critères de Studdiford l.m.
Studdiford's criteria
W.E. Studdiford, obstétricien américain (1942)
Studdiford (critères de) l.m.
Studdiford's criteria
Ensemble des arguments qui permettent de conclure au caractère primitif d'une grossesse abdominale : trompes et utérus sains, œuf de plus de douze semaines reposant directement sur le péritoine.
W. E. Studdiford, gynécologue obstétricien américain (1942)
Allen et Brown (critères de) l.m.
Allen and Brown’s criteria
Critères utilisés pour le diagnostic de maladie de Raynaud : bilatéralité du syndrome, apparition au froid et aux émotions, pouls radial et cubital normaux, absence de trouble trophique digital, bilan étiologique négatif, évolution de puis plus de deux ans.
Ces critères sont discutés aujourd’hui.
E. V. Allen et G. E. Brown, médecins américains (1932)
[K4]
Édit. 2017
biomètrie (critères de réussite d'une) l.m.p.
criteria of success of a biometry
En ophtalmologie, éléments visibles sur l'écran du moniteur permettant de vérifier que l'examen est techniquement correct.
En mode A, ils dépendent des lois de propagation du faisceau ultrasonore et de la forme supposée sphérique de l'œil emmétrope. Les appareils actuels donnent plusieurs mesures successives. Il est indispensable de regarder les différentes courbes enregistrées par la machine pour chaque mesure et ne sélectionner comme valables que les courbes donnant les plus grandes longueurs avec les plus hauts pics. Il est utile également de vérifier que l'écart-type des valeurs successives des différents segments mesurés (chambre antérieure, cristallin, vitré, longueur axiale totale) est inférieur à 0,01 pour la longueur axiale totale et inférieur à 0,06 pour l'épaisseur du cristallin et la profondeur de la chambre antérieure.
En mode B, l'alignement sur une même ligne de l'apex cornéen, se matérialise par deux petits fragments curvilignes correspondant à l'épithélium et à l'endothélium, de la pupille matérialisée par la cristalloïde antérieure convexe vers l'avant au travers du diaphragme irien plan, du centre de la cristalloïde postérieure, de la macula localisée à 3 mm en temporal de la papille facilement reconnaissable avec un petit pertuis en son centre (cet axe visuel fait environ 15° avec l'axe joignant le centre de la cornée à la papille).
Étym. gr. bios : vie ; metron : mesure
Édit. 2017
critères de Rotterdam l.m.p.
→ ovaires polymicrokystiques (syndrome des)
critères diagnostiques de la maladie de Vaquez l.f.
[F1]
critères d'Ottawa l.m.p.
Ottawa rules, Ottawa criteria
Guide dans les démarches cliniques, radiologiques et thérapeutiques en cas de traumatisme articulaire aigu permettant d’éviter un examen radiologique inutile ou, au contraire, d’en poser l’indication.
1)- Critères d’Ottawa pour traumatisme aigu de la cheville (angl. Ottawa ankle rules)
Après examen clinique, l’examen radiologique n’est indiqué qu’en présence des signes suivants :
- patient de plus de 55 ans ;
- impossibilité de mettre en appui et de faire quatre pas sans aide ;
- douleur à la palpation osseuse du bord postérieur de la fibula ou du tibia sur une hauteur de 6 cm ou à la pointe des malléoles ;
- douleur à la palpation de l’os naviculaire ou à la base du cinquième métatarsien.
La sensibilité de ces critères est de 98% (en excluant les fragments osseux de moins de 3mm). En cas de doute et avant de prescrire l’examen radiologique, le protocole GREC (glace, repos, élévation, compression par bas de contention) peut être appliqué trois à cinq jours.
Ces critères permettent d’éviter environ 20% de radiographies inutiles avec toutefois un risque de passer à côté de lésions associées (dôme talien).
Chez un patient ayant présenté ou présentant une douleur aigüe post traumatique du genou de moins de sept jours une fracture est exclue si :
- le patient a moins de 55 ans,
- peut faire quatre pas sans aide (deux de chaque côté),
- si la douleur à la palpation de la rotule n’est pas limitée à l’os seul,
- l’extrémité proximale de la fibula n’est pas douloureuse ni celle du tibia ni l’extrémité distale du fémur, explorées sur 8 cm.
- et si la mobilité du genou peut atteindre 90°.
