Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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prévalence n.f.

prevalence

En épidémiologie, nombre total de cas d'une maladie donnée ou de tout autre évènement (accident, etc.) existant dans une population déterminée, sans distinction entre les cas nouveaux et les cas anciens, au cours d'une période de temps définie ou à un instant défini.
La prévalence s'exprime habituellement soit par un nombre absolu, soit sous forme d'un taux obtenu par un rapport où le numérateur est le nombre total de cas et où le dénominateur est l'effectif de la population considérée ou une fraction définie de cette population. Cet indice est largement utilisé en épidémiologie, en statistique sanitaire et en démographie.
Les termes de prévalence à un moment donné et de prévalence au cours d’une période donnée ne sont que rarement employés comme tels ; on utilise à leur place des expressions comme « prévalence au 1er janvier 2006 », « prévalence au cours de 2005 » ou « prévalence en mai ». Quand le terme prévalence est employé seul, sans précisions complémentaires, on doit considérer qu’il a le sens de prévalence à un moment donné.
La prévalence chiffrée sur toute la vie (« lifetime prevalence ») concerne l’existence actuelle et passée d’un trouble pour chaque individu de la population donnée.
Ce mot s'emploie également pour estimer d'autres situations (ex.: prévalence des porteurs d'anticorps contre un agent infectieux).
Ne pas confondre prévalence et incidence.

Étym. lat. praevalentia : qui a une valeur supérieure

→ cohorte, fréquence, incidence

[E1]

Édit. 2020

prévention n.f.

prevention

1- Toute mesure mise en œuvre pour éviter la survenue d’un évènement indésirable.
2- Plus spécifiquement, ensemble des moyens médicaux, médicosociaux et sanitaires destinés à prévenir la survenue d’une maladie  (prévention primaire) ou à en empêcher sa propagation (prévention secondaire).

prévention de la transmission de la maladie de Creutzfeldt-Jakob l.m.

safety against CJ disease transmission

La prévention contre la transmission iatrogénique de la maladie de l'encéphalopathie spongiforme est obligatoire en France (Circulaire de la Santé DGS/DH, N° 100 du 11-12-1995).
C'est un grave sujet de préoccupation pour les chirurgiens, les anesthésiologistes et les endoscopistes. Aussi, pour préciser les risques, les tissus ont-ils été classés en quatre catégories en fonction de leur infectiosité (classification OMS, établie par analogie avec les ovins - Circulaire de la Santé du 11-12-1995)
Prévention : il est très difficile de désinfecter un objet souillé par des prions et la solution qui consiste à n'employer que des instruments jetables est difficile à envisager pour des appareils onéreux comme les endoscopes. Aussi, lors de la consultation pré-anesthésique, le médecin doit interroger soigneusement le patient afin de rechercher une présomption de MCJ.
C'est pourquoi le Ministère de la Santé a défini les «sujets considérés comme particulièrement à risque (risque = 1%)» - (Circulaire 11-12-1995) afin que des précautions spéciales soient prises au cours de l'intervention :
Sujets considérés comme particulièrement à risque de transmission de la MCJ :
- a : Ceux ayant des signes évocateurs de la MCJ après élimination des autres causes.
- b : Ceux ayant reçu de l'hormone de croissance extractive, des gonadotrophines extractives ou de la glucocérébrosidase.
- c : Ceux dont un membre de la famille, surtout apparenté au premier degré (père, mère, fratrie), est mort de MCJ confirmée ou suspectée.
- d : Ceux qui ont subi une intervention neurochirurgicale, en particulier la pose d'une greffe de dure-mère intracrânienne.

H. G. Creutzfeldt, neuropathologiste allemand (1920) ; A. M. Jakob, neurologue allemand (1921)

→ maladie de Creutzfeldt-Jakob, encéphalopathie spongiforme, prion, infectiosité des tissus aux prions

[H1]

préventorium n.m.

Etablissement à caractère sanitaire destiné à héberger des personnes dont la gravité de la primo-infection tuberculeuse suscite des inquiétudes quant à l’évolution de la maladie.
Ce type d’établissement est régi par des textes de 1948 et 1950. Depuis lors certains ont disparu, d’autres ont reçu des affections diverses, mais leur réglementation subsiste.

