Gass (dystrophie maculaire pseudovitelliforme de) l.f.
adult-onset foveomacular vitelliform dystrophy
J. D. M. Gass, ophtalmologiste américain (1974)
→ dystrophie fovéomaculaire vitelliforme de l'adulte de Gass
Gasser (bloc du ganglion de) l.m.
gasserian ganglion block
Anesthésie du ganglion de Gasser (racine sensitive du nerf trijumeau, Vème paire des nerfs crâniens) utilisée pour la chirurgie de la face et pour traiter certaines douleurs faciales.
Le ganglion de Gasser, situé sur la face antérolatérale du rocher, fournit par son extrémité antérieure les trois branches sensitives du nerf trijumeau (ophtalmique, maxillaire supérieur et mandibulaire) ; il assure la sensibilité de la majeure partie de la face. Bien que sa situation soit intracrânienne, il peut être bloqué par voie transcutanée au niveau du trou ovale.
Le bloc anesthésique du ganglion de Gasser n’est plus utilisé en chirurgie faciale ; seule la destruction du ganglion par électrocoagulation est employée pour traiter des névralgies du trijumeau rebelles aux autres traitements.
→ ganglion trigéminal (de Gasser)
Gasser (ganglion de) l.m.
Étym. description de Raimund Baltazar Hirsh en l’honneur de Johann Lorenz Gasser
Gasser (syndrome de) l.m.
Gasser’s syndrome
Syndrome associant chez l’enfant une anémie hémolytique, un purpura thrombocytopénique et une nécrose du cortex rénal avec anurie.
Il s’intègre dans le cadre plus général des syndromes hémolytiques et urémiques.
C. von Gasser, pédiatre suisse (1955)
Syn. purpura thrombotique thrombocytopénique
Gasterophilus sp .
Gasterophilus sp.
Mouche dont les larves sont parasites du tube digestif du Cheval et qui, rarement, peuvent provoquer chez l’Homme des lésions sous-cutanées rampantes (myiase cutanée linéale rampante) qui guérissent spontanément après quelques jours à quelques semaines.
gastralgie n.f.
gastralgia
Douleur vive, localisée dans la région épigastrique, de type spastique ou brûlure.
Étym. Étym: gr : gastêr : ventre, estomac ; algos : douleur
Syn. gastrodynie
gastrectomie n.f.
gastrectomy
Résection totale ou partielle de l'estomac.
De nombreux types de gastrectomie peuvent être réalisés selon le but physiologique recherché (réduction d'acidité ou de volume), selon la partie réséquée (gastrectomie en gouttière, polaire supérieure, totale), selon le mode de rétablissement de la continuité digestive (avec l'œsophage, le duodénum, l'iléon), gastrectomie élargie avec exérèse des chaînes ganglionnaires, etc.
gastrectomie de Pauchet l.f.
V. Pauchet, chirurgien français (1919)
gastrectomie en gouttière l.f.
cradle gastrectomy
Gastrectomie caractérisée par une section haute de la petite courbure au voisinage du cardia, la ligne de section passant ensuite au large de la lésion avant de se prolonger le long de la petite courbure, puis rejoignant la ligne de section habituelle de l'estomac avant de descendre obliquement vers la grande courbure.
Ce type de gastrectomie est réalisé pour des ulcères haut situés de la petite courbure.
Syn. gastrectomie selon Pauchet
gastrectomie partielle l.f.
Gastrectomie distale conservant la partie proximale de l'estomac, cardia et grosse tubérosité, dont l'indication est posée essentiellement dans les cancers de l'antre gastrique.
Il peut s'agir également d'une antrectomie, intervention associée à une vagotomie dans le traitement chirurgical de la maladie ulcéreuse duodénale. L'antrectomie a pour but de supprimer la sécrétion de gastrine antrale, facteur stimulant de la sécrétion gastrique acide.
gastrectomie polaire supérieure l.f.
proximal superior gastrectomy
Gastrectomie partielle réséquant toute la moitié supérieure de l'estomac, la continuité étant rétablie par une anastomose entre l'œsophage et la région antrale.
