segmentaire et focale » est possible.
Histologiquement, le tissu rénal est dans les limites de la normale en microscopie optique avec des cytoplasmes podocytaires bien visibles et  en microscopie électronique un effacement des pédicelles des podocytes. Il n’existe pas de dépôts immuns.
Ce syndrome néphrotique est habituellement sensible aux corticoïdes. Dans les formes cortico-dépendantes, la ciclosporine peut être efficace et permettre de diminuer les doses de corticoïdes

néphrotique (syndrome), glomérulonéphrite avec hyalinose segmentaire et focale

lésions axonales cérébrales diffuses traumatiques l.f.p.

diffuse axonal injury, traumatic axonal injury (TAI)

Forme particulière de contusion cérébrale provoquant la rupture des axones de la substance blanche à la suite d’un traumatisme violent, de pronostic habituellement grave.
Le mécanisme est souvent un accident de voiture ou de sport provoquant, à grande vitesse, un mouvement de bascule de la tête vers l’avant, vers l’arrière ou en rotation au cours d’une accélération-décélération brutale, avec ou sans impact.
Les lésions correspondent à une rupture des axones (axotomie) par cisaillement dans les zones de moindre résistance à la transition entre la substance grise et la substance blanche, dans la région périventriculaire, le corps calleux, la partie dorsale du mésencéphale à la partie haute du tronc cérébral. La rupture est suivie en quelques heures de la formation d’une « boule de rétraction » à l’extrémité proximale de l’axone (angl. axonal retraction ball) et de dégénérescence wallérienne du segment distal. Ces lésions anatomiques ont pu être reproduites expérimentalement chez l’animal (Gennarelli). Ces lésions peuvent se produire dès l’accident (axotomie primaire) ou dans les 48 premières heures ; elles peuvent être diffuses ou plus localisées, s’accompagner d’hémorragie par rupture vasculaire et, très rapidement, d’un œdème important.
Le tableau clinique, dans la forme grave, est celui d’un coma profond avec des signes d’hypertension intracrânienne, des déficits sensitifs et moteurs parfois étendus et d’un état végétatif persistant. En cas de survie les séquelles sont graves : troubles déficitaires sensitivo-moteurs, troubles cognitifs et psychologiques.
L’étude en IRM a permis une classification (L. Marshall) basée sur la constatation du déplacement cérébral et l’importance des lésions hyperdenses en mosaïque (hémorragiques) : la forme I, la plus bénigne, sans atteinte cérébrale discernable, est purement fonctionnelle avec peu de séquelles. Les formes II sans compression cisternale et III, avec compression cisternale ont peu de déplacement et peu de lésions hyperdenses. La forme IV, grave, comporte des signes d’œdème, des lésions hyperdenses et un déplacement de la ligne médiane supérieur à 5 mm. La forme V nécessite une intervention chirurgicale en fonction des lésions constatées et de leur évolution. Dans toutes les formes, mêmes légères, un œdème important peut se produire et l’hypertension intracrânienne peut ne pas répondre au traitement médical.

J. H. Adams et D. I. Graham, neuropathologistes britanniques (1982) ; T. A. Gennarelli, neurochirurgien américain (1982) ; L. F. Marshall, neurochirurgien américain (1992)

contusion cérébrale, axotomie, dégénérescence wallérienne

lésions glomérulaires minimes l.f.p.

Forme particulière de glomérulonéphrite

glomérulonéphrite à lésions glomérulaires minimes

leucodystrophies ou lésions myéliniques présumées secondaires l.f.p.

leukodystrophies or myelinic lesions presumed secondary

Alexander (maladie d'), CADASIL, MELAS, xanthomatose cérébrotendineuse

souffle (lésions du) l.f.p.

blast injury

Ensemble des lésions provoquées par une brusque augmentation de pression, par exemple une explosion en milieu aérien ou aquatique.
Au niveau de l’oreille, selon l’intensité du souffle les lésions peuvent être tympaniques, ossiculaires ou cochléovestibulaires.

traumatisme sonore

ciblage de lésions locales dans les génomes l.m.

targeting induced local lesions in genomes

Identification, au sein d’une population, des individus qui présentent, dans des séquences connues de l’ADN, des lésions locales du génome, induites ou spontanées, détectées par des enzymes qui
reconnaissent la formation d’hétéroduplex consécutive à ces altérations.

