Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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peyotl n.m.

Plante cactacée non épineuse du Mexique.
On en extrait la mescaline, un alcaloïde hallucinogène très puissant responsable de syndromes neuropsychiques centraux avec hallucinations (onirisme, état confusionnel, paresthésies).

Étym. origine nahuatl, langue parlée par les Nahua et jadis adoptée par les Aztèques comme langue littéraire.

Syn. Lophophora williamsii

→ accidents précoces par ingestion de champignons, mescaline

[D2,G1,G2,G4,F4,H1,H3,R2]

Édit. 2017

Pfeiffer-Tietze-Welte (syndrome de) l.m.

Pfeiffer-Tietze-Welte’s syndrome

Maladie malformative associant craniosténose, colobome irien bilatéral, dysmorphie craniofaciale, main fendue asymétrique, syndactylie de 2ème et 4ème orteils et hypospadias périnéoscrotal.
Il faut ajouter à ces signes retard mental sévère, palais ogival ; et au niveau des yeux fentes palpébrales d'inclinaison mongoloïdes, épicanthus, colobome irien et atrophie optique. L’affection a une hérédité indéterminée.
PFIC sigle angl.
progressive familial intrahepatic cholestasis

R. A. Pfeiffer, généticien, U. Tietze et W. Welte, médecins allemands (1987)

Syn. cholestase intrahépatique progressive familiale

→ cholestase intrahépatique progressive familiale

[A4,C1,C3,L1,O6,Q2]

PFIC 1 l.f. sigle angl.

progressive familial intrahepatic cholestasis 1

Syn. maladie de Byler

→ cholestase intrahépatique progressive familiale de type 1

[A4,C1,C3,L1,O6,Q2]

PFIC 2 sigle angl.

progressive familial intrahepatic cholestasis 2

Syn. cholestase intrahépatique progressive familiale de type 2

→ cholestase intrahépatique progressive familiale de type 2

[A4,C1,C3,L1,O6,Q2]

PFIC 3 sigle angl.

progressive familial intrahepatic cholestasis 3

Syn. cholestase intrahépatique progressive familiale de type 3

→ cholestase intrahépatique progressive familiale de type 3

[A4,C1,C3,L1,O6,Q2]

phalloïdine n.f 

phalloidin

Toxine contenue dans l’amanite phalloïde et dans l’amanite vireuse dont l’ingestion est responsable du syndrome phalloïdien.
La phalloïdine, heptapeptide bicyclique, membre de la famille des phallotoxines, se lie aux filaments d’actine intracellulaire et les empêche de se dépolymériser, provoquant la mort cellulaire.

→ syndrome phalloïdien, accidents tardifs par ingestion de champignons, amanite phalloïde, amanite vireuse, actine

[D2,G4,N1]

Édit. 2017

phlébartérie l.f.

Type anatomique le plus simple d’anévrysme artérioveineux.
Il consiste en l’établissement d’une communication entre les deux vaisseaux par ailleurs intacts, avec ou sans canal anastomotique intermédiaire.

Syn. angiome artériel simple de Broca

→ anévrysme artérioveineux

[K3,K4]

phocomélie n.f.

phocomelia

Malformation congénitale consistant en une hypoplasie ou une aplasie située à la racine du membre.
L'extrémité du membre plus ou moins bien formé semble s'insérer près du tronc.
Par ex. un nombre important de phocomélies a été observé après intoxication pendant la grossesse par la thalidomide (ou ses dérivés) en particulier.

Étym. gr. phokê : phoque ; melos : membre

Syn. méromélie

→ amélie, méromélie, micromélie, péromélie

[A4,O6,Q2,Q3]

phosphatidylinositol-4',5'-bisphosphate n.m.

phosphatidylinositol-4',5'-bisphosphate

Diester phosphorique du phosphatidylinositol, présent dans les membranes cellulaires, précurseur physiologique de deux messagers intracellulaires, l'inositol-trisphosphate (IP3) et le diacyl-glycérol.
Cette hydrolyse est catalysée par une phospholipase C, activée par des effecteurs hormonaux dans la membrane.

