coaltar n.m.
coaltar
Produit noir semi-fluide, d'odeur désagréable, provenant de la distillation de la houille et dont la composition, complexe, varie selon le mode de préparation et l'origine géographique de la houille, comportant des substances acides, alcalines et neutres, ainsi que des carbures d'hydrogène.
De mécanisme d'action mal connu, le coaltar est utilisé uniquement en usage externe, rarement pur, brut, lavé, sous le nom de goudroline, et plus souvent incorporé dans différentes spécialités pharmaceutiques, comme « réducteur » pour le traitement du psoriasis, de l'eczéma, des lichénifications ou autres lésions à composante hyperkératosique et plus ou moins inflammatoires. Comédogène, parfois irritant, phototoxique et carcinogène en expérimentation animale, il est contre-indiqué dans les lésions des plis.
W. H. Goeckerman, dermatologiste américain (1925)
Étym. angl : coal : charbon ; tar : goudron
Syn. goudron de houille
[G3,G5]
goudron (cancer du) l.m.
Tumeur cutanée maligne, généralement d'origine professionnelle, due à une action prolongée du goudron sur la peau et dont la structure histologique rappelle celle du carcinome spinocellulaire.
Le cancer du goudron du ramoneur, qui atteint le scrotum, en était l'exemple classique le plus connu.
goudron (emploi du) en dermatologie l.m.
tar use in dermatology
Utilisation très ancienne et empirique de l'application sur la peau de goudrons issus de la distillation du bois, de végétaux ou d'animaux fossiles pour leurs propriétés kératolytiques, antiprurigineuses et antiinflammatoires.
Les goudrons étaient notamment utilisés dans le traitement du psoriasis et des lichénifications, sous forme de lotions, pommades, crèmes ou shampoings. On doit se méfier de leur pouvoir carcinogène dans lequel intervient en particulier un effet photosensibilisateur.
W. H. Goeckerman, dermatologiste américain (1925)