Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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gonade n.f.

gonad

Organe de la génération chez les animaux : testicule chez l’homme, ovaire chez la femme.
Ces glandes, dans lesquelles se déroule la gamétogénèse, sont donc à l’origine des gamètes. Chez les hermaphrodites ou parle d’ovotestis.

gonadique adj.

gonadic

Qui concerne la gonade : p. ex. dysgénésie gonadique.

gonadoblastome n.m.

Tumeur survenant presque toujours sur une gonade dysgénétique, et le plus souvent chez des enfants porteurs d’une ambigüité sexuelle, et possédant un chromosome Y. 
C’est une tumeur de petite taille, constituée de nodules séparés, formés à leur tour de grandes cellules ressemblant à des gonies , formant des groupements circulaires autour de nodules hyalins ou calcifiés sur un fond de petites cellules foncées ayant la « valeur de cellules de Sertoli ou de cellules folliculaires », le tout créant une image remarquable.
Les gonadoblastomes sont à priori des tumeurs bénignes, ne donnant pas naissance à des métastases. Il arrive qu’à l’étude d’un séminome testiculaire on trouve des ilots cellulaires dont le groupement évoque le gonadoblastome.  

Syn. pflügérome

gonadocrinine n.f.

gonadocrinin

Peptide produit par la granulosa, cybernine de structure proche de celle de la LH-RH (Luteinizing Hormone Releasing Hormone ou lutéolibérine)..
Elle stimule et module la sécrétion des gonadostimulines. Elle inhibe la formation des récepteurs à la LH et à la prolactine.

→ cybernine gonadique

gonadolibérine n.f.

gonadoliberin, gonadoreleasing hormone

Hormone hypothalamique stimulant la libération par l'antéhypophyse des hormones LH (luteinizing hormone ou hormone lutéotrope, LH-RH ou LH releasing hormone ou lutéolibérine, ICSH ou interstitial cell stimulating hormone, lutéotropine) et FSH (follicle stimulating hormone ou folliculostimuline).
Ce terme remplace en particulier ceux de LH-RH et de FSH-RH (FSH releasing hormone).

Syn. LH-RH, FSH-RH

Abrév. Gn-RH

→ lutéolibérine

gonadoréline n.f.

gonadorelin, gonadoliberin

→ gonadolibérine

gonadostimuline n.f.

gonadostimulin

→ gonadotropine

gonadotrope adj.

gonadotrope

Qui agit sur les gonades : p. ex. la FSH est une hormone gonadotrope.

gonadotrophine n.f.

gonadotropin

Hormone stimulant les gonades.
Il y a trois types de gonadotrophines : les deux gonadotropines antéhypophysaires (A et B) et la gonadotrophine placentaire. Toutes sont des glycoprotéines formées de deux chaînes α identiques et de deux chaînes β spécifiques de chaque hormone. La gonadotrophine A est appelée folliculostimuline (FSH), la gonadotrophine B, lutéotrophine (LH), et la gonadotrophine placentaire, gonadotrophine chorionique (HCG).

Étym. gr.  gonos : semence ; trophein : nourrir

Syn. gonadostimuline,

gonadotrophine chorionique (hCG) l.f.

chorionic gonadotrophin

La gonadotrophine chorionique, ou hormone chorionique gonadotrope est une glycoprotéine placentaire formée de deux chaînes polypeptidiques, alpha et bêta secrétée dès les premiers jours de la vie embryonnaire, qui stimule le corps jaune et la production de progestérone au cours des six premiers mois de la grossesse.
Sa chaîne alpha est commune à la LH, à la FSH et à la TSH et n’est donc pas spécifique.
Le dosage plasmatique de la chaîne bêta de l’hCG permet un diagnostic très précoce de la grossesse. Chez la femme, non enceinte, la concentration plasmatique de bêta-hCG est  inférieure à 5 UI/L. Sa concentration augmente régulièrement jusqu'au quatrième mois de la grossesse puis diminue. Ses valeurs sont très augmentées en cas de grossesse gémellaire ou de môle hydatiforme, dont elle permet ultérieurement de vérifier la guérison.
Elle est aussi anormalement élevée en cas de trisomie 21, entre 15 et 17 semaines d'aménorrhée, et son dosage dans le sang maternel contribue actuellement au dépistage de la trisomie 21.
Son action biologique étant semblable à celle de la LH, elle est utilisée en thérapeutique pour déclencher artificiellement l'ovulation et, plus rarement, aujourd'hui pour stimuler le corps jaune cyclique.
Le dosage de bêta-hCG sérique est également utilisé comme marqueur tumoral dans les choriocarcinomes testiculaires et ovariens.

