Barton (fracture de) l.f.
Barton’s fracture
Fracture articulaire de l’extrémité inférieure du radius intéressant le rebord dorsal de l’os avec sub-luxation dorsale du poignet.
J. R. Barton, chirurgien orthopédiste américain (1838)
Syn. fracture marginale postérieure de l’extrémité distale du radius, fracture de Rhea Barton
Édit. 2017
bassin de fracture l.m.
fractured pelvis
Bassin anormal parce qu'ayant été fracturé.
Les modifications dépendent du type de fracture et du mode de consolidation du cal osseux.
Édit. 2017
Bennett (fracture de) l.f.
Bennett’s fracture-dislocation
Fracture articulaire de la base du premier métacarpien, avec subluxation trapézométacarpienne.
Elle est provoquée par un choc violent de la main fermée contre un obstacle (fracture des boxeurs). Le fragment osseux de la base du premier métatarsien reste solidaire de l’os trapèze retenu par le fort ligament oblique postéromédial. En raison de la faiblesse de la capsule latérale, le premier métacarpien est déplacé vers le haut par la traction du muscle long abducteur du pouce (m. abductor pollicis longus) et en dedans par les muscles thénariens. La fixation chirurgicale est nécessaire en cas de déplacement.
E. Bennett, chirurgien irlandais (1882)
Édit. 2017
Bosworth (fracture de) l.f.
Bosworth’s fracture
Fracture-luxation de la cheville comportant une fracture de la malléole latérale associée à une luxation ou subluxation postérieure du pied et une luxation tibiofibulaire proximale avec rupture ligamentaire des faisceaux tibiofibulaires antérieurs et postérieurs et incarcération de la fibula en arrière du tibia.
D. M. Bosworth, chirurgien orthopédiste américain (1947)
Édit. 2017
boxeurs (fracture des) l.f.
boxer’s fracture
Fracture du col des métacarpiens ou fracture de la base du premier métacarpien, fréquente chez les boxeurs.
→ Bennett (fracture de), carpe bossu
Édit. 2017
double étage (fracture à) l.f.
double fracture
Fracture avec deux localisations sur une seule diaphyse d'os long, ou sur un os plat assez large.
Dupuytren (fracture de) l.f.
Dupuytren’s fracture
Variété de fracture bimalléolaire en abduction de la partie distale des deux os de jambe associant une fracture de la malléole médiane et une fracture de la fibula à 5 ou 6 cm de la pointe de l’os au-dessus de la syndesmose tibiofibulaire distale.
La fracture de Dupuytren basse est caractérisée par un trait péronier plus bas, au niveau ou immédiatement au-dessus de la syndesmose tibiofibulaire.
G. Dupuytren, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1819) ; J. Maisonneuve, chirurgien français (1840)
fracture n.f.
fracture
État de ce qui est brisé et, en ce qui concerne l’appareil moteur, solution de continuité d’un os, liée à un traumatisme.
Une fracture est caractérisée par son siège, le type de son trait, son déplacement et son mécanisme. Elle peut être complète ou incomplète, totale ou parcellaire, ouverte ou fermée.
- Selon le siège sur l’os on distingue les fractures épiphysaire, épiphysométaphysaire, diaphysaire, le décollement-fracture. La fracture peut être bipolaire ou étagée.
- Selon le trait de fracture, on distingue entre autres les fractures transversale, oblique courte ou longue, spiroïde, à deux ou plusieurs fragments, les fractures multifragmentaires ou comminutives.
- Selon le déplacement: on distingue les fractures avec décalage, translation et/ou rotation, angulation, chevauchement, pénétration.
Étym. lat. frangere: rompre, briser
→ fracture fermée, ouverte, comminutive, spiroïde, en bois vert, ostéochondrale, pathologique, obstétricale.
[I2]
Édit. 2018
fracture comminutive l.f.
comminuted fracture, burst fracture
Fracture à fragments multiples.
Étym. lat. frangere: rompre, briser
→ fracture
[I2]
Édit. 2018
fracture complexe l.f.
complex fracture
Fracture d’au moins trois fragments principaux associée à des lésions graves des parties molles.
L’expression est ordinairement utilisée pour des fractures fermées unifocales ou multifocales sur le même os ou un os adjacent, à déplacement important, compliquées de traits de refends articulaires ou de luxation, de dommages musculaires, tendineux, ligamentaires, de lésions vasculo-nerveuses. Le bilan anatomique peut être difficile à établir. Le traitement nécessite une stabilisation stricte et la réparation précise des parties molles. Des complications secondaires, nécrose osseuse, pseudarthrose peuvent nécessiter des interventions complémentaires. La rééducation peut être longue et les séquelles importantes
Étym. lat. frangere: rompre, briser
→ fracture, luxation, ostéonécrose, pseudarthrose
[I2]
Édit. 2018
fracture costale l.f.
costal fracture
Lésion osseuse avec solution de continuité des corticales, qu'il y ait ou non un déplacement des fragments.