→ aérium, tuberculose

priapisme n.m.

priapism

État pathologique d'érection prolongée, souvent douloureuse, sans excitation ni désir sexuel, n'aboutissant à aucune éjaculation.
Aucune cause n'est identifiable dans la moitié des cas. Les autres sont en relation avec une maladie : leucémie, drépanocytose, tumeurs pelviennes, ou avec un traumatisme ou une affection médullaire, ou une intoxication médicamenteuse (anticoagulants). Une cause fréquente est apparue avec les surdosages d'injections intra-caverneuses d'alpha-bloquant ou de prostaglandine. Le mécanisme est une obstruction physiologique du drainage veineux associée à des anomalies de contraction du tissu érectile, responsables de l'accumulation d'un sang noir visqueux peu oxygéné dans les corps caverneux.
Un priapisme prolongé peut conduire à une impuissance définitive et il s'agit donc d'une urgence thérapeutique : ponction-évacuation des corps caverneux, injection de substances vaso-actives, création d'une fistule spongiocaverneuse, anastomose spongiocaverneuse, anastomose saphénocaverneuse. Le délai du traitement règle le pronostic.

Étym. gr. Priape : divinité de la fécondité, fils d'Aphrodite et de Bacchus, presque toujours représenté en érection

primaire adj.

primary

Caractérise ce qui est en premier dans une série.
1) En anatomie, qui apparaît en premier. Primaire est en fait un peu différent de primitif, mais consacré par l’usage dans certaines locutions.
2) En médecine, qualifie une manifestation pathologique apparaissant en premier : accident primaire, phase primaire d’une maladie (exemple : syphilis).
3) En épidémiologie, un vecteur primaire est celui qui joue un rôle important dans la transmission d’un agent infectieux (vecteur principal).
4) En psychiatrie, les phénomènes primaires appartiennent au premier stade du développement ou de la perception d’un individu. Fonction primaire : la plus ancienne ou qui est composée du plus petit nombre d’éléments dans une manifestation d’ordre psychique ou psychologique.
5) En caractérologie, qui a un retentissement immédiat et fugace face aux impressions reçues.
6) En chimie, qualifie de façon générale les constituants apparus les premiers dans les biosynthèses (photosynthèse et biosynthèses dérivées) et quantitativement majoritaires (réunissant glucides, lipides, protides). Se dit d’une amine de formule R–NH2, d’un alcool primaire R–CH2 -OH.
7) En pharmacotechnie, qualifie la partie du conditionnement au contact du médicament unitaire.
8) En administration, information et bibliographie, caractérise le premier stade, original, inédit. On parle d’une caisse primaire de sécurité sociale.

primo-infection tuberculeuse l.f.

primary tuberculosis

Premier contact infectant d’un individu sain, avec le bacille de la tuberculose.
Ce contage est asymptomatique ou révélé par des signes cliniques, radiologiques, et/ou biologiques. Il est caractérisé par un virage des tests tuberculiniques.
Le complexe primaire radiologique, fait du chancre d'inoculation pulmonaire et d'une adénopathie médiastinale ou hilaire, est inconstant. La primo-infection est souvent latente et alors n'a pas rang de maladie.
La terminologie moderne préfère utiliser les termes de tuberculose-infection latente et tuberculose-infection récente.

Syn. tuberculose initiale, tuberculose primaire

→ tuberculose-infection latente, tuberculose-infection récente

prions (maladies à) l.f.p.