Syn. technique de Tilling

Sigle tilling

génome, hétéroduplex

[Q1]

Édit. 2019

Aitken (classification des aplasies proximales du fémur d') l.f.

Aitken’s classification of proximal femoral focal deficiency

Classification des aplasies de la partie proximale du fémur en quatre classes dans un but thérapeutique.
La classe A est la moins sévère : le fémur est raccourci avec une coxa vara, mais un cotyle, une tête et un col présents, et la classe D la plus grave : l’acétabulum et le fémur proximal sont absents.

G. T. Aitken, chirurgien orthopédiste américain (1969)

[I2,Q2]

Édit. 2017

Amstutz (classification des aplasies proximales du fémur d') l.f.

Amstutz’classification of proximal femoral focal deficiency

Classification des aplasies de la partie proximale du fémur dans un but thérapeutique en cinq types. Cette classification reprend celle d’Aitken en subdivisant la classe A en deux sous-catégories dont le traitement est différent : le type 1 est réservé aux formes les plus légères avec un simple raccourcissement du fémur et une coxa vara, tandis que le type 2 comporte une pseudarthrose sous-trochantérienne. Les autres types sont identiques à ceux d’Aitken.

H. C. Amstutz, chirurgien orthopédiste américain (1969) ; G.T. Aitken, chirurgien orthopédiste amércain (1969)

Aitken (classification des aplasies proximales du fémur d')

[I2,Q2]

Édit. 2017

Castaing (classification des entorses tibio-tarsiennes latérales) l.f.

Classification des entorses latérales de l’articulation tibio-tarsienne, ligamentaires pures et

récentes.
Elle est basée sur l’examen clinique et confirmé par l’imagerie médicale si elle est nécessaire ; elle comprend quatre degrés (ou grades) selon la localisation et l’importance des lésions des ligaments latéraux de l’articulation tibio-tarsienne : - faisceau antérieur : ligament talo-fibulaire antérieur (LTFA) ; faisceau moyen : ligament calcanéo-fibulaire : (LCF) ; faisceau postérieur : lig. talo-fibulaire postérieur (LTFP)
- grade 0 : élongation sans rupture du LTFA ; douleur et gonflement local modéré avec
peu ou pas de déficit fonctionnel ;
- grade I : rupture partielle ou totale du LTFA ; douleur et gonflement local et limitation
des mouvements ;
- grade II : rupture des ligaments LTFA et LCF) avec deux sous-groupes : groupe II
faible : rupture partielle du LCF, groupe II fort : rupture totale du LCF ;
- grade III : rupture des trois faisceaux : LTFA, LCF et LTFP avec deux sous-groupes :
gr. III faible : rupture partielle du LTFP, gr. III fort : rupture totale du LTFP.
Dans les groupes II et III les douleurs sont importantes, le gonflement et l’œdème, un
hématome en « œuf de pigeon » sous-malléolaire apparaissent rapidement, une laxité
ou un déplacement articulaire sont fonction de l’importance des ruptures ligamentaires.
Cette classification est plus précise que celle de O’Donoghue qui les classe en : bénigne
par élongation du LTFA, moyenne, par rupture partielle du LTFA et grave par
rupture complexe de deux ou trois ligaments : LTFA ± LCF, ± LTPF.

J. Castaing et J. Delplace, chirurgiens orthopédistes français (1972),

[I2]

Castaing (classification des fractures distales de l'os radius) l.f.

Castaing’s classification

Classification des fractures de l’extrémité distale du radius basée sur le mécanisme de la fracture et sur l’étude radiologique.
I) - fractures par compression-extension (à déplacement postérieur) :
1- fractures supra-articulaires : fr. de Pouteau-Colles (P-C) sans comminution,
avec comminution postérieure, avec un troisième fragment postéro-latéral, fracture de
Gérard-Marchant (P-C associée à une fracture de la styloïde ulnaire) ;
2- fractures articulaires : fr. en T frontale, en T sagittale, fr. en croix, fractures de la
styloïde radiale (cunéenne latérale), fr. cunéenne médiale, fr. comminutives (en T sagittale
avec une composante latérale).
II) - fractures par compression-flexion (à déplacement antérieur, 5% des cas) :
1- fractures supra-articulaires : fracture. de Goyrand-Smith ;
2- fractures articulaires : fracture marginale antérieure simple, marginale
antérieure complexe, fr. bimarginale.

