Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

88 résultats 

administration des médicaments (modalité d ') l.f.

drug’s administration techniques

Ensemble des détails techniques réglant l'introduction d'un médicament dans l'organisme : durée du traitement, dose, rythme et horaire des prises, voie d'administration, etc.
L'administration discontinue peut être réglée par le patient lui-même comme dans la technique d'analgésie contrôlée par le patient. L'administration continue de médicaments puissants s'effectue grâce à des pompes volumétriques ou des seringues électriques. Elle peut être pilotée par ordinateur. Pour adapter les doses d'anesthésiques à l'intensité de la stimulation chirurgicale, on maintient une concentration plasmatique pré-établie et adaptée au type de chirurgie en réglant la dose administrée par un rétrocontrôle basé sur la surveillance continue d'un paramètre physiologique, comme l'électroencéphalogramme, la pression artérielle ou le relâchement musculaire (évalué avec un stimulateur de nerf).

pousse-seringue, pompe à galets, stimulateur de nerf

[G5]

Édit. 2017

administration des médicaments (voies d') l.f.p.

drug administration routes

Différents modes d'administration des médicaments.
Pour avoir une action générale, les médicaments doivent parvenir dans le sang qui les distribue dans l'organisme.
Les voies parentérales permettent un passage intravasculaire direct dans le sang d'un médicament et sa distribution par la circulation générale. Les voies entérales assurent la diffusion dans le sang grâce à un passage par le tube digestif.

[G5 ]

Édit. 2017

voies d'administration des médicaments l.f.p

route of administration

Modes de pénétration utilisé pour qu'un médicament pénètre dans l'organisme visé.
On distingue : la voie entérale ou orale (introduction par la bouche dans le tube digestif), les voies parentérales (sous-cutanée, intramusculaire, intraveineuse, intraartérielle, intrarachidienne, intracardiaque), les voies transmuqueuses (voie rectale, buccolinguale, alvéolaire) et les voies locales (applications sur la peau ou sur les muqueuses, injections intrapleurales ou intraarticulaires).

Étym. lat. medicamentum :  médicament, poison

médicament

conseil d'administration d'hôpital l.m.

Dans tout établissement hospitalier, organisme assurant l’administration de l’établissement.
Il en établit la politique générale, en conformité avec les directives nationales, il vote le budget, il arrête le programme des gros travaux, il fixe le tableau des emplois permanents nécessaires, il décide des emprunts, etc.


  1. La plupart des décisions du conseil d’administration sont soumises à l’approbation des autorités de tutelle : le préfet et le ministre chargé de la santé.

  2. Il est composé de représentants des collectivités territoriales, du personnel de l’établissement, de la sécurité sociale et de personnes qualifies.

  3. Il est présidé par le maire dans le cas communaux, ou par le président du conseil général dans le cas des établissements départementaux.

[E]

food and drug administration l.m.

Organisme chargé aux Etats-Unis de délivrer les autorisations de mise sur le marché des médicaments et matériels de santé ainsi que des produits alimentaires.

Sigle FDA

[E1]

Édit. 2018

pentoses (voie des) ou des pentoses-phosphates l.f.

pentose-phosphates pathway

Voie métabolique qui permet de mettre des atomes d'hydrogène, provenant de l'oxydation du glucose, sous une forme active de NADPH, nécessaire à de nombreuses réactions de synthèses ou de réductions.
Les étapes de cette voie sont : déshydrogénation du glucose-6-phosphate (par la glucose-6-phosphate-déshydrogénase et le NADP+), décarboxylation du phospho-6-gluconate en ribulose-5-phosphate (par la phosphogluconate-déshydrogénase et le NADP+), isomérisation du pentose-phosphate en ribose-5-phosphate (par une phosphopentose-isomérase) et en xylulose-5-phosphate (par une phosphopentose-épimérase), transcétolisation de ces deux pentoses en un triose, le phosphoglycéraldéhyde, et un heptose, le sédoheptulose-7-phosphate (par une transcétolase), transaldolisation de ces deux oses en un hexose, le fructose-6-phosphate, et un tétrose, l'érythrose-4-phosphate (par une transaldolase), une seconde transcétolisation entre un xylulose-5-phosphate et l'érythrose-4-phosphate formant un triose-phosphate et un fructose-6-phosphate. Le bilan de cette voie est donc :
La voie est déclenchée dans les cellules chaque fois que le NADPH est utilisé et transformé en NADP+ ; c'est le cas lors de la transformation des glucides en lipides, lors de la biosynthèse de stérols ou de stéroïdes, lors de l'utilisation du glutathion pour la réduction de peroxydes ou de radicaux libres, lors des réactions de détoxication.