Dans ces cas, une radiographie d’urgence n’est pas indiquée ; l’examen clinique et paraclinique recherchera la lésion capsulo-ligamentaire en cause. Ce protocole a permis une réduction de 35% des radiographies en urgence dans les traumatismes aigus germés du genou. Sa sensibilité approche les 100%
I. G. Stiell, médecin urgentiste canadien (1993, ankle rules ; 1996, knee rules)
[I2,B2,N1]
Duke (critères de) l.m.p.
Duke's criteria
Critères à la fois cliniques, microbiologiques et échocardiographiques, établis pour faciliter le diagnostic d’endocardite infectieuse.
Les critères majeurs sont la positivité des hémocultures, la présence d’une atteinte cardiaque (lésion intracardiaque mobile sur une valve ou une prothèse, abcès ou déhiscence partielle d'une prothèse valvulaire, apparition d’une nouvelle atteinte valvulaire).
Les critères mineurs sont l’existence d’une atteinte cardiaque prédisposante, l’usage de drogues par voie IV, des lésions vasculaires (emboles artériels, infarctus pulmonaires ou spléniques, anévrysme mycotique, hémorragie intracrânienne, hémorragies conjonctivales, lésions de Janeway), des phénomènes immuns (glomérulonéphrite, nodules d'Osler, taches de Roth), anomalies échocardiographiques (compatibles avec une endocardite infectieuse à l’exclusion des critères majeurs décrits ci-dessus), une fièvre supérieure à 38°.
Le diagnostic repose sur l’existence de deux critères majeurs ou d’un seul associé à trois mineurs.
D. T. Durack, médecin interniste américain (1994) ; E. G. Janeway, anatomopathologiste américain (1899) ; W. Osler, Sir, médecin canadien, membre de l'Académie de médecine (1909) ; M. Roth, anatomopathologiste suisse (1872)
Étym. Duke University, université de recherche privée nord-américaine située à Durham
fibromyalgie (critères de l'American College of Rheumatology)
- index de la douleur généralisée (Widespread pain index) à 7 et échelle de sévérité des symptômes à 5 ou index de la douleur entre 3 et 6 et échelle de sévérité des symptômes à 9,
- élimination de toute autre cause des douleurs chroniques ostéo-articulaires.
[I1,H3]
Édit. 2018
Hertig (critères de) l.m.
Hertig's criterias
Caractères histologiques de différenciation du trophoblaste d'une môle hydatiforme permettant de prévoir son évolution vers un choriocarcinome.
A. T. Hertig et W. H. Sheldon, anatomopathologistes américains (1947)
→ môle hydatiforme, choriocarcinome
[A3,O3]
Édit. 2015
Jones (critères de) l.m.p.
Jones’s criteria
Principaux éléments de la symptomatologie du rhumatisme articulaire aigu, classés en cinq critères majeurs : polyarthrite, cardite, érythème marginé, chorée de Sydenham et nodules sous-cutanés de Meynet, et critères mineurs : fièvre, arthralgies, signes électrocardiographiques (allongement de PR), tests biologiques de l’inflammation positifs, teneurs élevées en antistreptolysines O et antécédents de RAA.
Au moins deux critères majeurs ou un critère majeur et deux critères mineurs sont nécessaires au diagnostic.
Les critères de Jones (1944) ont été modifiés par l’American Hearth Association en 1965
T. D. Jones, médecin américain (1944)
→ rhumatisme articulaire aigu, Meynet (nodules de)
leucémie aigüe myéloblastique (LAM) : définition et critères l.f.
acute myeloid leukaemia (definition, criteria) (AML)
Prolifération clonale de cellules à caractère anarchique développées à partir des précurseurs hématopoïétiques (blastes) des lignées médullaires.
Le terme “myéloblastique” inclut toutes les cellules appartenant aux lignées granulocytaire (neutrophile, éosinophile, basophile), monocytaire/macrophagique, érythrocytaire, mégacaryocytaire et mastocytaire. Des critères cytologiques, histochimiques et immunophénotypiques conduisent à préciser l’origine de la lignée des cellules malignes et leur état de maturation. L’étude cytogénétique identifie de façon précise certaines variétés de leucémies aigües. Des mutations géniques se rencontrent au cours de variétés de LAM ; certaines de ces mutations péjorent le degré de gravité, d’autres l’améliorant.
Le pourcentage de blastes demeure le critère déterminant pour affirmer la néoplasie myéloïde. Un pourcentage de blastes égal ou supérieur à 20 des cellules leucocytaires sanguines ou des cellules nucléées médullaires signe le diagnostic de leucémie aigüe myéloblastique.
