Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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alpha-MSH l.f.

melanostimulating hormones

Hormone mélanotrope directement dérivée de la pro-opiomélanocortine.
Il en existe une autre forme, la bêta-MSH constituée par les 13 premiers aminoacides de l’ACTH.
Se liant aux mélanocytes, les MSH (mélanotropines) favorisent la pigmentation de la peau et des muqueuses.

Syn. hormone mélanostimulante

Sigle MSH angl. pour Melanocyte Stimulating Hormone

mélanotropine, pro-opiomélanocortine, MSH

[O4]

Édit. 2017

bêta-MSH (MSH) l.f.

melanostimulating hormone

Hormone mélanotrope constituée par les 13 premiers aminoacides de l’ACTH.
Il en existe une autre forme : l’alpha-MSH directement dérivée de la pro-opiomélanocortine. Se liant aux mélanocytes, les MSH (mélanotropines) favorisent la pigmentation de la peau et des muqueuses, ce qui constitue la caractéristique la plus éloquente de la maladie d’Addison.

Syn. hormone mélanostimulante

mélanotropine, pro-opiomélanocortine, alpha-MSH

[O4]

Édit. 2017

MSH sigle angl. pour Melanocyte Stimulating Hormone

On connaît 3 peptides d'origine hypophysaire répondant à cette définition : les -MSH,

-MSH et -MSH.

Syn. mélanotropine, mélanostimuline ou hormone mélanostimulante

mélanotropine

MSH  sigle angl. pour melanocytic stimulating hormone

hormone mélanotrope

[J1,O1]

Édit. 2018

protéine MSH acr. angl. pour MutS Homolog l.f.

MSH protein, DNA mismatch repair protein Msh, MutS protein homolog

Famille de protéines nucléaires impliquées dans la réparation de l'ADN.
Les protéines MSH  reconnaissent les mésappariements sur les doubles hélices d'ADN et permettent leur réparation. Des mutations des protéines MSH sont responsables de certains cancers, en particulier dans le syndrome de Lynch.
 

mésappariement, réparation de l'ADN, Lynch (syndrome de)

[C1, C3, Q1]

Édit. 2018

DNA mismatch repair protein Msh angl. l.f.

Syn. MSH protein,  MutS protein homolog

protéine MSH

[C1, C3, Q1]

Édit. 2018

MSH                          acr. angl. pour MutS Homolog

protéine MSH

[C1, C3, Q1]

Édit. 2018

 alpha-MSH  n.f.

melanostimulating hormones

Étym. MSH angl. pour MelanocytMe Stimulating Hormone

hormone mélanostimulante

[O4]

Édit. 2020

bêta-MSH l.f.

melanostimulating hormone

Hormone mélanotrope constituée par les 13 premiers aminoacides de l’ACTH.
Il en existe une autre forme : l’alpha-MSH directement dérivée de la pro-opiomélanocortine. Se liant aux mélanocytes, les MSH (mélanotropines) favorisent la pigmentation de la peau et des muqueuses, ce qui constitue la caractéristique la plus éloquente de la maladie d’Addison.

Syn. hormone mélanostimulante, alpha-MSH

mélanotropine, pro-opiomélanocortine, alpha-MSH, Adison (maladie de)

[O4]

Édit. 2020

acide vitamine A l.m.

vitamin A acid

En réalité, acide de la vitamine A.

rétinoïque (acide), isotrétinoïne, rétinoïdes

[C1]

Édit. 2017

ataxie de type Friedreich avec déficit en vitamine E l.f.

ataxia Friedreich-like, with selective vitamine E deficiency

T. Yokota, neurologue japonais (1997) ; D. Alagille, pédiatre français (1975) ; A. E. Harding, neurologue britannique (1982) ; N. Friedreich, anatomopathologiste allemand (1863)

déficit en vitamine E

carence en vitamine B1 l.f.

vitamin B1 deficiency

vitamine B1, alcoolisme (complications nerveuses de l'), béribéri

[N1]

carence en vitamine B12 l.f.