C'est la lésion la plus fréquente au cours des traumatismes thoraciques de l'adulte, elle est quasi constante chez les vieillards. La fracture est due à une hyperflexion de la côte dans les traumatismes d'avant en arrière, c'est la corticale externe qui cède la première. Dans les traumatismes latéraux, la fracture se fait par redressement de la côte, la corticale interne cède la première venant menacer la plèvre et la corticalité pulmonaire, le trait de fracture se fait au niveau de la zone d'impact.
On opposait jadis les fractures paucicostales considérées comme bénignes et les fractures pluricostales. Or l'enfant et l'adulte jeune peuvent présenter un tableau gravissime avec peu ou pas de fractures costales du fait de la souplesse des côtes, alors que la violence du traumatisme a entraîné de graves lésions viscérales sous-jacentes. Les fractures pluricostales se voient surtout chez le vieillard au thorax rigide et aux côtes ostéoporotiques, liées volontiers à un traumatisme modéré. Le nombre des fractures de côtes joue donc peu dans la gravité qui est liée aux lésions pleuropulmonaires et des organes du médiastin.
Des fractures de plusieurs arcs contigus en deux ou plusieurs endroits de chaque côte constituent un volet costal ; si celui-ci est désolidarisé de la paroi thoracique, il peut causer une grave insuffisance respiratoire par respiration paradoxale.
Étym. lat. frangere: rompre, briser
→ fracture, respiration paradoxale, volet thoracique
[I2]
Édit. 2018
fracture cunéiforme l.f.
cuneiform fracture
Fracture aboutissant à une déformation en forme de coin.
Par ex: fracture vertébrale cunéiforme.
Étym. lat. frangere: rompre, briser
→ fracture, fracture comminutive
[I2]
Édit. 2018
fracture de contrainte l.f.
stress fracture
Fissure progressive d'un os pouvant aboutir à une fracture et liée à des efforts ou des mises en charge répétées.
Les fractures de contrainte comportent deux groupes:
a) les fractures de fatigue, par excès d’utilisation d’un segment osseux, ex. fracture de marche des métatarsiens;
b) les fractures par insuffisance osseuse, par déficit de la minéralisation et de la solidité de l’os : fracture sur os ostéomalacique ou ostéoporotique.
L. A. Milkman, médecin radiologue américain (1930) ; E. Looser, chirurgien suisse (1877-1936)
Étym. lat. frangere: rompre, briser
Syn. fracture de fatigue
→ fracture, Looser-Milkman (fissure de), fracture de fatigue, ostéomalacie, ostéoporose
[I2]
Édit. 2018
fracture de côtes l.f.
rib fracture
fracture de fatigue l.f.
fatigue fracture
Fracture liée à la sollicitation répétée et excessive du squelette.
Elle se rencontre chez les jeunes conscrits après des marches forcées ou chez des sujets âgés, favorisée par la déminéralisation osseuse. Les sièges fréquents sont le tibia, le col fémoral, les métatarsiens.
Étym. lat. frangere: rompre, briser
→ fracture, fracture de contrainte, fracture en cheveu
[I2]
Édit. 2018
fracture de la clavicule du nouveau-né l.f.
neonatal fracture of the clavicle
Rupture traumatique lors de l'accouchement de la continuité de la clavicule du nouveau-né, notamment à la suite d’une dystocie des épaules.
Étym. lat. frangere: rompre, briser
→ fracture
[J2, O1,O3]
Édit. 2018
fracture de l'humérus du nouveau-né l.f.
neonatal fracture of the humerus
Rupture traumatique, lors de l'accouchement, de la continuité de l'humérus du nouveau-né, provoquée par toutes les manœuvres d’abaissement du bras soit au cours du traitement obstétrical d’une dystocie des épaules par la maœuvre de Jacquemier ou de Couder, soit au cours du traitement d’un relèvement des bras lors de l’accouchement par le siège.
J-M. Jaquemier, gynécologue obstétricien français, membre de l'Académie de médecine (1846) ; L. Couder, gynécologue obstétricien français né en 1862
Étym. lat. frangere: rompre, briser
→ fracture, Jacquemier (manœuvre de), Couder (manœuvre de)
[I2 ,O1, O3]
Édit. 2018
fracture des os propres du nez l.f.
nasal bone fracture
Solution de continuité osseuse des os propres du nez, avec ou sans déplacement, d’origine traumatique.
La réduction orthopédique est, en l’absence de complications, une urgence différée.
