Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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alliance n.f.

alliance

Entente et union entre personnes en vue d'atteindre conjointement certains buts tels que l'obtention d'avantages communs.
Dans la cellule familiale, une alliance transgénérationnelle a pour effet de modifier l'homéostasie du groupe. Selon divers auteurs, peuvent par là-même être suscités des troubles psychiques chez l'un de ses membres.

[E3]

Édit. 2017 

allotopie n.f.

allotopy

Expression d'un gène d'organite cytoplasmique transféré artificiellement dans le noyau d'une cellule.

[Q1]

Édit. 2017 

amacrine adj.

amacrine

Se dit d’une cellule interneuronale d’un circuit de la rétine.

Étym. gr. ama : ensemble ; krinein : sécréter

[P2,A2]

Édit. 2017

amiboïde adj.

amoeboid

Se dit d'une cellule dont la morphologie et surtout le mode de déplacement rappellent ceux des amibes.

[D1]

Édit. 2017

amnioblaste n.m.

amnioblast

Cellule bordant la cavité amniotique, constituant un feuillet d’apparition précoce chez les embryons d’amniotes et participant à la constitution du liquide amniotique de l'œuf.
Au 8ème jour de développement de l’embryon une cavité se creuse dans l’épiblaste du bouton embryonnaire ; les cellules épiblastiques adjacentes au cytotrophoblaste prennent le nom d’amnioblastes et constituent l’ébauche de l’amnios.

Étym. gr. amnios : amnios ; blastos : germe 

cavité amniotique, liquide amniotique, épiblaste, bouton embryonnaire, cytotrophoblaste, amnios

[A4,O6]

Édit. 2017

amphitriche adj.

amphitrichous

Se dit d'une bactérie comportant un seul flagelle à chaque pôle de la cellule.

Étym. gr. amphi : des deux côtés ; thrix, trichos : cheveu

[D1]

Édit. 2020

anandamide n.m.

anandamide

N-arachidonoyl-éthanolamine, substance extraite du cerveau, jouant un rôle de neuromédiateur, reconnue par le récepteur des dérivés cannabinoïdes.
Cette substance est biosynthétisée par un neurone cérébral où elle se trouve sous la forme d'un phospholipide membranaire, la N-arachidonoyl-phosphatidyléthanolamine, et libérée sous l'effet d'une phospholipase pour agir sur une cellule voisine. Comme le tétrahydrocannabinol, l'anandamide exerce un effet euphorisant.

Étym. sanscrit anandé : félicité

[C1,C3,H1]

Édit. 2017

anergie n.f.

anergy

1) In vitro état d'une cellule rendue incapable de répondre à un signal activateur spécifique.
2) Incapacité de l’organisme à se défendre contre les infections.
3) Perte de la capacité de l’organisme humain de réagir à un antigène vis-à-vis duquel il était antérieurement sensibilisé.
2) Caractéristique d'un animal incapable de développer des réactions d'hypersensibilité retardée vis-à-vis d'un ou plusieurs antigènes.
L’anergie est l’un des mécanismes de la tolérance périphérique des cellules T. Elle peut être induite par des peptides modifiés par substitution d’un ou de plusieurs acides aminés, ce qui diminue l’affinité de l’interaction entre le peptide et le récepteur d’antigènes des lymphocytes T. L’anergie peut être aussi provoquée par inhibition du signal de co-activation des lymphocytes T (anticorps dirigés contre les corécepteurs CD4 ou CD8, blocage du signal d’amplification de la voie CD28 par administration de la molécule CTLA-4 soluble).

[C1,C3,D1,F3]

Édit. 2017

aneuploïde adj.

aneuploid

Qualifie une cellule ou un organisme possédant un nombre inadéquat de chromosomes.

Étym. gr. a : privatif ; euploos : favorable

[Q1]

Édit. 2017

aneuploïdie n.f.

aneuploidy

État d’une cellule ou d’un individu possédant un nombre anormal de chromosomes, par excès : polyploïdie, ou par défaut : haploïdie.
La trisomie 21, caractérisée par un chromosome surnuméraire, est un exemple d’aneuploïdie.

Étym. gr. a : privatif ; euploos : favorable

trisomie 21, polyploïdie, haploïdie

[Q1]

Édit. 2019

angioblaste n.m.

angioblast

Cellule douée de potentialités angiopoïétiques, qui embryologiquement est issue d’un somite mésenchymateux et donne naissance aux cellules endothéliales vasculaires.

