protéine tau (τ) l.f. sigle angl.pour Tubulin-Associated Protein
τ protein
Protéine intracellulaire participant à l’assemblage et à la stabilisation des microtubules.
Elle existe sous six isoformes, de répartition variable selon les tissus et sous forme phosphorylée (« phospho- tau »).
Le dosage de la protéine tau ou de sa forme phosphorylée sur l’acide aminé tyrosine n° 181 (« p181- τ ») est effectué dans le liquide cérébrospinal (LCS) par technique immuno-enzymatique. Il est utilisé comme marqueur de dégénérescence neuronale, car la concentration de protéine tau et de protéine tau phosphorylée augmente dans le LCS en cas de maladie d’Alzheimer et d’autres affections neurodégénératives.
Étym. lettre grecque
→ Maladie d'Alzheimer, tauopathies, protéine tau
protéine twinkle l.f.
Protéine mitochondriale possédant une activité d’hélicase sur l’ADN des mitochondries
L’activité d’hélicase de la protéine twinkle est nécessaire pour la replication de l’ADN mitochondrial. Des mutations de cette protéine sont responsables de la maladie appelée ophtalmoplégie externe progressive avec délétions de l’ADN mitochondrial (Progressive External Ophtalmoplegia, PAO).
protéinose alvéolaire l.f.
alveolar proteinosis
Lésion pulmonaire dans laquelle les cavités alvéolaires sont remplies d’un matériel protéinique amorphe éosinophile, riche en lipides, et contenant des cellules spumeuses et des cristaux de cholestérol : alvéolite lipoprotéique.
Elle est généralement considérée comme la manifestation d’un trouble de la production du surfactant en relation avec l’inhalation de poussières, de vapeurs, de gaz, ou de fumée de tabac.
Cette maladie est due à des mutations de la chaîne commune bêta-c (CDw131) des récepteurs d’Il-3, Il-5 et GM-CSF. Les mêmes lésions peuvent être observées au cours de leucémies myéloïdes aigües lorsque le clone mali n’exprime pas bêta-c et chez les souris déficientes en GM-CSF ou en chaînes bêta-c.
protéinose alvéolaire pulmonaire l.f.
pulmonary alveolar proteinosis
Affection rare, de cause inconnue, exclusivement limitée au parenchyme pulmo
La maladie peut se voir à tous les âges, y compris chez l'enfant, mais se voit surtout chez l'adulte entre 20 et 50 ans, le plus souvent de sexe masculin. Elle a été décrite assez fréquemment en association avec certaines hémopathies malignes.
Elle s'exprime cliniquement par la toux, la dysp
Le traitement le plus actif semble être le lavage pulmonaire qu'il faut répéter périodiquement.
protéinurie n.f.
proteinuria
Présence dans les urines de protéines provenant le plus souvent du sérum sanguin par hyperperméabilité glomérulaire, et parfois de la voie excrétrice urinaire notamment à l'occasion d'une infection.
Sa recherche, et éventuellement son dosage, doit être systématique chez tout patient suspect de maladie rénale. Le résultat doit être exprimé non seulement d'après la concentration (en grammes par litre) mais en fonction du débit par unité de temps (en milligrammes par minute ou en grammes par jour). La composition chimique des protéines urinaires (étudiée par électrophorèse) est très différente suivant la pathologie en cause.
L'albumine est le composant le plus habituel et généralement le plus important : sa présence est un symptôme biologique majeur témoin de l'évolution des glomérulopathies. La quantité éliminée peut atteindre plusieurs grammes par 24h en cas de syndrome néphrotique.
Une excrétion urinaire de globulines est généralement associée à l'albuminurie mais en quantité moindre. Elle peut être isolée par ex. en cas de protéinurie monoclonale au cours de l'évolution d'un myélome ou en cas de tubulopathie.
→ micro-albuminurie, Bence-Jones (protéinurie de), protéinurie tubulaire
protéinurie tubulaire l.f.
tubular proteinuria
Présence dans l'urine de protéines en rapport avec un défaut de réabsorption tubulaire de certaines protéines par ex. : b2-microglobuline, lysozyme, chaines légères d'immunoglobulines.
Les causes sont variées : cystinose, syndrome de Toni-Debré Fanconi, maladie de Wilson, intoxi
prothèse n.f.
prosthesis
Appareil destiné à compenser morphologiquement et fonctionnellement l’absence totale ou partielle, d’origine congénitale ou acquise, d’un organe ou d’un membre.
Plus spécifiquement, addition artificielle d'un matériau préusiné permettant de remplacer un organe enlevé en partie ou en totalité, ou de rendre perméable un conduit rétréci par une maladie inflammatoire ou tumorale.