J. Castaing, chirurgien orthopédiste français (1964)

Pouteau-Colles (fracture de), Gérard-Marchant (fracture de), Goyrand (fracture de)

[I2]

classification commune des actes médicaux (CCAM) l.f. 

Nomenclature destinée à coder les gestes pratiqués par les médecins.
Elle sert à établir :
- les honoraires des actes techniques réalisés lors des consultations ;
- le seuil d’exonération du ticket modérateur pour les actes coûteux ;
- la participation forfaitaire de 18 euros à charge des patients pour les actes coûteux ;
- dans les cliniques privées, les honoraires pour les interventions réalisées ;
- dans les hôpitaux publics et privés, le programme de médicalisation des systèmes d'information (PMSI) et sa tarification des séjours hospitaliers transmis à l'assurance maladie dans le cadre de la tarification à l’activité (T2).

programme de médicalisation des systèmes d'information

classification des anti-arythmique s l.m.

anti-arythmiques (médicaments)

[G3,K2]

classification des épilepsies l.f.

classification of epilepsies

crise épileptique

[H1]

classification des états de choc l.f.

classification of states of shock

On distingue les chocs centraux ou cardiogéniques, dont il faut rapprocher les états de choc par obstruction (embolie pulmonaire), et les chocs périphériques qui comprennent :
- les chocs hypovolémiques par réduction du volume circulant après hémorragie, plasmorragie, déshydratation ou pertes sodiques,
- les chocs vasogéniques avec réduction des résistances vasculaires périphériques ou de la perméabilité vasculaire ou des deux (chocs septiques, anaphylactiques, etc.),
- les chocs mixtes (traumatiques, pancréatiques, toxiques, endocriniens).

choc (état de)

[G1,N1]

classification des fractures distales de l'os radius de Castaing l.f.

Castaing’s classification

Classification des fractures de l’extrémité distale du radius basée sur le mécanisme de la fracture et sur l’étude radiologique.
I) - fractures par compression-extension (à déplacement postérieur) :
1- fractures supra-articulaires : fr. de Pouteau-Colles (P-C) sans comminution,
avec comminution postérieure, avec un troisième fragment postéro-latéral, fracture de
Gérard-Marchant (P-C associée à une fracture de la styloïde ulnaire) ;
2- fractures articulaires : fr. en T frontale, en T sagittale, fr. en croix, fractures de la
styloïde radiale (cunéenne latérale), fr. cunéenne médiale, fr. comminutives (en T sagittale
avec une composante latérale).
II) - fractures par compression-flexion (à déplacement antérieur, 5% des cas) :
1- fractures supra-articulaires : fracture. de Goyrand-Smith ;
2- fractures articulaires : fracture marginale antérieure simple, marginale
antérieure complexe, fr. bimarginale.

J. Castaing, chirurgien orthopédiste français (1964)

Pouteau-Colles (fracture de), Gérard-Marchant (fracture de), Goyrand (f

[I2]

classification des fractures ouvertes l.f.

- type II : ouverture large de plus de 1 cm, le plus souvent de dehors en dedans ;

- type III : délabrement large cutanéomusculaire avec éventuellement perte de substance.
2) La classification de Gustilo et Anderson qui reprend, en la subdivisant, le type III de Cauchoix :
IIIA: délabrement cutané et tissulaire permettant la fermeture pour recouvrir l'os fracturé ;
IIIB: la fermeture cutanée ne peut pas être assurée sans lambeau ;
IIIC: les lésions vasculonerveuses associées à une plaie importante nécessitent une réparation et la couverture du foyer osseux.

J. Cauchoix, chirurgien orthopédiste français, membre de l’Académei de médecine (1957) ; R. B. Gustilo et J. T. Anderson, chirurgiens orthopédistes américains (1976)

[I2]

classification des médicaments l.f.

Classification des produits pharmaceutiques établie en combinant leur composition chimique et leur utilisation thérapeutique.
Le but de la classification est de ranger dans les classes homogènes les médicaments devant répondre à des mesures administratives particulières selon leurs dangers pharmacologiques et/ou leurs risques de toxicomanie. On parle ainsi des antibiotiques, dans antalgiques, etc. La classification comporte en France 20 classes et 146 sous-classes. Elle est nécessaire aux études de consommation.

[G3]

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