Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

13 résultats 

épuration extrarénale (méthodes d') l.f.

dialysis

hémodialyse chronique de suppléance, dialyse péritonéale,  hémofiltration

[B3. M1]

Édit. 2020

épuration digestive l.f.

gastro-intestinal evacuation

Technique permettant de limiter l'absorption de toxiques par l'organisme après leur introduction dans le tube digestif.
Diverses techniques peuvent être utilisées simultanément : l'aspiration gastrique suivie éventuellement de lavage, la provocation de vomissements pro (par  sirop d'ipéca, apomorphine), l'administration de charbon activé, les laxatifs et le lavage intestinal (solution de polyéthylène-glycol-électrolytes). De façon plus efficace on peut aussi améliorer la «dialyse intestinale» par l'administration de charbon activé, en continu ou par doses répétées, en accélérant le transit intestinal avec du sorbitol, ou encore en rompant le cycle entérohépatique des toxiques ou toxines (aspiration duodénale, drainage nasobiliaire, résines échangeuses d'ions à forte affinité pour les acides biliaires, p. ex. choléstyramine).

charbon activé, lavage gastrique, apomorphine

[G4, G5, L1]

Édit. 2020

station d'épuration l.f.

épuration de l'eau

méthodes  descriptives multifactorielles l.f.p.

Ces analyses, en composante principale, factorielle de correspondance situent sur un plan les covariables standardisées.
Contrairement aux méthodes prédictives, elles ne permettent pas d’élaborer des scores prédictifs.

analyse multifactorielle, analyse en composante principale, analyse factorielle de correspondance

[E1]

Édit. 2020

méthodes descriptives l.f.p.

descriptive methods

Types d’analyses multifactorielles comme l’analyse en composante principale ou l’analyse factorielle de correspondance.

analyse en composante principale, analyse factorielle de correspondance

[E1]

Édit. 2020

méthodes de substitution absolue   l.f.p.

methods of absolute replacement

Destinées à réduire l’étendue de l’expérimentation animale, elles utilisent divers procédés d’analyse in silico et in vitro.
- Systèmes experts permettant de modéliser les résultats obtenus de bases de données in vivo/in vitro dits également “méthodes QSAR”( pour Quantitative Structure Activity Relationships).
- Méthodes physico-chimiques, comprenant en particulier le DPRA (pour “Direct peptide reactivity”) permettant de prédire un potentiel sensibilisant, l’emploi de méthodes physiques, en particulier par chromatographie en phase liquide à haute performance, en remplacement de procédés biologiques pour le dosage et l’évaluation de la qualité des protéines recombinantes à usage thérapeutique.
- Systèmes reconstituée mettant en œuvre des récepteurs et des enzymes purifiés tels que les systèmes de cytochromes reconstitués pour suivre les voies de métabolisation d’un xénobiotique.
- Méthodes de biologie moléculaire à haut débit, dites “Omiques”.
- Méthodes utilisant des micro-organismes échappant à l’heure actuelle aux règles générales de considération des êtres vivants (par exemple test d’Ames pour la recherche d’éventuels effets mutagènes).
- Utilisation de cultures cellulaires (lignées ou cultures primaires).
- Utilisation de tissus reconstitués (par exemple peau, cornée, épithélium alvéolaire, etc.).
En fait ces méthodes ont actuellement des limites à leur utilisation en procédé unique de remplacement de l’animal entier.

Étym. lat. substituere : mettre à la place (de sub- et statuere : placer sous)

méthodes de substitution relative l.f.p.

methods of relative replacement

Méthodes expérimentales utilisant un animal ou un organe, un tissu animal à la place d’un homme ou d’un de ses organes ou tissus.

méthodes de ventilation artificielle l.f.p.

artificial ventilation (methods of)

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

ventilation artificielle (méthodes de)

méthodes prédictives l.f.

predictive methods

Types d’analyses multifactorielles.
Un exemple en est le modèle de Cox.

D. Cox, Sir, mathématicien et statisticien britannique (1972)

Étym. lat. praedicere : dire à l’avance, prédire ( prae et dicere)

Cox (modèle de)

[E1]

Édit. 2020

méthodes substitutives l.f.p.

substitute methods

Méthodes permettant de réduire le nombre des animaux de laboratoire utilisés en expérimentation, d’optimiser leur utilisation, voire dans le meilleur des cas de la remplacer par tout autre moyen efficace, tel que les méthodes in silico utilisant des bases de données constituées à partir de résultats expérimentaux, des méthodes physico-chimiques, des systèmes biologiques préparés à partir d’organismes vivants ou non (systèmes enzymatiques reconstitués, micro-organismes, cellules, modèles de tissus reconstruits...).
A ces méthodes mises en jeu et développées depuis plusieurs années, viennent s’ajouter des modèles prospectifs tels que les Omiques qui s’inscrivent dans les stratégies de substitution, les cellules souches, les organes bio-artificiels et les cultures organotypiques. Peu de méthodes réussissent isolément, il faut les utiliser de façon concertée de sorte que l’emploi de l’animal n’intervienne que de tardivement et de manière ultime.
Ces méthodes trouvent des applications très diverses.
Leur validation est réalisée au niveau européen par ECVAM (pour European Centre for the Validation of Alternative methods) dans le cas des substances chimiques, par EDQM (pour European Directorate for the Quality of Medicine, Direction européenne de la Qualité du médicament et soins de santé).
Mal traduite de l’anglo-américain, l’appellation “méthode alternative” est impropre. 

