implant orbitaire l.m.
orbital implant
Matériel vivant ou synthétique transposé dans l'orbite lors d'une reconstruction orbitaire.
Les implants utilisés dans la chirurgie de l'éviscération et de l'énucléation sont de deux types : non colonisables (verre, polyméthylmétacrylate, élastomère de silicone) ou colonisables (biomatériaux) par un tissu fibrovasculaire (hydroxyapatite d'origine corallienne ou synthétique, polyéthylène et alumine macroporeux). L'infection, l'exposition et la migration de l'implant sont des complications qui peuvent être réduites par la mise en place d'implants autologues (greffe dermograisseuse p. ex.). Les implants utilisés dans la chirurgie des énophtalmies peuvent être autologues (greffe osseuse apposée sur une paroi orbitaire, greffe dermograisseuse intra ou extraconique), colonisables (p. ex. implantation intraconique de fragments de biomatériaux) ou non colonisables (implant de silicone sous-périosté).
Étym. lat. plantare : ficher dans le sol
vitesse des ultrasons en ophtalmologie l.f.
ultrasound speed, ultrasound beam speed, ultrasonic speed
En ophtalmologie l’ échographe permet de mesurer les temps entre les différentes interfaces où se réfléchit le faisceau ultrasonore.
Si l'on connaît la vitesse d'un faisceau ultrasonore dans un milieu ou célérité (c) et le temps mis pour traverser une structure (t), on peut facilement traduire ce temps en distance selon la formule : d = c x t.
Dans l'axe visuel, le faisceau ultrasonore rencontre successivement différentes structures ayant des vitesses des ultrasons différentes :
- dans la cornée : 1620 m/s
- dans l'humeur aqueuse et le vitré : 1532 m/s
- dans le cristallin : 1641 m/s
Sur la plupart des échographes en mode B, c'est une valeur moyenne qui est utilisée (1550 m/s), correspondant à la vitesse moyenne des ultrasons dans les milieux biologiques humains.
En cas de biométrie d'un œil pseudophake, il faut connaître la vitesse des ultrasons dans les biomatériaux :
- dans le PMMA : 2718 m/s
- dans les silicones : 980 m/s
- dans les biomatériaux acryliques souples (hydrophiles/hydrophobes) : 1946 m/s environ.
Syn. vitesse du faisceau ultrasonore
biomatériau n.m.
biomaterial
Matériau,résorbable ou non, qui peut être implanté dans le corps humain pour remodeler, réparer, remplacer des fonctions ou des organes défectueux, ou même susciter leur autoréparation.
Littéralement, matériau compatible avec la vie ce qui nécessite: une innocuité obligatoire, l’absence de propriétés pro-inflammatoires, une inertie chimique lorsqu’il est en contact avec le sang, les tissus et les médicaments injectables, une capacité aussi faible que possible à fixer bactéries et fungi.
Il s’agit de toute matière, substance ou tissu d'origine biologique destiné à pallier une déficience ou un manque tissulaire, fonctionnel ou esthétique. En pratique, ce sont habituellement des matériaux implantés dans l'organisme humain ou participant à des équipements prothétiques, aussi bien d'origine naturelle qu'artificiellement créés par le génie de l'homme et son industrie ; ils peuvent également procéder de cette double filiation et être composites. Lorsque la persistance de ces matériaux est limitée dans le temps, ces derniers peuvent être assimilés, suivant les situations, à des consommables (substances visco-élastiques p. ex.), se caractérisant par une présence éphémère dans l'organisme.
Pour l'implantation cristallinienne, différentes matières sont utilisées : acrylique, Hema, PMMA (polymétacrylate de méthyle), prolène, silicone, etc.
En chirurgie, le biomatériau doit permettre la repousse tissulaire par pénétration ou substitution. En chirurgie osseuse, le corail, débarrassé de toute sa substance protéinique, est utilisé comme biomatériau naturel de remplissage ou comme appoint dans les greffes osseuses. Les céramiques d’alumine font partie des biomatériaux de synthèse. Le principal inconvénient de ces substances est leur faible résistance aux contraintes. Elles sont ostéoconductrices mais pour le moment aucune n’a de propriétés réellement ostéo-inductrices.
Étym. gr. bios : vie ; lat. materia: matière
[C2]
Édit. 2019
énucléation oculaire n.f.
enucleation
Ablation du globe oculaire.
L'intervention, le plus souvent pratiquée sous anesthésie générale, consiste à libérer la conjonctive du limbe oculaire, puis à supprimer l’insertion des muscles oculomoteurs, à débarrasser la sclère de toutes ses adhérences et à sectionner le nerf optique en arrière du globe oculaire. L'énucléation est habituellement suivie de la mise en place d'un implant intra-orbitaire sur lequel seront réinsérés les muscles oculomoteurs pour que la prothèse qui sera placée dans la future cavité conjonctivale puisse avoir une certaine mobilité. Différents types d'implants sont utilisables : implants en PMMA, biomatériaux colonisables (hydroxyapatite, polyéthylène, biocéramique), greffe dermograisseuse. En l'absence d'implantation intra-orbitaire, la cavité orbitaire, vidée partiellement de son contenu, se creuserait et le résultat esthétique serait mauvais.
Étym. lat. ex : en retirant ; nucleus : noyau
[P2]
Édit. 2020
orthobiologie n.f.
orthobiologics
Partie de la science des biomatériaux concernant la réparation des tissus osseux et cartilagineux.
[I2]
Édit. 2017
peau artificielle l.f.
artificial skin
Ensemble de biomatériaux réalisés à partir de matériel de synthèse ou de macromolécules biologiques, comportant ou ne comportant pas de cellule vivante, et destinés à reconstituer la barrière cutanée physiologique de façon temporaire ou définitive.
L’indication principale est le traitement des grands brûlés.
substitut cutané l.m.
cutaneous substitute skin substitute
Combinaison de biomatériaux comportant des associations variables de macromolécules matricielles et de cellules cutanées vivantes.
L’objectif est de le substituer à la peau animale ou humaine pour évaluer l'efficacité et/ou la toxicité de médicaments ou de cosmétiques de la façon la plus proche possible de la situation existant in vivo chez l'homme.