En odontologie et stomatologie, la prothèse dentaire a pour but la restau
Étym. gr. pro : au lieu de ; titemi : je place
→ orthèse, appareillage, biomatériaux
prothèse cornéenne l.f.
Prothèse de contact, non optique, à iris incorporé, en méthacrylate de méthyle, recouvrant la cornée de l’œil.
1) Dans la majorité des cas, elle est prescrite dans un but esthétique pour redonner une apparence normale à un globe oculaire disgracieux, avec perte définitive de la vision, du fait d’une malformation, d’un traumatisme ou d’une maladie.
2) Parfois, quand la rétine est encore fonctionnelle et que le segment antérieur de l’œil est pathologique, on peut restaurer un certain degré de vision, avec une cornée artificielle fonctionnelle à axe acrylique.
protoxyde d'azote (toxicité du) l.f.
nitrous oxide toxicity
Gaz anesthésiant qui inactive la vitamine B12 et peut donc révéler un syndrome neuro-anémique chez un patient porteur d'une maladie de Biermer méconnue.
[G1]
Édit. 2018
protozoose n.f.
protozoosis
Maladie parasitaire provoquée par un protozoaire.
prurit anal l.m.
pruritus ani
Prurit localisé de la région anale ou péri-anale.
C’est le symptôme principal et le plus constant de l’oxyurose, provoqué par le franchissement du sphincter anal par les vers femelles, juste avant la ponte. Son intensité est fonction de la charge parasitaire qui dépend elle-même des risques d’auto-réinfestation.
Il peut relever aussi de causes variées telles que psoriasis, candidose, lichen scléreux, eczéma de contact, anite streptococcique de l'enfant,, hémorroïdes, fissures et fistules anales, verrues péri-anales, tumeurs bénignes ou malignes, maladie de Paget, etc., plusieurs mécanismes lésionnels pouvant être intriqués, notamment en cas d'irritation, d'eczématisation, de surinfection ou de lichénification secondaires aux manœuvres de grattage et à certaines applications topiques.
En l'absence de cause décelable, le prurit anal correspond aussi à un syndrome assez bien individualisé, touchant surtout des adultes de sexe masculin, d'évolution chronique prolongée, à l'origine duquel des facteurs psychogènes et un dysfonctionnement sphinctérien ont été évoqués.
pseudodysostose craniofaciale de Crouzon l.f.
pseudo Crouzon’s disease
Craniodysostose de Crouzon avec impressions digitiformes.
Affection sporadique avec front saillant et exophtalmie, pas de prognathisme, pas de nez courbe et pas de strabisme divergent. Serait une maladie de Crouzon pour Gorlin (1982), tous les cas de Franceschetti sont sporadiques (MIM 123500).
L. Crouzon, neurologue français, membre de l’Académie de médecine (1912) ; A. Franceschetti, ophtalmologiste suisse (1953) ; R. J. Gorlin, stomatologue et généticien américain (1982)
pseudofolliculite de Behçet l.f.
pseudofolliculitis
Pustule non folliculaire stérile précédée d'un stade papulovésiculeux, considérée comme un équivalent cutané d'aphte.
Pouvant être reproduite par une simple piqûre, elle témoigne d'une "hypersensibilité cutanée" qui est considérée comme un argument majeur de diagnostic de maladie de Behçet.
H. Behçet, dermatologue turc (1937)
pseudo-hypoaldostéronisme de type II l.f.
Gordon’s syndrome, hyperkaliemic familial hypertension, type II pseudo hypoaldosteronism
Maladie héréditaire rare à transmission autosomique récessive causée par des mutations touchant deux serine-thréonine kinases WNK1 et WNK4 dépourvues de lysine (d’où leurs noms : without N) inhibant le cotransport Na Cl sensible aux thiazides du tube distal et la sécrétion de potassium par ROMK(« renal outer medullary potassium channel »).
Les mutations de ces 2 kinases sont associées à des gains de fonction, et donc augmentent d’une part la réabsorption du chlore et du sodium entraînant ainsi hypervolémie et hypertension, et inhibent d’autre part la sécrétion de potassium à l’origine de l’hyperkaliémie.
Ce syndrome est associé à une courte taille, un déficit intellectuel, des anomalies dentaires, une faiblesse musculaire et une hypertension sévère apparaissant dans la 3ème décennie de la vie. Il s’y associe une excrétion fractionnelle basse du sodium, une acidose métabolique avec hyperchlorémie, une hyperkaliémie et des concentrations basses dans le plasma de rénine et d’aldostérone expliquant la dénomination d’hypoaldostéronisme.