Cette opération est pratiquée dans les ulcères de la partie haute de l'estomac, plus rarement dans certains petits cancers de la région cardiotubérositaire. Il est nécessaire de la compléter par une pyloroplastie pour éviter une sténose spastique du pylore, du fait de la section des deux nerfs vagues.
L. Deloyers, chirurgien belge, membre de l’Académie de médecine (1964)
Syn. opération de Deloyers
gastrectomie proximale l.f.
Gastrectomie de la partie haute de l'estomac, cardia et grosse tubérosité, toujours associée à une exérèse plus ou moins importante de l'œsophage.
gastrectomie subtotale l.f.
Gastrectomie emportant la presque totalité de l'estomac, ne conservant qu'une petite partie proximale.
gastrectomie totale l.f.
Ablation de la totalité de l'estomac, indiquée dans les cancers gastriques intéressant le cardia ou le fundus, avec association de curage ganglionnaire des pédicules vasculaires de l'estomac.
Une autre indication est représentée par le syndrome de Zollinger-Ellison, afin de supprimer la sécrétion acide stimulée par le gastrinome. Le rétablissement de la continuité digestive se fait par anastomose œso-duodénale ; la splénectomie est parfois associée.
R. M. Zollinger, membre de l'Académie de médecine et E. H. Ellison, chirurgiens américains (1955)
gastrine n.f.
gastrin
Polypeptide hormonal sécrété par les cellules G de la muqueuse gastrique au niveau de l'antre pylorique, qui stimule la sécrétion du suc gastrique et de l'acide chlorhydrique par les cellules bordantes de l'estomac.
On reconnaît la présence de plusieurs peptides actifs dérivant d'un précurseur, la préprogastrine comportant 104 aminoacides, qui par protéolyses successives donne naissance à une progastrine (85 aminoacides), puis à une grosse gastrine (47 aminoacides), puis à la petite gastrine ou gastrine I (17 aminoacides) et enfin à une minigastrine (14 aminoacides). La gastrine II, qui possède apparemment les mêmes propriétés, est un dérivé de la gastrine I porteur d'un radical sulfuryle (SO3H) sur la tyrosine.
La sécrétion de la gastrine est déclenchée par les aliments. Une première voie, qui part d'un réflexe d'origine visuelle ou buccale, emprunte le nerf pneumogastrique agissant par l'intermédiaire de l'acétylcholine. Un autre mécanisme dépend de récepteurs membranaires sensibles à des acides aminés ou à d'autres dérivés alimentaires. On a décrit aussi une stimulation hormonale par un peptide analogue à la bombésine, le GRP (gastrin releasing peptide ou peptide libérant la gastrine). On attribue nombre d'ulcères gastriques ou duodénaux à une hypersécrétion de gastrine.
Étym. gr. gastêr : ventre, estomac
gastrinémie n.f.
gastrinemia
Teneur du sang ou du plasma sanguin en gastrine.
La gastrine circulante peut être dosée par radio-immunologie ou par chimioluminescence. Des hypergastrinémies peuvent être observées dans le syndrome de Zollinger-Ellison, mais aussi dans de nombreuses autres pathologies comme les sténoses pyloro-duodénales, le syndrome du grêle court, l’insuffisance rénale chronique, certains adéno-carcinomes gastriques, les phéochromocytomes, la polyarthrite rhumatoïde et chez les patients vagotomisés ou traités par la cimétidine.
→ Zollinger-Ellison (syndrome de), insuffisance rénale, adéno-carcinome gastrique, phéochromocytome, polyarthrite rhumatoïde, vagotomie, cimétidine
gastrinome n.m.
gastrinoma
Tumeur endocrine développée aux dépens d'un type cellulaire particulier : les cellules à gastrine principalement au niveau du pancréas.
Cette tumeur langerhansienne, également de siège duodénal ou gastrique, peut sécréter des quantités importantes de gastrine dans l'organisme (gastrinome sécrétant). Plus rarement, le gastrinome ne s'accompagne pas de sécrétion de gastrine (gastrinome non sécrétant).
