prolifération vitréorétinienne l.f.
vitreo-retinal proliferation
Prolifération à la surface interne de la rétine de membranes gliales, issues de la migration prérétinienne de cellules épithéliales.
Cette prolifération conduit à une rétraction rétinienne grave parfois au-dessus de toute ressource thérapeutique. Elle est la cause principale des échecs de la chirurgie du décollement de rétine. Abordable par la vitrectomie lorsqu’elle intéresse la rétine rétro-équatoriale, elle est beaucoup plus difficile à traiter lorsqu’elle est responsable d’une contraction de la base du vitré.
promégacaryoblaste n.m.
promegakaryoblast.
Cellule progénitrice de la lignée mégacaryocytaire, non identifiable par des critères cytologiques ou immunologiques au niveau du myélogramme.
Son existence repose sur les données des cultures des cellules mononucléées de la moelle osseuse. Ainsi, sous l'action de certains facteurs de croissance spécifiques dont la thrombopoïétine, est-il possible d'obtenir des colonies mégacaryocytaires dont la taille dépend de la capacité de prolifération de ces progéniteurs.
promoteur n.m.
protein phosphatase
Famille d’enzymes clivant les résidus phosphates fixés sur les fonctions alcool des acides aminés tyrosine, sérine ou thréonine des protéines.
L’état phosphorylé ou déphosphorylé de nombreuses enzymes s’accompagne d’une modification de leur conformation, les faisant passer d’un état actif à un état inactif (ou inversement) et régulant ainsi de nombreuses voies métaboliques.
2) En biologie moléculaire, région de la molécule d'ADN située en amont de la séquence d'un gène qui doit être transcrite en ARN et servant de signal de début de transcription pour la RNA-polymérase.
Chez les procaryotes la région du promoteur comporte environ 40 paires de bases, comprenant quelques bases hautement spécifiques situées entre 35 et 30 bases et entre 12 et 7 bases avant le début de la transcription. Chez les eucaryotes, la région du promoteur comporte plusieurs centaines de paires de bases précédant le début de la transcription, et on y trouve, pour presque tous les gènes, des séquences caractéristiques : boîte TATA, boite CCAAT, boîte GC. Ces boîtes fixent spécifiquement certaines protéines appelées facteurs transrégulateurs. La boîte TATA, située à environ 25 bases du point de départ de la transcription, sert apparemment à fixer le complexe multiprotéique nécessaire à l'initiation de la transcription par la RNA-polymérase. D'autres séquences du promoteur interviennent dans la régulation de la transcription, séquences dites éléments cis-régulateurs.
2) En cancérologie, substance non tumorigène par elle-même mais capable d'induire une tumeur à partir de cellules initiées.
promotion tumorale l.f.
tumor promotion.
Processus conduisant des cellules, préalablement initiées par des agents carcinogènes, à donner naissance à une tumeur sous l'effet de promoteurs.
pro-opiomélanocortine (POMC) n.f.
proopiomelanocortin
Polypeptide ubiquitaire de 241 aminoacides, précurseur de peptides opioïdes, mélanostimulants et corticotropes.
Le gène de la POMC est principalement exprimé dans les cellules corticotropes de l’antéhypophyse (où il constitue la source quasi exclusive d’ACTH), dans des neurones hypothalamiques (noyau arqué, neurones du tractus solitaire), dans la peau (mélanocytes, kératinocytes…), dans le placenta et dans quelques autres tissus (bronches, thymus, pancréas, surrénales….). Il permet la synthèse de prépro-opiomélanocortine qui subit différentes étages de clivage et des modifications post-traductionnelles (formation de ponts dissulfures, glycosylation, phosporylation) conduisant à la formation de la POMC. A la suite de l’intervention de différentes endoprotéases ou « convertases » (dont au moins 9 ont été individualisées), la POMC est clivée en béta-LPH (bétalipotropine) précurseur de gamma-LPH et de béta-endorphine, d’ACTH précurseur de béta-MSH et du CLIP (corticotrophin-like intermediate lobe peptide), d’un peptide de jonction (JP) et d’un fragment N-terminal qui libérera différentes formes de gamma-MSH.
La béta-endorphine se lie aux récepteurs opiacés présents notamment dans le système nerveux, le tube digestif et intervenant dans la sensibilité à la douleur. La gamma-LPH intervient dans la mélanogenèse (via le récepteur MC1-R) tout comme son dérivé la béta-MSH qui atténue le rendement énergétique (récepteur MC3-R), la prise alimentaire (récepteur MC4-R), majore les sécrétions lacrymales et sébacées (récepteur MC5-R). L’ACTH est la seule hormone capable de lier au récepteur MC2-R et de stimuler la stéroïdogenèse corticosurrénalienne ; elle se lie aussi à MC1-R et contribue à la mélanogenèse.
