Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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Godwin (lésion lympho-épithéliale bénigne de) l.f.

Godwin’s benign lymphoepithelial lesion

Infiltration lymphoïde, pseudotumorale, d’une glande salivaire, en particulier parotidienne, de cadre nosologique mal défini, apparentée à la maladie de Mikulicz, aux syndromes de Gougerot-Sjögren, de Heerfordt, mais où les anomalies biologiques et immunologiques sont modestes ou absentes.

J. T. Godwin, anatomopathologiste américain (1952)

→ Mikulicz (maladie de), Gougerot-Sjögren (syndrome de), Heerfordt (syndrome de)

Goebell-Stoeckel (opération de) l.f.

Goebell-Stoeckel’s operation

Traitement chirurgical chez la femme de l'incontinence urinaire d'effort se faisant par voie vaginale et abdominale par cervicopexie antérieure.
La suspension du col vésical est assurée par deux bandelettes musculo-aponévrotiques taillées sur le bord interne des muscles grands droits en conservant leur insertion pubienne. Passées en arrière du col vésical en s'entrecroisant, elles sont suturées en avant.
Cette intervention ancienne est encore utilisée pour rattraper certains échecs des colposuspensions et peut faire la cure d'une insuffisance sphinctérienne modérée.

R. Goebell, chirurgien allemand (1910) ; W. Stoeckel, gynécologue allemand (1917)

→ suspension du col vésical par bandelette

Goeckerman (traitement de) l.m.

Goeckerman’s technique

Méthode de traitement du psoriasis surtout utilisée aux États-Unis, consistant en une application de pommade au goudron, éventuellement sous occlusion, suivie le lendemain d'une exposition aux rayons ultraviolets B.

W. H. Goeckerman, dermatologiste américain (1925)

→ coaltar, goudron

Goerttler (théorie de) l.f.

Goerttler’s theory

Théorie selon laquelle l'agencement en spirales des fibres musculaires de l'utérus gravide détermine l'effacement et la dilatation du col puis l'expulsion du fœtus.

K. Goerttler, anatomiste allemand (1948)

goitre n.m.

goiter

1) Augmentation de volume du corps thyroïde, en principe homogène, de nature inflammatoire, hyperplasique ou tumorale.
2) Dans un sens plus strict, augmentation de volume liée à une hypertrophie ou à une hyperplasie des vésicules thyroïdiennes, sous l'effet d'une stimulation exagérée de leur épithélium par l'hormone thyréotrope hypophysaire.
Un goitre «simple» est une hypertrophie du corps thyroïde, de nature bénigne, non inflammatoire, sans dysthyroïdie. : les cancers, thyroïdites, hyper- et hypothyroïdies sont donc exclus de cette définition ; mais ces affections s’accompagnent généralement de goitre et peuvent compliquer un goitre « simple ».
On oppose macroscopiquement les goitres diffus aux goitres nodulaires et, histologiquement, les goitres colloïdes aux goitres parenchymateux et aux goitres polymorphes ou adénomatoïdes. D'un point de vue anatomoclinique, on distingue les goitres endémiques (ou sporadiques, dit simples ou non toxiques), les goitres toxiques ou avec thyréotoxicose (goitre de la maladie de Basedow) et les goitres multinodulaires (toxiques ou non toxiques).

K. von Basedow, médecin allemand (1840)

Étym. lat. guttur : gorge

→ exploration fonctionnelle de la thyroïde, hyperthyroïdie, hypothyroïdie, scintigraphie thyroïdienne

goitre congénital l.m.

congenital goiter

→ déficit fœtal en iode

goitre ectopique médiastinal l.m.

→ goitre endothoracique vrai

goitre endémique l.m.

endemic goiter

Goitre essentiellement lié à une carence iodée, fréquent dans certaines zones géographiques.

goitre endothoracique vrai l.m.

real intrathoracic goiter

Goitre né d'ectopies thyroïdiennes intra-thoraciques, siégeant dans le médiastin supérieur le plus souvent.
Il est exceptionnel et représente une découverte histologique postopératoire. Seule une scintigraphie thyroïdienne prenant dans son champ le cou et le médiastin supérieur permettrait exceptionnellement un diagnostic préopératoire.

Syn. goitre thoracique autonome, goitre ectopique médiastinal, goitre intra-thoracique aberrant

goitre exophtalmique l.m.

exophtalmic goiter

K. von Basedow, médecin allemand (1840)

→ Basedow (maladie de)

goitre lingual l.m.

lingual thyroid

Tumeur intralinguale de structure histologique thyroïdienne, due à un défaut de migration de l’ébauche médiane de la glande thyroïde.
Située sous la muqueuse de la base de la langue, souvent latente, de découverte fortuite, elle est parfois responsable d’une gêne pharyngée ou d’une dysphagie ; l’examen scintigraphique au technétium ou à l’iode radio-actif affirme le diagnostic.

→ scintigraphie thyroïdienne

goitre multinodulaire l.m.

multinodular goiter

Goitre dans lequel se sont développés plusieurs nodules.

