Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

76 résultats 

épissage protéique post-traductionnel l.m.

Syn. épissage protéique post-traduction

épissage protéique post-traduction

[C1]

Édit. 2019

azote non protéique l.m.

Quantité de l'azote en tant que constituant des composés non protéiniques d'un tissu, c'est-à-dire de l'urée, de l'acide urique, des acides aminés, et d'autres petites molécules azotées.
Cet azote est dosé dans le filtrat trichloracétique du tissu. L'azote non protéique du plasma sanguin est voisin de 17 mmol/L (0,25 g/L).

Étym. gr. a privatif ; zôê : vie

Syn. azote non protéinique

[C3]

Édit. 2018

azote protéique l.m.

Quantité de l'azote en tant que constituant des protéines d'un tissu.
Cet azote est dosé dans le précipité trichloracétique du tissu. L'azote protéique du sérum sanguin est voisin de 0,7 mol/L (10 g/L).

Étym. gr. a privatif ; zôê : vie

Syn. azote protéinique

[C3,M1]

Édit. 2018

capside protéique l.f.

virus, capside

[C1,D1]

domaine protéique l.m.

protein domain

Partie d’une protéine ayant une séquence, une structure et une fonction singulières.

[C1, C3]

Édit. 2019

auto-épissage n.m.

self-splicing

Dans un ARN précurseur, mode d'épissage réalisé par la séquence d'ARN de l'intron.
Ce mode d'épissage est réalisé dans l'ARN précurseur des mitochondries de certains champignons.

gène discontinu, maturase, ribozyme

épissage n.m.

splicing

En biologie moléculaire, soudure des deux segments d'ARN après excision d'un intron.

[Q1]

Édit. 2020

épissage alternatif l.m

alternative splicing

Mécanisme principal à l’origine de la diversité de nos cellules consistant à produire plusieurs ARN messagers avec des contenus en exons différents à partir d’un seul gène codant.
L’épissage alternatif touche la majorité (90%) des gènes codants incluant plusieurs exons avec, en moyenne, 6 à 8 transcrits différents par gène. En outre, l’épissage admet des variantes; d’où le nom d’épissage alternatif. Cela explique en grande partie le décalage entre le nombre de gènes codants (21000) et celui de protéines (plus de 100000). La première étape de la transcription est la formation d’un ARN prémessager. Une machinerie complexe, le splicéosome, faite de protéines, dont des ribonucléoprotéines, va reconnaître les sites d’épissage 3’ et 5’ sur la séquence des ARN prémessagers, assurer l’excision des introns et la ligature des exons et aboutir à la production de transcrits avec des contenus en exons différents. Lorsqu’un transcrit présente un codon stop prématuré, il est dégradé et ne produit pas de protéine. De nombreuses maladies rares sont dues à des altérations de l’épissage. Par exemple dans la dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) touchant les garçons (1/3300), des mutations impliquant des sites 3’/5’ d’épissage aboutissent à la production d’une protéine tronquée. Les essais thérapeutiques consistent à fixer un oligonucléotide antisens sur un site d’épissage pour l’exclure et restaurer, ainsi, la production d’une protéine fonctionnelle.

épissage, Duchenne (dystrophie musculaire progressive de), ARN messager, exon, splicéosome, transcrit

[Q1]

Édit. 2020

excision-épissage l.f.

splicing

Élimination des introns d'un ARN prémessager eucaryote suivi de la réunion des exons en un ARN messager mature.

Syn. excision-ligature

ARN ligase, excision

[Q1]

Édit. 2018  

site accepteur d'épissage l.m.

splice acceptor, splice acceptor site

Extrémité aval d’un intron impliquée dans son excision. Elle se trouve dans le contexte d’une séquence consensus qui assure la spécificité de la réaction d’épissage.

exon, intron, épissage, excision

[Q1]

Édit. 2017

site d'épissage l.m.

splicing site, splicing junction

Séquence présente aux deux extrémités d'un intron.
Le site d'amont (côté 5'P de la séquence) est dit site gauche ou site donneur, le site d'aval (côté 3'OH de la séquence) est dit site droit ou site accepteur. Ces sites participent à l'excision-épissage de l'intron concerné.

intron

site d'épissage accepteur l.m.

acceptor splice site

site d'épissage

site d'épissage donneur l.m.

donor splice site

site d'épissage

site donneur d'épissage l.m.

splice donor, splice donor site

Extrémité amont d’un intron impliquée dans sont excision.
Elle se trouve dans le contexte d’une séquence consensus qui assure la spécificité de la réaction d’épissage.

exon, intron, épissage, excision

[Q1]

Édit. 2017

artère post-centrale du nerf optique l.f.