Des mutations du gène de la POMC ou l’invalidation expérimentale du gène détermine un phénotype associant insuffisance corticotrope, rousseur des cheveux ou des poils, obésité massive. Des productions excessives de POMC et de ses fragments s’observent dans des adénomes hypophysaires corticotropes (responsables de maladie de Cushing) et apparentés, dans des productions paranéoplasiques liées à des cancers bronchique, thymiques, pancréatiques, des tumeurs carcinoïdes, médullaires thyroïdiennes….
→ endorphine, lipotropine, peptide opioïde, hormone mélanotrope, mélanogenèse, MSH, substance libératrice de l'hormone corticotrope, stéroïdogenèse, hormone corticotrope, ACTH, antéhypophyse, hypothalamus, convertase, maladie de Cushing, paranéoplasique
[O4]
Édit. 2018
prorénine n.f.
prorenin
Protéine précurseur de la rénine, sécrétée par les cellules de l'appareil juxtaglomérulaire du rein, de masse moléculaire 60 kDa.
Sa sécrétion est induite par de nombreux facteurs : influx nerveux sympathique déclenché par une diminution de pression sanguine, adrénaline, diminution de la natrémie, certaines prostaglandines.
prosomatostatine n.f.
prosomatostatin
Petite protéine de 92 acides aminés, prohormone précurseur des somatostatines dans l'hypothalamus et dans les autres cellules sécrétant des somatostatines.
Son clivage protéolytique après l'arginine 64 ou après l'arginine 78 libère soit la somatostatine 28, soit la somatostatine 14.
prostacycline n.f.
prostacyclin
Prostaglandine endogène formée à partir de l'acide arachidonique et douée d'une action vasodilatatrice et antiagrégante plaquettaire.
Acide gras à 20 atomes de carbone cyclique et à fonction époxyde, faisant partie des prostaglandines, icosanoïdes, doué de propriétés hormonales, de formule époxy-6,9-prostadiène-5,13-diol-11,15-oïque.
La prostacycline ou prostaglandine I2 est biosynthétisée par les cellules endothéliales à partir de la prostaglandine H2 d'origine plaquettaire ; elle est isomère de la prostaglandine E2, mais ses propriétés physiologiques sont différentes : par son action vasodilatatrice et antiagrégante, elle s'oppose à celle des thromboxanes.
La demi-vie de la prostacycline est brève en raison de son hydrolyse rapide. Elle doit être administrée par perfusion intraveineuse continue. Ses principales indications sont la prévention de l'agrégation plaquettaire si le sang vient en contact des surfaces non-biologiques (circulation extracorporelle, hémodialyse) et la vasodilatation (hypertension artérielle pulmonaire primitive ou secondaire).
Syn. prostaglandine X, PGI2, PGX ; le terme de prostacycline est réservé à la forme endogène ; dénomination commune internationale : époprosténol.
prostate n.f.
prostata (TA)
prostate
Formation glandulaire située autour de la portion initiale de l’urèthre masculin, derrière la symphyse pubienne, en avant du rectum et en dessous de la vessie.
On lui distingue deux lobes latéraux droit et gauche et un lobe moyen. Son produit de sécrétion contribue à former le sperme en se mélangeant aux cellules germinales issues du testicule. Les glandes prostatiques se répartissent dans une partie proximale et une partie distale. On isole plus particulièrement une zone des glandes périuréthrales.
Étym. gr. prostates : qui se tient en avant
prostate (adénocarcinome très différencié de la) l.m.
prostatic "yellow cancer"
Tumeur maligne rarissime se développant dans la partie centrale de la prostate, molle et souvent volumineuse, de coloration jaune homogène.
Elle a une évolution longtemps locale. La coloration jaune caractéristique est liée à une très forte charge lipidique des cellules néoplasiques.
prostate (carcinome à petites cellules de la) l.m.
Très rare tumeur prostatique de haute malignité, très métastatique, dont les cellules ont quelque analogie avec celles du cancer pulmonaire.
prostate (tumeur neuroendocrines de la) l.f.p.
neuroendocrine prostatic tumours
Tumeurs malignes de la prostate développées aux dépens des cellules de type endocrine-paracrine qui existent dans tout l'appareil urogénital.