Étym. lat. substituere : mettre à la place (de sub et statuere : placer sous)

méthodes de substitution absolue, méthodes de substitution relative, in silico, in vivo, in vitro, omiques, organe bioartificiel

prédictives (méthodes multifactorielles) l.f.

multifactorielle (analyse)

substitution absolue (méthodes de) l.f.p.

Méthodes destinées à réduire l’étendue de l’expérimentation animale, utilisant divers procédés d’analyse in silico et in vitro.
- Systèmes experts permettant de modéliser les résultats obtenus de bases de données in vivo/in vitro dits également “méthodes QSAR” pour Quantitative Structure Activity Relationships.
- Méthodes physico-chimiques, comprenant en particulier le DPRA (pour “Direct Peptide ReActivity”) permettant de prédire un potentiel sensibilisant, l’emploi de méthodes physiques en remplacement de procédés biologiques pour le dosage et l’évaluation de la qualité des protéines recombinantes à usage thérapeutique.
- Systèmes reconstitués mettant en œuvre des récepteurs et des enzymes purifiés tels que les systèmes de cytochromes reconstitués pour suivre les voies de métabolisation d’un xénobiotique.
- Méthodes de biologie moléculaire à haut débit, dites “omiques”.
- Méthodes utilisant des micro-organismes échappant à l’heure actuelle aux règles générales de considération des êtres vivants (ex. test d’Ames pour la recherche d’éventuels effets mutagènes).
- Utilisation de cultures cellulaires (lignées ou cultures primaires).
- Utilisation de tissus reconstitués (ex. peau, cornée, épithélium alvéolaire, etc.).
En fait, ces méthodes  ont actuellement des limites à leur utilisation en procédé unique de remplacement de l’animal entier.

ventilation artificielle (méthodes de) l.f.p.

artificial ventilation (methods of)

Ventilation mise en œuvre lorsqu'un patient ne respire plus ou si sa ventilation est insuffisante.
Il est possible de faire face à la situation par diverses méthodes de ventilation artificielle que l'on peut classer schématiquement en méthodes externes ou internes (par insufflation).
En premier secours on n'utilise plus d'appareils mécaniques à action externe : on emploie en général des ressuscitateurs (appareils autonomes simples, manuels ou pneumatiques).
En clinique (à l'hôpital, à domicile ou en cours de transport), on utilise des respirateurs (ventilateurs) à alimentation électrique ou pneumatique.
Le tableau ci-dessous résume les diverses méthodes de ventilation artificielle classiques qui ont été proposées. Une * marque celles qui ont des indications spéciales, ** marquent  celles qui sont peu efficaces ou ont des indications très restreintes et *** celles qui sont pratiquement abandonnées. Actuellement,  les respirateurs simples so
nt de plus en plus remplacés par des appareils polyvalents qui, grâce au déclencheur et à des programmateurs, permettent d'assurer de nombreux modes de ventilation.

ventilation artificielle (méthodes de)
méthodes externes
manuelles victime couchée sur le dos*** victime couchée sur le ventre***SilvesterNielsen
par balancement brancard basculant**Eve
 lit basculant* 
par compression abdominale ceinture pneumatique*** 
par compression thoraciqueappareil de Cot*** 
par dépression sur le thoraxcuirasse thoracique*** 
par dépression sur le thorax et l'abdomencuirasse thoracoabdominale** 
par dépression sur tout le corps (sauf la tête) poumon d'acier* 
méthodes électriques par excitation des nerfs phréniques** 
méthodes internes (par insufflation) 
- en premiers secours : méthodes orales : bouche à bouche, bouche à nez 
ressuscitateurs manuels : ballons autogonflables ou soufflets pneumatiques 
ressuscitateurs pneumatiques : découpeurs de flux 
 semiautomatiques 
 à fréquence fixe 
 relaxateurs de pression* , relaxateurs de volume** 
 mécaniques à alimentation électrique** 
- en cours de transport : *  
ressuscitateurs (en secours) manuels : ballons autogonflables ou soufflets 
respirateurs pneumatiques : découpeurs de flux 
  relaxateurs de pression** 
  relaxateurs de volume** 
- en clinique ressuscitateurs mécaniques à alimentation électrique*respirateurs mécaniques à alimentation électrique ou pneumatiquerespirateurs à haute fréquence*  
ressuscitateurs (en secours) manuels : ballons autogonflables ou soufflets 
respirateurs pneumatiques : découpeurs de flux 
  relaxateurs de pression** 
  relaxateurs de volume** 
- en clinique ressuscitateurs mécaniques à alimentation électrique*respirateurs mécaniques à alimentation électrique ou pneumatiquerespirateurs à haute fréquence*  

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

ventilation artificielle, ressucitateur, respirateur, ventilation artificielle (dommages causés par la), ventilation artificielle : abréviations usuelles