Carpentier (anneau de)
Carpentier’s ring
Anneau prothétique servant à réduire le calibre orificiel au cours de l’annuloplastie.
A. Carpentier, chirurgien cardiaque français, membre de l'Académie de médecine (1969)
→ anneau de Carpentier mitral ou tricuspide.
[K3]
calcification de l'anneau mitral l.f.
mitral annulus calcifications
Calcifications observées essentiellement chez les sujets âgés de plus de 60 ans, et qui peuvent être massives.
Elles sont associées à un risque accru d’infarctus cérébral, leur présence étant corrélée avec l’âge, l’hypertension artérielle, l’athérosclérose, l’insuffisance cardiaque congestive et la fibrillation auriculaire.
Elles sont, en fait, davantage un marqueur d’une autre cardiopathie ou d’une arthériopathie cérébrale qu’une source directe d’embolies. En effet, elles se compliquent rarement d’embolies cérébrales ou rétiniennes calcaires, d’un dysfonctionnement de valves, d’une ulcération avec formation d’un thrombus, ou d’une endocardite.
[K2]
bronchopneumopathie du rétrécissement mitral l.f.
bronchopulmonary effect secondary mitral stenosis
Affection bronchopulmonaire chronique survenant chez des patients atteints de rétrécissement mitral habituellement sévère.
Une sténose mitrale assez serrée entraîne une stase pulmonaire, une élévation des pressions de la petite circulation et ces modifications hémodynamiques sont responsables d'altérations anatomiques des poumons, favorisant ainsi les bronchites à répétition. À la longue, s'installe une insuffisance respiratoire et parfois un emphysème pulmonaire. Ces bronchopneumopathies ne contrindiquent pas une chirurgie de la valve mitrale mais elles en augmentent le risque et en compromettent le résultat.
Édit. 2017
faciès mitral l.m.
mitral facies
Il s’exprime sous forme d’un érythème cyanique des pommettes et une cyanose des lèvres.
Il est en liaison avec un rétrécissement mitral, presque toujours secondaire à un rhumatisme articulaire aigu poststreptococcique.
→ rétrécissement mitral, rhumatisme articulaire aigu
[K2]
Édit. 2017
insuffisance tricuspide l.f.
tricuspid incompetency
Syn. insuffisance tricuspidienne
muscle compresseur de la valvule tricuspide de Sappey et Cruveilhier l.m.
M. Sappey, anatomiste français, membre de l’Académie de médecine (1810-1896), J. Cruveilhier, chirurgien, anatomiste et anatomo-pathologiste français, membre de l’Académie de médecine (1791-1874)
nanisme mitral l.m.
mitral dwarfism
Défaut de développement général observé chez des sujets atteints d’un rétrécissement mitral rhumatismal sévère apparu dans la petite enfance et évoluant au long cours sans traitement.
Il est devenu exceptionnel avec le dépistage et le traitement du rhumatisme articulaire aigu.
orifice mitral l.m.
→ orifice atrio-ventriculaire gauche
Édit. 2017
orifice tricuspide l.m.
→ orifice atrio-ventriculaire droit
Édit. 2017
prolapsus mitral l.m.
mitral valve prolapse
Protrusion systolique d'un ou des deux feuillets de la valve mitrale vers la cavité de l’oreillette gauche.
Congénital ou acquis, le prolapsus mitral est provoqué par un excès d’étoffe valvulaire et/ou un allongement pathologique des cordages. Il est responsable d’un certain nombre d’insuffisances mitrales graves. Traité naguère par remplacement de la valve mitrale, il est aujourd’hui accessible à des techniques de chirurgie conservatrice.
prolapsus valvulaire mitral (PVM) l.m.
mitral valve prolapse
Anomalie fréquente, définie par la protrusion d'une ou des deux valves mitrales dans l'oreillette gauche au cours de la systole.
Le PVM est classiquement associé à la survenue d'accidents emboliques artériels périphériques et cérébraux ; toutefois, isolé, sans modification myxoïde des valves, il ne comporte qu'un risque extrêmement faible d'embolies. Des feuillets valvulaires épaissis, une régurgitation mitrale, un prolapsus tricuspidien ou aortique associé et, bien entendu, la survenue de complications telles qu'une arythmie auriculaire ou une endocardite infectieuse, augmentent le risque d'embolies systémiques.
rétrécissement mitral (RM) l.m.
mitral stenosis
Valvulopathie définie par la diminution de la surface mitrale, aboutissement d'un processus scléro-inflammatoire d'origine rhumatismale : le rhumatisme articulaire aigu.
