prion n.m.
prion
Particule de nature protéinique responsable d’encéphalopathies subaigües spongiformes transmissibles (ESST) chez l’Homme (kuru, maladie de Creutzfeldt-Jakob, insomnie fatale familiale) ou chez d'autres espèces animales (tremblante du Mouton, encéphalite bovine dite de « la vache folle »).C’est un agent transmissible non conventionnel (ATNC), dont les propriétés physicochimiques et biologiques sont très particulières. Ni bactérie, ni virus, il est étroitement associé à une sialoglycoprotéine, PrP, normalement biosynthétisée par les cellules saines, plus particulièrement par les neurones du système nerveux central.La protéine PrP (masse moléculaire 35 kDa) est constituée de 230 acides aminés, groupés en 4 hélices α. Elle est fixée sur la membrane plasmique par une ancre glycosylée dont le gène est localisé sur le bras court du chromosome 20. Elle interviendrait dans le fonctionnement des synapses inhibitrices, surtout GABA-ergiques, surtout. Elle jouerait un rôle dans le maintien du rythme circadien.Une modification de sa forme, transformant les hélices α en feuillets bêta, lui conférerait le caractère infectant. On estime que, dans le déclenchement pathologique, intervient un jeu complexe entre la transmission infectieuse et le matériel génétique de l'hôte. La protéine «scrapie» (tremblante du Mouton), PrPsc, favoriserait la modification de la PrP cellulaire en prions infectants, modification d'autant moins rapide que la contamination a été plus faible, ce qui explique les longs délais d'incubation (parfois plusieurs décennies).Les prions sont particulièrement résistants aux agents physiques (chaleur jusqu'à 130°C en milieu humide et au-delà en chaleur sèche, rayons ultraviolets et radiations ionisantes) et aux antiseptiques tels que éthanol, formol, acide paracétique, peroxyde d'hydrogène, permanganate de K. La stérilisation des dispositifs souillés par des prions pose un réel problème, mal résolu, pour la réutilisation de dispositifs onéreux en chirurgie, en anesthésiologie et pour tous les endoscopes. L'emploi exclusif d'instruments jetables est difficile à envisager pour ces appareils. Pour la stérilisation, l'OMS a proposé des techniques d'inactivation des agents infectieux en plusieurs temps (Circulaire DGS/DH N° 100 du 11-12-1995) :- décontamination conventionnelle (nettoyage), qui devrait être faite par du personnel formé et protégé ;- suivie d'une inactivation chimique à 20°C pendant 1 h (soude molaire ou hypochlorite de Na - eau de Javel concentrée - à au moins 2% de Cl libre) ;- puis stérilisation à l'autoclave (134°C pendant 18 min ou 125°C pendant 20 min) ou à l'oxyde d'éthylène.Malheureusement ces traitements sont souvent corrosifs pour les métaux et mal supportés par les matériaux thermosensibles. Sauf l'incinération à 1400°C, préconisée pour les déchets, et l'utilisation de matériel jetable, on ne connait pas de "prionicides" efficaces.La circulaire DGS/DH n°100 du 11 décembre 1985, complétée par la circulaire DGS/DH du 14 mars 2001, a classé les tissus en quatre catégories selon leur infectiosité aux prions (maximale pour le système nerveux central, l'hypophyse et l'œil) et également en quatre autres catégories les sujets considérés comme particulièrement à risque de transmission (en premier lieu, ceux ayant des signes évocateurs après élimination des autres causes). Ces circulaires ont également énoncé les précautions destinées à éviter la transmission des encéphalopathies subaigües spongiformes transmissibles, dont la maladie de Creutzfeldt-Jakob.La protection du personnel contre une contamination est difficile. La recherche d’une présomption d’infection à prions doit être soigneuse lors de toute consultation préanesthésique.
