cure de désintoxication alcoolique l.f.
alcoholic disintoxication cure, treatment
Expression qui, par abus de langage et déviation de sens, entend désigner l'existence d'un traitement définitif et radical de l'alcoolisme chronique.
L'alcoologie moderne s'inscrit en faux contre cette croyance mythique, car le processus de levée de la dépendance, loin d'être rapide, est fonction de l'adhésion progressive et de la participation active d'un sujet qui conserve sa vulnérabilité à l'alcool et, par voie de conséquence, le risque de rupture de l'abstinence.
Simple épisode d'une prise en soins, une éventuelle cure en milieu hospitalier pourra s'inscrire dans un projet personnalisé et un processus d'accompagnement de plusieurs années.
Étym. arabe al -cohol : liquide distillé
→ alcoolique (traitement de la maladie), aversion, disulfirame
[G3,G4]
désintoxication alcoolique (cure de) l.f.
alcoholic disintoxication treatment
→ alcoolique (traitement de la maladie)
cure de désintoxication l.f.
Traitement auquel est soumis une personne atteinte de dépendance à un toxique.
La cure utilise différents moyens : médicamenteux, diététiques, psychologiques ou autres. Elle nécessite le plus souvent une courte hospitalisation et doit être suivie pendant parfois plusieurs années, d’un soutien psychologique.
[G5]
désintoxication n.f.
detoxification
Processus et ensemble des moyens thérapeutiques par lesquels un organisme élimine les poisons et toxines qui l’imprègnent, ou par lesquels une personne s’affranchit de la dépendance à un toxique.
Les centres antipoisons sont spécialement chargés des soins aux victimes des intoxications aigues.
Les intoxications chroniques, par exemple à l’alcool ou aux stupéfiants, sont traitées dans divers établissements de soins, centres de postcure, etc.
centre de cure ambulatoire en alcoologie l.m.
alimentary hygiene and alcohology centre
Structure en principe départementale, d'accueil, de soins et de prévention, ainsi dénommée depuis 1999, qui assure l'accompagnement ambulatoire, médical, relationnel et social, par une équipe pluridisciplinaire, des alcooliques.
Diversifiés, ces centres s'adaptent aux situations locales, soit en se limitant aux buts originels de dépistage et de traitement précoces des consommateurs à risque, soit en assumant également la prise en charge des sujets alcoolodépendants.
Financés par l'État, ils dépendent d'une gestion soit publique (DDASS, centres hospitaliers), soit privée (Association nationale de prévention de l'alcoolisme - ANPA - par l'intermédiaire de ses comités départementaux).
Des prestations banalisées et gratuites au sein des lieux de vie, des actions de prévention générale et spécifique auprès des sujets adressés par l'autorité publique au décours d'un dépistage d'alcoolémie, confèrent à ces centres un intérêt et une originalité particuliers.
Sigle CCAA
→ alcoolique (traitement de la maladie), alcoolisme (prévention de l')
[E,G3]
centre de cure médicale l.m.
Unité de moyen séjour destiné à assurer, sous surveillance médicale permanente, la poursuite du traitement après la phase aigüe d’une maladie et aussi, éventuellement, la rééducation fonctionnelle concomitante et la réadaptation des malades hospitalisés.
[E]
centre de post-cure l.m.
post-cure centre
Structure destinée à prendre en charge des malades sortis de l'hôpital et en voie de guérison, en vue de compléter leur traitement et de les réadapter à la vie sociale, voire professionnelle.
Ces centres n'existent que sous la forme de foyers de postcure tels qu'ils ont été définis par l'arrêté du 14 mars 1986 relatif aux équipements et services de lutte contre les maladies mentales comportant des possibilités d'hébergement, et qui sont encore peu nombreux en France.
Recevant des malades pour la soirée et la nuit, ils comportent une équipe médicale et paramédicale réduite. Mais l'expérience montre qu'ils ont tendance à se remplir de malades chroniques peu mobilisables et que, paradoxalement, ils doivent assurer des soins plus importants que prévus. Car les malades chroniques purement déficitaires sont rares et ils traversent des périodes aigües.
La post-cure des malades mentaux est également assurée dans toutes les structures intermédiaires : centres médicopsychologiques avant tout, appartements thérapeutiques, hôpitaux de jour, etc., mais aussi dans les cabinets des psychiatres privés ou les maisons de repos spécialisées.