[A4,K4,O6]

Édit. 2017

angiosarcome du foie n.m.

hepatic angiosarcoma

L’angiosarcome du foie est une tumeur vasculaire rare (0,01 pour 100.000), développée à partir de la cellule de la paroi des vaisseaux sanguins du foie, les sinusoïdes.
Elle survient à un âge médian de 60 ans, plus fréquente chez l’homme avec un sexe-ratio de 4/1.
Cliniquement, la tumeur ne présente pas de spécificité. L’association à une thrombopénie, une coagulation intravasculaire disséminée ou une anémie hémolytique sont possibles. Des calcifications peuvent être présentes à l’imagerie. Des métastases spléniques peuvent être observées. Macroscopiquement, les nodules sont souvent multiples d’aspect hémorragique. Les cellules fusiformes atypiques associées à des cellules épithélioïdes expriment le facteur VIII. L’évolution est rapide.
Les facteurs de risque, en particulier l’exposition aux agents chimiques expliquent 25 à 40 % des angiosarcomes : chlorure de vinyle monomère, arsenic, dioxyde de thorium (Thorotrat TM) qui n’est plus utilisé comme produit de contraste en imagerie depuis 1964. La recherche d’une exposition à ces carcinogènes doit être systématique. L’exposition au chlorure de vinyle monomère est inscrite au tableau des maladies professionnelles, comme pouvant être liée aux cancers du foie et en particulier à l’angiosarcome (2017). Plus rarement, on retrouve la prise prolongée d’anabolisants.

thrombopénie, coagulation intravasculaire disséminée (syndrome de), anémie hémolytique (définition), facteur VIII de la coagulation sanguine, anabolisant

[L1,F2,E2]

Édit. 2018

anisochromie n.f.

anisochromia

Inégalité de coloration des hématies lors de l'examen microscopique du frottis sanguin.
Elle est due à une concentration en hémoglobine variable d'une cellule à l'autre.

[F1]

Édit. 2017

annélide n.f.

annelid

Cellule conidiogène reprenant sa croissance après chaque spore en formant un anneau à la base de la spore.

[A2]

Édit. 2017

annéllospore n.f.

annéllospore

Spore asexuée formée par croissance successive de la cellule conidiogène.
 

[A2]

Édit. 2017

annulocyte n.m.

annulocyte

Hématie prenant l'aspect d'un anneau sur frottis sanguin par répartition de l'hémoglobine diminuée au centre de la cellule.
Aspect fréquent dans les carences en fer.

anémie

[F1]

Édit. 2017

antagoniste du calcium l.m.

calcium antagonist

Substance inhibant l'entrée du calcium dans la cellule lors de la dépolarisation, dans les muscles lisses ou striés par ex., notamment le myomètre et la média des artères, ce qui inhibe la contraction musculaire et entraîne une vasodilatation.
La nifédipine et la nicardipine sont donc utilisées comme tocolytiques dans les menaces d’accouchement prématuré, et dans le traitement de l'hypertension artérielle, y compris chez la femme enceinte.

T. Godfraind, pharmacologiste belge, membre de l'Académie de médecine (2014)

Étym. gr. ant : qui combat ; agonistes combattant

Syn. inhibiteur des canaux calciques

[G3,G5,I4,O3]

Édit. 2017

anti-androgène topique l.m.

topical antiandrogen

Produit dont l'application locale a pour but de freiner la sécrétion sébacée qui est androgénodépendante.
Ces produits agiraient en inhibant dans la cellule sébacée la 5-alpha réductase, enzyme de conversion de la testostérone en dihydrotestostérone, et sont ainsi parfois prescrits dans l'acné et l'alopécie androgénogénétique. On utilise des produits synthétiques qui sont des hormones comme la progestérone ou des dérivés œstrogéniques. Toutefois, leur efficacité n'est pas formellement démontrée.

5-alpha réductase, testostérone, progestérone, acné, alopécie androgénogénétique

anticorps (gène des) l.m.

antibody gene

Gène codant pour chaque domaine d'un anticorps.
On distingue les gènes C codant pour les régions constantes, présents dans une ou quelques séquences d’un génome, et les gènes V codant pour les régions variables, présents en un très grand nombre de séquences différentes.
Dans la cellule vierge à l'origine d'un lymphocyte B, les gènes V sont groupés à une grande distance du ou des gènes C sous forme de segments de gènes V, et au cours de la différenciation lymphocytaire n'importe lequel des gènes V peut subir une transposition et, grâce à ce réarrangement de l'ADN, être placé près d'un gène C ; le lymphocyte B résultant synthétise alors uniquement la chaîne légère ou lourde de l'anticorps ainsi réalisée.
Dans un génome, l'ensemble des gènes V et le ou les gènes C correspondants sont placés sur le même chromosome. Il existe ainsi trois regroupements distincts sur trois chromosomes différents : pour la chaîne légère kappa, la chaîne légère lambda  et la chaîne lourde. On parle alors de gènes VX, Vλ ou VH et Cκ, Cλ, ou CH.

