coil n.angl.
Spire métallique expansible implantée en neuroradiologie interventionnelle, utilisée dans le traitement des malformations vasculaires cérébrales ou médullaires.
Les coils sont mis en place par largage in situ grâce à un système porteur et à un cathéter.
Étym. angl. bobine, enroulement
→ stent
[B3,H1]
athérome n.m.
athéroma
Lésion initiale de l’athérosclérose qui forme au sein de l’intima de la paroi artérielle, grosse ou moyenne, des foyers se présentant comme une flaque ou une bouillie lipidique faite d’un mélange de cholestérol, d’esters de cholestérol et de phospholipides et entourées de macrophages spumeux, de lymphocytes, de liquides extracellulaires hétérogènes.
Le foyer athéromateux est vascularisé à sa périphérie. Il peut rétrocéder laissant une cicatrice fibreuse ou devenir une plaque d’athérome ou s’ulcérer devenant alors le point de départ possible d’embolies athéromateuses.
Étym. gr. athêrê : bouillie, ome : tuméfaction
athérome aortique l.m.
aortic atheroma
Atteinte athéromateuse de l'aorte, laquelle, au niveau de son segment abdominal, est l'artère le plus fréquemment et le plus précocement touchée par cette affection.
Dans sa portion thoracique, l'athérosclérose prédomine à la terminaison de l'aorte ascendante et sur le dôme de l'arche, tout autour des ostiums des troncs supra-aortiques.
L'échocardiographie cardiaque par voie transœsophagienne permet de préciser la taille de la plaque, l'importance de son développement endoluminal et la présence d'un thrombus sessile ou pédiculé.
Les plaques, ulcérées ou non, siégeant sur la crosse, peuvent être à l'origine d'embolies cérébrales. Elles sont neuf fois plus fréquentes chez les sujets âgés de plus de 60 ans explorés pour accident ischémique cérébral, que chez les sujets témoins.
Étym. gr. athêrê : bouillie, ome : tuméfaction
plaque d'athérome l.f.
Athérome entouré de cellules musculaires lisses sécrétantes et de collagène, sécrété par ces cellules.
La fibrose est le deuxième constituant de la lésion athéromateuse. Cette lésion se stabilise, peut régresser en laissant une cicatrice scléreuse ou progresser et devenir alors, selon ses constituants et sa composition, plaque fibrolipidique, athéromateuse ou fibreuse.
rupture de plaque d'athérome l.f.
plaque rupture
Solution spontanée de continuité dans une plaque d'athérome, d'étendue variable, allant de la simple érosion de la chape fibreuse à son ulcération profonde.
En mettant en contact le sang circulant avec les structures profondes sous-endothéliales de la plaque, la rupture provoque habituellement la formation d'un thrombus mural par enclenchement des mécanismes de l'hémostase au contact de la brèche et parfois celle d'une hémorragie (hématome) à l'intérieur de la plaque par pénétration du sang sous forte pression dans la brèche. Le thrombus peut se développer jusqu'à occlure l'artère (occlusion thrombotique aigüe, p. ex. d'une artère coronaire, à l'origine d'un infarctus du myocarde), ou se détacher pour former un embole qui va occlure une artère d'aval (occlusion embolique aigüe, p. ex. d'une artère cérébrale en aval d'une plaque rompue à l'origine de l'artère carotide interne). Ces embolies peuvent contenir des fragments d'athérome. Quand la thrombose n'a pas provoqué l'occlusion définitive de l'artère, le thrombus et l'hématome (qu'ils aient ou non provoqué une ischémie) s'incorporent à la plaque par incrustation ; cette métamorphose de la matière hématique en matière athéroscléreuse a pour bon côté de permettre la cicatrisation de la rupture, mais pour mauvais côté de contribuer à la croissance de la plaque.
L'instabilité de la plaque qui aboutit à la rupture paraît liée à divers phénomènes encore discutés :
- spasme du muscle artériel qui pourrait briser la plaque en la pliant, dysfonctionnement des vaisseaux de la plaque par rupture aboutissant à la formation d'un hématome qui fait bomber la plaque ;
- obstruction responsable d'une ischémie et d'un ramollissement du centre de la plaque liée aux contraintes hémodynamiques et aux mouvements de l'artère particulièrement marqués dans le réseau coronaire arrimé au ventricule gauche ;
- sécrétion par les cellules activées de protéases digérant la matrice extracellulaire et amincissant la chape fibreuse.
La maitrise thérapeutique de la rupture de plaque est un objectif majeur de recherche, car elle atténuerait grandement les capacités de l'athérosclérose à provoquer l'ischémie.
→ athérosclérose (classification des lésions), embolie de cholestérol