Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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phagocyte n.m.

phagocyte

Toute cellule, mobile ou fixe, douée de phagocytose.
On distingue parmi les phagocytes, les histiocytes, les polynucléaires et les macrophages. Toutes ces cellules possèdent des propriétés de motilité, d’adhérence par chimiotactisme, d’englobement et de digestion, par leur contenu en enzymes, à l’égard de particules étrangères, inertes ou vivantes, qui illustrent les propriétés des étapes de la phagocytose.

Étym. gr. phagein, manger ; kutos, cellule

→ phagocytes mononucléés (système des)

phagocytose n.f.

phagocytosis

Phénomène par lequel certaines cellules, polynucléaires et macrophages essentiellement, ont le pouvoir de capturer et détruire les particules étrangères en plusieurs étapes : adhérence directe ou par opsonisation ; ingestion, englobement.
Elle aboutit d'abord à la formation d’un phagosome, puis la digestion entraîne la fusion des phagosomes et des lysosomes pour former des phagolysosomes ; dans ces vacuoles néoformées, le contenu des lysosomes est libéré, c'est la dégradation. La lyse du matériel phagocyté met en jeu des systèmes microbicides, dépendant de l’oxygène. La libération des radicaux oxygénés se fait par une action toxique directe ou par peroxydation des membranes lipoïdiques, et la création d’un complexe myéloperoxydasique. La mise en jeu de systèmes indépendants de l’oxygène utilise lysozyme, lactoferrine, cathepsine G. Le matériel non digéré forme un corps résiduel entouré d’une membrane ; il peut rester dans le cytoplasme ou être rejeté hors de la cellule par exocytose.

Étym. gr. phagein : manger ; kuto : cellule

pharmacodynamie n.f.

pharmacodynamics

Branche de la pharmacologie qui étudie en fonction du temps et des doses les différents effets et les mécanismes d'action des médicaments sur les systèmes, organes, tissus et cellules des êtres vivants.
Sur son site principal d'action, l'effet d'un médicament, plus précisément d’un principe actif médicamenteux (anesthésique par ex.) est fonction de sa concentration sanguine qui définit une relation dose-effet ou concentration-effet utilisée pour les modèles pharmacocinétiques précisant les protocoles d'administration d'un médicament en fonction du but recherché.
La connaissance de la pharmacodynamie et de la pharmacocinétique est importante pour comprendre les effets d’un médicament et d’éventuelles influences réciproques en cas de prescriptions associées comme aussi de la consommation de certains aliments (ex. pamplemousse). Ces connaissances sont à la base des techniques d'administration des médicaments à l'aide des seringues électriques pilotées par ordinateur.

→ pharmacocinétique, médicaments (techniques d'administration des)

pharmacogénomique n.f.