[E]
centre médico-pédagogique de cure ambulatoire l.m.
Etablissement pratiquant sans hospitalisation le diagnostic et le traitement des enfants présentant des troubles neuropsychique ou d’une restauration psychothérapeutique ou psychopédagogique sous autorité médicale.
Son objectif est de réadapter l’enfant en le maintenant dans son milieu familial, scolaire ou professionnel et social.
Syn. centre médico-pyscho-pédagogique
Sigle CMP ou CMPP
[E,O1,H4]
cure n.f.
1) Période de traitement d’une maladie ou d’une lésion en vue de sa guérison.
2) Traitement efficace d’une maladie ou d’une lésion et son résultat.
3) Méthode particulière de traitement.
4) Séjour dans une station thermale dont on utilise les eaux.
[E]
cure de Sakel l. f.
insulin comatherapy
M. Sakel, psychiatre et neurophysiologiste austrohongrois (1937)
→ insulinothérapie en psychiatrie
[G5,H3]
cure de sevrage l.f.
withdrawal treatment
Prise en soins d'un sujet dépendant d'un toxique et souhaitant arrêter son intoxication.
Permettant d'atténuer le syndrome de sevrage, elle peut s'effectuer :
- soit en traitant de façon symptomatique le syndrome de sevrage : par exemple, chez l'héroïnomane, on prescrit un agoniste alpha 2 adrénergique, un antispasmodique, un anxiolytique-hypnotique et si nécessaire une réhydratation ;
- soit, exceptionnellement, par décroissance progressive des doses du toxique ou d'un agoniste.
On y associe toujours un soutien psychologique et parfois des méthodes d'appoint comme une électrostimulation transcutanée.
Reste qu'une prise en charge au long cours, globale, volontaire, adaptée à chacun, souvent aléatoire du fait de fluctuations de la demande et de rechutes, est en règle indispensable.
→ sevrage
cure thermale l.f.
Ensemble des techniques de traitement à base d’eaux minérales et de leurs dérivés (gaz, vapeurs), algues, boues, etc.
Les stations doivent être agréées par le Ministère de la Santé et conventionnées avec les organismes d’assurance maladie. En France elles sont spécialisées dans le traitement de certaines affections en fonction de la composition physicochimique des eaux. L’assurance maladie prend en charge, pour une cure de 18 à 21 jours un forfait de surveillance médicale de soins fixes et un forfait thermal variant selon les établissements thermaux ; la participation aux frais d’hébergement et de transport est fonction des conditions de ressources de l’assuré.
[G5]
dégoût (cure de) l.f.
disgust cure
→ aversion
hydrocèle (cure chirurgicale d') l.f.
surgical treatment of hydrocele
Dans le cas d'une hydrocèle chronique fonctionnellement gênante, suppression chirurgicale de la cavité vaginale, par ablation ou plicature de l'un des feuillets de la séreuse.
P. L. Lord, chirurgien britannique (1964)
→ Lord (opération de), résection vaginale
[M2]
Édit. 2015
incontinence (cure endoscopique de l') l.f.
incontinence (endoscopic cure of)
Cure de l'incontinence féminine par injection péri-uréthrocervicale, sous contrôle endoscopique, de substances pâteuses inertes ou de collagène, dans un but de soutien et rétrécissement de l'anneau cervical et d'augmentation de la résistance uréthrale.
Les résultats de cette méthode sont très diversement appréciés dans leur degré et leur durée.
Sakel (cure de) l.f.
insulin comatherapy
M. Sakel, psychiatre et neurophysiologiste austrohongrois (1937)
→ insulinothérapie en psychiatrie
sommeil (cure de) l.f.
sleeping cure
Sommeil thérapeutique discontinu et prolongé induit par des psychotropes sédatifs dans l'isolement et le silence.
Méthode initialement utilisée par J. Klaes (Berne, 1921-1922) dans le traitement des schizophrénies, puis appliquée surtout en pathologie névrotique aigüe (anxiété, somatisations, syndromes post-émotionnels majeurs), parfois dans le sevrage des toxicomanes.