→ exploration fonctionnelle de la thyroïde

goitre ovarien l.m.

ovarian goitre

Tératome mature unitissulaire de l'ovaire reproduisant la structure d'une glande thyroïdienne normale.

goitre plongeant l.m.

intrathoracic goiter

Goitre dont une partie est située dans le médiastin supérieur.
Il s’agit d’un goitre bénin, diffus et nodulaire mais aussi kystique, développé à partir du pôle inférieur d'une thyroïde en position cervicale normale, glissant peu à peu dans le thorax par son orifice supérieur, le plus souvent en avant du tronc veineux brachiocéphalique, ne se dégageant pas du défilé cervicothoracique le cou étant en hyperextension.
Si le goitre glisse en arrière du plan veineux, à droite il ne rencontre pas d'obstacle et refoule le poumon. À gauche, le goitre est bloqué par l'artère carotide commune gauche et par l'artère sous-clavière gauche et par leurs expansions fibreuses ; en bas, il l’est par la crosse aortique. Aussi, pour poursuivre son développement, le goitre doit-il s'insinuer soit entre la trachée et l’œsophage, soit derrière l'œsophage.
Le goitre plongeant s'observe surtout chez la femme (8 fois sur 10), et représente 4 à 6% des goitres opérés.
Ces goitres peuvent entraîner une compression trachéale dans leur traversée de l'ouverture supérieure du thorax, défilé osseux inextensible. Sauf hémorragie intrakystique brutale, la détresse respiratoire est devenue exceptionnelle. Le diagnostic repose sur l'examen tomodensitométrique.
La chirurgie par voie cervicale en est le traitement. Seul un goitre plongeant bilatéral ou une dégénérescence maligne rare (3%) imposent une cervicomanubriotomie.

Syn. goitre thoracique

goitre thoracique autonome l.m.

→ goitre endothoracique vrai

Golabi-Rosen (syndrome de) l.m.

Golabi-Rosen’s syndrome

M. Golabi, pédiatre et L. Rosen, médecin américains (1984) ; J. L. Simpson, médecin généticien américain (1975)

→ Simpson (syndrome dysmorphique de)

gold standard l.angl. m.

gold standard

Test diagnostique ou méthode thérapeutique ou instrument de mesure, considéré comme le meilleur disponible en se fondant sur des preuves scientifiques.
Stricto sensu étalon or. Anglicisme passé dans le langage courant.

[E1]

Édit. 2020

Goldberg (syndrome de) l.m.

Goldberg’s syndrome

Syndrome associant un déficit en neuraminidase et en bêta-galactosidase avec gargoylisme, dysostoses multiples, surdité et macula rouge cerise.
On y trouve nanisme, retard mental, épilepsie, arthralgie de la hanche, parfois télangiectasies comme dans la maladie de Fabry (forme japonaise). Il existe trois formes cliniques, la forme congénitale (œdémateuse, ascitique, hépatomégalique, neurologique ostéodystrophique, oculaire), la forme infantile tardive sans détérioration mentale et la forme juvénile ou adulte avec atteinte neurologique lente, oculaire et télangiectasique. Il n'y a pas de lymphocytes vacuolés ni de mucopolysaccharidurie. L’examen des yeux montre, en plus de la macula rouge cerise, des opacités cornéennes. Le locus du gène de la GSL est sur le même site que la protéine protectrice bêtagalactosidase (PPGB) en 20q13.1. L’affection est autosomique récessive (MIM 256540).

M. F. Goldberg, ophtalmologiste américain (1971)

Syn. galactosialidose, déficit en neuraminidase avec déficit en bêta-galactosidase

Goldberg- Shprintzen- (syndrome de)

Goldberg- Shprintzen  syndrome

Association d’un mégacolon type maladie de Hirschprung, de malformations cranio-cérébrales, de dysmorphie faciale et de troubles psychomoteurs.
La taille est petite ; une microcéphalie s’accompagne d’hypertélorisme, de ptosis, de colobome de l’iris, d’élargissement du nez,  de division palatine  ou sous muqueuse du voile et, décelés à l’examen IRM,  d’atrophie cérébrale avec  polymicrogyrie, atrophie du corps calleux, élargissement des ventricules. Les troubles psychomoteurs sont importants : retard d’acquisition du langage et difficultés d’apprentissage.  Le mégacolon, avec constipation opiniâtre est confirmé par l’aglanglionose des plexus sous muqueux par biopsie rectale.
L’affection atteint les deux sexes, elle est liée à la mutation du gène KIAA 1279,  locus en 10q21.3-22.1. La transmission est autosomique récessive.

Rosalie B. Goldberg, pédiatre et R. J. Shprintzen, otorhinolaryngologiste américains (1982)

Goldberger (technique de ) n.m.

Goldberger’s technique

Technique en électrocardiographie permettant  d’amplifier d’une fois et demie la hauteur des complexes  pour l’enregistrement des dérivations unipolaires des membres VR, VL, VF.
La connexion à  la borne centrale est supprimée, le pôle négatif du galvanomètre est relié  à une borne formée par le court-circuitage des deux membres non explorés, l’électrode exploratrice  étant  fixée sur un membre. Les dérivations unipolaires augmentées  portent le nom d’aVR, aVL, aVF.

E. Goldberger, médecin cardiologue américain (1942)

Goldblatt (rein de) l.m.

H. Goldblatt, anatomopathologiste américain (1934)

→ hypertension rénovasculaire

Goldblatt (syndrome de) l.m.

Goldblatt’s syndrome

C. Wallis, médecin généticien sud-africain, S. Zieff, médecin généticien sud-africain, J. Goldblatt, médecin généticien australien (1988)

→ spondylométaphysaire avec dentinogénèse imparfaite (dysplasie)

Golden (signe de) l.m.

Golden’s sign

R. Golden, médecin radiologue américain (1925)

→ S inversé (signe du)

Golden (technique de) l.f.

Golden’s technique

Méthode de traitement des abcès chroniques de l'aréole mammaire par incision en raquette, suivie d’excision de la zone pathologique et de fermeture par deux lambeaux de rotation.

G. T. Golden, chirurgien plasticien américain (1974)

Goldenhar (séquence de) l.f.

Malformation complexe associant une hypoplasie malaire et mandibulaire, de petites oreilles, et des malformations vertébrales.

M. Goldenhar, médecin américain (1952)

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