adoption d'enfant l.f.
adopted child
Procédure légale permettant de constituer une famille à partir d'une autre forme de filiation que la filiation biologique. On distingue l'adoption simple, qui ne rompt pas les liens avec la famille d'origine, et l'adoption plénière, qui constitue en droit une famille analogue à la famille légitime.
Un enfant adopté à la naissance est dans la situation de tous les enfants : il a des parents et devra faire sa vie avec eux. Pour les enfants adoptés tard, il faudra tenir compte de leur vie antérieure.
Les adoptés consultent pour des difficultés psycho-affectives deux à cinq fois plus que leurs pairs non adoptés. C'est à l'adolescence qu'ils se posent le plus de questions sur leurs géniteurs.
Ils souhaitent que leur adoption ait été liée principalement à des circonstances matérielles.
Étym. lat. adoptare adopter
[E3]
Édit. 2017
adoption (études d') l. f.p.
adoption studies
Études visant à départager les influences héréditaires de celles du milieu, principalement socioculturel et éducatif.
Deux types de stratégies sont employés : la première qui consiste, après avoir identifié un échantillon d'adultes malades adoptés dans l'enfance, d'une part à retrouver les parents biologiques et d'autre part à les apparier à d'autres adultes adoptés dans l'enfance mais non malades ; la seconde qui consiste, après avoir identifié des parents malades ayant donné leur enfant à adopter et les avoir appariés à des parents non malades dans la même situation, à comparer la prévalence de la maladie chez leurs enfants adultes.
Étym. lat. adoptare adopter
[E3 ]
Édit. 2017
adoption plénière l.f.
plenary adoption
Adoption qui, par rupture de tout lien juridique avec la famille naturelle, assimile l’enfant à un enfant légitime de la famille adoptante (C. civ., art. 343 s.).
Étym. lat. adoptare adopter
[E3 ]
Édit. 2017
adoption simple l.f.
simple adoption
Adoption qui laisse des liens juridiques entre l’enfant adopté et sa famille naturelle.
Elle crée toutefois des liens de filiation entre l’adoptant et l’adopté (C. civ., art. 360 s.).
Étym. lat. adoptare adopter
[E3]
Édit. 2017
filiation adoptive l.f.
adoption filiation
Lien juridique qui unit un enfant à ses parents adoptifs, soit par adoption plénière, soit par adoption simple.
[E3]
Édit. 2018
agence française de l'adoption l.f.
french agency of the adoption
Groupement d’intérêt public entre l’État, les départements et des personnes morales de droit privé dont la mission est d’informer, de conseiller et de servir d’intermédiaire pour l’adoption de mineurs étrangers de quinze ans (Code de l’action sociale et des familles, art. L. 225-15 s., modifié par la loi n°2011-525 du 17 mai 2011 art.119)
[E1,E3]
Édit. 2017
autorité centrale pour l'adoption internationale l.f.
central authority for the international adoption
Organisme chargé, auprès du Premier ministre, d’orienter et de coordonner l’action des administrations et des autorités compétentes en matière d’adoption internationale (Code de l’action sociale et des familles, art. L. 148-2).
remise d'enfant l.f.
child adoption
Ensemble des dispositions légales tenant lieu de procédure d'adoption.
L'enfant est confié à l'Aide sociale à l'enfance par l’établissement où la naissance a eu lieu, après déclaration à l'état-civil, pour les enfants trouvés ou les enfants nés de mère ayant accouché sous X. Les parents ont trois mois pour réclamer leur enfant. En cas d'abandon à filiation connue, les parents remettent au service d'Aide sociale à l'enfance leur enfant qui devient pupille de l'Etat avec acceptation implicite d'adoption ultérieure. Si un seul des parents signe le procès-verbal d'abandon, l'enfant est adoptable si l'autre parent ne s'est pas manifesté dans un délai d’un an.
→ adoption