pharmacogenomic

La pharmacogénomique a pour objet l'étude des mécanismes génétiques des variations individuelles de la réponse aux xénobiotiques et, plus particulièrement, aux médicaments.
Ces connaissances sont appliquées ou applicables à l'adaptation de certains traitements à chaque patient. Sur les trois milliards de bases du génome humain, 99,9% sont identiques d'un individu à l'autre. Les variations ou polymorphismes des 0,1% restants, pourtant infime mais représentant trois millions de nucléotides, sont à la base des différences entre les individus. Parmi celles-ci figure la sensibilité aux médicaments. On entend par là que, pour une dose donnée, la réponse des individus est plus ou moins forte, excessive chez certains et faisant courir un risque de toxicité, insuffisante chez d'autres et pouvant entraîner l'inefficacité du traitement.
La pharmacogénomique s'adresse au gène lui-même et non plus seulement à son expression. Elle englobe la pharmacogénétique et la renouvelle en identifiant les variations du génome responsables des modifications des réponses de l'organisme. Lorsque les liens entre les mutations d'un ou plusieurs gènes et leurs traductions au niveau d'une enzyme ou d'un récepteur, ainsi que les conséquences cliniques de celles-ci, sont établis, l'analyse du génome désormais rapide et sûre, permet d'éviter le recours à des dosages et à des tests biologiques souvent longs, délicats, parfois imprécis et toujours indirects.
L’exploitation d’une telle masse de données (mégadonnées) n’est rendue possible que par l’utilisation des techniques des sciences omiques auxquelles appartient la pharmacogénomique. C’est ce qui en permet les diverses applications :
- dans l’adaptation des traitements aux patients par la maîtrise de la toxicité des traitements, la détermination de la résistance à certains médicaments, l'évaluation des résultats positifs des traitements et même dans la pratique chirurgicale. C’est dans ce domaine,par exemple, le dépistage génétique d'un polymorphisme fréquent qui permet de diminuer le risque thrombotique post opératoire, ou encore l’orientation des modalités d'intervention chirurgicale des sujets porteurs de cancers colorectaux qui dépendent en partie de l'existence d'une mutation sur un gène de susceptibilité. Il est clair que les altérations génétiques présentes dans les cellules cancéreuses conditionnent leur comportement face à la radiothérapie et la chimiothérapie. Les traitements anticancéreux peuvent prendre en compte non seulement la constitution génétique du patient mais aussi celle de sa tumeur, conduisant à un véritable traitement " sur mesure " minimisant les risques et optimisant l'efficacité. A terme, la pharmacogénomique permettra de prescrire les thérapeutiques appropriées aux malades répondant bien et d'éviter l'usage de certains médicaments chez les personnes réfractaires ou peu sensibles. La pharmacogénomique devrait permettre d'améliorer efficacement cette situation en adaptant les traitements en fonction de certaines caractéristiques génétiques: aujourd'hui, un grand nombre de patients répondent insuffisamment à des médicaments tels que les bêtabloquants, l'interféron, ou les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine ;
- dans la recherche de médicaments, par le ciblage des essais (30% environ des nouvelles molécules n'atteignent pas la phase III des à cause d'effets secondaires indésirables) le recours à la pharmacogénomique permet de sélectionner des personnes présentant la plus grande variété de réponses à un médicament et de réduire la taille de l'échantillon représentatif, d’éviter ainsi les mauvaises surprises dues à des effets secondaires n'apparaissant que tardivement et de réduire la durée et les coûts de la recherche pharmaceutique. Par la récupération de molécules délaissées la pharmacogénomique peut démontrer que certains candidats médicaments, s'ils sont inutiles ou dangereux pour certains patients, peuvent être utilisés pour d'autres et avoir des applications insoupçonnées. Par la mise au point de tests génétiques pour optimiser et réduire les risques de molécules déjà connues et en trouver de nouvelles, l'idée est de faire passer un test à un malade avant de lui donner un traitement le mieux adapté à son profil génétique.
L'hypothèse de base de la pharmacogénomique est d'obtenir, par l'établissement préalable du profil génétique d'un individu, la possibilité de choisir les médicaments pouvant lui être profitables, d'éviter ceux qui pourraient lui être nuisibles et d'adapter la posologie à son cas particulier. Ceci suppose l'existence de tests rapides (pour pouvoir être effectués avant l'institution du traitement), fiables et peu coûteux. À la limite, ce profil pourrait être établi dès la naissance et renouvelé périodiquement pour tenir compte de l'apparition des nouveaux médicaments. C’est dire le vaste avenir de la pharmacogénomique.
Étym.gr. pharmakon : médicament ; genos : génération

→ pharmacogénétique, mégadonnées, omiques (sciences)

[C2,C3,G3,G5,Q1]

phéochromocytome n.m.

pheochromocytoma, phaeochromocytoma

Tumeur développée à partir des dérivés de la crête neurale et intéressant le plus souvent (90%) la glande médullosurrénale qui, sécrétant des catécholamines, est cause d’hypertension artérielle, chirurgicalement curable.
L'hypertension artérielle permanente ou paroxystique, peut provoquer des accidents vasculaires sévères. Le siège des phéochromocytomes est dans la plupart des cas surrénalien, parfois bilatéral, mais plus de 10% de ceux-ci sont extrasurrénaliens, sur le trajet de la crête neurale (paragangliomes chromaffines). Les tumeurs peuvent être multiples. La tumeur, qui peut peser de quelques grammes à plusieurs kilos, a une coloration brunâtre et peut être hémorragique et nécrosée. Les cellules tumorales médullosurrénaliennes ont un abondant cytoplasme basophile, riche en granules de sécrétion renfermant des catécholamines responsables de la chromaffinité. Le diagnostic en est biologique et radiologique.
Le traitement est chirurgical, avec des précautions préopératoires et anesthésiologiques particulières visant à bloquer les récepteurs-α-adrénergiques.
Le phéochromocytome est une tumeur bénigne, mais il existe quelques formes malignes que l'anatomopathologiste peine à identifier. Elles sont révélées par l'évolution ultérieure métastatique.
Rarement le phéochromocytome fait partie d'une maladie familiale (syndrome tumoral endocrinien multiple de type 2), de transmission autosomique dominante, ou d'un syndrome pluriglandulaire comprenant carcinome médullaire de la thyroïde, hyperthyroïdie, syndrome de Cushing, neurofibromatose de Recklinghausen.

