Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

275 résultats 

anastomose splénorénale distale l.f.

distal spleno-renal shunt

Anastomose chirurgicale terminolatérale entre la partie distale de la veine splénique provenant de la rate et la veine rénale gauche.
Le but de cette intervention est de dériver sélectivement le sang provenant des varices œsophagiennes tout en préservant le flux dans le veine mésentérique supérieure. L'anastomose splénorénale distale est une partie de l'opération de Warren qui comporte en outre une déconnexion veineuse entre le territoire veineux mésentérique supérieur d'une part et le territoire veineux splénique d'autre part. L'intérêt de cette intervention, par rapport à l'anastomose portocave et à l'anastomose mésocave, est d'entraîner moins d'encéphalopathie. Les résultats de l'intervention de Warren sont contestés. Cette intervention chirurgicale est abandonnée.

W.D. Warren, chirurgien américain, President of the American College of Surgeons (1967)

Étym. gr. ana : avec ; stoma : bouche

shunt portosystémique

[K3,L2]

Édit. 2017

anse en Y l.f.

Y loop

Montage chirurgical fréquemment utilisé en chirurgie digestive qui consiste à isoler un segment d'intestin grêle, jéjunal le plus souvent, mesurant entre 60 et 80 cm de long, mobilisé par section partielle du mésentère en conservant sa vascularisation.
Son extrémité libre sert à la réception du drainage d'un organe digestif après exérèse. Son extrémité d'aval correspondant au pied de l'Y reste en continuité avec le circuit digestif normal.
Tous types d'anastomose peuvent être faits sur une anse en Y : anastomose cholédoco-jéjunale, anastomose pancréatico-jéjunale, anastomose gastro-jéjunale, etc.

[L1,L2]

Édit. 2017

vaso-épididymostomie n.f.

vasoepididymostomy

Anastomose entre le canal déférent et le conduit épididymaire.
Cette anastomose microchirurgicale, destinée à la cure de certains obstacles de la voie spermatique, peut être faite à plein canal entre le conduit épididymaire dilaté et la lumière du canal déférent sectionné (anastomose terminoterminale) ou le déférent, ouvert dans le sens longitudinal, et l'épididyme incisé (anastomose latérolatérale).

Syn. anastomose épididymodéférentielle

[M2]

Édit. 2020

anastomose aortopulmonaire l.f.

aortopulmonary anastomosis

Procédé chirurgical visant à faire communiquer l’aorte (ou l’une de ses branches), avec l’artère pulmonaire (ou l’une de ses branches) de façon à établir une communication extracardiaque du territoire systémique vers le lit pulmonaire, pour augmenter le débit artériel pulmonaire et améliorer l’oxygénation du sang systémique.
Il existe plusieurs variétés d’anastomoses aortopulmonaires qui sont utilisées dans le traitement palliatif des cardiopathies congénitales cyanogènes.
Les plus connues sont l’anastomose de Blalock-Taussig, l’anastomose de Potts, et l’anastomose de Waterston. Les anastomoses aortopulmonaires sont destinées au traitement palliatif de certaines cardiopathies congénitales cyanogènes à bas débit pulmonaire. Elles agissent par un double mécanisme : l’élévation du débit artériel pulmonaire et l’augmentation de l’oxygénation du sang artériel systémique. Elles peuvent représenter un premier temps de traitement permettant d’attendre la possibilité d’une correction chirurgicale complète de la malformation.

A. Blalock, chirurgien thoracique américain et Helen B. Taussig, cardiologue pédiatrique américaine (1945); W. J. Potts, chirurgien pédiatrique américain (1946) ; D. J. Waterston, chirurgien thoracique britannique (1962)

Étym. gr. ana : avec ; stoma : bouche

Blalock-Taussig, Potts, Waterston (opérations de)

[K2,K3,Q2]

Édit. 2017

anastomose portocave transjugulaire l.f.

transjugular intrahepatic portosystemic shunt (TIPS)

