impédance (mesure du débit cardiaque par) l.f.
measure of cardiac output by impedance
Variations d'impédance électrique entre deux électrodes cutanées placées le plus près possible de l'aorte, qui permettent de suivre les variations de diamètre de l'artère et, par-là, d'en déduire la fréquence cardiaque et le volume de l'ondée pulsatile, d'où l'obtention du débit cardiaque, en valeur relative (un étalonnage par une autre méthode est nécessaire).
Pour la mesure on utilise généralement un courant de 1 000 Hz qui ne produit pas d'effet physiologique. Pour avoir la valeur absolue il est nécessaire de procéder à un étalonnage préalable, généralement par une méthode de dilution plus facile à mettre en œuvre que par le principe de Fick.
W. F. Hamilton, physiologiste américain (1932) ; A. E. Fick, mathématicien et physiologiste allemand (1855)
Étym. lat. impedire : empêcher
→ débit cardiaque, électrisation, Fick (principe de), impédance, Stewart-Hamilton (méthode de)
bas débit cardiaque (syndrome de) l.m.
low cardiac output syndrome
Manifestation du choc cardiogénique caractérisée par un abaissement considérable du débit cardiaque (inférieur à 2 litres par minute et par mètre carré de surface corporelle), une chute de la tension artérielle, une élévation des pressions de remplissage du cœur et des résistances systémiques, un élargissement de la différence artério-veineuse des concentrations en oxygène.
Il peut être provoqué par une perte de la fonction contractile du myocarde (infarctus), par le détournement d’une fraction importante du volume d’éjection systolique, par une gène au remplissage ventriculaire (tamponnade) ou par une résistance à l’éjection ventriculaire (embolie pulmonaire).
En chirurgie cardiaque, sous circulation extracorporelle, il qualifie l'insuffisance circulatoire aigüe observée dans les suites opératoires immédiates. Les causes en sont multiples : protection myocardique incomplète avec ischémie myocardique, infarctus du myocarde péri-opératoire. Cette complication peut rendre difficile le sevrage de l'assistance circulatoire.
→ choc cardiogénique, index cardiaque
Édit. 2017
débit cardiaque l.m.
cardiac output
Volume de sang propulsé par chaque ventricule , exprimé en litres/minutes, égale au produit de la fréquence cardiaque par le volume de sang éjecté par chaque systole.
Ce volume de sang(Qc) est en moyenne, normalement, chez l’adulte au repos, allongé, à jeun, compris entre 4,8 l et 5,3 l par minute. On peut mesurer le débit cardiaque, soit par la méthode de dilution en utilisant le principe de Stewart Hamilton soit par gazométrie sanguine en utilisant le principe de Fick selon la différence artérioveineuse en oxygène et de la consommation d'oxygène :
Qc= VO2/(CaO2-CvO2)
Qc= VO2/DAVO2
(CaO2 : contenu artériel en oxygène, ponctionné au niveau d'une artère, CvO2 : contenu veineux en oxygène (sang veineux mêlé), ponctionné au niveau de l'artère pulmonaire, DAVO2 : différence artério-veineuse en oxygène, VO2 : consommation d'O2 (en L/min)
Le débit cardiaque diminue de 15 à 20% lors du passage de la position couchée à la position debout, il augmente sous l’influence des émotions, de l’hyperthermie, de la digestion et surtout de l’effort, l’exercice musculaire pouvant le multiplier par quatre ou cinq.
A. F. Fick, physiologiste allemand (1870) ; G. N. Stewart, physiologiste britannique (1897) ; W. F. Hamilton, physiologiste américain (1932)
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
→ Stewart et Hamilton (principe de), Fick (principe de)
[F2]
Édit. 2018
débit ventriculaire cardiaque l.m.
ventricular flow
Volume de sang éjecté par un ventricule cardiaque par minute, exprimé habituellement en litre par minute.
En l’absence de communication anormale des circulations systémiques et pulmonaires. Les débits des deux ventricules doivent être égaux. Toutefois cette égalité ne porte que sur un intervalle de temps suffisant. Le débit de chaque ventricule cardiaque est en permanence soumis à des mécanismes régulateurs : adaptation de l’éjection ventriculaire à son remplissage (loi de Starling) résistance du sac péricardique non distensible, volosensible auriculaire gauche contrôlant le volume sanguin central, rôle de réservoir sanguin du lit pulmonaire d’une part, et du lit veineux portohépatique d’autre part.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
débit d'oxygène transporté par le sang l.m.
oxygen flow carried by the blood
Débit égal à la différence artérioveineuse en oxygène multipliée par le débit cardiaque, soit dans les conditions normales 0,05 x 5000 = 250 Ml / minute.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
granulome de Stewart l.m.