Syn. triphospho-inositide

Sigle  : PIP2

→  Lowe (syndrome de), maladie de Dent de type 2, OCRL gene

phosphatidylinositol-4,5-bisphosphate n.m.

phosphatidylinositol-4,5-bisphosphate

Diester phosphorique du phosphatidylinositol, phospholipide présent dans les membranes cellulaires, précurseur physiologique de deux messagers intracellulaires, l'inositol-1,4,5-trisphosphate (IP3) et le diacyl-glycérol.
Cette hydrolyse est catalysée par une phospholipase C, activée par des effecteurs hormonaux dans la membrane.

Sigle  : PIP2

phosphatidylinositol-4,5-bisphosphate 3-kinases l.f.p.

→ phosphoinositide 3-kinases

phosphatidylinositol-4,5-bisphosphate 5-phosphatase l.m.

Phosphatidylinositol-4,5-bisphosphate 5-phosphatase

Enzyme hydrolysant le phosphate en position 5 du phosphatidylinositol-4,5-bisphosphate, phospholipide de la membrane cellulaire.
Des mutations du gène OCL1qui code cette enzyme sont responsables du syndrome de Lowe et de la maladie de Dent de type 2

→  Lowe (syndrome de), maladie de Dent, OCL1

phosphatidylinositol-4'-phosphate n.m.

Ester phosphorique du phosphatidylinositol, précurseur dans les membranes cellulaires du phosphatidylinositol-4',5'-bisphosphate (triphosphoinositide).

Syn. diphosphoinositide

phosphoinositide 3-kinases l.f.p.

Famille d’enzymes catalysant la transformation des phosphoinositides en phosphatidylinositol-3-phosphate.
Elles jouent un rôle dans les fonctions cellulaires : croissance, prolifération, différenciation, mobilité, et interviennent dans le métabolisme, l'angiogénèse et la cancérogenèse.
Sigle : PI3K, PI(3)K, PI-3K

Syn. phosphatidylinositol-4,5-bisphosphate 3-kinases. phosphatidylinositide 3-kinases, phosphatidylinositol-3-kinases, PI 3-kinases

phosphopantéthéine n.f.

Ester 4'-phosphorique de la pantéthéine

Il entre dans la constitution du coenzyme A et forme également le groupement prosthétique de l'acyl-carrier protein (ACP). Dans cette protéine, il est uni à un résidu sérine par l'intermédiaire d'une liaison ester phosphorique.

PIBIDS (syndrome) sigle angl.pour Photosensitivity, Ichthyosis, Brittle hair, Intellectual impairement, Decreased fertility, Short stature

Syndrome congénital complexe associant une ichtyose, des cheveux cassants, un nanisme, une diminution de la fertilité, un retard intellectuel, et une photosensibilité.
Le diagnostic repose sur les données cliniques, sur l'examen des cheveux en lumière polarisée, qui montre une striation caractéristique oblique à 14° de la tige pilaire, et sur la mise en évidence d'un déficit en acides aminés soufrés des cheveux, notamment en cystine, le tout correspondant à une trichothiodystrophie.

→ IBIDS syndrome, BIDS syndrome, ichtyose, photosensibilité, cystine; trichothiodystrophie

[H4, I2, J1, O4, Q3]

Édit. 2018

piège de Challier-Laveissière l.m.p.

Pièges constitués de panneaux de toile bleue, utilisés pour la capture des glossines, en particulier lors d’enquêtes épidémiologiques, ainsi que pour la lutte contre ces insectes.