Acte de radiologie interventionnelle consistant à créer une anastomose portocave intrahépatique permanente.
Avant la mise en place de l'anastomose, une échographie doppler hépatique vérifie la perméabilité de la veine porte.
Après ponction de la veine jugulaire interne droite, la veine hépatique droite ou moyenne est cathétérisée sous contrôle radioscopique. L'aiguille est poussée à travers le parenchyme hépatique jusque dans une branche portale, le plus souvent la droite. Un guide est alors introduit jusque dans la veine mésentérique supérieure ou splénique. Le trajet intrahépatique est ensuite dilaté à l'aide d'un cathéter à ballonnet, puis on insère une prothèse métallique.
Cette technique constitue un traitement de l'hypertension portale. Le débit de l'anastomose doit permettre de diminuer suffisamment la pression portale pour prévenir le risque d'hémorragie digestive et d'ascite sans entraîner d'encéphalopathie.

Étym. gr. ana : avec ; stoma : bouche

[K3,L2]

Édit. 2017

Billroth (opération de) l.f.

Billroth’s opération

Gastrectomie partielle suivie du rétablissement de la continuité selon diverses modalités.
Le procédé Billroth I se termine par une anastomose gastroduodénale.
Le Billroth II réalise une anastomose gastrojéjunale par une suture portant sur toute la tranche gastrique.
Le Billroth III confectionne une anastomose gastrojéjunale après obturation de la plus grande partie de la tranche gastrique pour que la bouche réalisée soit de calibre réduit.
C. Billroth, chirurgien allemand (1824-1894).

Édit. 2017

Fontan (opération de) l.f.

Fontan’s procedure

Opération chirurgicale réalisant un traitement palliatif de l’atrésie tricuspidienne qui associe une section de l’artère pulmonaire droite, une anastomose du segment distal à la veine cave supérieure (anastomose cavopulmonaire), une implantation du segment proximal dans l'auricule droite, enfin une double valvulation par homogreffe, de l’anastomose auriculopulmonaire, et de l’abouchement cave inférieur dans l’oreillette droite.
Cette intervention s’est modifiée et simplifiée au cours des années. À côté de beaux résultats, elle conserve une certaine incertitude dans la qualité et la durée de l’amélioration obtenue.

F. Fontan, chirurgien cardiaque français (1971) ; G. Kreutzer, chirurgien argentin (1973)

atrésie tricuspidienne

[K2]

Édit. 2018

iléosigmoïdostomie n.f.

ileo-sigmoïdostomy

Anastomose entre l'iléon et le côlon sigmoïde.
Cette intervention est rarement pratiquée. Dans les colites aigues graves qui ne répondent pas au traitement médical ou qui sont compliquées ou chez les malades ayant reçu une corticothérapie supérieure à 20 mg/j pendant plus de six semaines, le traitement chirurgical recommandé est la colectomie subtotale en urgence avec conservation du rectum, iléostomie et sigmoïdostomie, sans anastomose afin de limiter les complications post opératoires. Ultérieurement, en fonction du contexte, peuvent être réalisées différentes interventions anastomotiques iléorectale ou proctectomie avec anastomose iléo-anale.

plexus brachial l.m.

plexus brachialis  (TA)

Plexus nerveux formé par les anastomoses des branches antérieures des quatre derniers nerfs spinaux cervicaux (C5, C6, C7 et C8) et du premier nerf spinal thoracique (T1)

