mésenchyme extraembryonnaire l.m.
→ mésoblaste extraembryonnaire
[A4,O6]
mésoblaste n.m.
mesoblast
Couche cellulaire qui, au cours de la 3ème semaine (développement du disque embryonnaire tridermique), va constituer, par le processus de gastrulation, à partir des cellules épiblastiques du disque embryonnaire didermique et par leur migration en profondeur au niveau de la ligne primitive et du nœud primitif de Hensen, un contingent de cellules mésoblastiques qui s’interposent entre l’ectoblaste et l’entoblaste.
Les cellules invaginées sur la ligne médiane, au niveau du nœud primitif de Hensen, à l’extrémité crâniale de la ligne primitive, vont migrer en direction crâniale jusqu’à la plaque préchordale et constituer la notochorde. Latéralement le mésoblaste se différencie en trois parties : le mésoblaste para-axial se segmente en somatomères à l’origine des somites ; le mésoblaste intermédiaire se différencie en ébauches urogénitales segmentées en région céphalothoracique (les néphrotomes) et non segmentées en région caudale, le cordon néphrogène ; plus latéralement, le mésoblaste de la lame latérale se clive en deux couches, l’une pariétale la somatopleure, l’autre viscérale la splanchnopleure.
In fine, du mésoblaste dérivent les tissus de soutien (conjonctif, cartilage, os), les muscles striés et lisses, tout le système circulatoire et les cellules sanguines, les reins, les gonades et leurs canaux excréteurs, la glande corticosurrénale, la rate et le revêtement des cavités cœlomiques.
Étym. gr. mesos : au milieu ; blastos : germe
Syn. mésoderme, chordomésoblaste
→ disque embryonnaire tridermique, gastrulation, épiblaste, disque embryonnaire didermique, lame latérale du mésoblaste, ligne primitive, nœud primitif de Hensen, plaque préchordale, notochorde, somatomère, somite, néphrotome, cordon néphrogène, somatopleure, splanchnopleure, ectoblaste, entoblaste
[A4,O6]
mésoderme n.m.
1) le mésothélium des cavités péricardique, pleurale, péritonéale, les épithéliums des gonades, l'épithélium du canal de Muller fournissant les trompes, l’utérus et le vagin ;
2) le mésenchyme qui forme tout le tissu conjonctif, les endothéliums vasculaires et les cellules musculaires striées, cardiaque et squelettique.
Étym. gr. mesos : au milieu ; derma : peau
Syn. mésoblaste
[A4,O6]
métaphore n.f.
metaphor
En rhétorique, une des figures de style (tropes) qui permet la substitution d'un terme à un autre grâce à un lien fondé sur une analogie entre deux mots ou deux concepts.
Le terme métaphorique, par ses connexions propres, ajoute un sens au terme substitué qui disparaît de la chaîne syntagmatique.
Comme S. Freud, J. Lacan reconnaît à l'inconscient une structure de langage. Il identifie la condensation décrite par Freud à la métaphore des linguistes : dans une chaîne signifiante, fait irruption par voie associative un signifiant venu d'une autre chaîne, déterminant un effet de signification. Le signifiant substitué tombe au rang de signifié, comme dans le complexe d'Œdipe, où le "Nom-du-Père" devient le signifiant du désir de la mère (métaphore paternelle), instituant du même coup pour le sujet la fonction symbolique.
J. Lacan, médecin et psychanalyste français (1901-1981) ; S. Freud, neurologue et psychanalyste autrichien (1856-1939)
Étym. gr. métaphora : transport de méta- (idée de changemen) et phorein : porter
[H4]
Édit. 2018
métencéphale n.m.
mesencephalon
1 – Partie antérieure du rhombencéphale embryonnaire qui formera le pont et le cervelet.
2 – Monstre exencéphalien chez lequel l’encéphale est situé hors du crâne qui est ouvert à la partie supérieure de l’occiput.