Le RM frappe électivement le sexe féminin : 75% des cas. On distingue les sténoses sévères et modérées selon que la surface mitrale est inférieure ou supérieure à 1,5 cm2 chez l'adulte (surface normale = de 4 à 6 cm2). Le diagnostic repose sur des signes :
- auscultatoires : éclat de premier bruit, claquement d'ouverture, roulement diastolique ; radiologiques (grosse oreillette gauche, dilatation des artères pulmonaires, hypertrophie du ventricule droit),
- électrocardiographiques : hypertrophie de l'oreillette gauche et parfois du ventricule droit,
- et surtout ultrasoniques à l'examen Doppler .
Les aspects enregistrés en échographie et à l'examen Doppler sont très caractéristiques de cette valvulopathie. Les ultrasons permettent non seulement de confirmer le diagnostic mais aussi d'évaluer le degré de la sténose, la sévérité des lésions des valves et de l'appareil sous-valvulaire, parfois de découvrir des lésions associées telles que l'atteinte d'autres valves, des thromboses intra-auriculaires gauches.
Selon l'état de l'appareil mitral, le rétrécissement mitral symptomatique relève d'un traitement conservateur ou du remplacement valvulaire par une prothèse: commissurotomie percutanée, rarement chirurgicale, ou remplacement valvulaire par une prothèse si les lésions valvulaires et sous-valvulaires sont majeures.
Sigle RM
rétrécissement mitral (accidents évolutifs du) l.m.p.
accidental complications in mitral stenosis
Évènements pathologiques émaillant et compliquant l'évolution habituelle des rétrécissements mitraux.
Ils sont la conséquence des modifications hémodynamiques entraînées par la sténose mitrale : diminution du débit cardiaque, élévation des pressions et stase en amont de l'obstacle, dans l'oreillette gauche et la circulation pulmonaire.
Les plus habituels sont les manifestations pulmonaires (dyspnée d'effort, œdème pulmonaire, hémoptysie) et l'insuffisance cardiaque droite, avec turgescence jugulaire, gros foie et œdèmes, phlébothromboses ; l'arythmie complète par fibrillation auriculaire ou le flutter auriculaire sont quasi constants dans le RM évolué ; ils font le lit des thromboses auriculaires gauches responsables d'embolies très souvent cérébrales entraînant décès ou séquelles invalidantes dans 1/3 des cas. La survenue de l'une de ces complications doit faire envisager la cure du rétrécissement mitral (valvuloplastie percutanée ou chirurgie).
rétrécissement mitral (bronchopneumo
bronchopulmonary effect secondary mitral stenosis
Affections bronchopulmonaires chroniques survenant chez des patients atteints de rétrécissement mitral habituellement sévère.
Une sténose mitrale assez serrée entraîne une stase pulmonaire, une élévation des pressions de la petite circulation. Ces modifications hémodynamiques sont responsables d'altérations anatomiques des poumons, favorisant ainsi les bronchites à répétition. À la longue, s'installe une insuffisance respiratoire et parfois un emphysème pulmonaire. Ces bronchopneumopathies ne contrindiquent pas une chirurgie de la valve mitrale mais elles en augmentent le risque et en compromettent le résultat.
rupture de pilier mitral l.f.
tricuspide adj.
tricuspid
Qualifie une valvule divisée en trois valves plus ou moins égales, plus précisément la valve atrio-ventriculaire droite.
Étym. lat. cuspis : pointe
→ valve atrio-ventriculaire droite
valve antérieure de la valve tricuspide l.f.
→ cuspide antérieure de la valve atrio-ventriculaire droite
valve inférieure de la valvule tricuspide l.f.
→ cuspide postérieure de la valve atrio-ventriculaire droite
valve interne de la valvule tricuspide l.f.
→ cuspide septale de la valve atrio-ventriculaire droite
valve postérieure de la valvule tricuspide l.f.
→ cuspide postérieure de la valve atrio-ventriculaire droite
valve septale de la valvule tricuspide l.f.
→ cuspide septale de la valve atrio-ventriculaire droite
valve tricuspide l.f.
→ valve atrio-ventriculaire droite
valvule tricuspide l.f.
→ valve atrio-ventriculaire droite
anneau blanc de Coats l.f.
G. Coats, ophtalmologiste britannique (1876-1915)
[P2]
Édit. 2017
anneau conjonctival l.m.
anulus conjunctivae (TA)
conjunctival ring
Ligne suivant laquelle la portion sclérale de la conjonctive oculaire (ou bulbaire) fusionne avec les expansions de la gaine du bulbe et de la sclère.
Large d’environ 2 à 3mm, elle est parfois marquée par un léger relief très apparent dans certaines ophtalmies catarrhales.
Syn. anc. anneau cornéen ; conjonctive limbique ; conjonctive paracornéenne ; limbe conjonctival
[A1, P2]
Édit. 2020