S. B. Prusiner, neurologue et biologiste américain, prix Nobel de médecine en 1997 (1981)
Étym. Acr. pour PROtéine Infectieuse (1982)
Syn. agent transmissible non conventionnel (ATNC), virus lents non conventionnels, virinos
→ antiseptiques, Creutzfeldt-Jakob (maladie de), encéphalopathie spongiforme, encéphalopathie spongiforme subaigüe transmissible, kuru, scrapie, tremblante du mouton, vache folle (maladie de), infectiosité des tissus aux prions, insomnie fatale familiale, sialoglycoprotéine, PrNP gene
[C1,H1]
Édit. 2017
privation n.f.
privation, deprivation
1) En ophtalmologie, fait de supprimer tout ou une partie des signaux normalement disponibles à un système sensoriel.
La privation de vision des formes par tarsoraphie (suture des paupières) a été très utilisée chez le jeune animal pour mettre en évidence les conditions nécessaires à l'établissement des caractéristiques des champs récepteurs des cellules du système visuel.
2) En psychanalyse, syndrome qui dépendrait, pour la femme, du fait qu’elle n'a pas de pénis.
J. Lacan l'articule à la castration et à la frustration, dont elle doit être différenciée. Pour que le sujet se sente privé d'un objet, il est nécessaire que cet objet soit supposé pouvoir être présent, symboliquement. La privation est une opération réelle qui relève du père imaginaire et qui concerne un objet symbolique.
probation n.f.
probation
Système de réponse sociale à la délinquance né dans les pays anglosaxons, qui consiste à suspendre le prononcé de la peine et à mettre le délinquant sous surveillance pendant un délai d'épreuve, en lui imposant éventuellement des contraintes.
Si celui-ci répond à l'attente sociale durant ce délai, la condamnation n'est pas prononcée. Dans le cas contraire, le sujet subit sa peine. En France, le système est représenté essentiellement par le sursis avec mise à l'épreuve.
procédé de Sugiura l.m.
Sugiura’s process
Intervention chirurgicale visant à prévenir la rupture des varices oesogastriques dues à l'hypertension portale sans compromettre la perfusion du foie par le sang portal.
Elle consiste à interrompre toutes les voies de dérivation entre le système porte et le système cave supérieur passant par la partie supérieure de l'estomac et l'œsophage. Elle inclut une section transversale et une réanastomose œsophagienne abdominale, une ligature de tous les vaisseaux paraœsophagiens inférieurs jusqu'au niveau des veines pulmonaires, une splénectomie, une vagotomie et une pyloroplastie. Une voie d'abord double, thoracique et abdominale, est nécessaire.
M. Sugiura, chirurgien japonais (1973)
programme de médicalisation des systèmes d'information (PMSI) l.m.
Disposition permettant d’obtenir des informations quantifiées et standardisée sur les activités des établissements de santé ayant pour objectif de réduire les inégalités de ressources en allouant des allocations budgétaires adaptées.
La loi du 31 juillet 1991 oblige les établissements de santé, publics et privés, à procéder à l'évaluation et à l'analyse de leur activité. L'arrêté du 20 septembre 1994 et la circulaire du 10 mai 1995 fixent l'obligation faite aux établissements hospitaliers sous compétence tarifaire de l'État (établissements publics, assimilés et privés à but non lucratifs) de transmettre leurs données sous la forme de résumés de sortie anonymes aux Agences régionales de santé. Cette obligation est étendue en 1997 aux établissements de santé privés à but lucratif qui doivent transmettre cette information aux Caisses nationales d’assurance maladie des travailleurs salariés.
Pour les séjours hospitaliers de médecine-chirurgie-obstétrique dits MCO, cette analyse est fondée sur le recueil systématique et le traitement automatisé d'une information médico-administrative minimale et standardisée, contenue dans le Résumé de sortie standardisé.
Depuis 2005, le PMSI est utilisé pour la mise en œuvre de la tarification à l'activité (T2A), nouveau système de rémunération des hôpitaux, basé sur leur activité.