R. D. Gordon, médecin interniste australien (1970)
Syn. maladie de Gordon
[K2,M1,Q2,O4]
Édit. 2017
pseudomaladie de Kaposi type Mali l.f.
pseudoKaposi’s sarcoma
Association de lésions à type de dermite ocre, ulcérations, petites élevures de couleur aubergine, des extrémités des membres inférieurs rappelant les signes cutanés de la maladie de Kaposi mais dues à une insuffisance veineuse chronique.
J. W. Mali, dermatologiste néerlandais (1965)
Syn. syndrome de Mali, angiodermite
pseudopolyarthrite rhizomélique l.f.
polymyalgia rheumatica
Rhumatisme inflammatoire des ceintures qui atteint avec prédilection le sujet âgé.
La PPR associe de façon quasiconstante à l'atteinte des ceintures, une altération de l'état général (asthénie, anorexie, amaigrissement, fièvre), un syndrome inflammatoire biologique important et parfois des arthrites périphériques. la physiopathologie est inconnue. Dans 25% des cas, la PPR est associée à une maladie de Horton dont le risque de cécité constitue toute la gravité. La PPR a la caractéristique d'être particulièrement sensible à la thérapeutique cortisonique.
Syn. pseudoarthrite rhizomélique
Sigle : PPR
pseudo-pseudo-hypoparathyroïdisme l.f.
pseudopseudohypoparathyroidism
Maladie comparable à la pseudohypoparathyroïdie mais sans anomalies du bilan phospho-calcique.
F. Albright, médecin endocrinologue américain, membre de l’Académie de médecine (1952)
pseudoxanthome élastique l.m.
pseudoxanthoma elasticum, systematized elastorrhexis
Maladie héréditaire du tissu conjonctif, dont les manifestations sont principalement cutanées, oculaires et cardiovasculaires, ces deux dernières conditionnant le pronostic de l'affection.
Les lésions dermatologiques sont des nappes de papules couleur chamois, localisées de manière symétrique au cou, aux grands plis. Les signes oculaires sont représentés principalement par des stries angioïdes au fond d'œil et les signes cardiovasculaires par une artériosclérose calcifiante.
La biopsie cutanée montre un remaniement souvent important du réseau élastique dont les fibres, gonflées, fragmentées, pelotonnées, basophiles paraissent nettement plus nombreuses que normalement; il peut y avoir une surcharge calcaire. La transmission est autosomique, récessive ou dominante.
F. J. Darier, dermatologue français, membre de l’Académie de médecine (1896)
Syn. élastorrhexie systématisée
→ Grönblad-Strandberg (syndrome de), pseudo-pseudo-xanthome élastique
pseudoxanthome élastique perforant l.m.
perforating pseudoxanthoma elasticum
Maladie rare dont quelques cas sporadiques ont été décrits en association avec une hypertension artérielle ou une insuffisance rénale chronique sous hémodialyse, et comportant des lésions cutanées dont l'aspect histologique est celui d'un pseudoxanthome élastique.
Les lésions se situent sur les seins ou la région ombilicale, et comportent des ulcérations témoins d'élimination transépidermique. Il n'y a pas d'atteinte cardiovasculaire.
Syn. élastorrhexie systématisée
psoriasis en gouttes l.m.
guttate psoriasis, psoriasis guttata
Variété de psoriasis surtout observée chez l'enfant, apparaissant souvent à la suite d'une angine streptococcique, représentée par une éruption diffuse atteignant tout le corps, respectant plus ou moins le visage, et faite de nombreux petits éléments arrondis de 3 à 10 mm. de diamètre.
Le psoriasis en gouttes peut constituer une poussée unique régressive ou représenter un épisode inaugural de la maladie.
À ne pas confondre avec le parapsoriasis en gouttes.
psorospermose folliculaire végétante l.f. (obsolète)
Appellation proposée par Darier pour la maladie qui porte son nom et qu'il considérait comme d'origine parasitaire, pensant que les formations arrondies qu'il voyait dans l'épiderme étaient des parasites du type psorospermie, alors que, comme il le reconnut ultérieurement, il s'agit de « corps ronds » résultant d'une dyskératose épidermique.
F. J. Darier, dermatologue français, membre de l’Académie de médecine (1889)
Syn. dyskératose folliculaire (obsolète)
psychochirurgie n.f.
psychosurgery
Intervention neurochirurgicale ayant pour but de traiter des troubles mentaux.
La leucotomie ou lobotomie (destruction des zones préfrontales) a été inventée en 1936, par E.Moniz pour traiter des troubles psychotiques. Ceci lui valut le prix Nobel de médecine en 1946, en raison de la valeur thérapeutique de la leucotomie dans certaines psychoses.