→ corps jaune, progestérone, LH, FSH, TSH, diagnostic biologique de la grossesse, môle hydatiforme, trisomie 21, trophoblastome malin

gonadotrophine ménopausique humaine l.f.

human menopausal gonadotrophin

Hormones gonadotropes hypophysaires, FSH et LH, sécrétées en grande quantité après la ménopause.
Son recueil dans les urines de femmes ménopausées permet son utilisation thérapeutique pour la stimulation de la croissance folliculaire chez les femmes traitées pour une stérilité endocrinienne ou stimulées en vue d'une fécondation in vitro. Pour cet usage, elle est aujourd'hui remplacée par les hormones synthétiques recombinantes obtenues par génie génétique.

Syn. hormone gonadotrope ménopausique humaine

Abrév. HMG

gonadotropine n.f.

gonadotropin

Hormone stimulant les gonades dont il existe trois types: les gonadotropines antéhypophysaires (A et B) et la gonadotropine placentaire.
Toutes sont des glycoprotéines formées d’une chaîne α identique et de d’une chaîne β spécifique de chaque hormone. La gonadotropine A est appelée folliculostimuline (FSH), la gonadotropine B, lutéotropine (LH) et la gonadotropine placentaire, gonadotropine chorionique (ou hormone chorionique gonadotrope, hCG).

Syn. gonadostimuline, gonadotrophine (moins correct étymologiquement)

→ Folliculostimuline, lutéotropine, gonadotrophine chorionique

gonadotropine chorionique l.f.

chorionic gonadotropin

Syn. gonadotrophine chorionique, hormone chorionique gonadotrope.

Abrév. hCG

→ gonadotrophine chorionique

gonalgie n.f.

knee pain

Douleur localisée au genou quelle qu’en soit la cause.
Une douleur peut aussi être ressentie uniquement au niveau du genou alors qu’elle prend son origine au rachis lombaire ou, surtout, à la hanche. Toutes les structures anatomiques articulaires peuvent être intéressées : os, cartilage, ménisques, ligaments, tendons et synoviale.
Une gonalgie par atteinte mécanique est accrue par les mouvements tels que montée et descente d’escalier, et calmée par le repos. Une origine inflammatoire, éventuellement  infectieuse, ou tumorale donne lieu à des douleurs permanentes avec recrudescence nocturne, non calmées par le repos. En pratique, la distinction repose surtout sur l’examen du liquide synovial prélevable par ponction articulaire. Un liquide inflammatoire contient plus de 1 500 cellules par mm3, le nombre d’éléments étant conditionné par le degré d’inflammation et pouvant en atteindre plusieurs dizaines de milliers ; il est à prédominance de polynucléaires neutrophiles dans les infections locales bactériennes ou dans les accès aigus microcristallins de la goutte et de la chondrocalcinose.

→ goutte, chondrocalcinose

gonarthrose n.f.

knee osteoarthritis

Arthrose localisée au genou.
Ce terme recouvre l'arthrose fémorotibiale aussi bien que fémoropatellaire.
De même que les articulations digitales, le genou est une des localisations les plus fréquentes de l’arthrose, avec une prédominance féminine après 45 ans. L’obésité est un facteur favorisant et aggravant de première importance.
La gonarthrose associe des lésions destructrices du cartilage à des reconstructions osseuses périphériques caractéristiques : les ostéophytes. Au cours de l’évolution toutes les structures anatomiques peuvent être touchées, notamment l’os sous-chondral et la synoviale.
L’ensemble de l’articulation peut être atteint mais, au moins au début, l’atteinte est limitée à l’espace fémoro-patellaire ou à l’espace fémoro-tibial. Dans ce dernier cas, la localisation la plus fréquente est celle du compartiment interne, aboutissant à la déformation en genu varum (jambes de cavalier), alors que l’atteinte isolée du compartiment externe, avec genu valgum, qui forme un angle ouvert vers l’extérieur, est plus rare.
Tandis que le chondrocyte, cellule du cartilage, a pour fonction essentielle la synthèse du tissu de soutien et donc de compenser l’usure physiologique et de réparer les lésions débutantes du cartilage, la libération locale de cytokines pro-inflammatoires active les métalloprotéases responsables des lésions destructrices.
Sur un terrain génétique prédisposé, certains facteurs sont déclenchants et aggravants : outre l’obésité interviennent en particulier les anomalies de la statique du genou, l’instabilité par rupture d’un ligament croisé ou les ruptures méniscales.
La gonarthrose peut aussi apparaître dans les suites d’un rhumatisme inflammatoire stabilisé. Elle peut coexister avec des pathologies microcristallines, goutte ou chondrocalcinose, cette dernière favorisant une évolution à tendance destructrice. Plus rarement, elle est secondaire à une maladie métabolique, telle l’hémochromatose.