Étym. gr. phaios : brun ; chrôma : couleur ; kutos : cellule

→ hypertension artérielle, surrénalectomie

phéochromocytome (anesthésie pour) l.f.

anaesthesia for pheochromocytoma

Anesthésie de patients à instabilité circulatoire qui nécessite une préparation par des médicaments alpha- et bêta-bloquants ainsi que par des vasodilatateurs (inhibiteurs calciques).
Le phéochromocytome, tumeur endocrine développée aux dépend des cellules chromaffines (localisé en général au niveau de la médullosurrénale, parfois dans l'abdomen ou le thorax), sécrète de l'adrénaline et de la noradrénaline d'où hypertension artérielle, hyperglycémie et sudation. Les manipulations chirurgicales de la tumeur peuvent provoquer des poussées hypertensives et il apparaît une hypotension brutale après l'exérèse.

phospho-aminolipide n.m.

phosphoaminolipid

Lipide constitué de glycérol, d'acides gras, d'acide phosphorique et d'une base azotée.
Il existe des phospho-aminolipides dans toutes les cellules végétales ou animales. Le type en est la lécithine.

phosphocréatine n.f.

phosphocreatine

Amide phosphorique de la créatine, jouant le rôle de phosphagène, c'est-à-dire de réserve d'acide phosphorique riche en énergie dans le muscle et les autres cellules des vertébrés.

Syn. créatine-phosphate

phosphoglucomutase (déficit en) l.m.

phosphoglucomutase deficiency

Déficit génétique d'un enzyme catalysant de façon réversible le transfert du radical phosphorique du C1 au C6 du glucose et existant dans toutes les cellules, où il joue une rôle dans la glycolyse et la glycogénèse.
Classé parmi les glycogénoses, ce manque a été admis dans une observation de myopathie infantile avec surcharge en glycogène à la biopsie.

Syn. glucophosphomutase, phosphoglucose-phosphomutase (déficit en)

Sigle  : PGM

phosphoglycéraldéhyde-déshydrogénase n.f.

phosphoglyceraldehyde-dehydrogenase

Enzyme catalysant la déshydrogénation du phosphoglycéraldéhyde en diphospho-1,3-glycérate, en présence d'acide phosphorique et de NAD+ qui se trouve réduit en NADH,H+.
Cette réaction est la plus importante de la glycolyse puisque c'est elle qui transforme l'énergie d'oxydation en une énergie de liaison anhydride phosphorique (oxydoréduction phosphorylante).
La phosphoglycéraldéhyde-déshydrogénase est présente dans toutes les cellules vivantes, et représente 10 % des protéines de la levure. Elle contient du zinc et a dans son site actif une fonction thiol, qui intervient dans la réaction en se liant à la fonction aldéhyde, liaison que le transfert d'hydrogène transforme en liaison anhydride acyl-thiol. Elle est inhibée par les réactifs des fonctions thiol (p-chloromercuribenzoate, iodacétate, etc.). Le transfert d'hydrogène intéresse la position B du NADH. L'enzyme isolé du muscle a une masse moléculaire de 138 kDa et cristallise avec 2 molécules de NAD.

Syn. glycéraldéhyde-3-phosphate-déshydrogénase

phospholipase A1 l.f.

phospholipase A1

Enzyme catalysant l'hydrolyse de la liaison ester en 1 des glycérophospholipides.
Des phospholipases A1 ont été trouvées dans les microsomes et les lysosomes des cellules. Les lipases ont aussi une activité de phospholipase A1.

phospholipide n.m.

phospholipid

Lipide contenant une molécule d'acide phosphorique liée par une liaison ester. Les principaux phospholipides sont les glycérophospholipides et les sphingophospholipides.
On en trouve dans toutes les cellules où ils sont des constituants des membranes et de nombreux systèmes enzymatiques, ainsi que dans le plasma sanguin, qui en contient environ 2 g par litre, associés à des protéines sous forme de lipoprotéines ; le sérum sanguin contient surtout des phospholipides choliniques : lécithines 66 à 70 %, sphingomyélines 16 %, lysolécithines 8%.

phospholipidose n.f.

phospholipidose

Affection caractérisée par une accumulation pathologique de certains phospholipides dans les cellules d'un tissu, plus spécialement réticuloendothélial.
Parmi les phospholipidoses on range la maladie de Niemann-Pick ou sphingomyélinose, et certaines dyslipidoses voisines où l'accumulation porte sur l'acide bis-lysophosphatidique

phosphorylase n.f.