Se trouvent ainsi constitués trois troncs primaires : le tronc supérieur par anastomose de C5 (grossi d’une anastomose venue de C4), le tronc moyen constitué par C7 en totalité et le tronc inférieur par anastomose de C8 et de D1. Dans la partie supraclaviculaire du plexus, chacun de ces trois troncs se divise en une branche antérieure et une branche postérieure. Les trois branches (ou faisceaux) postérieures des troncs primaires s’anastomosent pour former, en infraclaviculaire, le faisceau postérieur de la partie infraclaviculaire du plexus brachial. Les branches antérieures des troncs primaires supérieur et moyen s’anastomosent, en infraclaviculaire, pour former le faisceau latéral de la partie infraclaviculaire du plexus brachial. La branche antérieure du tronc primaire inférieur  constitue en infraclaviculaire le faisceau médial de la partie infraclaviculaire du plexus brachial. Dans sa partie supraclaviculaire le plexus brachial émet des branches collatérales antérieures ou postérieures selon leur origine et leur territoire de distribution. Ce sont : le nerf dorsal de la scapula, le nerf thoracique long, le nerf subclavier, le nerf suprascapulaire, les nerfs subscapulaires, le nerf thoraco-dorsal, le nerf pectoral médial, le nerf pectoral latéral et des rameaux musculaires.  Dans la partie infraclaviculaire naissent les branches terminales du plexus émanées des faisceaux. Le faisceau postérieur donne le nerf radial et le nerf axillaire. Le faisceau latéral donne le nerf musculo-cutané et la racine latérale du nerf médian. Le faisceau médial donne le nerf cutané médial du bras, le nerf cutané médial de l’avant-bras et la racine médiale du nerf médian qui s’unit à la racine latérale pour former le nerf médian. Le plexus brachial fournit ainsi toute l’innervation sensitive et motrice du membre supérieur, depuis l’innervation motrice des muscles de l’articulation humérale jusqu’à l’innervation sensitive et sensorielle de la pulpe des doigts.

veines obturatrices l.f.p.

venae obturatoriae (TA)

obturator veins

Ensemble des veines satellites de l’artère obturatrice et de ses branches terminales.
Elles confluent habituellement en un tronc unique qui fait suite aux deux branches latérale et médiale satellites des artères. La branche d’origine latérale, très volumineuse, reçoit les veines de l’articulation coxo-fémorale et les veines du plexus obturateur qui cheminent sur les deux faces de la membrane obturatrice. La branche médiale, plus grêle, reçoit les veines musculaires et les veines des organes génitaux externes ; elle remonte dans le canal obturateur (élément le plus inférieur du paquet vasculo-nerveux), longe la face interne du bassin et participe, comme branche d’origine pariétale, à la constitution de la veine iliaque interne ; elle est anastomosée avec la veine circonflexe postérieure, avec les veines pudendales externes, avec le plexus veineux rétro-pubien. L'anastomose avec la veine épigastrique inférieure ou la veine iliaque externe est fréquente, une fois sur 3, cette anastomose peut se faire avec un véritable abouchement terminal; elle peut contribuer aux risques vasculaires lors de la cure des hernies de l'aine, en particulier avec la "corona mortis" formée par l'anastomose entre l'artère iliaque externe et l'obturatrice.

[A1]

Édit. 2019

syndrome du grêle court l.m.