Le gastrinome produit deux types d'effets qui sont liés d’une part aux complications du développement de la tumeur dans l'organisme et, d'autre part, à l'augmentation de la sécrétion de gastrine. Celle-ci est produite par le gastrinome sécrétant et aboutit à la formation d'ulcères duodénaux multiples et récidivants et à l'apparition d'une diarrhée d'hypersécrétion. L'apparition des antagonistes des récepteurs H2 a permis de ne plus recourir à l'ablation chirurgicale de l'estomac dont le but était d'éviter les complications liées à l'augmentation permanente du débit acide basal sous l'influence de la gastrine d'origine tumorale. Dans les gastrinomes malins, le développement tumoral est plus lent que dans les tumeurs malignes non endocrines.
R. M. Zollinger, membre de l’Académie de médecine et E. H. Ellison, chirurgiens américains (1955)
→ Zollinger-Ellison (syndrome de)
gastrite n.f.
gastritis
Lésion inflammatoire de la muqueuse gastrique.
Les gastrites peuvent se classer en gastrites aigües, chroniques et granulomateuses. L'identification et le classement des gastrites ne peuvent se faire que par l'analyse des données histologiques.
gastrite achlorhydrique l.f.
achlorhydric gastritis
Gastrite caractérisée par une absence d'acide chlorhydrique dans le suc gastrique, habituellement secondaire à une gastrite chronique fundique (type A) avec atrophie sévère marquée histologiquement par la disparition des cellules pariétales.
Cette gastrite achlorhydrique est caractéristique de la maladie de Biermer ou anémie pernicieuse.
gastrite antrale l.f.
antral gastritis
Gastrite localisée uniquement à l'antre de l'estomac.
gastrite chronique antrale (B) l.f.
chronic antral gastritis
Gastrite fréquente localisée à l'antre, diffuse et caractérisée par une augmentation de la population lymphoplasmocytaire du chorion et par la présence de polynucléaires dans les cryptes, ce qui signe l'activité de la maladie.
Une deuxième caractéristique est la modification des glandes qui peuvent être normales (gastrite superficielle) ou plus ou moins atrophiques.
On classe cette atrophie en légère, modérée ou sévère ; la métaplasie intestinale est fréquente. La gastrite chronique antrale accompagne très fréquemment l'ulcère duodénal. Elle se voit également dans l'ulcère et le cancer gastriques. On reconnaît maintenant qu'elle est liée à la présence d'Helicobacter pylori, germe dont la niche est le mucus gastrique.
gastrite chronique fundique (A) l.f.
chronic corporeal gastritis, chronic fundic gastritis
Forme chronique des gastrites, localisée au fundus, moins fréquente que la gastrite chronique antrale, souvent de topographie insulaire.
L'image histologique est analogue à celle de la gastrite chronique antrale, avec des lésions du chorion et des glandes. Le classement en superficielle et atrophique est identique. La métaplasie peut être intestinale ou pylorique. Elle n'est pas secondaire à l'Helicobacter pylori, mais semble de nature auto-immune. On retrouve souvent dans le sérum la présence d'anticorps anticellules pariétales.
gastrite chronique mixte (AB) l.f.
chronic antro-fundic gastritis
Forme chronique de gastrite localisée à la fois à l'antre et au fundus.
Il semble exister deux formes évolutives différentes : l'une, la plus fréquente, est l'extension d'une gastrite antrale vers le fundus ; l'autre est l'extension d'une gastrite fundique à l'antre : dans cette forme, probablement auto-immune, on retrouve des anticorps anticellules pariétales.
gastrite érosive l.f.
erosive gastritis
Forme aigüe de gastrite, caractérisée en endoscopie et histologiquement par des pertes de substance peu profondes, souvent multiples.
La lésion peut être seulement une abrasion très superficielle des cellules de l'épithélium de revêtement et du collet des cryptes, ou il peut s'agir d'exulcérations ne dépassant pas la musculaire muqueuse. Les causes sont très nombreuses : toxiques, médicamenteuses, secondaire à un choc. Les gastrites érosives peuvent s'associer à des lésions hémorragiques réalisant des gastrites nécroticohémorragiques.
gastro-élytrotomie l.f.
gastro-elytrotomy
Variété de césarienne abdominale extra-péritonéale qui aborde le col utérin par incision de la paroi vaginale.
Syn. laparo-élytrotomie