D’autres techniques (leucotomie transorbitaire) et d’autres cibles cérébrales (cingulotomie, thalamotomie) ont ensuite été choi es ayant résisté aux thérapeutiques plus habituelles. La psychochirurgie s’est notamment avérée efficace dans des cas de troubles obsessionnels et de mélancolie chronique. Cette chirurgie a été peu à peu abandonnée du fait du caractère irréversible des lésions au fil des progrès des thérapeutiques médicamenteuses.
La découverte d’un effet psycho comportemental ( action euphorisante ) de la stimulation par voie neuro chirurgicale utilisée pour traiter des malades parkinsoniens a conduit à tester la même technique de stimulation cérébrale profonde (le plus souvent noyau subthalamique) pour traiter des formes graves de trouble obsessionnel compulsif. La mise en œuvre d’un tel traitement ne concerne évidemment que des formes extrêmes de maladie mentale et nécessite un avis collégial regroupant psychiatres, neurochirurgiens, neurophysiologistes voire éthiciens.
A. Egas Moniz, Freire, neurologue portugais, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1949 (1935)
→ Parkinson (maladie de, trouble obsessionnel compulsif
[G5, H3]
Édit. 2019
psychologie médicale et maladie l.f.
medical psychology and illness
Approche du comportement et du vécu du malade et du médecin qui tient compte, pour le premier, des nombreuses répercussions psychiques d'une rupture faite de confrontation à l'inconnu, voire à la réalité de la mort, et aussi d'atteinte narcissique, de faiblesse et de dépendance,
Seront cités seulement :
- la régression, liée en grande partie à la perte ou au moins à la décroissance du rôle de l'individu au sein de la communauté, qui est dominée par l'égocentrisme, la passivité, l'intolérance aux frustrations et un mode de pensée magique. Cette conduite de type infantile, si elle permet au sujet d'accepter aide et soutien, est généralement très utile et même nécessaire ;
- la réaction dépressive, constante, souvent considérée comme une forme décompensée de régression, liée principalement à la perte du sentiment de toute-puissance et à l'atteinte de l'image idéale du moi. Une contemplation douloureuse plus ou moins intense de soi est possible, susceptible de réactualiser les angoisses infantiles ;
- les bénéfices tirés de la maladie, gratifications directes ou indirectes qui peuvent favoriser l'installation de la chronicité en l'absence d'une relation adaptée.
À ces réactions communes s'ajoutent d'autres manifestations plus immédiatement en rapport avec l'entité morbide.
→ bénéfices tirés de la maladie, refuge dans la maladie
[H3]
Édit. 2018
psychologue n.m.
psychologist
Spécialiste de psychologie, non médecin, ayant suivi un cursus universitaire de cinq années.
Profession désormais réglementée et structurée, surtout dans le domaine public (décret du 31 janvier 1991 portant statut particulier des psychologues de la fonction publique hospitalière), où il s'agit de fonctionnaires recrutés par concours, dont les fonctions peuvent comporter la pratique de tests, une participation aux équipes de soins ou l'animation de certaines structures comme les appartements thérapeutiques, et psychothérapiques selon la formation particulière reçue. Une reconnaissance spécifique et une hiérarchie interne sont revendiquées.
Dans le domaine privé, le psychologue est attendu comme d'un contact plus aisé et moins stigmatisant que le psychiatre. Jusqu'à présent, ses consultations ne sont pas remboursées par l'assurance maladie.
Il est de fait que le psychologue a souvent tendance, dans le but d'exercer une fonction thérapeutique, à se référer à des concepts psychogénétiques, psychanalytiques ou cognitivo-comportementaux. Certains vont jusqu'à retenir le modèle biopsychosocial au risque, notamment, d'une confusion de rôles avec le psychiatre.
psychoneuro-immunologie n.f.
psychoneuro-immunology
Terme composite qui met l'accent, dans le cadre d'une approche psychosomatique de la maladie, sur les liens existant entre système nerveux central et système immunitaire. Dans cette perspective, l'un et l'autre sont conçus comme deux systèmes en interaction permanente.
Les affections dites psychosomatiques, notamment celles que l'on pense liées à des dérèglements du système auto-immunitaire, entreraient directement dans cette rubrique. Un traumatisme psychique de l'ordre de la rupture, de la séparation, du deuil, en particulier, provoquerait par le relais du système nerveux central, un dérèglement du système immunitaire responsable à son tour du déclenchement de l'affection somatique en cause (par ex., poussée initiale de rectocolite hémorragique). Il s'agit, pour l'instant, plus d'une intéressante voie de recherche que d'un corpus théorique achevé.
→ lupus érythémateux disséminé ou systémique (LED) et troubles psychiques