arrêt cardiaque l.m.
cardiac arrest
Arrêt soudain des battements du cœur (asystolie, fibrillation ventriculaire, dissociation électromécanique, désamorçage cardiaque par collapsus), interrompant la circulation.
Il conduit rapidement à l'anoxie cérébrale, qui entraîne à son tour une encéphalopathie anoxique laissant des séquelles en cas de survie.
Signes immédiats : sensation de malaise, expression de l'angoisse, gasps, puis pâleur, mydriase, absence de pouls carotidien, de bruits cardiaques et de pression artérielle (ne pas perdre du temps pour la rechercher).
Causes : cardiaques (infarctus du myocarde), broncho-pulmonaire (embolie pulmonaire, obstruction des voies aériennes par corps étranger, strangulation, œdème aigu ou noyade) ou nerveuse (réflexe vasovagal), hypoxie exogène.
Il ne faut pas perdre une minute : la ressuscitation cardiorespiratoire se fait en deux phases :
- suppléance, dans le cas général, massage cardiaque externe et bouche à bouche, et si possible oxygénation ; en salle d'opération sur malade intubé mis en oxygène pur, ventilation bouche à canule - en cas de doute sur la qualité du mélange anesthésique - massage cardiaque direct (en chirurgie à thorax ouvert)
- relance du cœur, défibrillation, injection d'adrénaline puis réanimation médicale.
Les soins doivent être prolongés, surtout chez les jeunes en cas d'hypothermie (noyade). Les résultats sont d'autant meilleurs que des premiers soins efficaces ont été prodigués dans les toutes premières minutes (importance du secourisme). La survie est de 50% en moyenne si l'arrêt cardiaque si l'arrêt cardiaque est massé en moins de 2,5 min.
Syn. arrêt cardiorespiratoire
→ arrêt circulatoire, défibrillateur, dissociation électromécanique, gasp, massage cardiaque, urgence