short bowel syndrome

Le syndrome dit du « grêle court » est secondaire à une résection chirurgicale (par exemple après infarctus mésentérique) laissant en place moins de 150 à 200 cm d'intestin grêle chez l’adulte.
Il s'agit d'une maladie rare (environ 1 cas pour 1 000 000 de personnes en France). Elle est caractérisée par une diarrhée, une malabsorption des nutriments, des troubles hydroélectrolytiques. Le grêle court peut aussi être d’origine congénitale. L’évaluation de l’insuffisance intestinale tient compte du grêle restant, du type d’anastomose, de la longueur du colon restant et de la préservation de la valvule iléo-caecale. La longueur de l’intestin réséqué n’a que peu de valeur, variant si elle est mesurée fraiche ou fixée, mais surtout en raison de la variabilité anatomique l’intestin grêle allant de 3 à 7 mètres. La longueur de l’intestin restant est mesurée au bloc opératoire ou évaluée à partir des données de l’imagerie (scanner). Le côlon restant est estimé en pourcentages, en divisant le côlon en 7 parties, supposées de longueur égales, et correspondant chacune à 14 % de la totalité.
Le type de SGC est distingué par une classification anatomique : l’entérostomie terminale (type I anatomique), l’anastomose jéjuno-colique (type II anatomique) et l’anastomose jéjuno-iléocolique (type III anatomique). Les types II et III sont de meilleur pronostic car la malabsorption est moins sévère. Le côlon peut en partie pallier l’insuffisance intestinale, en particulier pour les glucides.
Les principales causes du SGC sont, chez l’adulte, l’ischémie intestinale, la maladie de Crohn, les cancers et les traumatismes. Chez les nourrissons et les jeunes enfants, ce sont les conséquences de l’entérocolite nécrosante néonatale et le syndrome du grêle court congénital, trouble intestinal rare des nouveau-nés d'étiologie inconnue. Les patients naissent avec un intestin grêle court (moins de 75 cm de long) compromettant l'absorption intestinale se manifestant par une diarrhée chronique, des vomissements et un retard de croissance staturo-pondérale.
 Le taux de citrulline plasmatique (acide aminé produit par les entérocytes) est un marqueur d’insuffisance intestinale. Il est corrélé à la longueur de grêle restant et donc abaissé chez les patients atteints du SGC. La citrulline plasmatique permet de discriminer les patients pouvant être sevrés de nutrition parentérale  (> 20 μmol/L) de ceux qui restent dépendants de la nutrition parentérale deux ans après la résection intestinale, témoignant d’une insuffisance intestinale permanente.
Les troubles sont définitifs dans 50 % des cas. Ils peuvent régresser, au moins en partie, après une période d'adaptation intestinale de 6 à 12 mois. La prise en charge en centre spécialisé est très complexe et difficile pour les patients. Après une phase de réanimation hydro-éléctrolytique et une phase d’alimentation orale hypercalorique et hyperprotéique, en favorisant les solides par rapport aux liquides,  une autonomie nutritionnelle est possible. Dans 50 % des cas, la nutrition parentérale à domicile de longue durée reste le traitement de référence.
Les alternatives à la nutrition parentérale peuvent être l’utilisation des facteurs de croissance de la muqueuse intestinale, tel le téduglutide, polypeptide recombinant, analogue du GLP2 (Glucagon Like Peptide 2), qui diminue le débit des selles et augmente la citrullinémie, mais dont l'efficacité n'a été établie que sur la réduction des besoins en nutrition parentérale. Les données à long terme sont limitées. La surveillance d'éventuelles proliférations de cellules muqueuses digestives (polypes colorectaux, néoplasie gastro-intestinale ou biliaire, etc.) est recommandée. La transplantation intestinale est une alternative à la nutrition parentérale, isolée ou associée à la transplantation hépatique en cas d’insuffisance hépatique.
Les principales causes d’échec de la nutrition parentérale sont l’hépatopathie, les infections et les thromboses veineuses liées au cathéter,  le refus de la nutrition parentérale. Ces situations sont des indications potentielles à une transplantation intestinale.
 

Syn. syndrome  de l'intestin court

Réf. Nuzzo A, Corcos O, Joly F . Syndrome du grêle court: de la nutrition à la greffe intestinale. Post'U 2014.

citrullinémie, analogue du GLP2, transplantation intestinale, infarctus mésentérique, entérostomie, maladie de Crohn, entérocolite nécrosante, alimentation parentérale

[L1, L2]

Édit. 2018

anastomose artérielle l.f.

arterial anastomosis

Communication entre deux artères.
Plusieurs types sont distingués  :
- anastomose par inoculation ou en arcade : les deux vaisseaux dirigées en sens opposés se réunissent en formant une arcade;
- anatomose transversale ou oblique;
- anastomose longitudinale;
- anastomose par convergence.

[A1, K4]

Édit. 2020

entéro-urétéroplastie n.f.

entero-ureteroplasty

Remplacement total ou partiel de l'uretère par un segment intestinal isolé et vascularisé.
Le segment intestinal le plus souvent employé est l'iléon, surtout dans les urétéroplasties totales ; pour celles-ci l'anastomose supérieure peut être iléopyélique ou iléocalicielle; l'anastomose inférieure iléovésicale peut être terminale ou latérolatérale. Parfois sont utilisés le côlon gauche ou le segment iléocaecal. Le remplacement de l'uretère pelvien se confond souvent avec l'entérocystoplastie associée. L'urétéroplastie partielle est presque toujours distale, l'anastomose supérieure étant urétéro-iléale, l'inférieure iléovésicale.
L'entéro-urétéroplastie peut être uni ou bilatérale. Le remplacement des deux uretères pelviens utilise un greffon en U ou en J. Un remplacement total bilatéral peut utiliser des greffons séparés, ou un seul greffon en 7 ou en S italique. La position du greffon intestinal est en général rétropéritonéale (rétrocolique), mais il peut être placé également en position intrapéritonéale.