NADPH

classification des médicaments l.f.

Classification des produits pharmaceutiques établie en combinant leur composition chimique et leur utilisation thérapeutique.
Le but de la classification est de ranger dans les classes homogènes les médicaments devant répondre à des mesures administratives particulières selon leurs dangers pharmacologiques et/ou leurs risques de toxicomanie. On parle ainsi des antibiotiques, dans antalgiques, etc. La classification comporte en France 20 classes et 146 sous-classes. Elle est nécessaire aux études de consommation.

[G3]

comité d'autorisation de mise sur le marché des médicaments l.f.

Commission siégeant auprès du ministre chargé de la santé.
Elle a pour mission de donner un avis sur les décisions d’octroi, de refus ou de retrait d’autorisation de mise sur le marché par l’examen et la discussion d’un dossier fourni par la société pharmaceutique qui en fait la demande.
La commission fait appel à des experts extérieurs qui ont au préalable examiné les dossiers, ainsi qu’à des rapporteurs désignés en son sein. Elle peut mettre en œuvre une procédure contradictoire.

[E]

conservation des médicaments l.f.

Ensemble des techniques utilisées pour que les médicaments gardent la stabilité de leurs principes actifs dans le temps.
Elle se fera en général à l'abri de la lumière, en flacons entièrement remplis, à l'abri de l'humidité, en un lieu dont la température ne dépassera pas une limite imposée. La durée maximale de conservation des médicaments est fixée par la date limite au-delà de laquelle ils ne doivent plus être utilisés. Cette date de péremption figure sur chaque unité de conditionnement.

[G3]

contrôle des médicaments l.m.

drug control

Contrôle portant sur l'identité et la pureté des excipients et des principes actifs qui les constituent, ainsi que sur la quantité des principes actifs présente dans le produit fini qui sera consommé par le malade.
Dans l'industrie pharmaceutique, ce contrôle doit être effectué sur chaque lot fabriqué.

[E3,G5]

élimination des médicaments l.f.

drug elimination

Expression impropre mais habituelle pour désigner un processus évacuant les substances médicamenteuses accompagnées de leurs métabolites hors de l'organisme où elles ont été introduites.
L’élimination passe par les émonctoires et médicament peut être éliminé par l'urine, les fèces, la salive, l'air expiré, les larmes, la sueur, le lait.

Étym. lat. eliminare : faire sortir, mettre dehors

médicament, émonctoire

[C2, G3, G5, E1]

Édit. 2019

essai des médicaments l.m.

drugs control

Ensemble des épreuves auxquels sont soumis les médicaments avant leur introduction en thérapeutique.
Elles sont réalisés chez l'animal pour vérifier leur toxicité et établir leurs propriétés pharmacologiques, puis chez l'Homme pour rechercher leur tolérance (chez l'Homme sain) et leur efficacité thérapeutique (chez des malades).

[G3,E1]

Édit. 2018  

médicaments anticancéreux (effets secondaires neurologiques des) l.m.p.