Ses effets favorables ont été liés à une "dissolution-reconstruction", à une déconnection des afférences corticales, à l'augmentation du sommeil lent, ou plutôt à l'effet psychothérapique du maternage, de la régression, de l'abréaction et des rêves.
Ses complications sont principalement respiratoires (mortalité : 5%). Son emploi a considérablement diminué.
Syn. narcothérapie
thermale (cure) l.f.
balneotherapy care, spa therapy care
Ensemble des soins thermaux réglementés, délivrés sur prescription médicale, au sein d’un établissement thermal.
Étym. gr. thermê : chaleur
varicocèle (cure chirurgicale) l.f.
varicocelectomy
Intervention chirurgicale consistant à supprimer la dilatation des veines du cordon spermatique définissant le varicocèle.
Elle consiste à réséquer la veine spermatique soit par voie iliaque rétropéritonéale soit par voie inguinale, ou encore par rétropéritonéoscopie, interrompant ainsi la colonne de sang venant du rein gauche. Les interventions par voie scrotale proposées depuis plusieurs siècles n'ont plus cours.
Actuellement, le traitement de référence est l'embolisation par voie endovasculaire, le traitement chirurgical étant réservé à son impossibilité ou à ses échecs.
[B4, M2, K4]
Édit. 2020
acidocétose alcoolique l.f.
alcoholic ketoacidosis
Acidose métabolique due à l'élévation de la concentration des corps cétoniques dans le sang (acide acétyl-acétique, acide bêta-hydroxybutyrique) survenant en l'absence de diabète chez l'alcoolique chronique dénutri.
Les signes sont proches de ceux de l'acidocétose diabétique, mais la glycémie reste normale. Le traitement consiste en l'administration de glucides (fructose) et, pour certains, d'insuline.
[C3,R1]
Édit. 2017
alcoolique adj., n.m. ou f.
alcoholic
1) Qui a trait à l’alcool.
2) Appliqué à une personne, terme imprécis qui peut avoir plusieurs sens :
- personne qui aux yeux de son entourage, consomme trop de boissons contenant de l’alcool,
- personne atteinte d’une alcoolopathie organique ou mentale.
Étym. arabe al -cohol : liquide distillé
[C1,G3,G4]
Édit. 2017
alcoolique dangereux l.m.
dangerous alcoholic
Sujet ivre ou alcoolique, dont le comportement atteint ou laisse pressentir un degré de violence débordant les capacités de tolérance de l'entourage, et menaçant son intégrité.
Étym. arabe al -cohol : liquide distillé
→ loi du 15 aril 1954, dangerosité en psychiatrie
[E3,G3,G4]
Édit. 2017
amnésie transitoire alcoolique l.f.
transient alcoholic amnesia
État second avec conservation d'une conduite d'apparence normale, survenant au cours d'une alcoolisation aigüe suivi d’un retour brutal à la normale au bout de quelques heures, avec prise de conscience d'une lacune dans les souvenirs.
Étym. gr. amnesia : oubli (a : privatif ; mnaomai : se souvenir)
[G4,H3,H4]
Édit. 2017
boisson alcoolique l.f.
alcoholic beverage
Boisson fermentée (vin, bière, cidre, etc.) ou distillée (eau-de-vie, cognac, whisky, etc.). contenant naturellement de l'éthanol.
La distinction entre boisson alcoolique et boisson alcoolisée (où de l'éthanol a été ajouté, p. ex. dans le "café arrosé") semble ne plus devoir s'imposer, les effets étant les mêmes.
Édit. 2017
cirrhose alcoolique l.f.
alcoholic cirrhosis
Cirrhose due à l'ingestion chronique excessive d'alcool éthylique en l'absence d'autre cause.
C'est la cause dominante des cirrhoses en France. L'origine alcoolique peut être affirmée sur les données de l'interrogatoire, l'existence éventuelle d'autres maladies liées à l'alcool (hypertrophie parotidienne, polynévrite, pancréatite chronique p. ex.), d'une macrocytose, d'une augmentation prédominante des ASAT sur les ALAT, d'une forte augmentation de la gamma-GT, d'une augmentation de l'IgA sérique, et sur des signes histologiques associés d'hépatite alcoolique. Le pronostic dépend de la sévérité de la maladie et de la poursuite de l'alcoolisme.
[L1]