Maladies transmissibles qui occupent une place à part au sein des maladies rares.
Leur prévalence ne dépasse pas 1/2000 en Europe, 105 cas probables ou décédés ont été recensés en France, en 2011 comme en 2012.
Ce sont aussi des maladies diversement transmissibles (selon leur variété) qui ont la propriété de pouvoir être:
- sporadiques (certaines maladies de Creutzfeldt-Jakob), kuru, ou
- génétiques, en fonction de diverses mutations du gène de la Prion-related-Protein (PrP) situé sur le chromosome 20 : certaines maladies de Creutzfeldt-Jakob, syndrome de Gerstman-Straüslser-Jakob et insomnie fatale familiale.
Rares chez l’Homme, elles sont bien plus fréquentes chez certaines espèces animales (tremblante, ou « scrapie » du mouton, encéphalopathie spongiforme des bovins…), où elles existent soit sous forme endémique soit sous forme épidémique. La «barrière d’espèce» est parfois franchie, sans, parfois, que l’on en puisse trouver la raison.
Les crises sanitaires qu’ont entraînés ces maladies («vache folle», sang contaminé, hormone de croissance) ont conduit les autorités publique à confier au ministère de la Santé et à l’Institut de veille sanitaire l’organisation d’un système de surveillance exceptionnel qui comporte:
- une Cellule nationale de référence recensant toutes les déclarations obligatoires des cas suspects, possibles, probables ou certains, c’est-à-dire authentifiés par examen du cerveau (prélevé par biopsie ou préférentiellement, pour des raisons éthiques, par autopsie).
- un Centre national de référence regroupant un «Réseau national de neuropathologie de la maladie de Creutzfeldt-Jakob», les Centres agréés pour le dosage de la protéine 14-3-3 du LCR et pour les recherches génétiques de la PrP et des centres de recherche.
Une dernière particularité des agents infectieux responsables tient à la grande stabilité (ils résistent à 3 ans d’enterrement) et à la résistance exceptionnelle des prions (due notamment à leur absence d’ARN ou d’ADN et à la stabilité de la PrPres infectieuse, liée à une transconformation transmissible par simple contact de la PrPc habituelle) aux techniques de décontamination habituelle (seule l’incinération à plus de 800° garantit leur destruction définitive). Elle impose des mesures de précaution très sévères (notamment manipulation en confinement de type L3).

Syn. maladie à agents transmissibles non conventionnels (ATNC)

→ prion, prions (maladies familiales à), Creutzfeldt-Jakob (maladie de), Gerstmann-Straüssler-Scheinker (syndrome de), insomnie fatale familiale, encéphalopathie spongiforme bovine, PRNP gene

[D1,E1,H1 ]

Édit. 2017

prise en charge l.f.

Accord donné par un organisme d’assurance au versement des prestations à un assuré ou à un bénéficiaire, dès lors que la  personne remplit les conditions requises.
Cette prise en charge est automatique si l’assuré remplit les conditions fixées par la loi ou la réglementation (prestations légales de la sécurité sociale) ou par la convention ou le contrat entre l’assurance et l’assuré : elle est facultative par contre dans le cadre des prestations supplémentaires de l’assurance-maladie.

proaccélérine n.f.

proaccelerin

Protéine plasmatique intervenant dans la coagulation sanguine, lors de la formation de la prothrombinase, en accélérant l’action du facteur X activé au contact des phospholipides en présence de Ca2+.
Elle est le facteur V de la voie de coagulation intrinsèque ; par coupure protéolytique sous l’action de la thrombine elle est transformée en accélérine ou facteur Va.
La proaccélérine possède également une activité anticoagulante : elle est avec la protéine S, du calcium et des phospholipides l'un des cofacteurs de la protéine C pour 1'inactivation des facteurs VIIIa et Va.
Certains patients, atteints de maladie thrombotique familiale, ont une résistance à la protéine C activée ; dans plus de 90% des cas cette résistance s'explique par une mutation ponctuelle dans l'exon 10 du facteur V, entraînant le remplacement de l'arginine en position 506 par une glutamine. Le facteur V muté est appelé FVQ 506 ou facteur V Leiden : il garde ses propriétés coagulantes mais perd ses propriétés anticoagulantes.
La mutation Leiden est retrouvée dans 14 à 20% des cas de thromboses veineuses inexpliquées ; elle affecte 2 à 4% de la population générale et constitue ainsi un facteur génétique de prédisposition en multipliant les risques par 5 à 10 pour les hétérozygotes et par 80 pour les homozygotes.