phosphorylase

1) Enzyme qui catalyse la phosphorolyse d'un composé par l'acide orthophosphorique.2) Plus spécifiquement, enzyme catalysant la phosphorolyse des liaisons glucosidiques 1→4 des chaînes d'amylose (amylose-phosphorylase). Les phosphorylases existent dans la plupart des tissus animaux et végétaux. Elles catalysent le transfert du radical glucosyle sur l'acide orthophosphorique, formant un glucose-1-phosphate et laissant un polyglucoside amputé d'un glucose. L'action de l'enzyme se poursuit tant que la chaîne polyglucosidique 1→ 4 ne comporte pas de ramification (liaison 1→ 6).L'amidon et le glycogène ne sont donc pas complètement attaqués et il reste une dextrine-P à la fin de la réaction : la proximité d'un groupe glucose uni par une liaison 1→ 6 inhibe l'action de la phosphorylase, qui laisse une petite chaîne de 4 groupes glucose unis en 1→ 4 sur chaque point de ramification. Les phosphorylases catalysent aussi la réaction inverse, permettant d'attacher des glucoses en 1→ 4 sur un polyglucoside à partir de glucose-1-phosphate. Selon les tissus, les phosphorylases ont des structures un peu différentes : l'enzyme du muscle existe sous deux formes : phosphorylase a et b. La phosphorylase b n'est pas directement active, mais elle est activée par l'acide adénylique (qui est produit dans la rupture de l'ATP au cours de la contraction musculaire). Elle peut être trans­formée en phosphorylase a directement active, sous l'influence d'une phosphorylase-kinase et d'ATP, qui fixe 4 radicaux acide phosphorique, permettant la dimérisation de la phosphorylase phosphorylée : 2 phosphorylases b + 4 ATP→ 4 ADP + 1 phosphorylase a. La phosphorylase a est transformable en phosphorylase b par une phosphorylase-phosphatase qui hydrolyse les liaisons ester phosphorique de l'enzyme. Dans le foie, la phosphorylase existe aussi sous deux formes : phosphorylée, directement active, et non phosphorylée, inactive (déphospho-phosphorylase) ; celle-ci est phosphorylée par une déphosphophosphorylase-kinase dont l'action est déclenchée par l'adrénaline ou le glucagon (ou plutôt par l'acide adénylique cyclique qui se forme sous son influence). La phosphorylase est l'enzyme qui permet aux cellules animales d'utiliser les réserves de glycogène en les transformant en glucose-phosphate métabolisable.

Syn. glycogène-phosphorylase

phosphotriose-isomérase n.f.

triose phosphate isomerase

Enzyme catalysant la tautomérisation réversible du D-phospho-glycéraldéhyde en phosphodihydroxyacétone.
Il est présent dans toutes les cellules, et joue un rôle important dans la glycolyse et dans le métabolisme des triose-phosphates.

Syn. triose-phosphate-isomérase

phototoxique adj.

phototoxic

Qui provoque des dommages aux cellules vivantes sous l’effet de la lumière.

phototraumatisme rétinien l.m.

solar retinitis, light-induced maculopathy, photic retinopathy

Ensemble des lésions induites sur les cellules rétiniennes par un faisceau lumineux, par traumatisme photochimique, par effet thermique ou par l'effet mécanique (formation de microbulles gazeuses).
Les phototraumatismes peuvent être dus à l'observation du soleil, le plus souvent au cours de l'observation d'une éclipse (rétinite solaire, rétinite fovéomaculaire), ou chez les soudeurs à l'arc, en l'absence de verres protecteurs. Il existe aussi des phototraumatismes iatrogènes (par ex. par exposition prolongée à la lumière d'un microscope opératoire ou celle d'un éclairage endoculaire pendant une intervention chirurgicale). La photocoagulation laser est une forme de phototraumatisme.

Pick (maladie de) l.f.

Démence dégénérative frontotemporale rare, présénile, caractérisée cliniquement par une altération initiale des fonctions frontales (syndrome frontal), alors que mémoire et orientation sont conservées.
Secondairement, un trouble attentionnel important s'associe à des atteintes du langage avec aphasie "dynamique" ou "nominale" et stéréotypies verbales, alors qu'habituellement, praxies et gnosies sont bien conservées. Le syndrome PEMA (palilalie, écholalie, mutisme, amimie) a été décrit en période terminale par P. Guiraud. Au scanographe et à l'IRM, l'atrophie est plus franche que dans la dégénérescence frontotemporale aspécifique. En imagerie fonctionnelle, l'hypodébit frontotemporal est plus marqué, mais sans valeur formelle non plus. L'évolution se fait vers la mort après en moyenne trois à cinq ans.L'histopathologie permet de relever une perte neuronale importante des régions atrophiées, une gliose modérée, une spongiose des couches I à III, des cellules ballonnées et des corps de Pick, inclusions argentophiles surtout abondantes dans la région hippocampique (gyrus denté, subiculum, CA1, CA3) et dans les couches II et III du néocortex. Il n'y a pas de dégénérescence neurofibrillaire.