A. Challier et C. Laveissière, entomologistes français (1973)

[D4,G5]

pince de homard l.f.

lobster claw-hand, claw-foot, cleft hand, cleft foot

Malformation congénitale de la main ou du pied où manquent les rayons moyens, les rayons externes et internes étant plus ou moins bien formés.
La persistance de certains muscles de la main permet souvent une opposition active, favorable au point de vue fonctionnel. Une variété de cette malformation consiste en une absence d'un ou de plusieurs doigts moyens avec une fente centrale remontant dans la paume ou la plante, réalisant une main ou un pied fendu.

[A4,O6,Q2,Q3]

piqûre d'hyménoptère l.f.

hymenopteron sting

Piqûre d'insectes à ailes membraneuses tels les abeilles, bourdons, guêpes, Cleroderma domestica (aspect de grosse fourmi), les frelons, les guêpes et les abeilles africaines (Apis mellifera scutellata) qui sont les plus dangereux : une seule piqûre peut être mortelle.
Le venin est hémotoxique, avec atteinte de l'endothélium vasculaire pouvant entraîner des troubles rénaux et neurotoxiques. La dose mortelle de venin d'abeille est de l'ordre de 4 mg/kg environ. La gravité de l'envenimation dépend surtout du lieu d'inoculation et du nombre de piqûres : les piqûres mortelles d'abeilles sont habituellement causées par un essaim, il en est de même des piqûres répétées linéaires de Cleroderma.
Les piqûres dans la bouche ou le larynx provoquent un œdème de la glotte causant une dyspnée qui peut être grave. Celles dans une veine entraînent un œdème pulmonaire, un œdème cérébro-méningé et un collapsus. La sensibilité individuelle intervient : chez des sujets sensibilisés ou allergiques, une nouvelle piqûre peut donner un choc anaphylactique ou un rash allergique : une seule piqûre peut provoquer un urticaire généralisé ou donner des signes respiratoires. Si les piqûres se répètent à quelques semaines d'intervalle un choc anaphylactique peut s'observer. Mais on connaît aussi des phénomènes d'accoutumance chez les apiculteurs.
On observe habituellement une brûlure au point de piqûre, un érythème puis un œdème. Des signes généraux apparaissent parfois (rash, fièvre, adénopathies, myalgies). Dans les formes les plus graves, la gêne respiratoire peut nécessiter l'assistance respiratoire. Une céphalée, de l'agitation, un syndrome méningé, un coma voire des crises convulsives, signent un œdème cérébral.
Outre les traitements de réanimation s'il y a lieu, une immunothérapie antivenimeuse est possible, elle a même été préconisée de façon préventive.

Étym. gr. humên : membrane ; pteron : aile

→ envenimation, hyménoptères

[D4]

Édit. 2015

pitressine n.f.

Syn. vasopressine, hormone antidiurétique

→ hormone antidiurétique, vasopressine

[C2, K4, O4, M1]

Édit. 2020

épreuve à la pitressine l.f.

pitressine test

Exploration fonctionnelle ayant pour objectif, chez les patients suspects de diabète insipide, d'apprécier le pouvoir concentrateur du rein sans soumettre le sujet à une restriction hydrique prolongée.
L'épreuve chez l'adulte comporte une injection de 5 unités de pitressine. Chez le sujet normal les urines recueillies plus de 6 heures après l'injection ont une densité supérieure à 1020 et une osmolalité supérieure à 750 mOsm/kg.

Syn. épreuve à la vasopressine

→ ADH, diabète insipide

[ O4, M1]

Édit. 2020

pituitaire adj.

1) la tige qui relie la neuro-hypophyse à l’hypothalamus.
2) la muqueuse qui tapisse la cavité nasale et les sinus de la face.
Par abus de langage est utilisé comme substantif pour « muqueuse pituitaire » c’est-à-dire « tunique muqueuse du nez ».