→ facteur V de la coagulation (Owren)

proctite n.f.

proctitis

Ensemble de divers états inflammatoires du rectum.
Il peut s'agir de :
- proctites inflammatoires : maladie de Crohn (le plus souvent associée à des lésions anales), rectocolite hémorragique (au cours de laquelle la localisation rectale est constante), rectite hémorragique idiopathique, forme de début ou isolée de la rectocolite hémorragique, rectite à éosinophiles, rectite lymphocytaire.
- proctites infectieuses : vénériennes (gonococcie, chlamydia, herpès, cytomégalovirus.), à germes banals, tuberculose.
- proctites iatrogènes : après cure d'antibiotiques, médicamenteuses (suppositoires), postradiothérapique.
- proctite ischémique, parasitaire (amibiase), rectum exclus, hémopathie.
Le diagnostic étiologique d'une proctite se base sur l'anamnèse, l'endoscopie, l'étude du côlon sus-jacent, et sur de multiples prélèvements (bactériens, viraux et histologiques).

Syn. rectite

prodrome n m.

prodroma

Signe avant coureur d’une maladie.

production participative l.f

crowdsourcing

Processus d’acquisition de nouvelles connaissances à partir de la collecte d’opinions multiples issues de l’analyse de mégadonnées et non d’une réflexion individuelle.
Exemple « Epidemium », organisation dont l’objectif est l’analyse des mégadonnées disponibles sur le cancer par des acteurs multiples, médecins ou non, afin de développer de nouveaux outils à la décision thérapeutiques et de formuler de nouvelles hypothèses conduisant à une meilleure connaissance de la maladie.

[B3]

Édit. 2017

programme de médicalisation des systèmes d'information (PMSI) l.m.

Disposition permettant d’obtenir des informations quantifiées et standardisée sur les activités des établissements de santé ayant pour objectif de réduire les inégalités de ressources en allouant des allocations budgétaires adaptées.
La loi du 31 juillet 1991 oblige les établissements de santé, publics et privés, à procéder à l'évaluation et à l'analyse de leur activité. L'arrêté du 20 septembre 1994 et la circulaire du 10 mai 1995 fixent l'obligation faite aux établissements hospitaliers sous compétence tarifaire de l'État (établissements publics, assimilés et privés à but non lucratifs) de transmettre leurs données sous la forme de résumés de sortie anonymes aux Agences régionales de santé. Cette obligation est étendue en 1997 aux établissements de santé privés à but lucratif qui doivent transmettre cette information aux Caisses nationales d’assurance maladie des travailleurs salariés.
Pour les séjours hospitaliers de médecine-chirurgie-obstétrique dits MCO, cette analyse est fondée sur le recueil systématique et le traitement automatisé d'une information médico-administrative minimale et standardisée, contenue dans le Résumé de sortie standardisé.
Depuis 2005, le PMSI est utilisé pour la mise en œuvre de la tarification à l'activité (T2A), nouveau système de rémunération des hôpitaux, basé sur leur activité.
Pour ce qui concerne le secteur des soins de suite et de réadaptation dits SSR, (ancien « moyen séjour »), le PMSI est obligatoire pour tous les établissements depuis 2003. Le recueil est différent, plus axé sur la notion de mode de prise en charge (convalescence, rééducation, etc.) et sur le degré de dépendance du patient. Par contre, la T2A n'est pas encore appliquée à ce secteur.
Dans le cas de l'hospitalisation à domicile, de même, existe un système spécifique de recueil d'information, qui a permis de mettre en place la T2A dans ce secteur en 2005 comme pour les disciplines MCO.
Les diagnostics sont codés d'après la CIM-10 (Classification internationale des maladies et recours aux services de santé no10) édité par l'OMS et faisant l'objet d'extensions régulières par le ministère de la santé français.
Il peut aussi contenir des actes techniques codés d'après la CCAM (Classification commune des actes médicaux).
En 2000, l'Agence technique de l'information sur l'hospitalisation est créée pour collecter des données du PMSI.

→ agence régionale de santé, caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés, classification internationale des maladies, classification commune des actes médicaux, agence technique de l'information sur l'hospitalisation

[E1]

Édit. 2018

prolanurie n.f. (désuet)

prolanuria

Gonadotrophine chorionique urinaire autrefois dosée par des méthodes biologiques pour le diagnostic de grossesse, le diagnostic et la surveillance de la maladie trophoblastique.

prolidase (déficit en) l.m.