Pour ce qui concerne le secteur des soins de suite et de réadaptation dits SSR, (ancien « moyen séjour »), le PMSI est obligatoire pour tous les établissements depuis 2003. Le recueil est différent, plus axé sur la notion de mode de prise en charge (convalescence, rééducation, etc.) et sur le degré de dépendance du patient. Par contre, la T2A n'est pas encore appliquée à ce secteur.
Dans le cas de l'hospitalisation à domicile, de même, existe un système spécifique de recueil d'information, qui a permis de mettre en place la T2A dans ce secteur en 2005 comme pour les disciplines MCO.
Les diagnostics sont codés d'après la CIM-10 (Classification internationale des maladies et recours aux services de santé no10) édité par l'OMS et faisant l'objet d'extensions régulières par le ministère de la santé français.
Il peut aussi contenir des actes techniques codés d'après la CCAM (Classification commune des actes médicaux).
En 2000, l'Agence technique de l'information sur l'hospitalisation est créée pour collecter des données du PMSI.
→ agence régionale de santé, caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés, classification internationale des maladies, classification commune des actes médicaux, agence technique de l'information sur l'hospitalisation
[E1]
Édit. 2018
protéomique n.f.
La protéomique, terme forgé en 1997, est l’étude de l’ensemble des protéines d’un organisme, d’un fluide biologique, d’un organe, d’une cellule ou même d’un compartiment cellulaire ; cet ensemble de protéines est nommé protéome.
Les principaux objectifs de la protéomique sont d’identifier et de quantifier les protéines présentes dans un échantillon biologique à un instant T et d’obtenir des données fonctionnelles : localisation, identification de protéines partenaires, sites de liaison de ligand. La comparaison des protéomes permet également d'identifier des protéines différentiellement exprimées entre des populations cellulaires distinctes, ou répondant à des traitements différents. Ces données permettent de mieux comprendre les mécanismes moléculaires impliquées dans les grandes fonctions cellulaires. Il est par exemple possible d’étudier des voies de signalisation impliquées dans des processus biologiques ou dans l’apparition de maladies. En comparant les échantillons de personnes en bonne santé et de personnes malades (inclues dans de grandes cohortes), la protéomique permet également de découvrir et valider l’utilisation de biomarqueurs protéiques utiles au dépistage de maladies, au suivi de leur évolution ou encore à l’évaluation de l’efficacité d’un traitement.
La protéomique a vu le jour grâce à l’avènement de spectromètres de masse capables d’identifier et de quantifier à haut débit les protéines. N’ayant pas d’étape d’amplification du signal initial, la sensibilité des spectromètres de masses est biaisée en faveur des protéines les plus abondantes dans l’échantillon.
Un vaste projet international (The Human Proteome Project) piloté par l’Human Proteome Organisation (HUPO), lancé en 2011, cherche à créer une base de données unique permettant de décrire les protéines correspondant aux plus de 20 000 gènes codants chez l’Homme. D’autres volets de ce projet consistent à caractériser les protéomes du plasma, du foie, du cerveau, du système immunitaire, du rein, de l’urine ou encore du système cardiovasculaire. La protéomique entre dans le cadre des sciences omiques.
P. James, chimiste suissse (1997)
Étym. gr. prôtéios : de première qualité ; sanscrit ome : complétude, plénitude
Réf. P. James, « Protein identification in the post-genome era: the rapid rise of proteomics. », Quarterly reviews of biophysics, vol. 30, no 4, 1997, p. 279–331
→ protéome, pharmacoprotéomique, omiques (sciences), protéine, spectrométrie de masse
[C1,C3,Q1]
Édit. 2017
Pugh (classification de) l.f.
Système de graduation d'anomalies accompagnant les maladies du foie, utilisé pour préciser le pronostic et par extrapolation, le degré d'insuffisance hépatique.
Le système est inspiré des classes A, B, et C de "réserve" hépatiques définies par Child et Turcotte à partir de l'état nutritionnel, de l'ascite, de l'encéphalopathie, de l'albuminémie, de la bilirubinémie et du taux de Quick. Dans le score élaboré par Pugh et coll, l'albuminémie, le taux de prothrombine, l'ascite et l'encéphalopathie sont gradués de 1 à 3. On rassemble souvent en classes A les scores 5-8, B les scores 9-11, et C les scores de 12 et plus.
