Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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corps de Michælis-Gutmann l.m.

Michælis-Gutmann’s body

Inclusion lamellaire minéralisé (fer et calcium) en œil d'oiseau, observée dans le cytoplasme de grands phagocytes mononucléés ou cellules de Hanseman, au cours de la malacoplasie.

L. Michælis et C. Gutmann, biochimistes allemands (1902) ; D.P. von Hansemann, anatomopathologiste allemand (1858-1920)

malacoplasie

[A2]

Ambard (constante d') l.f.

Ambard's formula

Constante "uréosécrétoire" proposée pour évaluer la fonction rénale.
Elle repose sur l'étude du débit uréique urinaire en fonction du taux de l'urée sanguine. Elle est normalement de 0,07 avec un maximum physiologique de 0,085. Elle n'est plus utilisée et a été remplacée par la mesure de la clairance de l'urée et surtout de la créatinine.

L. Ambard, pharmacologue français, membre de l'Académie de médecine (1910)

clairance

[M1]

Édit. 2017

constante n. f.

constant

Valeur fixe qui se différencie ainsi d’une variable.
P. ex. le nombre π (3,14116) est une constante.

[E1,B1,C1]

constante de débit de kerma l.f.

kerma rate constant

Constante caractéristique d’un radionucléide, représentant le débit de kerma dans l'air, délivré par les photons à la distance unité d’une source ponctuelle et rapporté à l’unité d’activité.
Unité : Gy.s-1.Bq-1.m2
Les photons considérés sont les gammas, les rayons X, le rayonnement de freinage interne, dont l’énergie est supérieure à un certain seuil conventionnel (généralement 20 keV).

[B1]

constante de Michaelis l.f.

Michaelis’ constant

En enzymologie, pour les réactions qui suivent la théorie cinétique développée par Michaelis, concentration du substrat pour laquelle la vitesse initiale d'une réaction enzymatique atteint la moitié de la vitesse maximum.
La constante de Michaelis est à peu près égale à l'inverse de l'affinité de l'enzyme pour le substrat, c'est-à-dire la concentration du substrat pour laquelle l'enzyme est à moitié lié.

L. Michaelis, biochimiste américain et Maria Leonora Menten, biochimiste canadienne (1913)

Symb. Km.

Michaelis-Menten (constante de)

[C1]

constante de temps l.f.

time constant

1)Temps où une valeur caractérisant un phénomène décroissant est réduite au 1/3.
2)Temps au bout duquel cette valeur a augmenté des 2/3 pour un phénomène croissant, tendant exponentiellement vers un état d'équilibre.
Quand, p. ex. chez un sujet en état d'équilibre, la concentration d'une substance donnée est modifiée par l'injection ou l'inhalation de la même substance, on va vers un nouvel équilibre humoral, caractérisé par une nouvelle valeur plus grande de la concentration, la constante de temps est le temps au bout duquel la concentration a augmenté des 2/3. De même, lors du retour à l'état antérieur, la constante de temps est le temps où la concentration est réduite au 1/3 de la valeur maximale atteinte.
Dans tous les domaines, une action lente amenant le passage d'un état d'équilibre à un nouvel équilibre ne se fait pas instantanément mais de façon exponentielle, les constantes de temps d'aller et de retour peuvent être égales s'il n'y a pas eu de métabolisme de la substance donnée. En présence d'une inertie, les choses sont moins simples, une action rapide peut induire des oscillations qui se superposent à l'exponentielle. En réanimation, du fait de l'inertie du système circulatoire, ces oscillations peuvent être cause d'accidents : p. ex. l'injection intraveineuse trop rapide d'un produit actif peut induire un collapsus. D'une manière générale la correction trop rapide d'un déséquilibre humoral peut provoquer des complications. Le collapsus de reventilation en est un exemple.

demi-vie, échanges gazeux, exponentielle (fonction), inertie

[C2]

constante gyromagnétique l.f.

gyromagnetic ratio

rapport gyromagnétique

[B1]

constante radioactive (λ) l.f.

radioactive constant

Constante physique caractéristique d’un nucléide radioactif, exprimant la probabilité de désintégration d’un atome rapportée à l’unité de temps (seconde): elle est exprimée en s-1.
Dans une source contenant N atomes, le nombre de désintégrations attendues pendant un temps infinitésimal dt, est dN = λ N dt.

activité, période d'un radioélément, radioactivité

[B1]

constante spécifique gamma l.f.

gamma-rate constant

Caractéristique d’un radionucléide exprimant l’intensité de son émission gamma par le débit d’exposition (en R/min.) à la distance de 1m. d’une source de 1 mCi.
Abandonnée, remplacée par la constante de débit de kerma.