[A4,O6]
MGC2413 gene
Syn. SOX2 gene
microcéphalie autosomique dominante l.f.
autosomal dominant primary microcephaly
Défaut de développement céphalique traduit par une circonférence occipito-frontale inférieure d’au moins deux déviations standard par rapport à la normale.
Il s’agit d’un défaut rare de l’embryogenèse, d’origine génétique, qui ne s’accompagne pas d’une altération de l’architecture cérébrale. Un déficit intellectuel modéré et un retard psychomoteur sont possible mais inconstants.
[A4, H1]
Édit. 2019
microdélétion 4p16.1 l.f.
→ Wolf-Hirschhorn (syndrome de)
microdélétion 4p16.3 l.f.
→ Pitt-Rogers-Danks (syndrome)
microdélétion 9q34 l.f.
9q34 deletion syndrome, Kleefstra syndrome
Perte d’une partie de la zone terminale d’un bras long du chromosome 9 responsable de malformations congénitales multiples : dysmorphies craniofaciales, hypotonie, obésité, retard psychomoteur et anomalies viscérales.
Les anomalies craniofaciales comportent une microcéphalie avec brachiocéphalie, parfois trigonocéphalie, une hypoplasie de l’étage moyen de la face, un petit nez à la base large et narines antéversées, un hypertélorisme avec épicanthus et synophris, une micrognatie, une macroglossie et une lèvre inférieure éversée. Les anomalies cardiovasculaire, digestive, rénale, hypospadias, cryptorchidie et l’obésité sont fréquentes. La marche est tardive, une épilepsie est notée dans un tiers des cas ; le langage est retardé ; des troubles du comportement sont inconstants.
L’affection apparaît de novo ou autosomique dominante ; les deux sexes sont atteints. La délétion 9q34.3 est terminale ou subterminale interstitielle, elle est détectable par la méthode FISH ; elle intéresse le gène Eu-HMTase (Euchromatin Histone MethylTransférase 1) exprimé dans le système nerveux et intervenant dans son développement et son fonctionnement.
T. Kleefstra, médecin généticien néerlandais (2005)
Étym. gr. mikros : petit ; lat. deletio : destruction
Syn. syndrome de Kleefstra
microdélétion 22q11.2 l.f.
22q11.2 microdeletion, DiGeorge’s syndrome
A. M. DiGeorge, pédiatre américain (1968) ; R. J. Shprintzen, otorhinolaryngologiste américain (1978)
Étym. gr. mikros : petit ; lat. deletio : destruction
Syn. syndrome CATCH 22
→ syndrome de délétion 22q11.2
[A4,O6,Q2,Q3]
micromélie n.f.
micromelia
Malformation d’un ou plusieurs membres dans laquelle les trois segments du membres sont présents mais anormalement courts.
La micromélie est essentiellement héréditaire. Elle peut se produire aussi sous l’influence de facteurs exogènes (par exemple de la thalidomide ou de ses dérivés). La période de plus grande vulnérabilité pour les malformations des membres se situe dans les 4ème et 5ème semaines du développement de l’embryon.
Étym. gr. mikros : petit ; melos : membre
Syn. brachymélie
→ amélie, méromélie, brachymélie, péromélie, phocomélie
[A4,O6,Q2,Q3]
microscope interférentiel l.m.
Microscope auquel est incorporé un système interférométrique dans le but d’augmenter les contrastes de l’image.
Il permet d’étudier, avec une précision plus grande que le microscope à contraste de phase, les épaisseurs et les indices des plages étendues d’un objet.
→ microscope à contraste de phase
[A2,A3,B1,B3]
Édit. 2017
mifépristone n.f.
mifepristone
Médicament antiprogestérone, inhibiteur compétitif des récepteurs de la progestérone, utilisé pour pratiquer les interruptions volontaires de grossesse, les avortements médicaux dits thérapeutiques, l'expulsion de fœtus morts in utero.