C. G. Child, chirurgien américain (1964) ; R. N. Pugh, hépatologue britannique (1973)
pupille n.f.
pupilla (TA)
pupil
Orifice central de l'iris par où passent les rayons lumineux qui atteignent la rétine.
L’iris est mobile à la lumière et à l’accomodation. Deux muscles lisses commandent l'ouverture de la pupille, le sphincter de l'iris et le dilatateur de la pupille. Ils sont sous la dépendance du système nerveux végétatif. Le sphincter de l'iris, responsable du myosis, a une innervation parasympathique (récepteurs muscariniques de type M3), le dilatateur de la pupille, responsable de la mydriase, a une innervation sympathique (récepturs
Les anomalies pupillaires peuvent être uni- ou bilatérales, d'origine lésionnelle, nerveuse centrale ou pharmacologique se situant depuis l'origine du premier neurone jusqu'au niveau des récepteurs périphériques. Les modifications de la taille de la pupille contribuent à l'analyse des syndromes neurologiques et permet de suivre l'action de nombreux médicaments, notamment des anesthésiques, ou toxiques.
Étym. lat. pupilla : enfant mineur, parce que l’image qui se reflète sur la cornée au niveau de la pupille ressemble à une petite poupée
→ Claude Bernard-Horner (syndrome de), éther (stades de l'anesthésie à l'éther), mydriase, myosis
rapport CA/C l.m.
CA/C ratio
Unité d'accommodation convergentielle (CA) induite par unité de convergence (C).
L'accommodation convergentielle n'étant sollicitée qu'en vision binoculaire, elle n'entre plus en jeu en son absence et par voie de conséquence le rapport CA/A ne peut plus alors être mesuré.
Une double interaction existe entre le système accommodatif et le système des vergences (relation croisée) qui permet de mieux comprendre de nombreuses constatations cliniques. Les relations entre l'accommodation et la convergence ne se réduisent donc pas au seul rapport AC/A.
réaction de déviation du complémen t l.f.
complement fixation
Activation caractéristique du système du complément par la formation de complexe antigène-anticorps.
La voie classique d'activation du complément aboutit à une réaction d'immunohémolyse après activation séquentielle des composants de C1q à C9. La lyse cellulaire est le résultat final de l'interaction à la surface de la cellule, de l'antigène, de l'anticorps et du système du complément.
réactovigilance n.f.
medical device monitoring
Système d’alerte à l’attention des professionnels de santé utilisateurs de dispositifs médicaux, de dispositifs médicaux de diagnostic in vitro et autres produits et objets réglementés dans l’intérêt de la santé publique (article R5222-12 modifié par le Décret n°2006, art. JORF 16 mai 2006).
Ce système national concerne les professionnels de santé qui exercent dans l’un des établissements mentionnés par l’article R. 5222-3 ou dans un établissement de transfusion sanguine. Ils signalent sans délai au correspondant local de réactovigilance les incidents ou risques d’incidents mettant en cause un dispositif médical de diagnostic in vitro dont ils ont connaissance. En cas d’urgence, le professionnel de santé transmet le signalement directement au directeur central de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé.
récepteur cholinergique l.m.
cholinergic receptor
Structure membranaire spécialisée, sensible à l'action de l'acétylcholine.