entéroplastie urinaire

[L2, M2]

Édit. 2020

anastomose iléo-anale l.f.

Anastomose entre la partie terminale de l'iléon et la partie haute du canal anal.
Ce type d'anastomose nécessite la confection d'un réservoir confectionné sur la partie terminale de l'intestin grêle.

Étym. gr. ana : avec ; stoma : bouche

anastomose pancréaticojéjunale l.f.

Anastomose entre une tranche de section pancréatique et l'intestin.
On distingue :
1) les anastomoses pancréatojéjunales entre la tranche de section parenchymateuse pancréatique après résection pancréatique partielle et le jéjunum.
2) les anastomoses Wirsungojéjunales entre le canal de Wirsung ouvert latéralement sur la face antérieure du pancréas et une anse jéjunale montée. Ce type d'anastomose est fait dans les pancréatites chroniques avec distension canalaire pancréatique.
3) les anastomoses kysto- ou pseudokysto-pancréaticojéjunales entre une collection anormale d'origine pancréatique et le jéjunum.

Étym. gr. ana : avec ; stoma : bouche

[L2]

Édit. 2017

anastomose portocave l.f.

portocaval shunt

Anastomose chirurgicale entre la veine porte et la veine cave inférieure.
Les anastomoses portocaves spontanées se développent pour compenser une hypertension portale (cirrhoses, tumeurs hépatiques.
On désigne plus souvent sous ce nom une communication établie chirurgicalement pour décomprimer une hypertension portale en drainant le sang porte vers le système cave. L'anastomose peut être terminolatérale avec interruption de la veine porte, ou latérolatérale directe avec une suture de la paroi des deux vaisseaux ou par l'intermédiaire d'un greffon (prothèse vasculaire ou veine autologue).

Étym. gr. ana : avec ; stoma : bouche

shunt portosystémique

[K3,L2]

Édit. 2017

anse borgne l.f.

one eyed handle

Segment d’intestin dont l’une des extrémités est fermée, l’autre servant à l’anastomose (jéjunojéjunale par ex. en cas d’anastomose gastrojéjunale en Y).
Le syndrome clinique peut être précoce (dans le mois postopératoire) ou tardif (correspondant à une obstruction partielle de l’anse afférente).

[L1,L2]

Édit. 2017

antireflux (dispositif) l.m.

antireflux technique

Point particulier de technique chirurgicale qui s'applique à une anastomose urétérovésicale pour lui permettre de s'opposer à un reflux vésico-urétéral.
La base de ce dispositif est dans la plupart des cas la confection d'un tunnel sous-muqueux dans lequel est glissé l'uretère avant son anastomose.

opération antireflux

arcade palmaire superficielle l.f.

arcus palmaris superficialis (TA)

superficial palmar arch

Anastomose entre la terminaison de l’artère cubitale, volumineuse, et le rameau palmaire superficiel de l’artère radiale, très grêle, en avant des tendons fléchisseurs superficiels.
Elle donne les artères digitales palmaires communes et s’anastomose avec l’arcade palmaire profonde.