Courte branche collatérale de l’artère centrale de la rétine, née immédiatement avant le point de pénétration de celle-ci dans le nerf optique.
Elle s’engage obliquement dans le nerf et se divise en deux branches à trajet axial, l’une dirigée en avant vers la lamina cribrosa de la sclère, l’autre, récurrente, vers le canal optique. Ce système artériel axial, d’où se détachent de fins rameaux radiaires, vascularise principalement le faisceau maculaire.

balanitis xerotica obliterans post operationem de Stuhmer l.f. (obsolète)

balanitis xerotica obliterans
Etat scléreux et synéchiant du prépuce et du gland. 
Il s'agit le plus souvent du stade avancé d'un lichen scléreux atrophique, bien que, très rarement, on puisse observer une fibrose ou des synéchies secondaires à d'autres maladies telles qu'une pemphigoïde cicatricielle ou une balanoposthite chronique non spécifique. Le Syn. balanite cicatricielle qui tend à remplacer cette ancienne appellation.

A. Stuhmer, dermatologiste allemand (1928)

Étym. gr. balanos : gland

balanite, lichen scléreux, pemphigoïde, balanoposthite

Édit. 2017

cécité corticale, retard mental et polydactylie post-axiale l.m.

cortical blindness, retardation and postaxial polydactyly

Association syndromique avec cécité d'origine corticale, retard mental et faciès caractéristique.
Cécité avec altération des PEV. Le retard mental est sévère, il s'y ajoute hypertonie, rigidité, spasticité et hyperréflexie. Il existe par ailleurs un nanisme, avec front proéminent, large et bosses frontales. Le philtrum est long, il y a un rétromicrognatisme et un palais ogival. La polydactylie touche les membres supérieurs et inférieurs. Le décès a lieu dans l'enfance. Une famille de trois enfants a été signalée. L’affection est autosomique récessive (MIM 218010).

A. Hernández, médecin généticien mexicain (1985)

[P2,Q2]

centre de post-cure l.m.

post-cure centre

Structure destinée à prendre en charge des malades sortis de l'hôpital et en voie de guérison, en vue de compléter leur traitement et de les réadapter à la vie sociale, voire professionnelle.
Ces centres n'existent que sous la forme de foyers de postcure tels qu'ils ont été définis par l'arrêté du 14 mars 1986 relatif aux équipements et services de lutte contre les maladies mentales comportant des possibilités d'hébergement, et qui sont encore peu nombreux en France.
Recevant des malades pour la soirée et la nuit, ils comportent une équipe médicale et paramédicale réduite. Mais l'expérience montre qu'ils ont tendance à se remplir de malades chroniques peu mobilisables et que, paradoxalement, ils doivent assurer des soins plus importants que prévus. Car les malades chroniques purement déficitaires sont rares et ils traversent des périodes aigües.
La post-cure des malades mentaux est également assurée dans toutes les structures intermédiaires : centres médicopsychologiques avant tout, appartements thérapeutiques, hôpitaux de jour, etc., mais aussi dans les cabinets des psychiatres privés ou les maisons de repos spécialisées.

[E]

chéloïde post-cicatricielle l.f.

post cicatricial keloid

Variété de chéloïde apparaissant sur une cicatrice traumatique (incision opératoire ou rituelle, brûlure) ou lésionnelle (vaccination, lésions post-inflammatoires de l'acné), chez des sujets qui y sont prédisposés.
Elle se développe peu après la cicatrisation, régresse parfois en partie au cours de la première année, mais reste ensuite stationnaire.

[F5,J1]

cytostéatonécrose post-traumatique l.f.

posttraumatic nodular fat necrosis ou panniculitis

Panniculite aigüe caractérisée par une nécrose adipeuse, provoquée par un traumatisme et survenant généralement chez des sujets obèses, le plus souvent des femmes, et surtout dans la région mammaire.

