Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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électrorétinographie (technique d'enregistrement en) l.f.

electroretinography (recording technic)

Évaluation du potentiel d’action rétinien grâce à deux électrodes : l’une active placée sur la cornée (type coque sclérale, la cornée étant préalablement anesthésiée et protégée par de la méthylcellulose), et l’autre de référence placée sur le front.
Ce potentiel d’action est déclenché par des stimulations lumineuses brèves (20 millisecondes) et intenses (1.5 à 3 cd/m2) touchant la plus large surface rétinienne grâce à une dilatation pupillaire maximale et l’utilisation d’une stimulation plein champ.
On utilise différents types de stimulations pour juger de l’activité électrique différentielle des cônes et des bâtonnets. Ainsi, pour activer préférentiellement les bâtonnets, on se sert d’une stimulation de courte longueur d’onde (450 nm, bleu), on obtient un électrorétinogramme scotopique. Et pour activer préférentiellement les cônes, on se sert d’une stimulation de grande longueur d’onde (650 nm, rouge), on obtient un électrorétinogramme photopique. Une stimulation de moyenne longueur d’onde (580 nm, jaune) stimule dans un rapport de 3/1 les bâtonnets et les cônes, et on obtient un électrorétinogramme mixte. La réponse des bâtonnets peut être éliminée par l’intermédiaire d’un fond adaptant achromatique de niveau lumineux photopique modéré, et ainsi on peut spécifiquement activer les cônes S par une stimulation de courte longueur d’onde (420 nm), et les cônes M et L par une stimulation de moyenne longueur d’onde (580 nm). A contrario, les bâtonnets sont seuls activés par une stimulation achromatique de niveau lumineux scotopique, mais elle demande une adaptation préalable de 40 minutes à l’obscurité.

électrorétinogramme, électrorétinographie, électrophysiologie rétinienne

[B3, P2]

Édit. 2019