Neoehrlichia
Genre de bactéries intracellulaires à Gram négatif, de la famille des Anaplasmataceæ (Ordre des Rickettsiales).
Ce genre, proche des Ehrlichia et des Anaplasma, a été créé en 2004 ; il rassemble des bactéries qui sont responsables de divers syndromes infectieux aigus chez l'Homme (néoehrlichioses).
Les Neoehrlichia sont des bactéries infectant des rongeurs et transmises par tiques Ixodidés. Elles sont très difficiles ou impossibles à isoler et à cultiver. Le diagnostic ne peut être établi que par PCR. Les Neoehrlichia sont habituellement sensibles à la rifampicine et aux cyclines.
→ Anaplasmataceæ, Rickettsiaceae, Ehrlichia, Anaplasma, rifampicine, cyclines
[D1]
Édit. 2018
Neoehrlichia mikurensis
Neoehrlichia mikurensis
Bactérie intracellulaire à Gram négatif de la famille des Anaplasmataceæ (Ordre des Rickettsiales) responsable d'infections parfois sévères, en particulier chez des sujets immunodéprimés ou splénectomisés.
Le tableau clinique comporte de la fièvre, des douleurs musculaires et articulaires, des thromboses veineuses susceptibles d'entraîner une ischémie ou une embolie pulmonaire, principalement chez les personnes âgées. Les examens biologiques mettent en évidence une anémie et une hyperleucocytose à polynucléaires neutrophiles. Le diagnostic ne peut être établi que par PCR. La bactérie est sensible à la doxycycline.
Cette bactérie, découverte en 2004 au Japon et considérée comme émergente, infecte différents rongeurs en Eurasie ; sa transmission est assurée par des tiques Ixodidés, notamment Ixodes ricinus en Europe. Elle n'est pas cultivable in vitro.
Étym. île de Mikura (sud du Japon)
Neorickettsia risticii
Neorickettsia risticii
Bactérie intracellulaire obligatoire à Gram négatif de la famille des Anaplasmataceæ, responsable,
chez le Cheval, de l'ehrlichiose équine du Potomac.
Cette bactérie était autrefois placée dans le genre Ehrlichia.
→ ehrlichiose équine monocytique, néorickettsiose
Neorickettsia sennetsu
Neorickettsia sennetsu
Bactérie intracellulaire obligatoire de la famille des Anaplasmataceæ, infectant les monocytes et les macrophages, responsable chez l'Homme de l'ehrlichiose japonaise.
La présence de N. sennetsu est attestée au Japon et en Asie du sud-est. Cette bactérie était autrefois placée dans le genre Ehrlichia.