Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

64 résultats 

fente de la glotte l.f.

rima glottidis, rima vocalis (TA)

rima glottidis

Espace compris entre les bords libres des plis vocaux en avant et les processus vocaux des cartilages aryténoïdes en arrière.
Il comporte deux parties : une partie inter-membraneuse et une partie inter-cartilagineuse correspondant aux éléments qui les limitent.

[A1,P1]

Édit. 2018 

glotte n.f.

glottis (TA)

glottis

Partie de l’étage moyen du larynx comprise entre les bords libres des plis vocaux en avant et les processus vocaux des cartilages aryténoïdes en arrière.
Ces éléments limitent la fente glottique.

Syn. anc. glotte vraie

glotte cartilagineuse l.f.

respiratory glottis

partie intercartilagineuse de la glotte

glotte membraneuse l.f.

true glottis

partie intermembranacée de la glotte

glotte respiratoire l.f.

partie intercartilagineuse de la glotte

glotte vocale l.f.

  partie intermembranacée de la glotte

glotte vraie l.f.

glotte

partie inter-cartilagineuse de la fente de la glotte l.f.

pars intercartilaginea rimae glottidis (TA)

intercartilaginous part of rima glottidis

Partie de la fente de la glotte comprise entre les processus vocaux des cartilages aryténoïdes .

partie inter-cartilagineuse de la fente de la glotte l.f.

pars intercartilaginea rimae glottidis (TA)

intercartilaginous part of rima glottidis

Partie de la fente de la glotte comprise entre les processus vocaux des cartilages aryténoïdes.

partie inter- membraneuse de la fente de la glotte l.f.

pars intermembranacea rimae glottidis (TA)

intermembranus part of rima glottidis

Partie de la fente de la glotte comprise entre les bords libres des plis vocaux.

pli interaryténoïdien de la fente de la glotte  l.m.

plica interarytenoidea rimae glottidis (TA)

interarytenoid fold of rima glottidis

Pli de la muqueuse du larynx tendu entre les apophyses vocales des cartilages aryténoïdes à la partie postérieure de la fente de la glotte.

sous-glotte l.f.

cavum infraglotticum (TA)

subglottic space

Étage inférieur du larynx situé au-dessous du plan glottique.
La limite supérieure anatomique est située à 5 mm sous le bord libre de la corde vocale. Elle est bordée latéralement par la face inférieure des cordes vocales dans sa partie supérieure, et par la face interne du cartilage cricoïde dans sa portion inférieure. La partie initiale antérieure  de la sousglotte répond  à la membrane crico-thyroïdienne. Son extrémité  inférieure est délimitée par le bord inférieur du cartilage cricoïde.

Syn. espace, cavité infraglottique

larynx

Berlin (œdème de) l.m.

commotio retinae
traumatic retinopathy
Œdème des couches externes de la rétine, secondaire à une contusion frontale du globe oculaire.
Cet aspect d'œdème par contusion peut être associé à des hémorragies pré- et sous-rétiniennes, ainsi qu'à des ruptures traumatiques de la choroïde.

R. Berlin, ophtalmologiste allemand (1873)

Syn. maculopathie contusive, maculopathie traumatique

Édit. 2017

encéphalopathie progressive avec œdème, hypsarythmie, et atrophie optique l.f.

progressive encephalopathy with edema, hypsarhythmia, and optic atrophy syndrome

Syn. syndrome PEHO

syndrome PEHO

[H1, P2, Q2]

Édit. 2019

halo d'œdème l.m.

ring of edema

1) Historiquement, en radiologie digestive, image constituée par une couronne hypodense entourant la niche gastrique ou bulbaire emplie d'opacifiant.
Cet aspect était celui d'une niche ulcéreuse vue de face, entourée de son bourrelet d'œdème, plus particulièrement visible par compression abdominale élective ou par la technique de couche mince.
2) En IRM, halo en hypersignal en T2 entourant une lésion et traduisant son caractère évolutif.
Sa transformation graisseuse milite en faveur de la régression de la lésion (lésion « regraissante » = lésion régressante). J Malghem.
J Malghem, radiologue belge.

Syn. image en cocarde

[B2,B3]

Édit. 2018

œdème n.m.

edema

Infiltration par un liquide séreux d’un tissu conjonctif de soutien, s’accompagnant souvent d’exsudation dans une cavité parenchymateuse ou séreuse, p. ex. alvéole pulmonaire, plèvre.
On distingue :
1) l’œdème inflammatoire (exsudat) dû à une fuite plasmatique d’eau, d’électrolytes et de protéines au cours de la réaction inflammatoire, à partir des vaisseaux sanguins ou lymphatiques ;
2) l’œdème hémodynamique ou de stase (transsudat) qui traduit une modification de l’équilibre défini par une augmentation de la pression hydrostatique, essentiellement dans le secteur artériolo-capillaire.
Il se développe surtout dans les tissus lâches comme le tissu conjonctif sous-cutané. Quand la pression du doigt sur la peau laisse une empreinte en godet l’œdème est dit mou ; dans le cas contraire il est dit dur. Il est mal toléré dans les tissus bridés par une enveloppe résistante, gaine ou aponévrose, comme dans le rein, le foie, les muscles ou le cerveau. Dans les cavités, il se manifeste par un épanchement séreux. Il existe des œdèmes localisés, p.ex. consécutifs à une compression veineuse ou lymphatique et des œdèmes viscéraux, p.ex. œdème pulmonaire secondaire à une défaillance cardiaque. Au cours de la toxémie gravidique, sa localisation à la face indique l’imminence d’une crise d’éclampsie.
L’œdème généralisé est un anasarque.

Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)

congestion, hyperhydratation, loge (syndrome de), pression oncotique, pression osmotique, anasarque, syndrome œdémato-ascitique

Édit. 2017

œdème aigu cardiogénique du poumon l.m.

acute pulmonary oedema

Œdème aigu du poumon causé par un état d'insuffisance aigüe du cœur gauche.
L'œdème devient manifeste au bout de 30 min. quand la pression capillaire pulmonaire dépasse 30 mm de Hg, généralement à la suite d'une élévation de la pression télédiastolique du ventricule gauche ou d'un obstacle à la vidange des veines pulmonaires.
Le diagnostic repose sur les signes cliniques : le malade se tient assis, angoissé et présente une tachypnée superficielle caractéristique, accompagnée d'une toux avec expectoration mousseuse qui ne le soulage pas ; on note des signes d'insuffisance cardiaque gauche (tachycardie, bruit de galop et marée montante de râles crépitants à l'auscultation des poumons).
Le traitement consiste à administrer de l'oxygène au masque sous pression positive (CPAP) et à soulager la précharge par l'administration intraveineuse d'un diurétique d'action rapide comme le furosémide, voire d'un dérivé nitré délivré par perfusion continue à la seringue électrique (y associer les digitaliques). Sauf en urgence et faute de mieux, la saignée est abandonnée. Il ne faut jamais coucher de tels malades pendant leur transport et ils doivent être laissés assis dans leur lit.
Toutes les cardiopathies affectant le cœur gauche peuvent se compliquer d'œdème aigu du poumon : cardiopathies ischémiques, hypertensives, myocardiopathies non obstructives, cardiopathies valvulaires touchant les valves mitrales ou aortiques.

Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)

filtration, IPPB, œdème, œdème aigu du poumon, orthopnée

Édit. 2017

œdème aigu du poumon l.m.

acute pulmonary oedema

Filtration brutale et anormale du plasma des capillaires pulmonaires dans les alvéoles pulmonaires entraînant la formation de mousse albumineuse qui envahit les poumons et fait obstacle à l'hématose.
Normalement, le plasma qui filtre à travers la paroi alvéolocapillaire est résorbé par les vaisseaux lymphatiques au niveau de la sortie du lobule pulmonaire : le débit de filtration est proportionnel à la pression de filtration (écart de pression alvéolocapillaire), à la perméabilité et à la surface de la membrane alvéolaire (loi de Darcy) ; le débit de résorption lymphatique est proportionnel à l'écart de pression entre alvéole et veine cave. Lorsque le débit de filtration dépasse celui de résorption, le liquide s'accumule dans les alvéoles où le va-et-vient ventilatoire de l'air le fait mousser. Cette mousse se répand dans tout l'arbre bronchique et entrave l'hématose, d'où une hypoxie grave qui peut être fatale si l'on ne maîtrise pas rapidement le phénomène. Chez le sujet debout ou assis, la pression hydrostatique est plus élevée à la base du poumon qu'à l'apex et, de ce fait, l'œdème débute aux bases (signe de «marée montante des râles») : c'est pourquoi le patient prend spontanément une position orthostatique, plus favorable pour la respiration, parce que les sommets sont alors plus libres (il y a moins d'œdème aux sommets qu'aux bases). La pression de filtration dépend de l'écart de pression hydrostatique entre l'alvéole et le capillaire et, secondairement, des écarts de pressions osmotique et oncotique, ainsi que de la pression due à la courbure de la paroi alvéolaire (loi de Laplace : pression = tension superficielle x courbure). La perméabilité aux liquides de la membrane alvéolaire dépend de l'état des cellules qui la composent : elle diminue avec l'œdème cellulaire et augmente considérablement avec les atteintes toxiques qui lèsent les cellules.
Les causes d'œdème aigu peuvent être cardiovasculaires (l'élévation de la pression capillaire pulmonaire augmente la filtration, l'élévation de la pression veineuse cave diminue la résorption lymphatique pulmonaire), pneumatique (abaissement de la pression alvéolaire dans les accidents de décompression en plongée ou en aéronautique et dans la dyspnée inspiratoire avec tirage), lésionnelle (altération de la paroi alvéolocapillaire par des agents toxiques, gaz vésicants, fumées d'incendie, etc.). Toutes les causes qui augmentent la ventilation, notamment l'exercice musculaire, aggravent la situation en sollicitant la filtration à l'inspiration. Le traitement découle de là : mettre au repos en position assise, augmenter la pression alvéolaire (IPPB en O2 pur), abaisser la pression capillaire pulmonaire et la précharge veineuse (diurétiques, saignée faute de mieux), réduire la ventilation (morphine).
Le furosémide intraveineux est un élément du traitement d’urgence.

Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)

Sigle OAP

œdème, œdème aigu cardiogénique du poumon, orthopnée, filtration, indice de Miller, IPPB

Édit. 2017

œdème aigu hémorragique de la peau du nourrisson l.m.

acute hemorrhagic oedema of childhood, infantile acute haemorrhagic oedema

Affection résultant d'une vascularite aigüe du jeune enfant de 5 mois à 2 ans avec, comme facteurs déclenchants, une infection des voies aériennes supérieures, une vaccination ou la prise d'un médicament, se traduisant par une fièvre à 38-40°C et quelques signes cutanés qui associent un œdème douloureux et un purpura polymorphe avec des médaillons en cocarde, et dont l'évolution est le plus souvent favorable sans séquelles.
Il n'y a pas d'examens complémentaires discriminants ; on doit éliminer une méningococcémie.

Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)

Syn. purpura en cocarde infantile postinfectieux de Seidlmayer

Édit. 2017

œdème aigu pulmonaire lésionnel l.m.

détresse respiratoire aigüe de l'adulte (syndrome de) (SDRA)

Édit. 2017

œdème angioneurotique

angioneurotic edema

Réaction œdémateuse de survenue brutale, de cause diverse, héréditaire ou non, caractérisée par un œdème cutanéomuqueux et/ou viscéral d'intensité variable, p. ex. l'œdème de Quincke.

Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)

œdème de Quincke

Édit. 2017

œdème angioneurotique héréditaire l.m.

Affection débutant le plus souvent avant l'âge de 20 ans et se manifestant par des œdèmes aigus frappant essentiellement le tissu sous-cutané, le plus souvent aux extrémités, mais aussi les organes profonds.
L’atteinte d’organes abdominaux, spécifique et se traduisant par des douleurs abdominales parfois pseudo-chirurgicales, ainsi que de l'appareil respiratoire supérieur, génère un risque d'œdème laryngé qui fait la gravité de cette maladie.
Cette affection, transmise sur le mode autosomique dominant, est aujourd'hui considérée comme due à une mutation du gène de l'inhibiteur de la C1 estérase. La prophylaxie des épisodes aigus fait appel aux androgènes atténués tels le danazol ou le stanozolol.

Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)

Syn. angio-œdème héréditaire

œdème de Quincke

Édit. 2017

œdème bleu de Charcot l.m.

phlegmatia cærulea dolens

Édit. 2017

œdème cellulaire l.m.

cellular oedema

Augmentation de volume d'une cellule par gonflement cytoplasmique, par surcharge d'eau ou de substance soluble, liée à un trouble de la perméabilité membranaire.
Ce terme doit être distingué de celui d'hypertrophie.

Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)

Syn. tuméfaction iso-osmotique

Édit. 2017

œdème cérébral l.m.

cerebral oedema

Accroissement du volume du cerveau par augmentation de sa teneur en eau entraînant une inondation du tissu nerveux par défaillance de la barrière hémato-encéphalique.
Son mécanisme peut être double : avant tout, issue de plasma hors des capillaires (œdème vasogénique, de nature circulatoire), plus rarement, accumulation de liquide à l’intérieur des cellules nerveuses consécutive à des altérations des parois cellulaires le plus souvent d’origine ischémique (œdème cytotoxique).
Du fait de la situation du cerveau dans la boîte crânienne qui est inextensible, l'œdème cérébral comprime les voies vasculaires efférentes (veines, drainage lymphatique) ce qui entraîne une hypertension intracrânienne traduite par des céphalées, des vomissements, des paralysies, un coma. En imagerie par résonance magnétique, l’œdème cérébral se manifeste comme un hypersignal en T2 et en séquence FLAIR.
En cas d’infarctus massif, l’œdème régional met en jeu le pronostic vital par un mécanisme d’engagement. Un arrêt de la circulation artérielle provoquerait rapidement la mort cérébrale.
Le traitement doit rétablir au plus vite la nutrition du cerveau en abaissant la pression intracrânienne qui dépend en partie de la pression artérielle et de la pression veineuse voisine de la pression alvéolaire moyenne (d'où l'intérêt de la pression expiratoire négative) et d'autre part de la pression oncotique du sang (d'où l'intérêt des injections d'albumine ; le mannitol et le sulfate de magnésie ont aussi été préconisés). Pour le reste, il s'agit de soins de réanimation à pratiquer en unité de soins intensifs.

Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)

hypertension intracrânienne, œdème, tonus membranaire, transport aqueux

Édit. 2017

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