J. P. Stewart, otorhinolaryngologiste britannique (1933)
→ granulome malin centrofacial
Morgagni-Stewart-Morel (syndrome de) l.m.
Dénomination habituelle dans les pays anglo-saxons pour désigner l’hyperostose frontale interne ou syndrome de Morgagni (ou de Morgagni-Morel)
G. B. Morgagni, anatomiste italien (1761), R. M. Stewart, neurologue britannique (1928), F. Morel, neuropsychiatre suisse (1930)
→ hyperostose frontale interne, Morgagni (syndrome de)
pseudomaladie de Kaposi type Stewart-Bluefarb l.f.
angiodermatitis, pseudoKaposi’s sarcoma
Maladie cutanée proche de la maladie de Kaposi par son aspect clinique et histologique, se manifestant par des plaques infiltrées et des tumeurs violacées mais douloureuses et à topographie unilatérale et survenant brutalement chez un sujet jeune.
Conséquence d'une fistule antérioveineuse, son traitement est chirurgical.
W. M. Stewart, dermatologiste français (1967), S. M. Bluefarb, dermatologiste américain (1967)
Syn. syndrome de Stewart-Bluefarb
Stewart-Bluefarb (syndrome de) l.m.
Stewart-Bluefarb’s granuloma
S. M. Bluefarb, dermatologue américain (1967) ; W. M. Stewart, dermatologue français (1967)
→ pseudomaladie de Kaposi type Stewart-Bluefarb
Stewart (granulome de) l.m.
Stewart’s grauloma
J.P. Stewart, otorhinolaryngologiste britannique (1933)
→ granulome malin centro-facial
Stewart-Treves (syndrome de) l.m.
Stewart-Treves’ syndrome, Stewart-Treves’ lymphangiosarcoma
Lymphangiosarcome se développant sur un lymphœdème chronique du membre supérieur après opération de Halsted pour cancer du sein.
L'aspect clinique consiste en l'apparition, sur le membre lymphœdémateux, de plaques ecchymotiques, de nodules bleutés et souvent de bulles et d'ulcérations. Des métastases viscérales sont fréquentes.
Histologiquement, les tumeurs se composent de lacunes et de fentes vasculaires bordées par des cellules endothéliales malignes et séparées par des faisceaux de cellules fusiformes entre lesquelles se situent des lymphocytes et des érythrocytes. Toutefois, l'origine des néoformations reste discutée. Si, pour la plupart des auteurs, il s'agit d'une tumeur maligne différente du carcinome du sein, d'autres pensent que l'affection correspond à des nodules carcinomateux métastatiques prenant un aspect pseudosarcomateux en raison de l'œdème chronique dans lequel ils se développent. Le pronostic est sévère et seule l'amputation précoce peut sauver ces malades.
Les rares cas de lymphangiosarcome sur lymphœdème éléphantiasique chronique, congénital ou non, non secondaire à un curage ganglionnaire pour tumeur maligne ne correspondent donc pas, selon la définition historique, à l'appellation syndrome de Stewart-Treves.
F. W. Stewart, N. Treves, anatomo-pathologiste et chirurgien américains (1948)
méthode par projection-reconstruction l.f.
projection-reconstruction technique
En IRM, méthode proposée pour reconstruire un plan préalablement sélectionné par un gradient de sélection Gs, consistant à utiliser un gradient de lecture Gl dont la direction, dans le plan de coupe, tourne d'un petit angle à chaque séquence.
A la fin des N séquences, l'ensemble des signaux du plan examiné aura été "projeté" sur 180° ou 360° et l'intensité du signal en chaque point pourra être calculée. La rotation du gradient Gl dans le plan de lecture est effectuée en combinant deux gradients perpendiculaires. Ainsi, si l'on fait des coupes axiales, le gradient Gs est dirigé selon l'axe z'z ; pour faire tourner le gradient Gl on combinera deux gradients GY et GX dirigés suivant y'y et x'x : en contrôlant leur intensité respective, on "balaie" l'ensemble des directions du plan. Cette méthode a l'avantage d'être simple, mais elle est très sensible aux artéfacts de mouvement et aux inhomogénéités du champ magnétique : on lui préfère la technique par double transformation de Fourier (technique 2DFT).