neurologic side-effects of antimitotic drugs

Complications neurologiques fréquentes et le plus souvent dose-dépendantes des médications antitumorales, qui doivent faire l'objet d'une surveillance attentive.
Non spécifiques, les tableaux cliniques centraux réalisent : des encéphalopathies aigües (surtout méthotrexate intraveineux ou intrathécal, mais aussi cisplatine, vincristine, procarbazine, 5-fluorouracile, cytosine arabinoside, nitrosurée, ifosfamide, tamoxifène, etc.) ; des atteintes pseudovasculaires (méthotrexate principalement, cisplatine) ; des encéphalopathies chroniques du type démence sous-corticale (méthotrexate, BCNU, cytarabine, etc.) ; des syndromes cérébelleux (5-fluorouracile, cytarabine) ; des myélopathies transverses (méthotrexate, cytarabine, rarement thiatépa) ; des méningites aseptiques (méthotrexate).
Des polyneuropathies de tous types (polyradiculonévrites aigües, neuropathies axonales sensorimotrices, neuropathies avec dysautonomie) sont connues. Les alcaloïdes de la pervenche, notamment la vincristine, sont les antimitotiques les plus toxiques pour le système nerveux périphérique.
La combinaison d'une chimiothérapie et d'une radiothérapie multiplie les risques de toxicité.

neuropathies des médicaments cardiovasculaires l.f.p.

cardiovascular drugs and neuropathies

Effets secondaires liés surtout à l'amiodarone.
Cette substance anti-angineuse et anti-arythmique peut être à l'origine de neuropathies sensitivomotrices distales des quatre membres, parfois associées à un syndrome cérébelleux et à une atteinte du système nerveux central. A la biopsie nerveuse, sont relevées des zones de démyélinisation segmentaire, de dégénérescence wallérienne et des inclusions lipidiques polymorphes. Il n'y a pas de relation absolue avec la durée du traitement, la dose cumulée, ni la concentration sérique. Lors de l'arrêt du traitement, l'évolution favorable ne survient souvent qu'après quelques mois.
Des neuropathies plus rares sont connues avec le disopyramide, le clofibrate et exceptionnellement le propranolol.

neuropathies des médicaments cardiovasculaires l.f.p.

cardiovascular drugs and neuropathies

Effets secondaires liés surout à l'amiodarone.
Cette substance anti-angineuse et anti-arythmique peut être à l'origine de neuropathies sensitivomotrices distales des quatre membres, parfois associées à un syndrome cérébelleux et à une atteinte du système nerveux central. A la biopsie nerveuse, sont relevées des zones de démyélinisation segmentaire, de dégénérescence wallérienne et des inclusions lipidiques polymorphes. Il n'y a pas de relation absolue avec la durée du traitement, la dose cumulée, ni la concentration sérique. Lors de l'arrêt du traitement, l'évolution favorable ne survient souvent qu'après quelques mois.
Des neuropathies plus rares sont connues avec le disopyramide, le clofibrate et exceptionnellement le propranolol.

publicité des médicaments (visa de) l.m.

Autorisation délivrée par le ministre chargé de la santé sur avis de la commission de contrôle de la publicité sur les médicaments.
On distingue :
1) le visa de publicité médicale pour la publicité diffusée exclusivement auprès des professions médicales ;
2) le visa de publicité pour le conditionnement ;
3) le visa grand public concernant les annonces par voie de presse, radiophonique ou télévisée.

lectines (voie des) l.f.

lectin pathway

voie des lectines

voie des lectines l.f.

lectin pathway

Troisième voie d’activation du complément. 
Elle met en jeu des lectines telles que la protéine de liaison du mannose qui interagit avec une sérine protéase aboutissant à l’association et au clivage protéolytique de C4 et de C2 et à la formation de la convertase de la voie classique C4b2a.

lectine, classique (voie), complément (système du), voie alterne d'activation du complément

voie des pentoses l.f.

pentose-phosphates pathway

Voie métabolique qui permet de mettre des atomes d'hydrogène, provenant de l'oxydation du glucose, sous une forme active de NADPH, nécessaire à de nombreuses réactions de synthèses ou de réductions.
Les étapes de cette voie sont : déshydrogénation du glucose-6-phosphate (par la glucose-6-phosphate-déshydrogénase et le NADP+), décarboxylation du phospho-6-gluconate en ribulose-5-phosphate (par la phosphogluconate-déshydrogénase et le NADP+), isomérisation du pentose-phosphate en ribose-5-phosphate (par une phosphopentose-isomérase) et en xylulose-5-phosphate (par une phosphopentose-épimérase), transcétolisation de ces deux pentoses en un triose, le phosphoglycéraldéhyde, et un heptose, le sédoheptulose-7-phosphate (par une transcétolase), transaldolisation de ces deux oses en un hexose, le fructose-6-phosphate, et un tétrose, l'érythrose-4-phosphate (par une transaldolase), une seconde transcétolisation entre un xylulose-5-phosphate et l'érythrose-4-phosphate formant un triose-phosphate et un fructose-6-phosphate. Le bilan de cette voie est ainsi :
1 hexose-phosphate + 6 NADP+  1 triose-phosphate + 3 CO2 + 6 NADPH,H+
La voie est déclenchée dans les cellules chaque fois que le NADPH est utilisé et transformé en NADP+ ; c'est le cas lors de la transformation des glucides en lipides, lors de la biosynthèse de stérols ou de stéroïdes, lors de l'utilisation du glutathion pour la réduction de peroxydes ou de radicaux libres, lors des réactions de détoxication.