La maladie se développe en règle générale dans la moelle osseuse :
- sa présence altère l’hématopoïèse normale, aboutissant au syndrome d’insuffisance médullaire, caractérisé par des cytopénies (anémie, granulopénie, thrombopénie), dont les conséquences cliniques conduisent aux manifestations révélatrices de la maladie ;
- la maladie peut également s’étendre au sang avec apparition de blastes circulants ou à d’autres organes hématopoïétiques (rate, ganglions, foie ...) ou non hématopoïétiques (peau, gencives, système nerveux central ...), constituant le syndrome tumoral présent plus fréquemment dans certaines formes de leucémies.
Les LAM, avec une incidence globale de l’ordre de 3 pour 100.000 habitants par an en France, sont pour la majorité, des pathologies de l’adulte ; leur incidence s’accroît avec l’âge ; l’âge médian de survenue est de 65 ans. L’origine des LAM n’est pas connue. Cependant, un certain nombre de facteurs de risque leucémogène ont été identifiés : les radiations ionisantes, les chimiothérapies anticancéreuses (et principalement les alkylants), le benzène… Plusieurs affections constitutionnelles prédisposent au risque de leucémie aigüe, telle le syndrome de Down.
opérabilité d'un cancer (critères) n.f.p.
Les éléments à partir desquels est prise la décision de pratiquer la résertion chirurgicale d’un cancer reposent sur son type histologique et sur son extension locale et générale.
D’un point de vue cancérologique la résection chirurgicale doit s’efforcer de passer en zone saine pour éviter le risque de récidive locale. L’importance de cette résection doit être mise en balance avec celle de la mutilation qu’elle impose et l’espérance de vie du patient. L’appréciation de l’état général est aussi un élément capital dans la décision. Si l’opérabilité d’un cancer se décide en grande partie sur des critères strictement cancérologique, elle repose aussi sur le confort que peut apporter la chirurgie par exemple une intervention orthopédique pour une fracture métastatique ou la levée d’une occlusion en cas de localisation tumorale digestive.
→ cancer
[C3,F,N]
Édit. 2017
opérabilité d'un carcinome bronchopulmonaire primitif (critères d') l.m.p.
operability for primary bronchopulmonary carcinoma
Éléments nécessaires à respecter pour obtenir qu'une exérèse pulmonaire entraîne dans les suites opératoires la mortalité et la morbidité les plus faibles et, à distance, la survie sans récidive locorégionale la plus longue possible.
Pour cela, il est nécessaire que l'ablation de la tumeur soit totale avec une marge de sécurité d'au moins 5 mm entre la tumeur et les zones de section tissulaires sur la pièce opératoire à l'étude anatomopathologique, associée à un curage des nœuds lymphatiques médiastinaux drainant ce territoire.
L'intervention d'exérèse ne peut s'adresser qu'à des malades valides, à fonction respiratoire suffisante pour que le VEMS (volume expiratoire maximum par seconde) prévisible postopératoire soit égal ou supérieur au tiers de sa valeur théorique pour un malade donné.
Le tabagisme doit avoir totalement cessé depuis un mois, arrêt accompagné d'une kinésithérapie de désencombrement.
Une hypertension artérielle, un diabète, une atteinte cardiaque ou coronarienne ou artérielle phériphérique, doivent être traités préalablement et être stables et équilibrés au moment de l'intervention.
→ lobectomie, pneumonectomie, exérèse pulmonaire élargie
Édit. 2017
Ottawa (critères d') l.m.p.
Ottawa rules
Édit. 2017
Paalman (critères de) l.m.p.
Paalman's criteria
Groupe d’éléments cliniques permettant de faire le diagnostic d'une grossesse dans le col de l'utérus.
Ils comprennent : la survenue de saignement d'origine utérine, la femme se sachant vraisemblablement enceinte car aménorrhéique ; un col utérin augmenté de volume, dépassant parfois celui du corps ; un œuf situé dans le canal cervical, non mobilisable ; un orifice cervical externe ouvert et mou, orifice interne fermé.
R. J. Paalman, T. W. McElin, gynécologues obstétriciens américains (1959)
polyarthrite rhumatoïde (critères diagnostiques) l.f.
Maladie inflammatoire chronique affectant les articulations munies d'une cavité synoviale et s'accompagnant de localisations extra articulaires, telles une vascularite et des nodosités.