Étym. lat. projectio : action de jeter en avant (pro et jacere : jeter),
méthode par rétroprojection filtrée l.f.
filtered back projection technique
En scanographie, méthode employée pour reconstruire l'image à partir des données brutes.
Ces données, résultats de multiples projections effectuées par l'appareil, sont les sommes des densités de chacune des rangées, colonnes et diagonales de la coupe examinée. A partir d'elles, l'ordinateur va, par "rétroprojection" de ces données sur la matrice, recalculer voxel par voxel les valeurs numériques des densités, utilisant pour ses calculs la méthode de convolution et des filtres électroniques.
→ filtre de reconstruction, filtre de traitement d'image
méthode par projection-reconstruction en IRM l.f.
projection-reconstruction technique
En IRM, méthode proposée pour reconstruire un plan préalablement sélectionné par un gradient de sélection Gs, consistant à utiliser un gradient de lecture Gl dont la direction, dans le plan de coupe, tourne d'un petit angle à chaque séquence.
A la fin des n séquences, l'ensemble des signaux du plan examiné aura été "projeté" sur 180° ou 360° et l'intensité du signal en chaque point pourra être calculée. La rotation du gradient Gl dans le plan de lecture est effectuée en combinant deux gradients perpendiculaires. Ainsi, si l'on fait des coupes axiales, le gradient Gs est dirigé selon l'axe z'z ; pour faire tourner le gradient Gl on combine deux gradients GY et GX dirigés suivant y'y et x'x. En contrôlant leur intensité respective, on "balaie" l'ensemble des directions du plan.
Cette méthode, qui a l'avantage d'être simple, est très sensible aux artéfacts de mouvement et aux inhomogénéités du champ magnétique. On lui préfère actuellement la technique par double transformation de Fourier (technique 2DFT).
Étym. lat. projectio : action de jeter en avant (pro et jacere : jeter),
→ calcul matriciel, technique 2DFT
[B2,B3]
Édit. 2018
méthode par rétroprojection filtrée en TDM l.f.
filtered back projection technique
En scanographie, méthode employée pour reconstruire l'image à partir des données brutes.
Ces données, résultat de multiples projections effectuées par l'appareil, sont les sommes des densités de chacune des rangées, colonnes et diagonales de la coupe examinée. A partir d'elles, l'ordinateur va, par "rétroprojection" de ces données sur la matrice, recalculer voxel par voxel les valeurs numériques des densités, utilisant pour ses calculs la méthode de convolution et des filtres électroniques.
→ filtre de reconstruction, filtre de traitement d'image
[B2,B3]
Édit. 2018
acuité visuelle (tests de mesure de l') l.f.
visual acuity tests
Acuité visuelle subjective mesurée à l’aide d’optotypes.
Pour la mesure de loin, on utilise des optotypes en présentation groupée (en ligne), la présentation isolée étant réservée aux très jeunes enfants : tests-directionnels (échelle de Snellen, anneau de Landolt), tests-images, tests-géométriques, tests-lettres (Sheridan Inserm). Des optotypes pour malvoyants sont plus gros, plus espacés, plus contrastés. Il existe des optotypes pour adultes (lettres ou chiffres en lignes en progression géométrique ou logarithmique)
Pour la mesure de près, on utilise une échelle à main (de Parinaud pour les adultes, de Rossano-Weiss, de Cadet pour les enfants, de Lissac pour les basses visions). En l’absence d’expression verbale, on peut avoir recours à la méthode d’appariement.
Si le sujet est atteint de basse vision, il est important de noter la distance de lecture, notion exigée pour un dossier d’admission dans une école spécialisée.
Étym. lat. acutus : aigu, pointu
[P2 Édit. 2017 ]
antéversion (mesure d') l.f.
anteversion (measure of)
Sans précision supplémentaire, le terme désigne habituellement celle du col fémoral.
Etym :lat. ante : avant ; versio : retournement
→ angle d'antéversion du col fémoral
[A1]
Édit. 2017
diffusion pulmonaire (mesure de la) l.f.
measure of the pulmonary diffusion
Les méthodes usuelles de mesure de la diffusion pulmonaire utilisent le monoxyde de carbone à faible concentration (de l'ordre de 0,2%), deux principales méthodes sont utilisées celle en apnée de Marie Krogh et celle en état stable.