prolidase deficiency

Maladie enzymatique héréditaire à transmission autosomique récessive avec réceptivité aux infections, dermatite chronique, splénomégalie et imidodipeptidurie, caractérisée par un déficit de l'enzyme prolidase, enzyme qui intervient dans le métabolisme des protéines en scindant les dipeptides contenant de la proline ou de l'hydroxyproline en position C-terminale.
Le syndrome comporte un morphotype particulier avec un retard mental léger, des caries multiples, une surdité, une obésité, une arachnodactylie, une splénomégalie et une hyperiminodipeptidurie. En dermatologie, on trouve des cheveux rares avec calvitie précoce, une mèche blanche, des télangiectasies cutanées, une hyperkératose érythémateuse des mains et des pieds, des ulcères des membres inférieurs avec placards érysipélatoïdes inflammatoires. En ophtalmologie, hypertélorisme, dystrophie rétinienne de type rétinite pigmentaire et cécité ont été décrits. La prolidase est également appelée proline-peptidase. Le gène (PEPD) est localisé en 19cen-q13.11.

A. Ogata, dermatologiste japonais (1981)

Syn. peptidase D (déficit en), hyperimidodipeptidurie

→ PEPD gene

[Q2,C1]

Édit. 2017

pro-opiomélanocortine (POMC) n.f.

proopiomelanocortin

Polypeptide ubiquitaire de 241 aminoacides, précurseur de peptides opioïdes, mélanostimulants et corticotropes.
Le gène de la POMC est principalement exprimé dans les cellules corticotropes de l’antéhypophyse (où il constitue la source quasi exclusive d’ACTH), dans des neurones hypothalamiques (noyau arqué, neurones du tractus solitaire), dans la peau (mélanocytes, kératinocytes…), dans le placenta et dans quelques autres tissus (bronches, thymus, pancréas, surrénales….). Il permet la synthèse de prépro-opiomélanocortine qui subit différentes étages de clivage et des modifications post-traductionnelles (formation de ponts dissulfures, glycosylation, phosporylation) conduisant à la formation de la POMC. A la suite de l’intervention de différentes endoprotéases ou « convertases » (dont au moins 9 ont été individualisées), la POMC est clivée en béta-LPH (bétalipotropine) précurseur de gamma-LPH et de béta-endorphine, d’ACTH précurseur de béta-MSH et du CLIP (corticotrophin-like intermediate lobe peptide), d’un peptide de jonction (JP) et d’un fragment N-terminal qui libérera différentes formes de gamma-MSH.
La béta-endorphine se lie aux récepteurs opiacés présents notamment dans le système nerveux, le tube digestif et intervenant dans la sensibilité à la douleur. La gamma-LPH intervient dans la mélanogenèse (via le récepteur MC1-R) tout comme son dérivé la béta-MSH qui atténue le rendement énergétique (récepteur MC3-R), la prise alimentaire (récepteur MC4-R), majore les sécrétions lacrymales et sébacées (récepteur MC5-R). L’ACTH est la seule hormone capable de lier au récepteur MC2-R et de stimuler la stéroïdogenèse corticosurrénalienne ; elle se lie aussi à MC1-R et contribue à la mélanogenèse.
Des mutations du gène de la POMC ou l’invalidation expérimentale du gène détermine un phénotype associant insuffisance corticotrope, rousseur des cheveux ou des poils, obésité massive. Des productions excessives de POMC et de ses fragments s’observent dans des adénomes hypophysaires corticotropes (responsables de maladie de Cushing) et apparentés, dans des productions paranéoplasiques liées à des cancers bronchique, thymiques, pancréatiques, des tumeurs carcinoïdes, médullaires thyroïdiennes….

→ endorphine, lipotropine, peptide opioïde, hormone mélanotrope, mélanogenèse, MSH, substance libératrice de l'hormone corticotrope, stéroïdogenèse, hormone corticotrope, ACTH, antéhypophyse, hypothalamus, convertase, maladie de Cushing, paranéoplasique

[O4]

Édit. 2018

prophylaxie n.f.

prophylaxis

Ensemble des moyens mis en œuvre pour prévenir, à titre collectif ou individuel la survenue ou la propagation d’une maladie infectieuse.

prostatique n.m.