Ses propriétés antiglucocorticoïdes associées expliquent qu'elle soit contre-indiquée en cas d'insuffisance surrénale ou de traitement prolongé par les corticoïdes.
Syn. mifégyne, RU 486
mithridate n.m.
Thériaque composé pour une mithridatisation.
Édit.2017
→ mithridatisme, thériaque, accoutumance
[G3,G4,G5]
mithridatisme n.m.
mithridatising, mithridatism
Immunité artificielle aux poisons minéraux ou végétaux, acquise par l’ingestion de doses progressivement croissantes générant une accoutumance progressive.
Édit.2017
Étym. de Mithridate VI Eupator, dit le Grand, dernier roi du Pont qui, s’étant immunisé contre les poisons, avait voulu, en 63 av. J.C., se suicider par empoisonnement à la suite de ses trois échecs contre la domination romaine en Asie Mineure, ne put le faire
Syn. mithridatisation
→ mithridate, thériaque, accoutumance
[G3,G4,G5]
mithridatisation n.f.
[G3,G4,G5]
Édit. 2017
MMP14 gene sigle angl. pour matrix metallopeptidase 14
La mutation de ce gène provoque de syndrome de Wincester
Gène situé sur le locus chromosomique 14q11.2, codant pour l’enzyme matrix metallopeptidase 14, présente à la surface de nombreuses variétés cellulaires, intervenant dans la scission de composants de la matrice extracellulaire qui sont impliqués dans la croissance cellulaire, la migration cellulaire et la formation des vaisseaux sanguins (angiogenèse)
molécule activin-like l.f.
→ axes corporels embryonnaires (établissement des)
[A4,O6]
molécule d'adhésion intercellulaire l.f.
intercellular adhesion molecule
Molécule permettant l'attachement des leucocytes à l'endothélium vasculaire, mais servant aussi de récepteurs à certains virus comme les rhinavirus, ou aux globules rouges parasités par le Plasmodium falciparum.
Étym. lat : diminutif de moles : masse
Syn. CD54 (classe de différentiation 54)
Sigle ICAM
[C1, C3]
Édit. 2018
molécule d'adhésion vasculaire l.f.
vascular cell adhesion molecule (VCAM)
Molécule présente sur l'endothélium vasculaire, à laquelle se fixent les monocytes, mais aussi certaines cellules de la lignée érythrocytaire.
Cette molécule serait plus fréquemment exprimée sur l'endothélium au niveau de lésions d'athérosclérose.
Étym. lat : diminutif de moles : masse
Syn. CD106 (classe de différentiation 106)
→ CD
[C1, C2, K4]
Édit. 2020
phlébite en cordon de la paroi thoracique l.f.
H. Mondor, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1939)
Syn. maladie de Mondor, Mondor (phlébite superficielle de)
→ Mondor (phlébite superficielle de)
[F4]
Édit. 2018
monosomie 1pter n.f.
[A4,H1,H3,O1,O6,Q1,Q2]
Édit. 2017
monosomie 22q11 l.f.
Syn. microdélétion 22q11.2 (syndrome de)
→ microdélétion 22q11.2 (syndrome de)
[A4,O6,Q2,Q3]
Édit. 2020
monstre paracéphale l.m.
parakephalus
Monstre omphalosite présentant un tronc et des membres plus ou moins déformés, comportant une tête sur laquelle peuvent être reconnus un orifice buccal et des organes des sens rudimentaires.
Ces monstres sont dépourvus de tous les organes qui se développent dans le pli embryonnaire céphalique (cœur, intestin antérieur, poumons, diaphragme, foie). C’est la forme la plus précoce, la plus complète de l'ectroptychie céphalique.
E. Geoffroy Saint-Hilaire, naturaliste français, membre de l’Académie de médecine (1772-1844)
Étym. gr. para : à part, indique ici une anomalie ; képhalê: tête
[A4]
Édit. 2018