[J1]

diabète post-transplantation l.m.

posttransplant diabetes

Il correspond à l’hyperglycémie chronique apparaissant de novo au décours d’environ 20% des greffes d’organe, constituant une cause de diabète secondaire, iatrogène.
La corticothérapie a longtemps représenté la principale médication immunosuppressive, utilisée à fortes doses, dont l’effet hyperglycémiant s’explique par la résistance à l’insuline et l’inhibition de sa sécrétion pancréatique. Les doses ont pu en être réduites avec l’utilisation de la ciclosporine A, médication inhibitrice de la calcineurine, qui apparaît comme la médication immunosuppressive la moins diabétogène. Le tacrolimus, un autre inhibiteur de la calcineurine, possède un pouvoir diabétogène dose-dépendant, par effet cytotoxique direct sur les cellules béta-langerhansiennes, une inhibition de la libération et de l’action de l’insuline. Le mycophénolate mofétil et le sirolimus ont aussi un pouvoir hyperglycémiant.
En dehors de la nature et de la dose de la médication immunosuppressive, interviennent aussi l’âge, le poids, l’infestation par le virus de l’hépatite C… dans le risque d’apparition du diabète.
Ce diabète posttransplantation impose des précautions diététiques, conduit souvent à l’introduction de médications orales : metformine, répaglinide, thiazolidinediones, sulfonylurées (en sachant que ces dernières médications majorent le taux de la cyclosporine). Le recours à l’insulinothérapie est parfois nécessaire.

greffe d'organe, diabète cortisonique, ciclosporine, tacrolimus, mycophénolate mofétil, sirolimus, calcineurine, metformine, répaglinide, sulfonylurées

[R1,M3,L1]

Édit. 2017

maculopathie post éclipse solaire l.f.

sun eclipse maculopathy

Atteinte rétinienne consécutive à l’observation d’une éclipse solaire, sans verres protecteurs.
Cette maculopathie est la conséquence d’une brûlure centrofovéolaire qui se traduit par une tache jaunâtre avec un halo brun rougeâtre, un aspect de pseudo-trou fovéolaire, des microfuites à l’angiographie fluorescéïnique et un effondrement de la sensibilité fovéolaire.
La gravité de l’atteinte est indépendante de la durée d’exposition. Le traitement curatif (par cortisone à haute dose), doit être précoce L’électrorétinogramme multifocal permet de mettre en évidence des déficits séquellaires, indétectables par les autres méthodes.
La prévention de la maculopathie repose sur l’utilisation de verres filtrants.

phototraumatisme rétinien

[P2]

Édit. 2019

extinction de gène post transcriptionnelle n.f.

post transcriptional gene silencing

Dégradation d’un ARNm cible par l’introduction dans la cellule d’ARN non codant ou d’ADN simple ou double brin, de séquence courte (12-25 nucléotides) bloquant ainsi la synthèse de la protéine correspondante.
Plusieurs méthodes ont été proposées dont trois fréquemment utilisées sont les suivantes : l’ARN interférence par des siARN (petits ARN interférents ou « small interfering ARN »), l’ARN interférence par des shARN (petits ARN en épingle à cheveu ou « small hairpin ARN »), la dégradation de l’ARNm par des ASO (oligonucléotides antisens ou « allele-specific oligonucleotide »). Les deux premières techniques utilisent des micro ARN interférents. Les siARN sont des petites séquences d’ARN simple ou double brin. Introduits dans la cellule, ils sont reconnus par le complexe RISC (« RNA-induced silencing complex »), complexe de protéines les incorporant et permettant ainsi leur hybridation avec l’ARNm cible et, en conséquence sa dégradation et l’arrêt de la traduction. Les ASO sont des courtes séquences d’ADN simple brin qui se lient à l’ARNm cible. L’hybridation est suivie du clivage du complexe ARN-ADN et de la dégradation de l’ARNm par une enzyme endogène, la RNase H.

[Q1]

Édit. 2018  

facilitation post-tétanique l.m.

posttetanic facilitation

monitorage de la curarisation

[F3]

Édit. 2017

fœtus post-mature l.m.

post-mature fetus, post-term fœtus

Fœtus dont l’âge gestationnel est supérieur à 41 semaines et 4 jours d’aménorrhée et qui risque, du fait de la sénescence placentaire une souffrance aigüe en cours de travail ou une mort in utero.
Le terme de la grossesse est une donnée statistique qui peut pour une minorité de femmes être dépassée sans complication. Les signes cliniques de la post-maturité, peau sèche sans vernix, desquamation palmoplantaire, s’apprécient facilement à la naissance.

Étym. lat. fetus grossesse, qui porte le fruit de la fécondation

[O3,O6]

Édit. 2018

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