vitamin B12 deficiency

M. Biermer, médecin interniste allemand (1872)

vitamine B12, vitamine B12 (carence en), Biermer (anémie de), sclérose combinée de la moelle (syndrome de), cobalamine, facteur intrinsèqu

[N1]

défaut métabolique en vitamine A l.m.

vitamin A metabolic defect

D. S. McLaren et Beatrice Zekian, médecins américain et libanaise (1971) ; P. Bitôt, chirurgien et anatomiste français (1863)

vitamine A (défaut métabolique en)

déficit du métabolisme de la vitamine B12 avec méthylmalonique acidémie et homocystinurie l.m.

vitamin B12 metabolic defect with methylmalonicacidemia and homocystinuria

acidurie méthylmalonique avec homocystinurie

déficit en vitamine E l.f.

familial isolated deficiency of vitamine E

Déficience en vitamine E avec, dégénérescence spinocérébelleuse (ataxie de Friedreich-like), augmentation des triglycérides des bêtalipoprotéines, xanthélasma et xanthomes des tendons.
La stéatorrhée est inconstante, il y a atteinte du faisceau pyramidal, neuropathie périphérique et diminution de la sensibilité proprioceptive et vibratoire, dysarthrie, et hyporéflexie. Au niveau oculaire, on trouve papille pâle, rétrécissement artériel et rétinite pigmentaire (T. Yokota). L'altération rétinienne est probablement de même type que dans le syndrome d'Alagille. Mutation du gène de la protéine de transfert de l'alpha-tocophérol. L’affection est autosomique récessive (MIM 277460).

T. Yokota, neurologue japonais (1997) ; D. Alagille, pédiatre français (1975) A. E. Harding neurologue britannique (1982) ; N. Friedreich, médecin allemand (1863)

Syn. VED, ataxie de type Friedreich avec déficit en vitamine E, ataxie de type Friedreich avec rétinite pigmentaire

déficit métabolique en vitamine B12 l.m.

vitamin B12 metabolic defect

vitamine B12,acidurie méthylmalonique avec homocystinurie

hypodermite par injection de vitamine K l.f.

sclerodermiform reaction to vitamin K

Hypodermite de la région fessière secondaire à l'injection intramusculaire de vitamine K1, caractérisée par des plaques érythémateuses qui deviennent indurées puis sclérodermiformes et affectent une disposition en fer à cheval ou « en ceinturon de cow-boy avec un revolver ».

L. Texier, dermatologiste français (1972)

résistance à la vitamine D l.f.

vitamin D resistant rickets

Rachitisme résistant à la vitamine D.
Ce type de rachitisme peut être dû à une hypophosphatémie congénitale dominante liée à l'X, ou à des mutations inactivant les enzymes de la synthèse du calcitriol.

calcitriol

vitamine n.f.

vitamin

Substance biologique indispensable à la croissance et au fonctionnement des organes, apportée en petite quantité par l'alimentation, que l'organisme n'est pas capable de synthétiser et dont la carence entraîne des troubles caractéristiques pour une espèce donnée (avitaminoses).
Toutes les vitamines ne sont pas d'origine strictement exogène. Tel est le cas du nicotinamide qui provient en partie de la dégradation du tryptophane sous l'action de la flore intestinale, ou de certaines vitamines synthétisables à partir de précurseurs (provitamines), p. ex. la vitamine A1 synthétisée à partir du carotène. D'autres vitamines sont apportées à l'organisme par les bactéries intestinales. Le besoin de telle ou telle vitamine dépend de l'espèce, si bien que certaines vitamines (p. ex. BT) ne sont pas indispensables à l'Homme. Le concept de vitamine est actuellement difficile à délimiter d'une façon rigoureuse à cause de la grande diversité de leurs actions. En effet, certaines vitamines participent à l'élaboration d'hormones et d'enzymes, soit en favorisant leur production, soit en entrant directement dans leur composition chimique.
La distinction entre vitamines liposolubles et vitamines hydrosolubles reste valable pour les vitamines d'origine alimentaire, pour lesquelles les besoins quotidiens sont bien connus. La classe des vitamines liposolubles comprend : la vitamine A (antixérophtalmique), la vitamine D (antirachitique), la vitamine E (de reproduction) et la vitamine K (antihémorragique). Le rôle biochimique de la vitamine D la rapproche plutôt d'un précurseur d'hormone, puisqu'elle favorise l'absorption intestinale du calcium. La classe des vitamines hydrosolubles comprend les vitamines B1 (thiamine), B2 (riboflavine), B6 (pyridoxine), et PP (nicotinamide) ; les facteurs foliques ; la vitamine B12, la biotine, l'acide pantothénique et la vitamine C (acide ascorbique).
Pour la plupart de ces vitamines le mode d'action est connu : ce sont des coenzymes ou des précurseurs de coenzymes intervenant au cours des réactions du métabolisme intermédiaire dans les déshydrogénations, les transferts de radicaux, etc. En plus des rôles précis indiqués, il existe des synergies et des antagonismes qui interviennent aussi dans les mécanismes d'action des diverses vitamines et qui compliquent les estimations quantitatives du besoin alimentaire en vitamines.