Étym. lat. frangere: rompre, briser
→ fracture
[P1]
Édit. 2018
fracture de stress l.f.
stress fracture
Étym. lat. frangere: rompre, briser
Syn. fracture de contrainte
[I2]
Édit. 2018
fracture du bassin maternel l.f.
fracture of the maternal pelvis
Étym. lat. frangere: rompre, brise
[I2, O3]
Édit. 2018
fracture du col du fémur l.f.
femoral neck fracture
Fractures de l'extrémité supérieure du fémur, englobant ausssi les fractures du massif trochantérien.
On distingue de dehors en dedans: les fractures cervicotrochantériennes à deux ou plusieurs fragments (extra-articulaire) , les fractures basicervicales, les fractures transcervicales ou cervicales vraies et les fractures sous-capitales (intra-articulaires).
Très nombreuses (plus de 60.000/an en France), ces fractures affectent principalement la personne âgée, essentiellement les femmes ostéoporotiques dont elles peuvent mettre en jeu le pronostic vital.
Elles surviennent souvent au décours d’une chute, avec impotence fonctionnelle immédiate et complète. Le membre fracturé apparaît accourci, en adduction et rotation externe.
Il existe plusieurs classifications des fractures du col, la plus utilisée étant la classification de Garden, qui analyse le déplacement des travées osseuses de la tête fémorale sur le cliché radiologique de face. Cette classification, dont l'intérêt pronostique est majeur, guide les indications thérapeutiques. Elle va du stade 1, où le trait est horizontal et où la tête s'impacte sur le col sans se déplacer, au stade 4 où la tête est déplacée sans connexion avec le col, en passant par le stade 3 où le trait est vertical. Plus le stade de Garden est grand, plus le risque de nécrose de la tête du fémur est élevé.
Les deux traitements principaux sont l’ostéosynthèse et la prothèse de hanche.
R. S. Garden, chirurgien orthopédiste britannique (1961)
Étym. lat. frangere: rompre, briser
→ fracture, Garden (classification de), ostéoporose, ostéonécrose, ostéosynthèse
[I2]
Édit. 2018
fracture du crâne du nouveau-né l.f.
fracture of the fœtal skull
Rupture traumatique, lors de l'accouchement, de la continuité d'un os de la voûte crânienne du nouveau-né.
Les forceps peuvent être responsables surtout en cas de prise irrégulière, mais ce type de fracture peut se produire lors d'accouchement spontané.
Étym. lat. frangere: rompre, briser
[I2, O1, O3]
Édit. 2018
fracture du fémur du nouveau-né l.f.
fracture of the femur of the neonate
Rupture traumatique lors de l'accouchement par le siège, à l’occasion d’une grande ou d’une petite extraction, de la continuité de l'os fémoral du nouveau-né.
Étym. lat. frangere: rompre, briser
→ fracture
[I2, O1, O3]
Édit. 2018
fracture du larynx l.f.
laryngeal fracture
Les cartilages laryngés, souvent partiellement ossifiés chez l’adulte, peuvent se fracturer au cours des traumatismes directs de la région cervicale.
On distingue les fractures du cartilage thyroïde, souvent bénignes, et celles du cricoïde qui sont plus graves car elles peuvent entraîner un rétrécissement de la filière laryngée.
Étym. lat. frangere: rompre, briser
→ fracture, cartilage thyroïde, cartilage cricoïde
[P1]
Édit. 2018
fracture du nouveau-né l.f.
neonatal fracture
Rupture lors de l'accouchement de la continuité de la clavicule ou d’un os long, provoquée notamment par une manœuvre de dégagement au cours d’une dystocie.
Les fractures de la clavicule ou de l’humérus sont les plus fréquentes lors d’une dystocie des épaules ou lors d’un accouchement par le siège ; c’est quelquefois le seul moyen d’accélérer le dégagement en cas de signes de souffrance du nouveau-né. L’immobilisation simple en pansement ouaté est suffisante pour éviter la douleur. La consolidation est rapide ordinairement sans séquelles. La fracture du fémur est plus rare. Les fractures articulaires de l’épaule, du coude ou de la hanche se voient difficilement sur les radiographies ; une douleur localisée peut les signaler.
Une fracture quasi-spontanée doit faire évoquer une dysplasie osseuse congénitale (maladie de Lobstein).
J. Lobstein, chirurgien et anatomopathologiste français, membre de l'Académie de médecine (1833)
Étym. lat. frangere: rompre, briser
Syn. fracture obstétricale
→ fracture, dystocie, fracture de la clavicule du nouveau-né, fracture de l'humérus du nouveau-né, présentation du siège complet, fracture du fémur du nouveau-né, fracture du nouveau-né, Lobstein (maladie de)
[I2, O1, O3]
Édit. 2018