Le diagnostic d’une polyarthrite rhumatoïde (PR) débutante avec des radiographies normales et en l’absence de diagnostic d’une autre maladie est selon les critères ACR/EULAR de 2009 :
1) le type d’atteinte articulaire :
- une articulation moyenne ou grosse : 0,
-deux à dix articulations moyennes ou grosses : 1,
-une à trois petites articulations : 2,
-quatre à dix petites articulations : 3
-plus de dix articulations (au moins une petite articulation) : 5 ;
2) sérologie :
-ni facteur rhumatoïde ni anticorps antiprotéine citrullinée (ACPA) : 0,
-au moins un test faiblement positif. 2,
-au moins un test fortement positif : 3;
3) durée de la synovite :
- moins de 6 semaines : 0,
- plus de 6 semaines : 1 ;
3) marqueurs de l’inflammation :
- ni protéine C-réactive (CRP), ni VS élevée : 0,
- CRP ou VS élevée : 1.
Ainsi le diagnostic de polyarthrite est posé si le score est supérieur ou égal à 6.
De plus en plus, le diagnostic de polyarthrite débutante repose sur l’échographie qui tend à remplacer définitivement les données radiographiques qui seront toujours trop en retard.
Un mécanisme auto-immun est probablement en cause avec la présence simultanée des allèles HLA DR1 et DR4 (chez 93% des individus). Des mutations génétiques sont impliquées dans le déterminisme de la PR. Une mutation du gène PTPN22 (qui code une tyrosine phosphatase) double le risque de développer la maladie qui est aussi alors parfois plus grave.
Une mutation du gène TRAF1–C5 du chromosome 9 est aussi corrélée avec une forme aggravée de PR (avec présence d'anticorps anti-CCP : cyclic citrullinated peptide).
Les données nouvelles de la polyarthrite rhumatoïde, les succès des biothérapies ont fait reculer les indications chirurgicales (préservation de la fonction articulaire, ou si les déformations articulaires sont trop importantes).
Étym. gr. polus : nombreux ; arthron: articulation : rheuma : fluxion ; eidos : apparence
Sigle PR
→ polyarthrite rhumatoïde (clinique de la), pannus, protéine C-réactive, sérologie rhumatoïde, séropositif, polyarthrite rhumatoïde (manifestations extra-articulaires), HLA, auto-anticorps anti-citrullinés, facteur rhumatoïde, synovite, PTPN22
[I1]
Édit. 2017
Rotterdam (critères de) l.m.p.
→ ovaires polymicrokystiques (syndrome des)
Rubin (critères de) l.m.p.
Rubin's criteria
Ensemble de signes permettant le diagnostic de grossesse cervicale : absence de parties fœtales dans la cavité utérine, insertion embryonnaire sous la pénétration des artères utérines, présence de glandes cervicales avec les villosités placentaires.
I. C. Rubin, gynécologue obstétricien américain, membre de l'Académie de médecine (1911)
Spiegelberg (critères de) l.m.p.
Spiegelberg’s criteria
Critères qui permettaient d’affirmer le siège ovarien d’une grossesse extra-utérine, notamment l’aspect normal de la trompe et la présence de tissu ovarien autour du sac ovulaire.
O. Spiegelberg, gynécologue allemand (1878)
Stangel (critères de) l.m.p.
Stangel’s criteria
Ensemble des conditions qui permettent de conserver la trompe lors de la cure chirurgicale d’une grossesse extra-utérine (grossesse ampullaire non rompue) chez une femme désirant d’autres grossesses.
J. J. Stangel, gynécologue américain (1986)
douleur neuropathique (critères diagnostiques) l.f.
Questionnaire représentant 10 items répartis en 4 questions.
OUI = 1 point NON = 0 point Score du patient : /10
La somme obtenue donne le score du patient, noté sur 10. Si le score du patient est égal ou supérieur à 4/10, le test est positif (sensibilité 82,9 %, spécificité 89,9 %).
Question 1 (interrogatoire) : la douleur présente-elle une ou plusieurs des caractéristiques suivantes ? oui, non
1 - brûlure,
2 - sensation de froid douloureux,
3 - décharges électriques.
Question 2 (interrogatoire) : la douleur est-elle associée dans la même région à un ou plusieurs des symptômes suivants ? oui, non
4 - fourmillements,
5 - picotements,
6 - engourdissement,
7 - démangeaisons.
Question 3 (examen) : la douleur est-elle localisée dans le territoire ou l’examen met en évidence : oui, non
8 - hypoesthésie au tact,
9 - Hypoesthésie à la piqûre.
Question 4 (examen) : la douleur est-elle provoquée ou augmentée par :oui, non
10 -le frottement.
Étym. lat. dolor : douleur
Syn. questionnaire DN4
[H1]
Édit. 2018