C. Funk, biochimiste américain (1912)

Étym. nom générique donné par Funk en 1912

avitaminose, nicotinamide, provitamine, vitamine A1

vitamine A n.f.

vitamin A

Composé liposoluble qui doit être apporté par l'alimentation à l'Homme et aux animaux et qui a été trouvé dans les graisses animales, surtout dans le foie, et un peu dans le beurre, les œufs et le lait.
La vitamine A est indispensable à la croissance, à la différenciation des cellules épithéliales et à la formation et l'activité du pourpre rétinien.
Découverte en 1913, elle a été d'abord appelée axérophtol en raison de son activité antixérophtalmique chez le Rat, puis elle a reçu le nom de rétinol quand son rôle dans la rétine a été élucidé avec son cycle métabolique dans le pourpre rétinien. La découverte chez les poissons d'eau douce d'une molécule voisine, dénommée vitamine A2, fait que le terme de "vitamine A" peut représenter tout dérivé ayant une structure analogue au rétinol et doué de la même activité. La vitamine A2 est le déhydro-3-rétinol. Les aliments végétaux n'apportent pas de vitamine A, mais apportent des carotènes qui représentent des provitamines A, du fait que les animaux sont capables de transformer les carotènes et d'autres composés polyisopréniques voisins en rétinol.
La vitamine A peut être dosée dans le plasma par chromatographie liquide haute performance. L’état de carence en vitamine A est défini par une concentration  plasmatique inférieure à 0,35 µmol/L.

E. McCollum et Marguerite Davis, biochimistes de l'Université du Wisconsin et Th. Osborne et L. Mendel, biochimistes de la Connecticut Experiment station découvrent la vitamine A en 1913.

vitamine A2 n.f.

vitamin A2

Déhydro-3-rétinol découvert chez les poissons d’eau douce ayant une activité vitaminique A.

vitamine A

vitamine A (défaut métabolique en) l.m.

vitamin A metabolic defect

Affection caractérisée par une concentration plasmatique très basse de vitamine A, avec ses conséquences: héméralopie, hyperkératose folliculaire, et taches de Bitôt conjonctivales.
Le défaut enzymatique de la conversion du bêta carotène en rétinol a été envisagé. Un seul cas décrit dans une famille arabe libanaise. L’affection est autosomique récessive (MIM 277350).

D. S. McLaren et Beatrice Zekian, médecins américains (1971) ; P. Bitôt, chirurgien français (1863)

vitamine A, héméralopie, hyperkératose, Bitôt (taches de), bêta carotène,  rétinol

[P2, Q3]

Édit. 2018

vitamine antibéribérique l.f.

antineuritic vitamin

C. Funk, biochimiste américain (1912)

Syn. vitamine B1, vitamine antinévritique, thiamine, aneurine

vitamine B1

vitamine antihémorragique l.f.

antihemorrhagic vitamin

vitamine K

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