→ chondrocyte, ostéophyte, synoviale, goutte, chondrocalcinose

gonie n.f.

cellule germinale primordiale, mâle ou femelle.

Étym. gr. gonos : semence

→ spermatogonie, ovogonie

gonio-endoscopie n.f.

gonioendoscopy

Méthode d'examen des angles intraoculaires par endoscopie.
L'endoscope, après sa pénétration dans la chambre oculaire se retrouve dans l'aire pupillaire et peut ainsi examiner, soit en avant, en chambre antérieure, l'angle iridocornéen (gonioendoscopie antérieure entre cornée et iris antérieur), soit en arrière, en chambre postérieure, l'angle iridociliaire (gonioendoscopie postérieure entre iris postérieur et couronne ciliaire). L'intérêt de cette investigation réside surtout dans le traitement du glaucome, couvrant la sécrétion d'humeur aqueuse (chambre postérieure), et l'excrétion (chambre antérieure). C'est à leurs niveaux respectifs que des actions microchirurgicales et laser ont lieu dans la cure thérapeutique du glaucome.

goniodysgénésie-retard mental-petite taille (syndrome) l.m.

goniodysgenesis-mental retardation-short stature syndrome

Dysgénésie de l'angle iridocornéen (malformation de Rieger), retard mental et petite taille.
Microcéphalie, petites oreilles, petites mains, petit nez et ensellure nasale déprimée; à l’examen oculaire : hypoplasie irienne, anneau de Schwalbe proéminent avec synéchies iriennes. Une seule famille est connue. L’affection est autosomique dominante (MIM 138770).

G. S. Kupchik, pédiatre amércain (1992)

Syn. GMS syndrome

goniome n.m.

gonioma

→ séminome

goniomètre n.m.

goniometer, protractor

Instrument de mesure des angles utilisé pour apprécier l’amplitude active et passive des articulations, ainsi que les déformations des membres et du rachis.

Étym. gr. gônia : angle ; metron : mesure

gonion n.m.

1 – Point craniométrique virtuel situé au sommet de l’angle formé par les branches montantes et horizontales de la mandibule.
2 -  Angle mandibulaire

→ angle de la mandibule

gonioscopie n.f.

gonioscopy

Examen de l'angle iridocornéen, de pratique routinière, permettant d'apprécier son degré d'ouverture ou de fermeture et de découvrir l'existence d'éléments anormaux : vaisseaux, néovaisseaux, pigment, squames, goniosynéchies.
On découvre d'avant en arrière faisant suite à la surface lisse de la cornée : la ligne de Schwalbe (anneau de Schwalbe) marquant la limite de l'endothélium cornéen, la bande trabéculaire (trabéculum), l'éperon scléral, la bande ciliaire, la racine de l'iris.

→ goniosynéchies, trabéculum, éperon scléral, Schwalbe (anneau de)

goniosynéchies n.f.p.

→ synéchies

goniotomie endoscopique l.f.

endoscopic goniotomy

Procédé chirurgical visant à ouvrir l'angle iridocornéen in situ sous contrôle endoscopique.
Cette méthode est notamment utile dans tous les types de glaucomes acquis obstructifs, mais surtout en cas de mégalocornée du glaucome congénital. L'action peut être effectuée soit par un instrument associé à l'endoscope, soit par laser.

gonochorisme n.m.

gonochorism

Terme qualifiant les espèces dont les membres possèdent un seul sexe  en opposition aux hermaphrodites.

Ant. hermaphrodite

→ hermaphrodite

[Q1]

Édit. 2019

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