A. Alzheimer, neuro-psychiatre allemand (1911) ; A. Pick, neuropsychiatre tchèque (1892)

Étym. Entité dénommée par A. Alzheimer « maladie de Pick » en hommage à la première description par A. Pick.

→ démence, syndrome frontal, aphasie, apraxie, gnosie, gliose, spongiose, corps de Pick

[H1, H3]

Édit. 2019 

piedra n.f.

piedra, tinea nodosa (inusité)
Maladie infectieuse des poils de barbe et des cheveux caractérisée par la présence de petites nodosités fermes, irrégulièrement échelonnées sur les tiges pilaires.
Dans la piedra blanche, rare mais cosmopolite, ces nodosités blanchâtres peuvent rester individualisées ou former des gaines coalescentes difficiles à différencier de celles des trichomycoses axillaires et pubiennes : elles sont constituées par le développement d'une levure du genre Trichophyton (Trichosporum cutaneum antérieurement connu sous le nom de T. beigelii) qui s'infiltre entre les cellules cuticulaires; en culture, des colonies blanchâtres poussent en 2 à 3 jours. Dans la piedra noire, endémique en zones tropicales, ces nodosités très dures sont constituées par le développement d'un ascomycète, Piedraia hortai, qui pénètre la cuticule et se développe à l'intérieur même de la tige pilaire; en culture, des colonies brunâtres poussent, difficilement, en 2 à 3 semaines.

Étym. esp. piedra : pierre

Syn. trichomycose noueuse (obsolète), trichosporie noueuse (obsolète)

Pierre Marie et Foix (syndrome de) l.m.

hypertrophic pulmonary osteoarthropathy, Marie-Bamberger syndrome

Ensemble des manifestations cliniques et radiologiques liées à l'existence d'une ostéoarthropathie hypertrophiante pneumique.
Dénomination française d'un syndrome paranéoplasique ostéoarticulaire avant tout observé lors des carcinomes bronchopulmonaires primitifs non à petites cellules.

E. von Bamberger, médecin interniste autrichien (1889) ; P. Marie, membre de l'Académie de médecine (1890), C. Foix (1882-1927), neurologues français

→ hippocratisme digital

pilomatricome mélanocytaire l.m.

melanocytic matricoma

Tumeur cutanée pigmentée bénigne développée aux dépens des deux éléments prenant part à la constitution de la racine du follicule pileux : les cellules épithéliales matricielles et les mélanocytes.
Le diagnostic différentiel peut se poser avec une tumeur nævique ou un carcinome basocellulaire pigmenté.

Syn. pilomatricome (ou matricome) pigmenté

pilotropisme n.m.

pilotropism

Tendance de cellules à migrer au sein de l’épithélium folliculaire.
Ce terme s’applique en particulier aux lymphomes T pilotropes dans lesquels la migration de lymphocytes tumoraux dans la gaine pilaire, accompagnée ou non d’une mucinose folliculaire, détermine une chute des poils.

→ mucinose folliculaire

PIN sigle angl. f. pour Prostatic Intraepithelial Neoplasia

Prolifération de cellules épithéliales atypiques dans la lumière des canaux et des gros acinus prostatiques, considérée comme une lésion précancéreuse.
Le marquage PAP-PSA est identique à celui des adénocarcinomes bien différenciés. Trois grades ont été décrits.

pioglitazone , n.m.

Médicament de la classe de la thiazolidinedione actif comme hypoglycémiant dans le traitement du diabète sucré. Cependant cette molécule a, de plus, un effet antitumoral inhibiteur de la croissance cellulaire dans différents types de cancers humains et de certaines leucémies.
Des essais cliniques récents ont montré l’efficacité du pioglitazone en combinaison de la tyrosine kinase dans le traitement de la leucémie myéloïde chronique en vue de l’éradication des cellules leucémiques.

S. Prost, médecin français (2015)

→ leucémie myéloïde chronique, diabète sucré

Pit (cell) l.f.

Pit cell, liver associated lymphocyte
Cellule proche des grands lymphocytes granuleux du sang périphérique, située au contact des cellules de Küpffer et/ou de l'endothélium sinusoïdal et qui, par son activité lytique, participe aux mécanismes de défense contre les virus et les tumeurs, notamment les métastases.

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