Bacteridium
Bacteridium
Bacille à Gram positif responsable du charbon (Bacteridium anthracis), plus communément appelé Bacillus anthracis.
→ charbon
Édit. 2017
charbon n.m.
anthrax
Toxiinfection des herbivores due à Bacillus anthracis, ou bactéridie charbonneuse, infectant occasionnellement l'Homme, caractérisée par l'apparition, après une incubation de un à cinq jours, au point d'inoculation, de la pustule maligne ou de l'œdème malin avec, secondairement, des signes généraux.
Il existe également une forme pulmonaire (charbon pulmonaire), secondaire à l'inhalation de spores de B. anthracis, de pronostic grave et une forme intestinale (charbon intestinal), provoquée par l'ingestion de viande infectée, qui se traduit par une gastroentérite aigüe.
Le diagnostic de cette anthropozoonose, devenue rare, est facilement porté par la mise en évidence de la bactéridie charbonneuse et le traitement par la pénicilline G évite une évolution qui, sinon, pourrait être mortelle.
Les spores de Bacillus anthracis, très résistantes dans le milieu extérieur, représentent l'un des agents microbiens les plus redoutés du bioterrorisme.
C. J. Davaine, bactériologiste français, membre de l’Académie de médecine (1863)
Étym. lat. carbo : charbon
[D1]
charbon activé l.m.
activated charcoal
Charbon, doué d'un pouvoir adsorbant élevé, obtenu par pyrogénation du bois.
Utilisé pour l'adsorption des toxiques, le charbon de bois évite leur résorption digestive. Des cartouches de charbon activé sont aussi utilisées pour l'épuration du sang, technique substitutive au rein artificiel. Le noir animal, obtenu par calcination des os, a de meilleures propriétés adsorbantes mais il peut être toxique. Il n'est utilisé qu'en pharmacie et dans l'industrie pour clarifier les solutions.
[G3]
charbon bactérien l.m.
anthrax, malignant pustule
Pustule charbonneuse ou pustule maligne.
Locution désuète.
Étym. lat. carbo : charbon
[D1]
charbon pulmonaire l.f.
pulmonary anthrax
Pneumonie causée par l'inhalation de spores du bacille du charbon (Bacillus anthracis).
L'incubation est d'un jour à une semaine. Non traitée, la pneumonie a une mortalité de 90%.
Actuellement très rare dans nos pays, la maladie se voit chez les dockers ayant manipulé de la poudre d'os, de la laine ou des poils de chèvre issus d'animaux morts du charbon. La maladie peut réapparaître sur une grande échelle par l'action de terroristes : un petit avion équipé pour la pulvérisation agricole, est capable de disperser 100 kg de spores de charbon, mais la préparation de telles spores susceptibles d'être pulvérisées en aérosol est trop délicate pour être faite par des amateurs. Il pourrait répandre ainsi l'équivalent de 3 millions de doses létales.
Outre la forme pulmonaire il existe des formes digestives (ingestion de viande charbonneuse) et méningée. Les formes cutanées (pustule charbonneuse) sont moins graves (mortalité 10 à 20%) mais les pustules malignes se compliquent de septicémie.
Il n'y a pas de contagion interhumaine. Le bacille est très sensible à la pénicilline et aux antibiotiques. La vaccination est très efficace (obligatoire en France pour les animaux), mais en Asie notamment, le charbon est encore très répandu dans les troupeaux de chèvres. Mais des laboratoires militaires spécialisés ont étudié la production de souches de charbon pour lesquels il faudrait un vaccin spécifique.
Étym. lat. carbo : charbon (nom donné à la maladie à cause de la couleur de la pustule charbonneuse)
[D1,K1]