[B1]

constante uréosecrétoire l.f.

constant ureosecretoire

L. Ambard, pharmacologiste français, membre de l'Académie de médecine (1910)

Syn. Ambard (constante d') (obs)

Ambard (constante d')

[M1]

Édit. 2018

radioactive (constante) l.f.

radioactive constant

demi-vie des corps radioactifs

région constante d'une immunoglobuline l.f.

constant region

Moitié C terminale des chaînes légères (CL) ou partie C terminale des chaînes lourdes (contenant les régions CH1, CH2, CH3 et éventuellement CH4) d'une molécule d'immunoglobuline.

relaxation (constante de temps de.. en IRM) l.f.

relaxation time

En IRM, signal caractérisé par le temps de retour à 63% de la position d'équilibre des atomes d'hydrogène à la fin d'une impulsion.
On distingue deux sortes de temps de relaxation :
- T1, temps de relaxation longitudinale (de l'ordre de la seconde) ;
- T2, temps de relaxation transversale (s'exprime en millisecondes).
On peut modifier les signaux de résonance magnétique en faisant intervenir de nouveaux paramètres : TR, le temps de répétition des impulsions ; TE, le temps de réponse de l'écho.

constante de temps, relaxation

[B2,B3]

Édit. 2018

uréosecrétoire (constante) l.f.

constant ureosecretoire

Ambard (constante d') (obs)

faux promontoire de Michaelis l.m.

Michaelis false promontory

G. Michaelis, gynécologue allemand (1798-1848)

Michaelis (faux promontoire de)

[A1,O3]

Édit. 2018

losange de Michaelis

Rhomboid of Michaelis, Michaelis’ rhomb, Michaelis’ losenge

Aspect en losange à la partie tout inférieure du dos et de la région sacrale à grand axe vertical, l’angle supérieur étant situé à la partie basse du sillon lombal, l’angle inférieur au sommet du sillon inter-fessier, les angles latéraux correspondant aux deux fossettes sacrales.
Sa hauteur est de 10 à 12 cm, sa largeur de 10 cm. L’angle supérieur, situé de 3 à 4 cm au-dessus de l’axe horizontal, correspond à l’apophyse épineuse de L5 et l’angle inférieur à la face postérieure de S3. Les deux angles latéraux répondent à la partie toute supérieure des articulations sacro-iliaques. Le grand axe vertical est diminué en cas de nutation du pelvis (mouvement de bascule du sacrum à l’horizontale) et augmenté en cas de contre-nutation.
Le losange est normalement régulier et symétrique ; son asymétrie doit attirer l’attention sur une éventuelle déformation ou inclinaison du pelvis ; un axe transversal égal ou inférieur à 9 cm témoigne d’un bassin étroit.
Le « triangle de Michaelis » correspond à la partie basse de ce losange.

G. A. Michaelis, gynécologue obstétricien allemand (1798-1848)

nutation

Michaelis (faux promontoire de) l.m.

Michaelis false promontory

Saillie exagérée de la première pièce sacrée, plus accentuée que celle de la charnière lombosacrée.

G. Michaelis, gynécologue obstétricien allemand (1798-1848)

Michaelis-Gutmann (corps de) l.m.

Michaelis-Gutmann’s body

Inclusion lamellaire minéralisé (fer et calcium) en œil d'oiseau, observée dans le cytoplasme de grands phagocytes mononucléés ou cellules de Hanseman, au cours de la malacoplasie.

L. Michaelis, biologiste allemand (1875-1949) et C. Gutmann, biochimiste allemand (1902) ; D. P. von Hansemann, anatomopathologiste allemand (1903)

malacoplasie

Michaelis (losange de) l.m.

Michaelis lozenge (rhomboid)

G. A. Michaelis, gynécologue obstétricien allemand (1798-1848)

losange de Michaelis