Syn. anc.  arcade palmaire cubitale, arcus volaris superficialis

artère angulaire l.f.

arteria angularis (TA)

angular artery

Branche terminale de l’artère faciale se dirigeant verticalement dans le sillon naso-génien et le sillon naso-palpébral jusqu’à l’angle supéro-médial de l’orbite.
Elle s’y anastomose avec l’artère nasale, segment terminal de l’artère ophtalmique. Se réalise ainsi une anastomose entre les artères carotides externe et interne.

artère circonflexe iliaque profonde l.f.

arteria circumflexa ilium profunda (TA)

deep circumflex iliac artery

Branche collatérale née de la face latérale de l’artère iliaque externe au-dessus du ligament inguinal.
Elle chemine dans un dédoublement du fascia iliaque jusqu’à l’épine iliaque antéro-supérieure. Elle se bifurque en deux branches terminales : l’une ascendante ou abdominale se ramifie dans les muscles et téguments de la paroi abdominale et s’anastomose avec l’artère épigastrique inférieure, l’artère épigastrique superficielle et les artérioles lombaires ; l’autre horizontale ou iliaque suit la crête iliaque, perfore le muscle transverse de l’abdomen et s’anastomose avec l’artère ilio-lombale, formant une arcade artérielle qui irrigue en haut les muscles de la paroi lombaire et en bas les muscles glutéaux et le muscle tenseur du fascia lata.

Syn. anc. artère circonflexe iliaque, artère épigastrique inférieure et externe

artère du ligament rond de l'utérus l.f.

arteria ligamenti teretis uteri (TA)

artery of round ligament of uterus

Branche issue de l’artère épigastrique inférieure qui descend dans le canal inguinal par la gaine fibreuse du ligament rond.
Elle se perd dans l’épaisseur des grandes lèvres où elle s’anastomose avec l’’artère honteuse externe. Elle donne un rameau qui s’anastomose avec le rameau du ligament rond de l’artère utérine.

artère radiale l.f.

arteria radialis (TA)

radial artery

Branche terminale latérale de l’artère brachiale .
Débutant au pli du coude, elle descend à la face antérieure de l’avant-bras, satellite du muscle brachio-radial, contourne la face latéro-dorsale du poignet au niveau de la tabatière anatomique et traverse le premier  espace interosseux d’avant en arrière. Elle pénètre dans la paume de la main et s’anastomose avec le rameau palmaire profond de l’artère ulnaire pour constituer l’arcade palmaire profonde. Elle donne un grand nombre de collatérales au radius, aux muscles voisins et aux téguments de la région latérale de l’avant-bras parmi lesquels : l’artère récurrente radiale, le rameau carpien palmaire de l’artère radiale qui s’anastomose avec l’homologue de l’artère ulnaire pour constituer l’artère transverse antérieure du carpe, le rameau palmaire superficiel, l’artère dorsale du pouce, le rameau carpien dorsal et l’artère interosseuse du premier espace métacarpien.

artère récurrente ulnaire l.f.

arteria recurrens ulnaris (TA)

ulnar recurrent artery

Artère très courte qui naît de la partie proximale de l’artère ulnaire.
Elle se divise en deux branches terminales : le rameau récurrent antérieur de l’artère récurrente ulnaire qui s’élève dans la gouttière médiale du pli du coude et s’anastomose avec l’artère collatérale ulnaire inférieure ; le rameau récurrent postérieur de l’artère récurrente ulnaire qui longe le nerf ulnaire dans la gouttière épicondylo-olécranienne médiale, derrière l’épicondyle médial et s’anastomose avec le rameau postérieur de l’artère collatérale ulnaire supérieure. Par ses branches terminales l’artère récurrente ulnaire  se distribue à l’articulation du coude, aux muscles inserrés sur l’épicondyle médial, au muscle brachial, au muscle fléchisseur superficiel des doigts, au chef médial du muscle triceps brachial et aux téguments de la partie postérieure du coude.

Syn. anc.  artère récurrente cubitale, artère des épitrochléens

artère trigéminée l.f.

trigeminal artery

Vaisseau embryonnaire persistant, constituant une anastomose anormale associée en règle à une hypoplasie des artères vertébrales et à des anomalies du polygone de Willis.
Le plus souvent asymptomatique et de découverte fortuite, elle réalise une anastomose carotidovertébrale.
D'autres artères embryonnaires, également situées dans la fosse postérieure, les artères acoustique et hypoglosse, peuvent persister à l'imagerie cérébrale.

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