Elles s'intègrent dans le vaste système APUD. Leur mise en évidence repose sur des techniques immunocytochimiques (SNE). Elles sont hormono-indépendantes. Leur évolution est peu contrôlable et le pronostic très réservé.
prostatite chronique non bactérienne l.f.
chronic nonbacterial prostatitis
Ensemble des symptômes cliniques d'une prostatite chronique, sans que jamais une infection bactérienne puisse être mise en évidence ; son cadre nosologique est mal défini et son diagnostic fait par élimination.
Les lésions sont purement inflammatoires, de même que les cellules éliminées dans les sécrétions prostatiques. Des agents pathogènes inhabituels : bactéries anaérobies strictes, mycoplasmes, ureaplasmes, chlamydiae, trichomonas ou autres protozoaires, virus, ont été incriminés sans que jamais l'on puisse en faire la preuve. Une maladie auto-immune de la prostate a été évoquée. La prostatite non bactérienne ne donne aucune complication organique connue, mais des troubles psychogènes et dépressifs peuvent en être la conséquence. Le traitement de poussées intermittentes a habituellement recours aux anti-inflammatoires.
protéinase n.f.
proteinase
Enzyme catalysant l'hydrolyse de liaisons peptidiques de polypeptides de poids moléculaire élevé.
On range parmi les protéinases les endopeptidases comme la pepsine, la trypsine, la papaïne, et certaines exopeptidases qui agissent sur les polypeptides comme les carboxypoly-peptidases et les aminopeptidases.
Certaines protéinases sont des enzymes à fonction thiol (papaïne, ficine), d'autres sont des sérine-protéases ayant aussi des propriétés estérasiques susceptibles d'être inhibées par les dérivés organophosphorés (trypsine, chymotrypsine, thrombine, fibrinolysine, subtilisine). Les protéinases digestives (pepsine, trypsine, chymotrypsine) jouent un grand rôle dans la digestion des protéines alimentaires, qu'elles transforment en peptides. Elles sont aussi utilisées au laboratoire comme réactifs pour l'étude de la structure des protéines. Les protéinases intracellulaires, telles que les cathepsines des lysosomes, sont nécessaires au métaboli sme des protéines dans les cellules.
Syn. sérine-protéase
protéine n.f.
protein
Macromolécule polypeptidique, en principe non dialysable, de masse moléculaire généralement supérieure à 10 kDa, mais parfois comprise entre 2 et 10 kDa.
Les protéines sont le principal constituant azoté des êtres vivants, formant la masse essentielle du cytoplasme des cellules et du plasma sanguin. Les protéines sont caractérisées par leur grande plasticité, malléabilité qui leur permet de changer facilement de conformation, et leur affinité pour de nombreuses autres molécules ou ligands. Pour certains auteurs, le terme de protéine est réservé aux holoprotéines, à l'exclusion des hétéroprotéines.
Étym. de Protée, dieu marin qui pouvait changer de forme à volonté
→ protéide
protéine chaperonne l.f.
chaperone protein
Famille de protéines des eucaryotes et des bactéries, qui assurent le repliement correct des chaînes polypeptidiques naissantes, qu’elles stabilisent en empêchant des associations inappropriées entre des molécules et favorisent le transfert des protéines nouvellement synthétisées vers un compartiment cellulaire donné.
Les protéines chaperonnes ont pour fonction de catalyser l'acquisition des structures spatiales des protéines soit lors de leur synthèse par les ribosomes, soit au cours de leur transport et leur adressage à travers les membranes des organelles. On distingue des protéines chaperonnes de classe I et des protéines chaperonnes de classe II ou chaperonines. L'activité de ces protéines est souvent dépendante d'autres protéines spécifiques dites cochaperonnes.
Ces protéines de forme creuse réalisent un chaperon, ou capuchon, couvrant une autre protéine, ce qui évite certaines actions indésirables dans les cellules.
Par ex., la nucléoplasmine découverte dans les noyaux d'oocytes de xénopes protège les nucléosomes.
Syn. chaperonine, chaperon moléculaire, chaperonne
[C1]
Édit. 2017
protéine cone-rod homeobox n.f.
cone-rod homeobox protein
Protéine de 299 acides aminés (32 kDa) impliquée dans le développement des photorécepteurs de la rétine.
La protéine cone-rod homeobox est un facteur de transcription pour de nombreux gènes rétiniens. Elle est exprimée dans les cellules photo-réceptrices de la rétine et joue un rôle crucial dans leur différentiation. Des mutations de cette protéine sont responsables de la dystrophie des cônes et bâtonnets et de formes dominantes d’amaurose congénitale de Leber et de rétinite pigmentaire de survenue tardive.
protéine d'activation des fibroblastes alpha l.f.
fibroblast activation protein alpha (FAPA)
La protéine d’activation des fibroblastes alpha (FAPA) est une protéase à sérine, intégrée à la membrane cellulaire, qui forme des complexes avec d'autres composants membranaires et exerce son activité protéolytique à la surface cellulaire.