L'acétylcholine a une action analogue à celle de la nicotine et de la muscarine, deux alcaloïdes naturels. On distingue deux types de récepteurs cholinergiques (nicotinique et muscarinique), qui se situent au niveau des fibres préganglionnaires sympathiques et parasympathiques (récepteurs nicotiniques), des effecteurs du système parasympathique (récepteurs muscariniques), de la jonction neuromusculaire (récepteurs nicotiniques), des fibres sympathiques postmembranaires des glandes sudoripares et de certaines fibres vasodilatatrices ainsi qu'au niveau de nombreuses synapses du système nerveux central. Le récepteur nicotinique est formé de quatre ou cinq sous-unités dont deux sous-unités α fixent l'acétylcholine. Par la fixation d'un agoniste ou d'un antagoniste, ce récepteur règle la perméabilité aux ions Na+ et Ca2+ d'un canal ionique de la membrane cellulaire. Il existe plusieurs types de récepteurs nicotiniques distingués en α et β.
Les récepteurs muscariniques opèrent par l'intermédiaire des protéines de la famille G qui agissent par l'intermédiaire de l'adénylcyclase ou de la phospholipase C. Il y a cinq sous-types de récepteurs muscariniques (notés de M1 à M5), les récepteurs muscariniques cardiaques sont de type M2. La structure génétique responsable de la synthèse des récepteurs cholinergiques a été déterminée et le clonage des récepteurs réalisé.
récupérateur de sang l.m.
cell-saver
Dispositif permettant la récupération du sang épanché lors ou immédiatement après une intervention chirurgicale, puis sa transfusion à l'opéré.
En cas d'ouverture du tube digestif ou des voies biliaires le sang peut être souillé, la récupération du sang est alors contrindiquée.
Cette technique d'autotransfusion ne nécessite pas de détermination du groupe sanguin, elle peut se faire avec ou sans lavage des globules.
Système sans lavage : le sang du site opératoire est aspiré et récupéré dans une poche, il est ensuite transfusé après filtration.
Système avec lavage : il produit un concentré d'hématies lavées dont l'hématocrite varie entre 45 et 65%. Lorsque le volume du sang recueilli atteint 800 à 1000 mL, on le mélange à du sérum physiologique avec anticoagulant. Le mélange va dans un récipient où il est soumis à une centrifugation. Le liquide surnageant est éliminé, puis le contenu du bol est transféré dans une poche souple. Il est transfusé après filtration. Lorsque le volume de sang récupéré est supérieur à une volémie, la quantité d'anticoagulant réinjectée doit être prise en compte car elle peut favoriser le saignement chirurgical. De plus l'hémoglobine libre peut favoriser l'apparition d'une coagulopathie de consommation.
Ces dispositifs sont utilisés en chirurgie cardiaque, vasculaire, hépatique et orthopédique. En traumatologie ils permettent la récupération du sang des hémothorax.
rééducation orthophonique l. f.
orthophonic rehabilitation, speech therapy
Rééducation des troubles du langage parlé (depuis le simple trouble articulatoire jusqu'aux retards massifs confinant à l'audimutité) d'une part, de la lecture et/ou de l'orthographe d'autre part, quels que soient l'âge du patient et l'étiologie.
Le but de ces diverses techniques est de lier le système de communication défaillant à un système de représentation substitutif temporaire, gestuel ou sensoriel : geste, perception tactile, association phonématique, etc.
Consécutive à une décision médicale, leur mise en œuvre est assurée, souvent dans le cadre d'une équipe multidisciplinaire, par un spécialiste non médecin, l'orthophoniste.
réflexe n.m.
reflex
Réponse involontaire motrice ou sécrétoire à une stimulation du système nerveux sensitif ou sensoriel.
Il met en jeu :
1° le récepteur stimulé : cutané, musculaire, tendineux, osseux (les plus souvent stimulés en orthopédie) ;
2° un neurone afférent vers le système nerveux central ;
3° une ou plusieurs synapses neuronales ;
4° un neurone afférent vers l'organe récepteur ;
5° l'effecteur : le muscle dans le cas du réflexe tendineux, cutané ou osseux.
La perturbation d'un réflexe normal est liée à l'atteinte d'un ou de plusieurs de ces composants.
Cet "arc réflexe" implique une voie ascendante, efférente sensitive, un centre nerveux, et une voie afférente motrice. La disparition d'un réflexe normal implique une rupture de cet arc nerveux, c'est pourquoi la sémiologie utilise un grand nombre de réflexes : p. ex. la percussion du tendon rotulien provoque normalement l'élévation de la jambe sinon une lésion nerveuse doit être recherchée.