→ neuro-hypophyse, hypothalamus

[A1, O4, P1]

Édit. 2018

PKD2 gene sigle angl. pour polycystin 2, transient receptor potential cation channel

Gène situé sur le locus 4q22.1 qui code la polycystine 2 présente dans les reins embryonnaires et dans plusieurs tissus adultes mais dont la fonction exacte est mal connue.
La polycystine 2 est un canal cationique intervenant dans le transport du calcium (Ca2+) dans l’épithélium rénal. Elle interagit avec la polycystine-1 et toutes deux se localisent dans les cils primaires. Ces cils primaires détecteraient le mouvement du fluide à travers les tubules rénaux, et aideraient à maintenir leur taille et leur structure.
Plus de 75 mutations du gène PKD2 ont été identifiées chez les malades atteints de polykystose rénale et sont à l’origine d’environ 15 % des formes autosomiques dominantes.

Syn. Pc-2, PKD4, polycystic kidney disease 2 (autosomal dominant), polycystin-2, TRPP2

→ polykystose rénale autosomique dominante, polykystose rénale autosomique récessive, polycystine 1, polycystine 2

[M1,Q2]

Édit. 2017

placenta n.m.

placenta

Organe développé entre le fœtus et l'organisme maternel chez les mammifères et dont la mise en place (placentation) se fait au début de la gestation, à partir de tissus ovulaire (le trophoblaste) et maternel (la muqueuse utérine transformée en caduque).
Dans l'espèce humaine, le placenta est délimité à partir du 3ème mois. A terme, il se présente comme un disque de 20 cm de diamètre et 3 cm d'épaisseur, pesant environ 500 g. Sa face maternelle, cruentée, est creusée de sillons qui délimitent les cotylédons. Sa face fœtale, lisse, est recouverte par l'amnios qui laisse voir par transparence l'épanouissement des vaisseaux ombilicaux à partir de l'insertion du cordon ombilical. Les membranes, formées par l'amnios et le chorion, s'insèrent à la périphérie du disque placentaire. L'unité constitutive du placenta humain est la chambre intervilleuse. Il existe 20 à 30 chambres intervilleuses correspondant aux cotylédons visibles sur la face fœtale. Le rôle essentiel du placenta est d'assurer les échanges métaboliques et gazeux entre les circulations maternelle et fœtale, séparées par la membrane placentaire. Le placenta sécrète également de nombreuses hormones qui participent aux modifications gravidiques de l'organisme maternel (gonadotrophine chorionique, progestérone, œstrogènes, hormone lactogène placentaire, etc.).
Outre des phénomènes inflammatoires et infectieux (placentite), le placenta peut être le siège d’anomalies de forme, de structure et d’implantation. Ainsi, dans le placenta accreta, les villosités choriales s’implantent directement sur le myomètre qu’elles pénètrent, en raison d’une absence de couche déciduale ou caduque placentaire. Le placenta peut également être le siège de proliférations tumorales de gravité variable.

Étym. lat. placenta : petit gâteau plat, galette (du gr. plakous : plat, en forme de plateau)

→ trophoblaste, caduque, amnios, hydatiforme, choriocarcinome, chambre intervilleuse, cotylédon, placenta accreta

[A4,O3,O6]

PLA2G6 gene sigle angl. pour phospholipase group VI

Gène localisé en 22q13.1, qui code pour l’enzyme A2 phospholipase qui agit sur le métabolisme des phospholipides et dont le rôle dans le maintien de l’intégrité des membrane cellulaires est important.
Les mutations de ce gène sont à l’origine de la dystrophie neuro-axonale infantile de Seitelberger et de dystrophie neuroaxonale infantile tardive Bernheimer-Seitelberger.

Syn. CaI-PLA2, calcium-independent phospholipase A2, cytosolic, calcium-independent phospholipase A2, GVI, INAD1, iPLA2, NBIA2, OTTHUMP00000028877, PA2G6_HUMAN, PARK14, patatin-like phospholipase domain containing 9, phospholipase A2, group VI, LA2, PNPLA9

→ Seitelberger (dystrophie neuroaxonale de), Bernheimer-Seitelberger (maladie de)

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