NADP, NADPH

voie des pentoses-phosphates l.f.

voie des pentoses

allergie aux médicaments l.f.

drug allergy

Réaction d'hypersensibilité aux médicaments pouvant relever des quatre types de la classification de Gell et Coombs, systémique ou locale selon la voie d'administration.
Les lésions cutanées sont les plus fréquemment rencontrées (eczéma de contact, urticaire, etc.). De nombreux médicaments se comportent comme des haptènes ou plus rarement des antigènes.

Gell et Coombs (classification modifiée de)

[F3,G3,G5]

Édit. 2017 

angéite associée à la prise de médicaments ou de drogues l.f.

angeitis associated with use/abuse of medicaments or substances

Survenant lors d'une première exposition au toxique ou après une utilisation chronique, l'accident vasculaire cérébral peut être soit une hémorragie méningée ou cérébrale (notamment avec les amphétamines, la cocaïne), soit un accident ischémique (observé plus volontiers avec des drogues telles que l'héroïne ou le LSD).
La présentation clinique est celle d'un accident vasculaire cérébral de survenue brutale, accompagné de céphalées intenses. L'angiographie objective parfois des sténoses, voire des occlusions des siphons carotidiens, ou des rétrécissements segmentaires des artères intracrâniennes évoquant une artérite.
Les mécanismes pathogéniques évoqués sont : une lésion directe de la paroi artérielle ou une vascularite immuno-allergique (à la drogue elle-même ou aux agents adultérants), un collapsus avec hypotension et hypoxémie, un vasospasme et une hypertension artérielle aigüe (induits par des agents sympathomimétiques), des embolies de matériel étranger, une endocardite avec embolies septiques, ou des anévrismes mycotiques (pour les drogues utilisées par voie intraveineuse).

Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ite : inflammation

angéite, accident vasculaire cérébral, hémorragie méningée, amphétamine, cocaïne, héroïne; LSD 25, anévrisme mycotique

[G4, G5, K4]

Édit. 2019

anti-arythmiques (médicaments) l.m.

anti-arrhythmic drugs

Médicaments administrés per os ou intraveineux dans le but de supprimer ou de prévenir un trouble du rythme cardiaque.
On distingue plusieurs classes d’anti-arythmiques selon leur mécanisme d’action.
La classification de Vaughan-Williams, la plus souvent utilisée, distingue 4 groupes :
I) médicaments agissant par effet stabilisateur de membrane, ce groupe est subdivisé en trois sous-groupes, Ia (par ex. quinidine), Ib (par ex. lidocaïne), Ic (p.ex. flécaïne) ;
II) médicaments s’opposant à la stimulation sympathique, groupe des bêta-bloquants ;
III) médicaments allongeant la durée du potentiel d’action et de la période réfractaire, groupe de l’amiodarone et d’un bêta-bloquant aux effets voisins (sotalol) ;
IV) antagonistes calciques qui limitent le courant calcique lent responsable du plateau du potentiel d’action.
Certains anti-arythmiques agissent à l’étage supraventriculaire, d’autres à l’étage ventriculaire. D’autres enfin agissent simultanément aux deux niveaux.

anti-PfMDR (médicaments) l.m.p. sigle angl. pour Plasmodium falciparum Malaria Drug Resistance

anti-PfMDR drugs

Médicaments tels que le vérapamil ou la désipramine, capables de restaurer la chloroquino-sensibilité de souches de Plasmodium falciparum résistantes, comme ils modulent la résistance de cellules cancéreuses.
En fait, ces produits n’ont jamais eu de réelles applications pratiques dans le traitement du paludisme, pour diverses raisons notamment liées aux risques d’effets indésirables aux doses actives.