Les réflexes tendineux sont les plus couramment recherchés. Ils correspondent au réflexe myotatique monosynaptique. La percussion d'un tendon étire les fuseaux neuromusculaires innervés par les neurones gamma ; la conséquence est une contraction musculaire due à l'excitabilité des neurones alpha de la corne antérieure de la moelle épinière.
Les réflexes de défense passent par voie polysynaptique et entraînent une contracture musculaire souvent antalgique.
régime de retraite l.f.
Ensemble des règles régissant le système de pension vieillesse et de réversion propre aux divers régimes d’assurance-vieillesse.
A côté du régime général des travailleurs salariés existent des régimes autonomes pour les artisans, les commerçants, les industriels et les membres des professions libérales, les exploitants et salariés agricoles et des régimes spéciaux. L’attribution de la pension repose sur le système de la répartition. Une compensation entre tous les régimes obligatoires est mise en pratique pour tenir compte des situations démographiques propres à chacun d’eux.
rénine angiotensine (système) l.m.
renin angiotensin system
Système régulateur qui intervient dans l'équilibre de la tension artérielle.
La rénine secrétée par l'appareil juxtaglomérulaire libère l'angiotensine I qui sous l'effet d'une enzyme de conversion donne naissance à l'angiotensine II, substance fortement vasopressive par vasoconstriction artériolaire.
Le système peut être stimulé p. ex. sous l'effet d'une sténose de l'artère rénale, ou freiné p. ex. en présence d'un hyperaldostéronisme primaire ou après la prise, dans un but thérapeutique, d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion.
→ hypertension artérielle maligne, enzyme de conversion
réponse adaptative l.f.
adaptive response
Chez certaines Bactéries, système de réparation de l'ADN dans lequel l'exposition des cellules à une faible concentration de mutagène alcoylant augmente leur résistance à une dose toxique de ce mutagène.
L'apparition de la résistance dépend de l'induction d'un système enzymatique de réparation des bases méthylées par le mutagène.
réseau n.m.
rete acromiale arteriae thoracoacromialis (TA)
diffraction grating (optique), network (informatique)
1 - En optique, système destiné à fournir des spectres et dont le principe repose sur l'interférence d'un grand nombre d'ondes diffractées produites par une structure régulièrement répétitive (p. ex., traits parallèles gravés sur une plaque de verre).
2 - En informatique, support physique reliant un ensemble d'ordinateurs connectés susceptibles d'échanger entre eux des informations.
L'architecture de ces réseaux comporte le plus souvent un ou plusieurs serveurs (systèmes contenant une grosse somme d'informations dédiée p. ex. à un sujet particulier) et des utilisateurs qui se connectent pendant un temps déterminé sur un serveur pour obtenir les informations souhaitées. Plusieurs utilisateurs peuvent également communiquer entre eux et échanger des informations p. ex. par le biais d'un système de courrier électronique. Les avantages majeurs de ces réseaux sont la rapidité d'obtention de l'information (à condition qu'on sache où elle se situe et/ou qu'on puisse obtenir aisément des indications précises: problèmes de "navigation") et la possibilité de mise à jour permanente des données sur les serveurs.
acromial anastomosis of thoraco-acromial artery
réseau admirable l.m.
rete mirabile (TA)
rete mirabile
Système artériel compris entre deux réseaux capillaires.
Le type en est le système porte artériel du rein représenté par les artères efférentes glomérulaires comprises entre les capillaires artériels du glomérule et les capillaires péri-tubulaires.
restriction-modification (système de) l.m.
restriction-modification system, R-M system, HCRM (Host controlled restriction and modification)
Chez de nombreuses bactéries, système de défense contre les ADN étrangers, comportant des endonucléases de restriction qui hydrolysent l'ADN étranger et des enzymes de modification qui protègent l'ADN cellulaire.