Malade atteint des troubles provoqués par l'adénome prostatique.
"Prostatique sans prostate" : terme employé par Guyon pour désigner le malade atteint des mêmes troubles, sans constatation objective d'adénome ; il s'agirait de troubles obstructifs liés à la maladie du col vésical.

prostatisme n.m. (obsolète)

prostatism

Ensemble des troubles mictionnels habituellement liés à l'évolution d'un adénome prostatique.
Terme général, purement clinique qui englobe en réalité les troubles fonctionnels de la miction, ou ceux liés à une maladie du col vésical.

prostatite chronique bactérienne l.f.

chronic bacterial prostatitis

Évolution subaigüe ou chronique de lésions infectieuses dans le parenchyme prostatique.
Elle peut succéder à une prostatite aigüe ou être d'emblée chronique. La voie d'infection est généralement uréthrale ascendante. Les germes sont ceux des infections urinaires. Les signes cliniques associent des troubles mictionnels divers et d'évolution imprévisible, des douleurs hypogastriques et périnéales, des écoulements uréthraux purulents ou clairs ; une symptomatologie d'apparence exclusivement fonctionnelle est possible. Le toucher rectal permet de sentir des zones indurées simulant l'adénocarcinome. L'évolution peut se faire, dans la prostate crâniale, vers une sclérose inflammatoire hypertrophique atteignant le col vésical (c'est le support anatomique de la maladie acquise du col vésical) et permet dès lors une symptomatologie obstructive. Dans la partie périphérique de la glande (prostate caudale) l'évolution se fait plus volontiers vers de multiples petites abcédations creusant le parenchyme de géodes ou cavernes, avec une symptomatologie de réinfections permanentes (prostatite excavée). Le traitement de telles lésions est difficile, associant une antibiothérapie adaptée (avec des antibiotiques franchissant la barrière de l'épithélium prostatique, c'est-à-dire qui doivent être liposolubles et ne pas avoir un taux important de liaison aux protéines plasmatiques) à des gestes thérapeutiques locaux par voie trans-uréthrale (résection du col, mise à plat des cavernes prostatiques). La prostatite tuberculeuse, autrefois fréquente, peut évoluer de la même façon obstructive ou cavitaire.

prostatite chronique non bactérienne l.f.

chronic nonbacterial prostatitis

Ensemble des symptômes cliniques d'une prostatite chronique, sans que jamais une infection bactérienne puisse être mise en évidence ; son cadre nosologique est mal défini et son diagnostic fait par élimination.
Les lésions sont purement inflammatoires, de même que les cellules éliminées dans les sécrétions prostatiques. Des agents pathogènes inhabituels : bactéries anaérobies strictes, mycoplasmes, ureaplasmes, chlamydiae, trichomonas ou autres protozoaires, virus, ont été incriminés sans que jamais l'on puisse en faire la preuve. Une maladie auto-immune de la prostate a été évoquée. La prostatite non bactérienne ne donne aucune complication organique connue, mais des troubles psychogènes et dépressifs peuvent en être la conséquence. Le traitement de poussées intermittentes a habituellement recours aux anti-inflammatoires.

protection sociale l.f.

Tous les moyens utilisés par une société, un Etat, une entreprise, pour garantir ses membres ou certaines personnes choisies contre certains risques : la maladie, les accidents, le vieillissement, les dépenses liées à la maternité, etc.

protéinase 3 l.f.

proteinase 3

Protéase neutre de 27 kDa présente dans les granulations azurophiles des polynucléaires neutrophiles et ayant un site catalytique comportant une sérine.
Elle possède une activité proche de celle de l'élastase et de la cathepsine G. La présence sérique d'anticorps antiprotéinase 3 est en faveur du diagnostic d'une vascularite telle que la maladie de Wegener.

protéine associée aux microtubules l.f.

microtubule-associated protein (MAP)

Famille de protéines se liant aux microtubules.
La famille des protéines associées aux microtubules comprend la protéine tau, dont la concentration dans le liquide cérébrospinal augmente dans la maladie d’Alzheimer et d’autres maladies neurodégénératives, ainsi qu’une série d’autres composants, en particulier MAP1a, MAP1b, MAP2 et MAP4. Selon leur nature, elles peuvent réunir les microtubules par des ponts, accroître leur stabilité, influencer la vitesse de leur assemblage ou altérer leur rigidité.

→ microtubule, protéine tau

[C1]

Édit. 2017

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