Syn. médicaments "réverseurs"

douleur (médicaments de la) l.m.p.

drugs of pain, (pain killer)

Agents pharmacologiques utilisés pour soulager la douleur, qui ne permettent pas toujours un apaisement complet de celle-ci mais procurent au moins, à la plupart des patients, une amélioration satisfaisante.
L’éventail analgésique est vaste mais limité dans ses actions et non exempt d’effets indésirables. Contre les douleurs des cancéreux, les substances disponibles sont efficaces dans environ 60 à 80% des cas.
Dans les douleurs par excès de nociception, l’action des antalgiques s’exerce :
- en périphérie, grâce à l’inhibition de la biosynthèse de substances algogènes, par l’aspirine, les anti-inflammatoire non stéroïdiens, le paracétamol, les glucocorticoïdes…
- aux niveaux médullaire et supramédullaire, grâce à l’inhibition de la transmission synaptique des influx douloureux, par la morphine.
La morphine et ses succédanés suspendent la plupart des douleurs intenses par excès de nociception, observées au cours de l’évolution des cancers et après les interventions chirurgicales. Ses effets indésirables ont été surestimés et en particulier, le risque d’induction d’une toxicomanie est réduit.
Dans les douleurs par désafférentation, les antidépresseurs non psychostimulants et certains antiépileptiques diminuent l’hyperexcitabilité neuronale. En cas d’effets indésirables trop importants, les stimulations électriques (surtout transcutanées) sont utiles.
Le schéma de l'OMS, concernant le traitement des douleurs chroniques, distingue depuis 1997, trois paliers :
- I, les médicaments non morphiniques (essentiellement paracétamol, aspirine et anti-inflammatoires non stéroïdiens) qui sont indiqués contre les douleurs légères à modérées ;
- II, les opioïdes dits "faibles" (codéine, dextropropoxyphène) associés ou non aux produits précédents, qui sont utilisables contre les douleurs modérées à sévères ou après l’échec des antalgiques du palier I ;
- III, les opioïdes "forts", avec pour référence la morphine, ils sont efficaces contre les douleurs d'emblée intenses ou après l’échec des produits du palier II.
À chaque palier, des adjuvants peuvent être associés : antidépresseurs, antiépileptiques et myorelaxants. De plus la composante antalgique de certains traitements étiologiques – chimiothérapie, radiothérapie (par réduction tumorale), corticoïdes – est souvent manifeste.
Les principales règles et principes à respecter lors de la prescription d’antalgiques sont :
- un traitement individualisé,
- le respect des contre-indications,
- la prudence chez les personnes âgées et les enfants,
- l’administration à intervalles réguliers, à horaires fixes, en fonction de la durée d'action de la substance choisie,
- l’absence de dose standard pour la morphine avec la recherche de la plus faible dose,
- la préférence pour la voie orale, sans méconnaître l’utilité des voies intraveineuse ou sous-cutanée, contrôlées par le patient lui-même, avec cependant un dispositif de sécurité intégré au pousse-seringue pour éviter les surdoses.
En fait, le nombre des médicaments de la douleur demeure limité. L’intérêt actuel se porte sur des agonistes des récepteurs opioïdes (présumés exempts des effets indésirables de la morphine) et sur les agonistes des systèmes mono-aminergiques descendants du tronc cérébral. Ce sont principalement les systèmes sérotoninergiques et noradrénergiques, dont le rôle dans la modulation de la transmission nociceptive est essentiel. Les inhibiteurs de la cyclo-oxygénase 2, les antagonistes des récepteurs des acides aminés excitateurs ou des récepteurs aux neurokinines, les agonistes des récepteurs nicotiniques, les agonistes des récepteurs NT2 de la neurotensine sont aussi des voies de recherche.

Étym. lat. dolor : douleur

antalgique, analgésique, morphine, opioïde

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