L'ADN étranger, p. ex. celui d'un phage, s'il n'est pas modifié, est détruit. Ce système est un des modes de défense de la cellule bactérienne contre les phages.
réticulée (formation) et fonction d'éveil l.f.
formatio reticularis (TA)
reticular formation and wakefulness function
Système à projection diffuse, situé dans le mésencéphale, le pont et la moelle allongée, qui joue un rôle prépondérant dans des grandes fonctions de l'organisme comme l'activité motrice, la respiration, la vasomotricité, l'oculomotricité, et aussi l'éveil cortical (désynchronisation de l'EEG).
Les travaux de G. Moruzzi et H.W. Magoun (1949) ont permis d'établir des relations étroites entre l'activité du tronc cérébral et le niveau de conscience.
Trois voies principales sont décrites : l'une faisant relais dans les noyaux non spécifiques du thalamus ; une seconde passant par l'hypothalamus postérolatéral ; une troisième, pontobasalocorticale, faisant relais dans le noyau de Meynert (groupe de neurones appartenant au système basal).
Située dans la partie rostrale du tegmentum pontin, le tegmentum mésencéphalique et la partie adjacente du diencéphale, la formation réticulée activatrice ascendante projette directement sur le cortex cérébral ou par le biais du thalamus. L'état d'éveil est lié à l'association de multiples afférences, en particulier sensitives et sensorielles.
Une certaine hétérogénéité fonctionnelle explique des états dissociés entre l'éveil cortical, estimé sur le niveau de conscience et l'activité électrique, et l'éveil comportemental, tel qu'il apparaît dans certaines formes d'activité sous-corticale.
G. Moruzzi, neurophysiologiste italien et H. W. Magoun, neuroanatomiste américain (1949)
Étym. lat. reticulus : filet à petites mailles
Syn. formation réticulaire, substance réticulée, système réticulé
Schmallenberg (virus)
Schmallenberg (virus)
Virus à ARN trisegmenté du genre Orthobunyavirus (famille des Bunyaviridae), responsable de malformations fœtales chez les ruminants.
Dans le genre Orthobunyavirus, le virus Schmallenberg appartient au sérogroupe Simbu. Ce virus a émergé en Allemagne en 2011 et affecte les caprins et principalement les ovins et les bovins. Chez les animaux adultes, il n'entraîne que des symptômes mineurs peu caractéristiques : fièvre, anorexie, perte de poids, moindre production de lait, diarrhée. En revanche, lorsqu'il infecte des femelles gestantes, il est responsable d'avortements et, chez les agneaux et les veaux nés vivants, de malformations congénitales variées, le plus souvent mortelles, affectant surtout le système nerveux central et le système musculo-squelettique (arthrogrypose, scoliose, brachygnathie, hydranencéphalie, développement anormal du cerveau). Il représente, de ce fait, un sérieux problème économique pour les éleveurs. Le diagnostic biologique est fait par PCR.
Le virus Schmallenberg sévit dans toute l'Europe, par épizooties saisonnières. La transmission d'un animal à un autre est assurée par des Diptères de la famille des Ceratopogonidae mais la transmission materno-fœtale in utero est également habituelle chez les ruminants. L'infection entraîne à sa suite l'établissement d'une immunité solide. Il ne semble pas transmissible à l'Homme.
Sigle SBV
[D1]
Édit. 2018
SED sigle pour l.m.
1) Système Endocrinien Diffus
diffuse endocrine system
→ système endocrinien diffus
2). Syndrome d'Ehlers-Danlos [A4, O6, Q2]
→ syndrome d'Ehlers-Danlos
[A4,O6,Q2]
semiconducteur n.m.
semi-conductor
Système de deux éléments adjacents dont l'interface (ou jonction) ne se laisse traverser que dans un seul sens par le courant électrique.
Ils sont utilisés en particulier dans les montages redresseurs du courant alternatif pour alimenter des tubes à rayons X et comme système de détection dans les dosimètres.