anticorps (domaine d'un), segment de gène J lambda, site de combinaison antigénique

anticorps monoclonal l.m.

monoclonal antibody

Anticorps homogène produit par un clone de lymphocytes B descendant d’une seule et unique cellule mère et ne détectant généralement qu’un seul déterminant antigénique.
Ces anticorps ont la particularité d’avoir une structure (classe d’immunoglobuline, allotypie, idiotypie) et une fonction identiques (spécificité pour le même antigène ou le même épitope).
La production d’un anticorps monoclonal peut survenir « in vivo » comme c’est le cas dans certaines gammapathies monoclonales (myélome multiple, maladie de Waldenström, leucémies lymphoïdes chroniques, lymphomes malins). Cette production peut également être réalisée « in vitro » à partir d’hybridomes formés par la fusion de lymphocytes B normaux de spécificité connue avec des cellules de myélome. Des anticorps monoclonaux sont produits par la Souris auxquelles sont conférées des propriétés spécifiques de l’espèce humaine.
Un grand nombre de tels anticorps monoclonaux produits industriellement et de spécificités variées sont couramment utilisés en recherche et en biologie clinique pour le diagnostic et le traitement de plusieurs affections, particulièrement en cancérologie, en pathologie inflammatoire et immunitaire.

anticorps, antigène, immunoglobuline, allotypie, épitope, hybridome, gammapathie monoclonale, humanisé

[C1, G5]

Édit. 2019

antigènes (détection immunochimique d') l.f.

immunochemical detection of antigens

1) Méthode directe : un anticorps (Ac), conjugué à un fluorochrome, est appliqué directement sur une préparation histologique ou cytologique et se lie à l'antigène (Ag) présent dans la cellule ou le tissu.
Ce complexe Ag-Ac est détecté grâce à un microscope à fluorescence.
2) Méthode indirecte, dite en couches multiples : l'Ac est appliqué directement sur le tissu et visualisé après traitement par un sérum anti-immunoglobuline, ou Ac secondaire, qui peut être lié à un fluorochrome.
Cette technique accroît la force du signal ; la puissance de celui-ci peut encore être amplifiée par des cascades ultérieures de révélation de la présence de l'Ac secondaire.

antigène O l.m.

O antigen

Antigène qui forme une partie du corps de la cellule bactérienne, en général à sa surface.

Syn. antigène somatique

antre mastoïdien l.m.

antrum mastoideum (TA)

mastoid antrum

Volumineuse cavité mastoïdienne communiquant en avant avec le récessus épitympanique par l’intermédiaire de l’aditus ad antrum.
Elle se développe dans la portion pétreuse de l’os temporal. Cette cellule aérique est présente dès la naissance; à partir d'elle se développent dans le processus mastoïde les autres cellules matoidiennes, plus petites jusqu'à l'age de 5 ans. Son infection est responsable d'une mastoïdite.

Syn. anc.  antre pétreux, antre tympanique, ductus tympanomastoïdeus.

[A1, P1]

Édit. 2020

apocrine  adj.

apocrine

1) Se dit d’une glande dont la sécrétion est expulsée en même temps qu’une partie de la cellule où elle a été accumulée par boursouflement et décapitation de la portion apicale des cellules.
2) Se dit de cette sécrétion elle-même.
Ce type de sécrétion exocrine, intermédiaire entre mérocrine et holocrine, est aussi désigné sous le nom d’holomérocrine. Il concerne la glande mammaire et certaines glandes sudoripares.

Étym.  gr. apokrinô : j’exclus

Syn. holomérocrine

holocrine, mérocrine, glande sudorale apocrine

APUD (cellule) acr. angl l.f. pour Amine Precursor Uptake Decarboxylation

Cellule caractérisée par la présence d’amines fluorogènes, la fixation de précurseurs d’amines et la présence d’amino-acide-décarboxylase participant à un système neuroendocrinien diffus.
Certaines cellules dont la nature endocrinienne n’est pas prouvée, comme celles des organes chimiorécepteurs ou les mélanoblastes, font aussi partie du système des cellules APUD.

argentaffinité, argyrophilie, système APUD

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