Marie Krogh-Jørgensen, physiologiste danoise (1915)
[Méthode en état stable : le sujet respire dans un sac contenant le mélange chargé du CO et expire dans un autre sac. Lorsque la CO est stabilisée dans le second sac,on peut calculer la DLCO. Cette méthode est moins précise que la précédente du fait de l']
dispositif médical sur mesure l.m.
medical device made to measure
«Tout dispositif fabriqué spécifiquement suivant la prescription d'un praticien dûment qualifié indiquant, sous la responsabilité de ce dernier, les caractéristiques de conception spécifiques et destiné à n'être utilisé que pour un patient déterminé.»
«La prescription susmentionnée peut également être établie par toute autre personne qui, en vertu de ses qualifications professionnelles y est autorisée.» «Les dispositifs fabriqués suivant des méthodes de fabrication continue ou en série, qui nécessitent une adaptation pour répondre à des besoins spécifiques du médecin ou d'un autre utilisateur professionnel, ne sont pas considérés comme des dispositifs sur mesure» (Directive 93/42 CEE du 14 juin 1993).
→ dispositifs médicaux, marquage CE
distance interpédiculaire (mesure de la) l.f.
interpedicular distance (measure of)
Sur une radiographie de face du rachis, mesure de la distance séparant le bord interne des pédicules vertébraux.
Des tables indiquent les chiffres normaux aux différents segments du rachis chez l'adulte et l'enfant. Au niveau lombaire, la distance augmente normalement de haut en bas; l'inverse témoigne d'un canal lombaire étroit. Un élargissement localisé doit faire rechercher un processus expansif intracanalaire (signe de Elsberg-Dyke).
C. A. Elsberg, neurochirugien et C. G. Dyke, médecin radiologue américains (1934)
gamme d'étalonnage d'un dispositif de mesure l.f.
calibration range of a measurement device
Gamme de valeurs de la grandeur mesurée pour laquelle l'appareil a été étalonné.
hallux valgus (mesure d') l.f.
hallux valgus (measure of)
[B2,I2]
Édit. 2015
hémorragie digestive occulte (mesure radio isotopique d'une) l.f.
digestive bleeding (radioisotopic measurement)
Confirmation et mesure d'un saignement digestif occulte, effectuées par méthode isotopique.
On prélève quelques millilitres de sang du patient ; les globules rouges sont alors marqués par 51Cr puis réinjectés au patient. Connaissant l'activité du millilitre de sang marqué réinjecté et celle des selles (du jour de l'administration des globules marqués et des jours suivants), on calcule l'élimination fécale quotidienne de sang.
Il a également été proposé d'administrer directement des colloïdes marqués. En cas d'hémorragie digestive importante, on peut déceler un foyer radioactif intraabdominal.
Étym. gr. haïma : sang ; rhêgnumi : je jaillis
[L1]
mesure aérodynamique vocale l.f.
aerodynamic voice measure
Méthode d’évaluation des débits et des flux aériens pulmonaires et laryngés pendant la phonation.
Étym. lat ; mensura : mesure ; gr. aêr : air ; dynamis : force
mesure ambulatoire de la pression artérielle l.f.
ambulatory blood pressure measurement
Dispositif permettant d'enregistrer automatiquement la pression artérielle par voie non effractive à une cadence choisie, toutes les 15, 20 ou 30 minutes, pendant 24 heures consécutives ou sur les périodes d'activité d'éveil ou de sommeil.
Les dispositifs actuellement disponibles utilisent un brassard placé au niveau d'un bras. La mise en mémoire et l'exploitation des données sont faites par une extension informatique. L'affichage des résultats donne les valeurs brutes, les pressions systoliques et diastoliques moyennes et leur écart type, la fréquence cardiaque moyenne et son écart type, le pourcentage des mesures supérieures à une valeur choisie, etc. Des histogrammes, des tableaux de moyennes horaires peuvent être imprimés. Les applications pratiques sont multiples : surveillance d'un traitement antihypertenseur, appréciation des modifications nycthémérales, avec mesure des variations tensionnelles en période d'activité et de sommeil, diagnostic des fausses hypertensions par effet «blouse blanche», dépistage des hypertensions paroxystiques ou réfractaires.
N. S. Korotkoff, chirurgien de l’armée russe (1905)
Sigle MAPA
[K2]