FAPA est exprimée dans les cellules stromales des cancers épithéliaux et dans plusieurs autres types de tumeurs malignes. Elle facilite l’invasion tumorale et la formation des métastases.
Abrév. FAPA
→ stroma tumoral, sérine-protéase
[C1]
Édit. 2017
protéine d'adhérence extracellulaire l.f.
extracellular adherence protein
Protéine secrétée par Staphylococcus aureus, qui se lie à diverses protéines extracellulaires, et qui augmente l'adhérence de la bactérie en servant de pont avec les cellules hôtes.
Cette protéine a donc une fonction antiinflammatoire qui peut être mise en pratique en thérapeutique anti-ICAM-1.
[C1, D1]
Édit. 2019
protéine du choc par le froid l.f.
cold shock protein
Protéines exprimées par les cellules de mammifères exposées à une hypothermie modérée.
Ces protéines sont des modulateurs de la transcription des gènes et de la traduction des ARN messagers
Abrév. CSP
[C1]
Édit. 2017
protéine FAN L.f. acr. angl. pour Factor Assiociated with Neutral SMase activation
FAN protein
Protéine adaptatrice qui joue un rôle dans la signalisation conduisant à l'apoptose à partir du récepteur 1 au TNF (p55) ou du CD40 en activant une sphingomyélinase neutre, aussi bien dans une cellule normale que dans des cellules de patients atteints de maladie de Farber.
protéine p53 l.f.
Protéine ubiquitaire, intranucléaire, liée directement à l’ADN, localisée dans le noyau de l’ensemble des cellules du corps, dont la fonction première est d’agir en tant que facteur de transcription.
Elle fonctionne en se fixant de manière spécifique sur les régions régulatrices de gènes dont elle contrôle l’expression. Ce facteur de transcription régule certaines fonctions cellulaires importantes comme la mitose ou la mort programmée.
La protéine p53 est une molécule indispensable au maintien de l’intégrité de la cellule et de ses composantes. En réponse à une agression génotoxique, elle active l’expression de gènes contrôlant l’intégrité de l’ADN, le cycle cellulaire et l’apoptose . Elle est pour cette raison nommée aussi « gardienne du génome ».
[C1,Q1]
Édit. 2017
protéine rab l.f.
rab protein
Protéine de la famille des protéines G monomériques impliquée dans le contrôle du transport des protéines à l'intérieur des cellules.
On connaît une trentaine de protéines rab, codées par des gènes c-rab. Une protéine rab existe sous deux formes différentes selon qu'elle est liée à un GTP ou à un GDP. Dans le cytosol, la protéine rab s'associe au GDP puis est modifiée par fixation d'un radical tétra-isoprénique (géranylgéranyle). Avec l'intervention d'autres facteurs protéiniques, la protéine rab s'attache à une membrane en échangeant le GDP pour un GTP. Lorsque le GTP est hydrolysé, la protéine rab-GDP peut se détacher de la membrane et recommencer un cycle de réactions.
protéine S l.f.
protein S
Inhibiteur physiologique de la coagulation, glycoprotéine monocaténaire de 635 acides aminés, vitamine K dépendante, synthétisée par le foie, les mégacaryocytes et les cellules endothéliales.
Dans la circulation elle est liée de façon réversible à la C4 binding protein (C4 BP). Seule la protéine S libre (qui représente 40% de la protéine S totale) est fonctionnelle. Cette fraction libre forme avec la protéine C activée un complexe enzymatique qui inactive les facteurs V et VIII de la coagulation freinant ainsi la génération de thrombine.
Des déficits congénitaux existent avec une fréquence qui semble supérieure à celle des déficits en protéine C. Cliniquement, ils se présentent de manière à peu près similaire. Il existe des déficits quantitatifs (type I) pour des hétérozygotes. Dans les déficits qualitatifs on distingue les formes se traduisant par une diminution de la fraction libre alors que la protéine S totale est normale et les formes IIb. Les bases génétiques de ces différents types de déficits ne sont pas établies.
protéine TDP-43 l.f.
protein-TDP-43
Protéine présente dans le noyau des neurones, dont une forme pathologique (ubiquitinée) a été reconnue présente dans le cytoplasme des cellules de patients atteints de sclérose latérale amyotrophique (SLA) ainsi que dans les neurones de patients atteints de démence frontotemporale.