Mycobacterium tuberculosis
Mycobacterium tuberculosis
Bacille aérobie de la famille des Mycobacteriaceae, acido-alcoolo-résistant, responsable de la tuberculose humaine.
L’Homme est le réservoir de ce bacille ; la contamination s’effectue le plus souvent par voie aérienne à partir d’un patient bacillifère. La précarité ou une immunodépression favorisent la survenue d’une tuberculose.
Après la primo-infection, M. tuberculosis persiste à l’état quiescent dans les macrophages et peut être réactivé ultérieurement, provoquant alors une tuberculose pulmonaire, méningée, ostéoarticulaire, rénale, etc. Dans 5 p. 100 des cas, la primo-infection se complique d’une dissémination du bacille, par voie sanguine, à l’origine d’une miliaire pulmonaire avec ou sans méningite ou autres localisations (péritonite, érythème noueux, polyadénopathies, etc.).
Dans toutes les formes de tuberculose le diagnostic de certitude est apporté par la mise en évidence de M. tuberculosis, avant toute antibiothérapie, à partir de prélévements choisis en fonction du tableau clinique : examen direct (coloration de Ziehl-Neelsen), mise en évidence de l'antigène MPT64, amplification génique par PCR. Les cultures sur milieux enrichis (Löwenstein-Jensen, etc.) poussent lentement en trois ou quatre semaines.
M. tuberculosis est généralement sensible à la streptomycine, à l’isoniazide, à la rifampicine, à la pyrazinamide, à l’éthambutol mais de plus en plus de souches sont résistantes à un ou plusieurs antituberculeux.
R. Koch, médecin bactériologiste allemand, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1905 (1882)
Syn. bacille de Koch, bacille tuberculeux
→ tuberculose, MPT64, macrophage, miliaire pulmonaire, tuberculose méningée, tuberculose pulmonaire, coloration de Ziehl-Neelsen, PCR, mLöwenstein-Jensen, streptomycine, isoniazide, rifampicine, pyrazinamide, éthambutol
[D1]
Édit. 2019
Koch (bacille de) l.m.
Koch bacillus, Mycobacterium tuberculosis
Bactérie responsable de la tuberculose chez l’homme (Mycobacterium tuberculosis), mise en évidence, en 1882, par le médecin et bactériologiste allemand Robert Koch.
La paroi riche en acides mycoliques des mycobactéries ne prend pas la coloration de Gram mais confère à ces bactéries une propriété mise à profit dans la coloration de Ziehl-Nielsen, l’acido-alcoolo-résistance. Les bacilles de M. tuberculosis sont petits, légèrement incurvés, immobiles, non sporulés. Après culture, le groupement des bacilles en amas parallèles donne une image en cordes. Outre M. tuberculosis, les bacilles tuberculeux comprennent d’autres espèces pathogènes pour l’Homme, M. bovis et M. africanum.
R. Koch, bactériologiste allemand, membre de l’Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1905 (1843-1910)
bacille de Koch l.m.
R. Koch, médecin bactériologiste allemand, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1905 (1882)
Syn. Mycobacterium tuberculosis
[D1]
Édit. 2019
bacille tuberculeux l.m.
R. Koch, médecin bactériologiste allemand, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1905 (1882)
Syn. Mycobacterium tuberculosis, bacille de Koch
[D1]
Édit. 2019